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samedi 6 juillet 2019

[Chronique] Destiny, tome 2 - Cecelia Ahern

Auteur : Cecelia Ahern
Pages : 300
Titre original : Flawed, book 2 : Perfect
Prix : 18,00€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Destiny, tome 1
• Destiny, tome 2


Résumé : Celestine North vit dans une société qui demande la perfection. Après qu’elle aie été marqué Imparfaite par le « tribunal », La vie de Celestine est complètement chamboulée, elle n’a plus aucune liberté.

Depuis que le juge Crevan l’a déclarée ennemie public numéro 1, elle est un fantôme, en fuite en compagnie du puissant charismatique Carrick, la seule personne en qui elle peut avoir confiance. Mais Celestine avait un secret qui pourrait faire effondrer le système des Imparfaits.

Le juge Crevan a le dessus et Celestine manque de temps. Avec les tensions qui grandissent, Celestine doit faire une choix : se sauver ou risquer sa vie pour sauver tout les Imparfaits et, le plus important, pourra elle prouver qu’être humain signifie être Imparfaits.




"J'oubliais... dans la vie, il y a aussi ces gens très spéciaux, qui possèdent la capacité de nous aimer malgré tous nos défauts."




   Ayant apprécié ma lecture du premier tome, j'ai voulu découvrir la suite et fin de l'histoire de Celestine dans cette société où sont désignés des Imparfaits.

   On replonge dans ses mésaventures quelques temps après les événements de la fin du premier tome, en compagnie de son grand-père. Seulement, dès le début, on comprend que tout ne s'annonce pas simple pour Celestine qui est toujours recherchée pour ce qu'elle a fait, et surtout pour ce qu'elle sait à propos de la guilde et de ses actes.
   Ainsi, durant ce tome, on est dans une intrigue où Celestine cherche à leur échapper tout en essayant de peut-être faire changer les choses pour les Imparfaits qui ne sont que des humains qui sont marqués pour avoir eu le malheur d'avoir parfois commis une simple erreur.
   On est pris dans le roman, dans ce combat de Celestine, qui est prise entre deux feux : elle aimerait se battre pour les autres, mais en même temps, elle souhaiterait parfois être un peu égoïste pour pouvoir être certaine de s'en sortir. On comprend qu'elle soit parfois tiraillée entre ces deux façons d'agir, de vouloir sauver les autres tout en voulant se sauver elle-même.
   Dans le bouquin, on assiste à une révolution, sourde mais bien présente, et pas seulement du côté des Imparfaits. J'ai apprécié suivre Celestine dans son parcours, essayant d'écouter son instinct et son cœur, sans pour autant toujours chercher à se battre contre tout le monde.

   Et ce combat ne se fera pas seule, elle pourra compter sur la présence de personnes de confiance, comme Carrick ou sa propre famille. Malheureusement, il y avait aussi des personnages qui abusaient du peu de confiance qu'elle pouvait parfois accorder, mais cela permettait ainsi de voir les différents camps et points de vue qui s'opposent face à la situation. De ce fait, on appréciera certains et moins d'autres, mais cela dépendra aussi des situations. Ainsi, Celestine m'a parfois un peu exaspérée, mais rien qui ne m'aura freiner durant ma lecture du roman.

   Ce que j'ai apprécié est également le message sur la perfection et l'imperfection, comme quoi chaque humain fait des erreurs, et qu'il a besoin d'en faire afin d'apprendre de ses dernières et de se construire et s'améliorer. Ainsi, personne n'est parfait, la perfection n'existe pas, et derrière l'apparente perfection se cache également quelques défauts. Je trouve que cela permet de critiquer d'une certaine manière notre société où l'on a de moins en moins le droit à l'erreur, où tout ce qu'on fait ou presque doit être réussi. On le voit notamment en France, même si ce n'est pas exactement ce qu'on voit dans le roman, avec le système d'éducation à l'école où les élèves ont parfois peur de tenter leur chance quand on pose une question, de peur d'être moqué par les autres voire par l'enseignant, avec une grande peur de l'échec et de l'erreur.

   Mais on n'a pas seulement cette critique d'un système où tout doit être parfait ou presque, puisque le roman parle aussi d'un système qui utilise la peur pour garder son pouvoir sur la population. Lors d'un passage, on voit ainsi jusqu'où tout cela peut aller quand des gens veulent asseoir leur autorité en faisant pression sur les gens par la peur du rejet. Ce passage, bien que particulier voire choquant lors de sa lecture, nous montre la cruauté de certaines personnes pour garder le pouvoir sur les gens en jouant sur leur peur, la peur de se retrouver rejetés et exclus par la société et de devenir des parias.

   Concernant la fin, j'ai apprécié la découvrir bien qu'il y ait un passage concernant Celestine que je n'ai pas forcément compris. En effet, celle-ci choisit une drôle de manière d'affirmer ce qu'elle est, et je pense sans qu'elle n'ait réfléchi aux possibles conséquences que cela pourrait engendrer. Mis à part cela, j'ai plutôt apprécié la conclusion de ce roman sur cette société où l'imperfection et les erreurs sont durement condamnées.


   Pour conclure, j'ai apprécié faire cette lecture que j'ai mieux apprécié que le premier tome, que j'avais certainement dû lire à une période qui n'était pas idéale pour ce roman qui est pourtant intéressant. J'ai aimé découvrir le fin mot de l'histoire sur cette société où l'imperfection est rejetée, j'ai apprécié ce que cette duologie soulevait de par les thèmes traités. Ainsi, on comprend derrière l'histoire de Celestine et des autres Imparfaits que la perfection n'existe pas et que c'est justement en faisant des erreurs qu'une personne peut se construire et s'améliorer.


dimanche 11 juin 2017

[Chronique] Destiny - Cecelia Ahern

Auteur : Cecelia Ahern
Pages : 300
Titre original : Flawed
Prix : 18,00€(papier), 12,99€(numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Destiny
• Perfect (titre en version originale)

Résumé : Parfois, il faut choisir l’imperfection pour être Parfait.

