jeudi 20 décembre 2018

[Chronique] Risk - Fleur Ferris

Auteur : Fleur Ferris
Pages : 312
Titre original : Risk
Prix : 17,00€ (papier), 9,99€ (numérique)

Résumé : Taylor et Sierra sont meilleures amies depuis toujours. Même si Taylor en a parfois un peu marre : pourquoi est-ce toujours Sierra qui obtient tout ce qu'elle veut ? Notamment ce Jacob Jones, qu'elles ont rencontrées ensemble sur un chat en ligne. Évidemment, c'est Sierra qui, encore une fois, décroche un rendez-vous ! Mais le lendemain, Sierra ne rentre pas. Le jour suivant, toujours pas de nouvelles... Son amie a une fâcheuse tendance à vivre comme bon lui semble, sans forcément penser à prévenir les autres. Est-ce que Taylor ne s'inquiète pas pour rien ? Seulement au bout de trois jours, Taylor doit tout avouer aux parents inquiets, et les deux familles se retrouvent plongées dans un monde qu'elles n'auraient jamais cru connaître. Celui des enquêtes policières, des témoignages, des indices, de la recherche d'un ravisseur... ou d'un tueur ?



"J'aurais voulu être elle, et maintenant, je suis contente de ne pas l'être. Je me déteste."






   Cela commençait à faire un petit moment que ce roman m'attendait dans ma PAL, mais aussi qu'il me donnait envie. C'est donc avec une légère impatience que j'ai voulu savoir ce qu'il se cachait à l'intérieur des pages.

   On entre ainsi dans la vie de Taylor, jeune adolescente de quinze ans, qui va voit sa meilleure amie ne jamais reparaître du jour au lendemain. Seulement, cette dernière a disparu tandis qu'elle était allée à un rendez-vous avec un inconnu rencontré sur Internet...

   Je trouvais que le sujet abordé était intéressant, c'est pour cette raison que ce livre me tentait plus particulièrement. J'ai apprécié l'histoire que l'on découvre au fil des pages, et plus particulièrement du message qu'il faisait passer. Durant la lecture du roman, on suit Taylor dans une période de questionnements à propos de la disparition de sa meilleure amie, de ses doutes, mais aussi de la culpabilité et de la rancune. Tous ces sentiments mêlés à ce type d'affaires étaient présents au fil du roman, nous permettant d'imaginer un peu plus ce qu'il en retourne pour les proches d'une personne disparue. Le seul point qui m'a légèrement titiller, sans tout du moins déprécier ma lecture, était le fait qu'à un moment, les personnages souhaitent créer un site Internet, et que tout se déroule rapidement et sans encombre. Certes, ils vont finir par avoir l'aide d'un connaisseur en la matière, mais avant cela, les personnages arrivent à créer ce qu'ils souhaitent, nous donnant l'impression qu'ils le font sans problème. Seulement, j'ai un peu de mal à croire qu'ils ne rencontrent vraiment aucun souci, parce que la programmation, sauf quand on est un réel professionnel, c'est surtout un avancement par étapes et tâtonnements, avec des réussites mais aussi des erreurs, ça ne se fait pas en un claquement de doigt. C'est seulement une remarque anodine, mais que je tenais néanmoins à faire.

   Concernant les personnages, ce ne sont pas des personnages que je garderai en mémoire. Certes, je les ai plus ou moins apprécié, mais rien de particulier, malgré pourtant la situation qu'ils éprouvent. Ce fut notamment le cas avec Taylor, avec qui j'ai parfois un peu de mal, particulièrement au début. En effet, il y a un passage où elle est jalouse de sa meilleure amie, qu'elle connaît et côtoie en tant que telle depuis des années, et là elle se dit "Mince, je ne peux pas arrêter d'être son amie parce que sa mère connaît la mienne. Mince alors". Je veux bien comprendre qu'elle soit encore jeune, mais je trouve cette réaction un peu immature par rapport à son âge. De même, elle parle quelques heures avec inconnu, et hop, elle se dit amoureuse de lui. Pareil ici, j'ai eu un peu de mal lors de ce passage. Dans l'ensemble, cela allait pour les personnages, mais ce sont deux des passages qui m'ont fait un peu tiquer avec Taylor.

   Néanmoins, je ne regrette pas ma lecture, car j'ai trouvé le message derrière ce livre très intéressant, d'autant plus à l'ère d'Internet où tout le monde est connecté et où l'apparence prône, où on montre une partie de sa vie personnelle à travers les réseaux sociaux sans penser que parfois, il peut y avoir des personnes malveillantes. Heureusement, ce n'est pas toujours le cas, mais ici l'autrice nous sensibilise sur le sujet, notamment auprès des adolescents en leur faisant comprendre qu'il n'y a pas que des gens sympathiques sur Internet. J'ai trouvé le sujet plutôt bien abordé, avec les différents sentiments et émotions qu'éprouvent les personnages face à cette situation, et que c'était un sujet que l'on ne retrouvait pas toujours mais qui est pourtant important puisque d'actualité.

   Concernant la fin, elle ne finit pas en cliffhanger ou en révélations incroyables, l'autrice n'a pas cherché à jouer dessus, et cela n'était pas son but. J'ai trouvé le dernier chapitre beau dans la symbolique du moment, et plein de sens pour les personnages. Enfin, ce n'est pas l'histoire même, mais ayant l'habitude de lire les remerciements dans les bouquins, j'avoue avoir été étonnée de n'en trouver aucun, que l'autrice n'ait pas laissé de message en lien avec ce choix de message, avec l'histoire qu'elle a traitée (peut-être est-ce un oubli ou un choix dans la traduction française, mais cela me paraîtrait plutôt étonnant).


   Pour conclure, j'ai plutôt apprécié ce roman. Cela ne fut pas tant pour les personnages, auxquels je n'ai pas plus accroché, que pour le sujet traité, que j'ai trouvé bien abordé, et assez important dans la société aujourd'hui. Je pense qu'un roman avec une telle histoire peut être réellement intéressant à lire, et que celui-ci peut faire partie de ceux que l'on pourrait découvrir sur ce sujet.


mercredi 12 décembre 2018

[Salon] Salon du livre et de la presse jeunesse - SLPJ Montreuil 2018 (01/12)


Une troisième édition pour ma part pour ce salon, qui est vraiment mon préféré. C'est donc avec une petite impatience que j'attendais début décembre, n'ayant pas pu m'y rendre l'année passée.
Cette fois-ci, je m'y suis rendue avec une amie, à qui j'ai pu faire découvrir ce salon.



   Il est 9h05, on rentre dans le salon par l'une des entrées. Pas encore trop de monde, c'est l'idéal pour flâner entre les allées. Mais pas le temps de s'attarder, direction le stand Delcourt pour tenter d'obtenir un ticket pour la dédicace de Patrick Sobral. Mais cette fois-ci n'est toujours pas la bonne, il n'y a plus qu'à réessayer en début d'après-midi. Nous nous dirigeons alors vers la Collection R, afin de partir à la rencontre de Kass Morgan. Elle ne débute que dans trois quarts d'heure, mais vu qu'il y a déjà un peu de monde et que nous n'avons aucune autre dédicace pour le moment, on fait directement la queue. A la fin de cette attente, on découvre une autrice très amicale et adorable, un vrai plaisir.

Juste après, direction le stand du Chat Noir et Naos, pour aller voir l'auteur des Soeurs Carmines, Ariel Holzl, et l'autrice de Nox, que j'aurais la chance d'interviewer un plus tard dans le cadre du PLIB 2019 organisé par Booktubers App. Un petit passage pour voir Vincent Villeminot, et juste ensuite Laëtitia Danae. L'autrice a d'ailleurs très bien réussi à nous donner envie en parlant d'un de ses livres à une lectrice, et nous repartons mon amie et moi avec un achat non prévu, mais qui je pense sera très sympa à lire. 
   Une rapide pause déjeuner s'impose, avant de retourner au stand Delcourt. Cette fois-ci, ça paye puisque j'obtiens le fameux sésame pour avoir une dédicace, au bout du quatrième salon où je tente ma chance. 

   Ensuite, je me dirige pour l'interview de Eloise Tanghe. Ce fut une très bonne expérience, n'ayant jamais eu l'occasion auparavant d'interviewer quelqu'un en direct, et je pense que je le retenterais à l'avenir. Une fois terminée, je me dirige vers Albin Michel Jeunesse pour la dédicace de Nine Gorman et de Mathieu Guibé pour le roman Ashes falling for the sky, tout en faisant craquer mon ami sur le roman qui l'intriguait. Il faut dire que la file s'est très vite allongée pour la dédicace et que le roman partait très rapidement sur le stand. Heureusement pour nous, nous étions pas trop mal placées, et nous n'avons pas eu une trop longue attente. Juste après, direction Delcourt une nouvelle fois , cette fois-ci pour la dédicace. J'ai beaucoup aimé le résultat, en un temps record comme les illustrateurs savent le faire avec talent. 

Un rapide passage pour aller voir Stéphane Servant pour son roman Sirius que j'ai beaucoup aimé, puis un petit peu d'attente pour Neal Shusterman, qui fut lui aussi sympathique. Après cette dédicace, les dernières se sont enchaînées rapidement, les auteurs ayant moins de monde. Ce fut alors la rencontre de Floriane Soulas, qui est vraiment sympa et qui m'a donné encore plus envie de découvrir son roman Rouille, de Estelle Faye, bien qu'elle n'était normalement plus en dédicace, de Nathalie Somers et de Louise Pasteau. Malheureusement pour moi, une autrice que je devais voir juste après n'était pas présente pour des raisons de santé, mais ce fut néanmoins une journée où j'ai pu rencontrer tous les auteurs que je voulais voir.
Nous sommes reparties peu de temps après, aux alentours de 18h15, afin de pouvoir profiter de la boutique éphémère sur l'univers de Harry Potter aux Galeries Lafayette. Malheureusement, grande déception pour mon amie qui avait hâte d'y aller, les événements actuels en France ayant entraîné la fermeture de toutes les boutiques du boulevard Haussmann. 
C'est un peu plus d'une heure après que nous avons repris le train afin de rentrer, après une journée éprouvante mais qui laisse toujours de bons souvenirs en tête.























vendredi 7 décembre 2018

[Interview] Eloise Tanghe - Nox #PLIB2019




Aujourd'hui, je viens partager avec vous l'interview que j'ai pu réalisée avec Eloise Tanghe, autrice de Nox aux Editions du Chat Noir, lors du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil le 1er décembre. Une interview dans le cadre du Prix Littéraire de l'Imaginaire 2019 organisé par Booktubers App, où le livre fait parti des pré-sélectionnés.

Tout d'abord, voici un petit résumé du livre si vous souhaitez en savoir un peu plus : 

Dans les couloirs glacés d’un asile, des voix chuchotent à votre esprit. Elles vous murmurent une destination, un village.

Vous soufflent des images. Un lac cerné de neige. Une église souillée. Un brasier et les cris qu’il renferme.

Elles vous content une histoire de sorcières. Vous narrent ses chapitres maudits.

Sous un linceul de cendres, git une vérité que nul habitant ne pourra plus ignorer. Leurs secrets. Leurs peurs. La vôtre.

Il est déjà trop tard.


Bienvenue à Clairemont.



 Tout d'abord, comment s'est passée la période d'écriture, en quoi a-t-elle consisté exactement ? As-tu eu des habitudes d'écriture durant cette phase ?
Alors, je pense que c'est important de dire que je suis une autrice très lente et pas très organisée. Donc j'ai pas vraiment de petits rituels, je ne suis pas du genre à me dire "Tous les jours je dois écrire". Je suis assez dispersée, ce qui n'est pas forcément quelque chose de très bien. Mais non, pas vraiment de rituels, j'ai des périodes de productivité, des périodes où je n'écris pas du tout. Donc vraiment des hauts et des bas quoi.