Dans le monde de Celestine North, chaque citoyen doit être Parfait. Quiconque commet la moindre erreur se voit marqué du sceau de l’Imperfection.

Pour qui a pris une mauvaise décision : c’est sur la tempe.
Pour qui a menti : la langue.
Pour qui a commis un vol : la paume de la main droite.
Pour qui s’est montré déloyal : le cœur.
Pour qui s’est écarté du droit chemin : la plante du pied droit.

Celestine mène une vie parfaite au sein d’une famille parfaite et au bras du petit ami parfait. Elle pense incarner l’idéal de la société.

Et si Celestine s’était trompée ? Si c’était le système lui-même qui était Imparfait ?



"On humanise les objets, on déshumanise les hommes."



   Celestine vit dans une société où toute mauvaise décision entraîne un jugement, puis puni par une marque soulignant son isolement de la société, à devoir subir tout un nombre de règles strictes. Elle, elle est parfaite, ou tout du moins jusqu'à un événement qui bouleverse toute sa vie et son avenir.
   C'est dans ce monde que nous nous trouvons donc plongés, aux côtés de Celestine, jeune fille de dix-sept ans, qui excelle à l'école et particulièrement en mathématiques. Nous suivrons chacune de ces décisions, chacune des leurs conséquences, chacun de ces choix, dans ce monde où tout doit être parfait.

   L'héroïne est assez attachante, bien qu'elle ne soit pas entrée parmi mes personnages favoris. Elle a néanmoins l'avantage de changer d'autres personnages, tout chez elle fonctionne selon la logique, comme dans les mathématiques. Et c'est cette façon de voir les choses qui va la mener à devoir faire face à différentes épreuves.
   On sent le personnage évoluer dans l'histoire, notamment sa vision sur les Imparfaits : et si finalement, ces gens ne sont-ils pas comme les autres ? Méritent-ils vraiment leur châtiment ? Des questions que Celestine se posera, et qui influenceront son jugement dans le récit. La jeune femme est un personnage fort, qui ne se rend pas compte de l'influence qu'elle peut avoir, peu importe dans quel camp.
   On croise d'autres personnages dans cette histoire, mais on s'y attache assez difficilement pour un nombre considérable d'entre eux. Cela s'explique assez facilement par la façon de voir les choses de l'héroïne, qui n'accorde pas rapidement sa confiance aux autres suite à ce qu'elle a subi, ce qu'on ressent dans le roman.

   Pour ce qui est de l'histoire, j'ai trouvé le concept original, et j'ai apprécié ce type d'univers, qui s'ancre plutôt bien dans la réalité, puisqu'on retrouve d'ailleurs à plusieurs reprises des pays européens cités dans le livre. On suit une héroïne tantôt battante, tantôt démotivée, mais qui montre qu'on n'est pas toujours dans une optique de justice malgré les injustices existantes qui nous étouffent.
   J'avoue avoir été un peu déçue par un aspect de l'histoire, non pas réellement dans l'intrigue, que j'ai trouvé vraiment sympa et bien menée, mais parce que je trouvais qu'il manquait un peu d'action dans ce premier tome. Tandis que j'attendais des moments de véritable rébellion avec des actions concrètes, on reste pour l'instant sur actions sans réelles conséquences dans le récit, ce qui fait que ce tome semble plutôt être une introduction pour la suite.
   Mais malgré cet aspect un peu ennuyant pour moi, l'autrice a su construire une hiérarchie dans son roman qui tient la route, avec des enjeux politiques et sociaux à chaque instant, de la folie et de l'abus de pouvoir, mais aussi une organisation cohérente du système pénal établi dans le roman. On retrouve aussi des personnages de fond qui correspondent pleinement à notre réalité, des gens qui ont peur de la différence, qui ont peur d'être exclus, qui ont peur de perdre leur vie confortable. Cet point du roman permet d'ancrer encore mieux le récit dans notre propre monde.

   Grâce à ce roman, Cecelia Ahern soulève un sujet important, celui de vouloir approcher de la perfection chez certaines personnes, et qui fait réfléchir sur cette notion de perfection et d'erreur. J'ai aimé voir ce type de sujet abordé dans un roman, notamment alors que nous sommes aujourd'hui dans un monde où le paraître semble fondamental. Nous avons le droit à l'erreur, et nous ne pouvons être parfaits. Comme le dit l'autrice "N'ayons pas peur d'être imparfaits. [...] Acceptons qu'il est humain d'être imparfait".


   En conclusion, ce roman traite un sujet original dans cette dystopie, avec les notions de la perfection, de la morale et de l'erreur qui nous font nous-même nous questionner sur ces dernières. L'univers est bien élaboré sous tous les angles et on veut connaître la suite des aventures de Celestine, car malgré que ce tome semble plutôt être une introduction au prochain tome afin de poser les fondations solides pour le récit, les dernières pages nous prouvent que l'on passe à la vitesse supérieure dans la suite de la série. Je pense donc ne pas passer à côté de la suite des aventures de Celestine, un personnage fort, qui a de grandes choses à accomplir dans la société dans laquelle elle vit, et dont nous voulons en savoir plus.