• A-t-il été difficile de jongler entre passé et présent dans les chapitres, qui alternent entre les deux  ?
En fait les chapitres qui se passent dans le passé, je pense qu'on le sent, il y a plume tout à fait différente, ceux qui l'ont lu le savent. Et ça a vraiment été mon terrain de jeu en fait, donc c'est un plaisir. J'écrivais deux chapitres normaux et puis je me disais "Bon allez, ta petite récompense à la fin c'est d'écrire un chapitre un peu spécial". Mais pour tout ce qui est de la mise en forme, etc, Mathieu, mon éditeur m'a beaucoup aidée à faire en sorte qu'il n'y ait pas d 'incohérences et que tout soit fluide et lié. Sans lui, franchement, le résultat ne serait pas pareil.


• Était-ce difficile d'écrire des passages sur un narrateur dont on ne connait pas l'identité ?
Non c'était ce qui venait tout seul en fait. Les autres chapitres étaient beaucoup moins simples, là c'était vraiment ma cour de récré en fait, expérimenter avec une plume tout a fait différente, un narrateur qui a un humour très spécial et décalé, assez noir qui me plaît beaucoup. Après écrire tout un livre comme ça, ce serait pas possible mais j'ai vraiment adoré ces parties-là.


• Comment s'est passé le passage à l'édition pour toi ? Comment cela s'est-il déroulé ? 
Alors, moi j'ai eu la chance de ne pas devoir faire de démarches et devoir chercher d'éditeur. J'écrivais sur Wattpad, et Mathieu Guibé, donc mon éditeur, m'a découverte sur Wattpad et il m'a proposé de publier au Chat Noir. J'avais 15 ans et demi, donc je ne m'y attendais pas vraiment. De là, on a commencé vraiment à travailler ensemble, c'est vraiment pour ça une maison d'édition hyper appliquée, il y a un vrai travail éditorial derrière, un vrai boulot qu'on fait ensemble. J'ai vraiment eu une super bonne expérience.


Y a-t-il beaucoup de différences entre la version postée sur Wattpad et celle disponible aux Editions du Chat Noir ?
Fondamentalement, c'est clairement le même livre. Après, par exemple, ceux qui ont lu sur Wattpad, le premier chapitre n'est pas le même, il a fallu le recommencer. Puis c'était surtout régler des problèmes d'incohérences ou de fluidité parce que, comme je te le disais tantôt, je ne suis pas une autrice qui va écrire son manuscrit en six mois, je suis très lente, très dispersée, et donc c'est vrai qu'au fur et à mesure, en 2 ans d'écriture, bah par moment, il y avait des hauts, des bas, des choses que moi-même j'avais oublié et donc le travail ça a vraiment été de retrouver un fil rouge, de faire en sorte que ce soit uniforme et fluide à lire et sans incohérences.


 Justement, que t'as apporté cette expérience Wattpad, du fait de pouvoir avoir des réactions à tout instant de la part des lecteurs ?
Wattpad, je pense que c'est une très bonne école en fait. Certains ont l'habitude de dénigrer un petit peu ce côté littérature en ligne. Moi ça m'a appris énormément parce que sur Wattpad, les gens ne payent pas pour avoir accès au contenu, et donc si le livre, si l'histoire ne les accroche pas, en un clic, la page est fermée, et on n'en parle plus. Donc Wattpad, ça apprend vraiment à garder le lecteur en haleine, et à la fin de chaque chapitre donner envie d'aller au suivant en fait. Et je pense que ça apprend vraiment à rendre le lecteur accro.



• Ton roman aborde dans certains passages la sorcellerie. Quel est le rapport que tu entretiens avec ce thème ? 
Alors moi ça m'est venu de où j'habite en fait. Je viens d'un petit village en Belgique, et le village d'à côté a une forte tradition de sabbat des sorcières, etc, tout ce qui touche à l'étrange et donc j'ai toujours trouvé ça fascinant. Et je me suis dit "mais en fait c'est quelque chose d'hyper intéressant", et on parle toujours des sorcières de Salem, et on en oublie parfois de dire "mais est-ce que c'était vraiment des sorcières ?". Et c'est ça, c'est l'idée de prendre quelque chose que tout le monde connaît, qui est dans l'imaginaire collectif et de retourner et de voir dans un autre sens.



• Si tu étais une sorcière, quelles sont capacités que tu voudrais avoir ? 
Hum... Bonne question. Nox, ça parle beaucoup de feu, alors je vais dire la maîtrise du feu.


• Te sens-tu proche de certains de tes personnages, as-tu un lien particulier avec l'un d'entre eux ?
Oui et non parce que je pense que dans tous tes personnages tu mets une partie de toi, tu mets un défaut que tu as, ou de quelqu'un de ton entourage. Et après, c'est cliché, tous les auteurs le disent, mais choisir un personnage, c'est comme choisir un de ses enfants, et c'est compliqué. Après, pour sur ce dont je travaille en ce moment, là c'est vrai que c'est des personnages que je porte en moi depuis quelques années et donc, c'est vrai que j'ai une relation différente. Mais les personnages de Nox, je ne peux pas choisir.


• Qu'en pensent tes proches de te savoir autrice mais aussi à présent publiée, d'autant plus à un âge plutôt jeune dans le milieu ?
La réaction, c'est "Quoi ?! T'as publié un livre ?! C'est trop bien !" en général, ou alors "Oh mon dieu, t'écris, c'est trop bizarre". Il n'y a pas vraiment d'entre deux, mais après c'est clair que la première fan c'est ma maman déjà. Et puis ce qui me perturbe le plus quand on devient auteur publié, c'est que tout le monde veut acheter son livre et je trouve ça très gênant quand les gens de notre entourage nous disent "Ah, j'ai lu ton livre" et commencent à nous en parler. Je déteste ça, je suis trop mal à l'aise. Mais sinon, les retours sont bons, les gens sont étonnés, parce qu'on a cette vision un peu du monde de l'édition tout à fait détachée, avec des auteurs qui ont une vie spéciale, qui vivent dans une tour d'ivoire, et du coup, les gens, quand ils savent que j'ai 18 ans, ils sont un peu étonnés, mais les retours sont bons.


• As-tu actuellement une nouvelle idée de roman en tête ?
J'y travaille *rires* Mon éditeur, à chaque fois que je le vois, me demande "Bon, c'est pour quand le prochain ?". Le problème, c'est que je suis entrée à l'université, donc clairement, ça va remettre des priorités. Et puis comme je suis extrêmement, extrêmement lente, ça va prendre du temps. Mais j’arrêterais pas d'écrire. Même si je peux faire une pause de un an, deux ans, trois ans, ça reviendra toujours, je reviendrais toujours à ça parce que, je ne sais pas si je peux dire si j'en ai besoin, mais j'adore ça.


• Ce sera-t-il dans le même genre que Nox ou pas du tout ?
Du fantastique, je pense parce que ça reste ce que j'aime. Mais après, je ne suis pas du genre dragons et trolls, ça reste toujours quelque chose de beaucoup plus soft. Mais, ouais, j'ai une petite idée en tête.




• En dehors de l'écriture, qu'as-tu comme autres activités que tu aimes faire ?
En tant qu'étudiante, *rires*, pour le peu que je puisse le faire, j'aime bien dormir. Quand on rentre à la fac, c'est vrai qu'on est très pris. Et sinon, quand j'étais quelques années avant, je dévorais des livres, j'ai une bibliothèque énorme chez moi. Et je ne suis pas sportive. Mais déjà ça, ça prend beaucoup de temps.


• Merci pour cette interview ! As-tu un mot pour la fin ?
Oui, peut-être simplement dire aux gens d'arrêter de douter d'eux-mêmes et de se dire qu'être publié, c'est réservé qu'à une certaine élite, ou qu'à une certaine partie des gens qui paraissent lointains, mais ça peut arriver à tout le monde. Voilà, moi, on est venu me chercher sur Wattpad, et il faut y croire et se lancer. Et c'est pas parce qu'on commence à écrire dans sa chambre qu'on ne peut pas se retrouver dans un salon de l'autre côté de la table quelques années après.


Vous pouvez retrouver Eloise Tanghe sur les différentes plateformes suivantes : 
• Twitter
• Wattpad

Son roman : 
Nox

samedi 17 novembre 2018

[Chronique] Par omission - Erin Kelly

Auteur : Erin Kelly
Pages : 480
Titre original : He Said/She said
Prix : 19,50€ (papier), 9,99€ (numérique)

Résumé : Au cours d'une éclipse totale de soleil, Laura et Kit ont été témoins d'un viol. Au procès, pour que l'agresseur de Beth soit condamné, ils ont omis une partie de la vérité. Mais Beth, peu à peu, s'est immiscée dans leur existence. Terrifiés par ses intrusions répétées, Laura et Kit ont déménagé, changé de nom, disparu des réseaux sociaux.
Aujourd'hui, Laura est enceinte. Quand Kit, en bon chasseur d'éclipse, s'absente pour les îles Féroé, elle sombre dans l'angoisse. Elle a eu raison de témoigner au procès, elle le sait. Mais quelque chose lui a échappé. Une chose qui menace de tout faire s'effondrer.









   J'ai lu ce livre dans le cadre de la Masse critique de Babelio, qui m'a permis de découvrir ce roman. Merci à eux. 
   On est dans un livre qui repose sur une affaire de viol, mais aussi sur une angoisse omniprésente.
   Nous entrons dans la vie de Laura et Kit, une vie qu'ils ont reconstruite sous une nouvelle identité. Pourquoi ? C'est ce que l'on va découvrir au fil des pages.

   Au début de ce roman, nous sommes dans le flou, nous ne savons rien de plus que ce que nous apporte le résumé. Les raisons de leur changement d'identité, ce qu'ils ont fait, ... Nous sommes durant le début de ce roman nous- même dans une certaine tension, ne sachant pas ce qu'il nous attend tout en sachant qu'il y a eu quelque chose d'important. 

   On alterne entre chapitres sous le point de vue de Laura et celui de Kit, et entre présent et passé. C'est grâce à cette alternance que nous pourrons connaître les différents enjeux et ce qu'il en retourne. 
   En ce qui concerne les personnages, mon avis sur eux a changé au fil des pages. Ils étaient intéressants à suivre, étant travaillés sous différents aspects. On ressent qu'ils ont été marqués par les événements qu'ils ont vécu, et l'autrice leur a donné des réactions cohérentes avec cela.

   J'ai apprécié suivre ce roman, à découvrir certains aspects d'un procès pour viol ainsi que savoir ce qu'il s'est passé exactement pour que les personnages en arrivent à une telle surveillance de leurs faits et gestes. 

   Concernant les moments qui se passent lors du procès, je les ai trouvé très intéressants, quoique déroutant. On voit ainsi comment un avocat fait pour défendre l'accusé du viol, comment il peut arriver à retourner chaque petit argument contre le plaideur. C'est presque terrifiant de voir tout se retourner contre la victime, mais c'est aussi impressionnant comment l'avocat arrive à le faire, et ce de manière à ce que les arguments qui semblaient incontestables le soient d'un coup beaucoup moins. On ne peut que vouloir protester face aux arguments qu'avancent et obtient l'avocat de la défense en faveur de son client, et je me suis moi-même retrouvée frustrée voire indignée par la tournure des événements, comme si je faisais partie de l'histoire. J'ai trouvé vraiment enrichissant de voir la dextérité qu'il faut aux avocats pour mener ce genre d'affaires, bien que cela soit affreusement frustrant pour la victime et ses proches. 

   Les éclipses ont une grande importance dans ce roman, on en aborde plusieurs fois et structure les grandes parties du roman. On découvre ce qu'il se passe quand on assiste à une totalité, et cela m'a réellement donné l'envie d'en voir une de mes propres yeux afin de l'expérimenter par moi-même.

   J'ai franchement bien aimé suivre ce roman, de découvrir l'ampleur des événements, de comprendre comment les personnages du roman en sont arrivés là où ils en sont. Concernant la révélation sur laquelle repose le résumé, je dois dire que je n'y avais pas du tout pensé. Et ce ne fut pas tant cette révélation qui me marqua, mais plus celles qui suivirent. Le roman prend à ce moment-là un véritable tournant, sans retour en arrière possible.


   Pour conclure, j'ai vraiment apprécié ma lecture. Elle permet d'en apprendre plus sur les procès de cas de viol, tout du moins au Royaume-Uni, ainsi que sur les éclipses de soleil. Cette lecture m'a aussi plongée par moments dans uns sorte de tension, comme celle que vivent les personnages. J'avais envie de savoir ce qu'il s'était passé pour que la situation soit celle que l'on découvre, et j'ai pu découvrir des événements qui parfois dépassaient l'entendement quand on connaît la raison de ces actes. En résumé, un roman que je recommande. 


samedi 10 novembre 2018

[Chronique] La guerre des Eléments, tome 1 : Avril - Perrine Rousselot

Auteur : Perrine Rousselot
Pages : 282
Titre original : La guerre des Eléments, tome 1 : Avril
Prix : Indisponible (maison d'éditions aujourd'hui fermée)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
La guerre des éléments, tome 1 : Avril
 La guerre des éléments, tome 2 : Katia

Résumé : Je m'appelle Avril, j'ai dix-sept ans et la vie d'une adolescente normale. J'ai un petit ami qui s'appelle Mickaël et ma meilleure amie Aline est en Terminale avec moi. Chose qui pourrait paraître étrange, j'ai un animal de compagnie qui s'appelle Lux, c'est une luciole. Le jour où je découvre un monstre sous mon lit, je me précipite chez Mickaël mais y découvre un autre garçon du nom de Snow qui me vole un baiser. Qui est-il ? Et comment peut-il savoir tant de choses sur moi et mon amitié particulière avec Lux ?



"La Lumière n'est pas le bon côté et l'Obscurité le mauvais. Il y a du bien et du mal de chaque côté."





   Après un petit moment dans ma pile à lire, j'ai enfin sorti ce roman afin de le découvrir.
   On plonge dans l'histoire de Avril, qui va découvrir qu'elle a des capacités surnaturelles. Seulement, forcément, qui dit pouvoirs, dit ennemis pas très loin. Avril va ainsi voir sa vie changer du tout au tout après cette nouvelle qui a de quoi surprendre.

   L'histoire elle-même est plutôt prenante, avec une l'idée d'un élu et de familiers. On n'a pas réellement l'impression de suivre un fil conducteur particulier, nous ne sommes pas dans une quête, mais plutôt la phase d'apprentissage du personnage de Avril, durant laquelle elle rencontrera quelques obstacles.
   On part sur une sorte de combat entre le bien et le mal, dès que l'on en sait un peu plus sur l'univers et ce qu'il en retourne. L'autrice essaye de faire en sorte que cela ne soit pas forcément manichéen, bien que l'ensemble reste peu nuancé de ce côté-ci lors de la lecture.
   L'univers était intéressant, mais je pense qu'il aurait peut-être pu être plus travaillé et aller plus loin dans l'idée.
   Durant l'intrigue, on aura aussi un schéma qui se répète plusieurs fois dans le roman : l'ennemi attaque, il faut l'arrêter, ce dernier fait quelques dégâts, il s'échappe, et c'est reparti pour un tour. Cela pouvait se révéler répétitif, il faut l'avouer.

    Concernant les personnages, je les trouvant sympathiques à suivre, bien que je n'ai pas eu d'attachement particulier envers eux. J'ai bien apprécié le personnage principal Avril, bien qu'elle ait parfois fait quelques erreurs parce qu'elle allait trop vite dans les conclusions. Snow était aussi un personnage que j'ai aimé suivre, mais j'ai néanmoins une préférence pour Avril. Il en fut de même pour les personnages secondaires. 

   Le livre se lit facilement, et est facilement abordable pour les adolescents. L'écriture ne laisse pas place à la lourdeur, et correspond à l'âge des personnages que l'on suit.

   Pour la fin, un élément a su montrer quelque chose d'un tant soi peu inattendu, n'étant pas forcément ce que l'on pensait. Elle correspond au genre du livre, avec une scène finale avec un combat et des démonstrations de pouvoir entre les différents camps. Ce premier tome se suffit à lui-même, il n'y a pas forcément besoin de lire le suivant, la fin n'étant pas un cliffhanger ni rien du même genre.


   Pour conclure, j'ai apprécié ma lecture, avec notamment les familiers, mais j'ai aussi trouvé parfois l'intrigue répétitive, même si on ne s'ennuie pas durant la lecture. Les personnages sont intéressants à suivre, mais je n'ai pas réussi à m'attacher réellement à eux. Je pense néanmoins lire la suite, le second tome étant dans ma pile à lire.



dimanche 14 octobre 2018

[Chronique] Elizas - Sara Shepard

Auteur : Sara Shepard
Pages : 432
Titre original : The Elizas
Prix : 22,50€ (papier), 4,99€ (numérique)

Résumé : Une jeune femme, belle et fragile, un luxueux hôtel hollywoodien et un dangereux mélange d'alcools forts et de médicaments… Quand Eliza Fontaine, jeune auteure à succès, se réveille dans une chambre d'hôpital, il lui suffit d'un regard à ses proches pour comprendre qu'on la soupçonne d'une nouvelle tentative de suicide. N'a-t-elle pas été retrouvée ivre morte au fond d'une piscine alors qu'elle ne sait pas nager ? Pourtant, Eliza en a la certitude, cette fois, c'est différent. Ses souvenirs sont flous, sa mémoire se dérobe, mais elle se souvient d'une voix, d'un rire… Uniquement armée du roman qu'elle vient de terminer, et dans lequel semblent se mêler fiction et réalité, la jeune femme part à la recherche de ce qui s'est réellement passé. Car, s'il y a une chose dont Eliza est sûre, c'est qu'elle n'a pas sauté dans cette piscine. Quelqu'un a tenté de la tuer.



"J'ai besoin de fermer une porte, j'ai besoin d'obscurité, il faut que j'échappe à cette menace quelle qu'elle soit."






   Ce livre me tentait plutôt bien, de par le résumé mais aussi du fait que j'ai pu lire plusieurs tomes de Pretty Little Liars de la même autrice que j'avais franchement bien aimés, et ce fut vraiment une bonne lecture.

   On entre dans la vie de Eliza Fontaine, dont le livre Les Dés va paraître sous peu. Seulement, quelques temps avant sa sortie, elle va être retrouvée au fond d'une piscine alors qu'elle ne sait pas nager, et tout le monde pense qu'elle a voulu se suicider. Mais Eliza est sûre d'une chose, on l'a poussé, elle n'a pas sauté dans cette étendue d'eau.
   On va ainsi suivre Eliza à partir de ce moment-là, avec toutes les questions qu'elle se pose et la recherche de réponses. Elle veut à tout prix connaître la vérité, et faire comprendre à son entourage que ce n'était pas un accident, et qu'elle n'a pas tenté de mettre fin à ses jours.

   On alterne entre chapitres sous le point de vue de Eliza, et d'autres qui correspondent à des passages de son roman. Au fil des pages, on va ainsi découvrir deux histoires différentes, mais on va rapidement se rendre compte que son roman pourrait bien l'aider.

   On est pris dans l'histoire que nous offre Sara Shepard, à un point que parfois nous sommes perdus comme Eliza. On se retrouve à parfois ne plus savoir ce qui est la réalité ou la fiction dans le roman, à essayer de distinguer les deux. On veut pouvoir aider le personnage, lui parler, lui conseiller de faire ou de ne pas faire les choses. On veut qu'elle découvre la vérité, mais sans qu'elle ne se mette dans des situations qui dégénèrent alors que tout pourrait correctement se dérouler. On tourne les pages afin de découvrir la suite, tout comme Eliza, on veut connaître le fin mot de l'histoire : a-t-elle raison ou son esprit est-il malade et lui fait croire des choses qui n'existent pas ? 

   Le personnage principal est intéressant, du fait qu'elle change de ce qu'on peut lire habituellement. C'est un protagoniste particulier, qui a des attirances pour les choses assez morbides, et ainsi diffère de nos habitudes. On compatit pour ce qui lui arrive, du fait qu'une bonne partie des gens qu'elle connaît la pense à moitié folle, du fait qu'elle se retrouve presque seule face à tout le reste du monde.
   Les autres personnages sont plus difficiles à cerner, étant nous même dans les pensées de Eliza, et étant parfois influencé par son jugement puisque nous n'avons aucun autre point de vue. Les personnages du roman du protagoniste était eux aussi intéressants et pour certains touchants, et ils ont une importance non moindre dans l'histoire de Eliza.

   On retrouve dans ce roman la patte de Sara Shepard, les éléments qui lui sont propres. Ainsi, on a les thèmes de la paranoïa, mais aussi du mensonge, thèmes de prédilection de la célèbre série Pretty Little Liars. De même, on a à plusieurs reprises la mention de marques américaines, que ce soit pour la mode ou les voitures, mais aussi des personnages provenant d'un foyer favorisé. En effet, tout comme les filles des romans Pretty Little Liars, Eliza fait partie de la population qui a de l'argent, et qui n'a pas de problème pour s'assurer de manger et d'avoir un toit. 

   En ce qui concerne le dénouement du roman, je ne m'y étais pas attendue, ou plus exactement, je ne m'y serais pas attendue tant que les premiers éléments ne soient dévoilés. Sara Shepard ne nous livre pas toutes les réponses d'un coup, on avance dans l'intrigue en voulant connaître la vérité, et c'est à partir d'un certain moment dans le roman (assez lointain tout de même) que l'autrice nous le suggère et nous laisse la possibilité de rassembler les pièces du puzzle. Néanmoins, elle nous laisse des parts d'ombre qu'elle telles quelles jusque dans les toutes dernières pages du roman où elles nous révèlent les dernières réponses, tout en laissant une part de doute au lecteur, à pied d'égalité avec Eliza. 


   Pour conclure, j'ai beaucoup aimé cette lecture. On retrouve la patte de l'autrice que j'apprécie, et elle nous entraîne dans un thriller un peu différent de ce que l'on peut lire. Je ne m'étais pas attendue à cette dénouement et l'idée de cette intrigue était vraiment intéressante. On est pris entre réalité et fiction, avec parfois une difficulté à les dissocier ou à mettre les éléments à sa place. Sara Shepard ne nous livre pas toutes les réponses d'un coup, et laisse même une part de doute sur ce qu'est réellement la vérité, qu'on ne connaîtra, comme l'héroïne, peut-être jamais avec certitude. 



dimanche 7 octobre 2018

[Chronique] Ta putain de vie commence maintenant ! : Lettre aux adolescents - Louise Pasteau

Auteur : Louise Pasteau
Pages : 96
Titre original : Ta putain de vie commence maintenant ! : Lettre aux adolescents
Prix : 7,90€ (papier), 5,99€ (numérique)


Résumé : T'es où, là ? Dans le bus, dans un train, sur la plage, dans ton lit, dans un parc, sur l'herbe, dans le métro, dans les chiottes ? On s'en fout. Déjà plus de trois secondes pour ouvrir ce bouquin et te mettre à le lire. Presque dix maintenant. Tu multiplies par six et ça fera une minute ; par soixante, une heure ; par vingt-quatre, un jour ; par 365, un an ; par 80 et ce sera fini. Game over. Dead. Out.

J'écris pas pour t'emmerder, j'écris pour te faire gagner du TEMPS, donc de l'ARGENT, et du PLAISIR (T.A.P.). J'aurais trouvé ça cool qu'on m'écrive une lettre de ce genre. Alors, par principe, à défaut de l'avoir reçue et parce que j'ai mis un sacré paquet de temps pour comprendre tout le bordel dont je vais te parler, je vais la pondre.



"Donne ce que tu as envie de recevoir."






   J'ai entendu parler de ce court bouquin par le biais d'une BookTubeuse, et elle m'avait donné envie de le découvrir si l'occasion s'en présentait. Cette dernière est vite arrivée, et ce grâce à l'une des opérations Explorateurs de Lecteurs.com.

   Dans ce livre, l'autrice va aborder rapidement, en quelques pages, plusieurs sujets, et plus particulièrement ceux liés à la période de l'adolescence. Ainsi, on retrouve les thèmes de l'acceptation de soi, du sexe et du consentement, du sport, ou encore du fait de bouger afin de se sentir bien dans son corps.

   Ces différents thèmes sont abordés de manière rapide mais efficaces, avec des mots adaptés au public visé. L'autrice le dit elle-même, si elle avait utilisé un langage soutenu, les adolescents n'auraient pas forcément terminé leur lecture jusqu'au bout. Elle utilise des mots et des expressions qui se veulent proches de ceux que les adolescents utilisent, afin de créer un certain lien entre le lecteur et l'autrice, incitant à lire ce que cette dernière nous propose.
   J'ai trouvé les différents thèmes intéressants à aborder, d'autant plus pour le public adolescent. J'ai particulièrement apprécié de voir les sujets du consentement, très actuel, ainsi que celui de l'acceptation de soi mais aussi des autres. Dans le cas de ce dernier, on retrouve ainsi de quoi avoir un peu plus confiance en soi, sans pour autant tomber dans l'arrogance, de se trouver beau, de s'accepter tel qu'on est, car en plus, comme le dit l'autrice "Quand on est jeune, on a l'impression d'être moche alors qu'on ne sera jamais physiquement aussi beau", faisant référence au corps qui vieillit. Mais en parlant de ce thème, elle nous fait aussi comprendre que vu que tout le monde est beau (et ce malgré la subjectivité que l'on a chacun de la beauté), alors nous n'avons pas à rabaisser les autres. Chacun est égal, chacun a droit à la dignité. C'est un message que je trouve important, et qui dans ce livre, peut permettre de se rendre compte de tout cela. 
   L'autrice nous pousse aussi à ne pas toujours rester dans sa zone de confort, d'affronter ses peurs, afin d'en sortir grandi et de ne pas regretter notre inaction. Elle le dit, si on a envie de rien faire, c'est un choix, mais cela ne nous ait pas forcément bénéfique. 

   Tout le long, Louise Pasteau aborde plusieurs thèmes comme dit auparavant, en gardant des éléments récurrents comme un fil conducteur. Ces éléments sont utilisés comme des métaphores de ce qu'elle essaye de faire passer, pour nous permettre de mieux comprendre ce qu'elle nous dit. Ce sont des métaphores toutes simples, mais qui donnent une autre perspective de ce qu'elle nous explique, afin de mieux faire passer les messages qu'elle souhaite transmettre.

   Ce livre est principalement adressé aux adolescents, mais je pense néanmoins qu'il peut s'adresser à d'autres personnes. Il n'est peut-être pas adapté à des personnes avec une certaine expérience de vie (quoique certaines pourraient être légitimement intéressé par cette lecture), mais je pense qu'il peut parler à des personnes ayant passé l'adolescence, par exemple (parmi d'autres) entrant dans le milieu du travail, et ce du fait des sujets universels qui sont abordés dans ce court ouvrage. Il livre un point de vue positif sur les différents thèmes abordés, et on en ressort avec une réflexion sur soi par rapport à ce qu'on vient de lire, et ce, encore une fois, de manière positive et engageante, invitant à nous améliorer si l'envie nous prend. 

   Tous les sujets ne sont pas tous traités dans cet ouvrage, tout du moins ceux qui pourraient être sujets à polémique. Ainsi, on ne retrouve pas la question de l'attirance, des différentes orientations possibles, et j'aurais aimé pouvoir trouver ce sujet, même rapidement, dans les lignes de ce bouquin. Je trouve que c'est une question importante que beaucoup de personnes, notamment les adolescents se posent, et qu'il aurait été vraiment intéressant de l'aborder, et de d'une manière aussi positive que dans le reste de l'ouvrage, afin de rassurer les adolescents, leur faire comprendre qu'ils sont égaux peu importe leur orientation ou attirance, qu'ils sont tous normaux. 


   Pour conclure, je pense que c'est un ouvrage à mettre entre les mains des adolescents, en pleine période de questions, qui pourraient y trouver une part de réponses dedans, mais aussi des moins jeunes. Il aborde des sujets tels que la confiance en soi et l'acceptation de tout un chacun, ainsi que du fait d'affronter ses peurs, et ce de manière positive, bien que quelques autres sujets auraient mérité d'être eux aussi traités. Pour ce faire, l'autrice se met à la hauteur de son public, afin de mieux faire passer son message des plus positifs.



mercredi 26 septembre 2018

[Chronique] Les Seigneurs de Bohen - Estelle Faye #PLIB2018

Auteur : Estelle Faye
Pages : 550
Titre original : Les Seigneurs de Bohen
Prix : 25,00€ (papier), 14,99€ (numérique)


Résumé : Je vais vous raconter comment l'Empire est mort.

L'Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium, ce métal aux reflets d'étoile, que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un Empire fort de dix siècles d'existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel.

J'évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni sages conseillers, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers... Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l'escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l'enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie... Et de tant d'autres encore, de ceux dont le monde n'attendait rien, mais qui malgré cela y laissèrent leur empreinte.

Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra.



"Nous avons le nombre pour nous. Nous avons l'avenir. Nous avons la colère, et nous avons l'espoir."




   J'ai fait cette lecture dans le cadre du Prix Littéraire de l'Imaginaire BooktubersApp 2018, et je dois avouer que je ne l'aurais sans doute jamais faite sans ça. En effet, le roman ne me tentait absolument pas, et j'y allais plutôt à reculons, bien qu'appréciant généralement la fantasy, ce qui explique pourquoi c'est le dernier que je lis parmi la sélection. Et je dois dire qu'il fut une très bonne surprise.

   On entre dans l'Empire de Bohen avec son Palais d'Ambre Vert, aux côtés de différents personnages. On partira ainsi à la rencontre de Sainte-Etoile, de Wens, de Janosh, de Sorenz, ou encore Maëve et Sigalit. Chacun aura son importance dans la chute de l'Empire, comme il nous est annoncé en quatrième de couverture. Nous allons ainsi découvrir les origines de la mort de cet Empire, parfois entrecoupé du présent raconté par le personnage de Ioulia la Perdrix. 

   Nous suivons ainsi conjointement les différents personnages cités auparavant, donc l'on pourrait croire qu'ils n'ont parfois rien en commun. Mais nous le découvrirons ensuite, chacun a eu son importance dans la chute de l'Empire qu'ils connaissaient jusqu'à présent. Chacun a son histoire propre, ses doutes, ses objectifs, ses buts à atteindre, sa situation, et nous vivons ainsi des choses différentes selon les personnages. Aucun ne se ressemble, de par leur passé en grande partie. 
   Malgré leur nombre relativement important, on ne se retrouve pas perdu durant la lecture. En effet, comme dit auparavant, ils sont tous différents de par leur vécu, et on apprend petit à petit sur eux. Je me suis plus ou moins attachée à certains d'entre eux, comme Sigalit ou Sorenz, mais rien de plus. Néanmoins, j'ai apprécié être aux côtés de chacun d'entre eux, d'en savoir plus sur chacun de ces personnages.

   Cet entremêlement d'intrigues créant l'histoire principale nous mène au fil des pages, et ce avec envie. J'ai personnellement beaucoup apprécié l'histoire de ce roman, que l'on pourrait ainsi découpé en petits histoires, servant quelque chose de plus grand. Ainsi se mêlent la jeune morguenne (femme dotée de pouvoirs) rêvant d'une vie sur les flots, l'escrimeur accompagné d'un mage sous son crâne, ou encore le jeune clerc qui découvrira ce que cela fait d'être plein de pouvoirs. Plusieurs vies se déroulant en parallèle avant de se croiser d'une manière ou d'une autre, à l'origine de tout un changement. On est pris dans les combats, les situations, les embuscades qui prennent place dans le roman, mais aussi dans les moments plus ancrés dans l'émotion et les sentiments. 

   Ce roman, étant un ouvrage de fantasy, prête une place importante aux combats et à la guerre. On n'est pas sans reste sur ce point-là, et l'autrice ne le fait pas qu'à moitié. Ils peuvent s'avérer sanglants et mortels, sans distinction entre les personnages. L'histoire se pose dans une ambiance et un mode de vie plutôt médiéval, que Estelle Faye nous dit inspirés l'époque entre Moyen-Age et Renaissance, ainsi que de l'Europe Centrale et de l'Est. On est ainsi dans une histoire où la machine à imprimer n'existe pas encore, ou peut de gens savent lire et encore moins écrire,où les armes à feu sont sujettes à superstitions, ... Tout l'univers m'a plu, tout comme les différents lieux que l'ont découvre, pas toujours très roses, du fait qu'on est dans une période qui semble plutôt sombre pour l'Empire. Néanmoins, on nous parle de certains lieux dont l'on en saura jamais plus que quelques rumeurs ou mots, malgré qu'on puisse avoir envie d'en savoir plus.

   Les créatures fantastiques ou surnaturelles ne sont pas des plus présentes dans ce roman, même s'il nous arrive d'en croiser. C'est loin d'être le sujet principal du livre, et une importance plutôt moindre, au contraire de la magie que l'on va côtoyer par le biais de plusieurs des personnages, et ce sous différentes formes.

   Le livre est pour moi un roman plutôt adulte, il demande un minimum de maturité du lecteur. En effet, les combats sanglants y ont leur place, mais on aura aussi des mots plus crus, provenant de l'un des personnages. Rien de bien gênant pour ma part, puisque cela correspond au personnage et que cela ne va jamais dans l'obscène. 
   Il aborde aussi de temps à autre certains sujets, comme la femme à cette époque, ou bien l'homosexualité et le passé de chacun, pouvant nourrir la réflexion en plus de l'histoire que nous suivons.

   En ce qui concerne la fin, elle nous montre comme l'Empire sombre, et porte le point final à cette période de la vie des personnages en quête de changement, et signe l'aboutissement de ce qu'ont traversé les protagonistes. Il est vrai néanmoins que certaines questions d'arrière-plan que l'on peut éventuellement se poser restent sans réponse, mais rien qui puisse nous empêcher la compréhension du dénouement et de ses éléments.


   Pour conclure, ce roman fut vraiment une bonne surprise pour ma part. J'ai vraiment apprécié suivre ce roman, que j'ai lu rapidement, que ce soit pour les personnages ou pour leurs histoires. La plume de l'autrice est très agréable et nous plonge dans son univers, bien qu'on en connaisse qu'une partie. Il me faut néanmoins signaler que les avis sont plutôt partagés sur ce roman, notamment au sein des jurés du prix littéraire, et qu'il peut ainsi plaire comme ne pas plaire. En ce qui me concerne, ce serait avec plaisir que je lirais le prochain livre sur l'univers de Les Seigneurs de Bohen, un projet dont Estelle Faye en a évoqué l'envie de faire, bien que ce fut pas prévu.


Ce roman (#ISBN:9782221198674) fait d'ailleurs partie de la pré-sélection pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2018 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2018.




mardi 11 septembre 2018

[Chronique] La Faucheuse, tome 1 - Neal Shusterman #PLIB2018

Auteur : Neal Shusterman
Pages : 504
Titre original : Arc of the Scythe, book 1: Scythe
Prix : 18,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
La Faucheuse, tome 1
• La Faucheuse, tome 2 : Thunderhead
• La Faucheuse, tome 3 : The Toll

Résumé : Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.

MidAmérique, milieu du 3e millénaire. Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu'en étant tué aléatoirement (" glané ") par un faucheur professionnel. Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu'ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l'art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.
Mais seul l'un des deux adolescents sera choisi comme apprenti à part entière, et lorsqu'il devient clair que la première tâche du vainqueur sera de glaner la vie du perdant, Citra et Rowan se retrouvent dressés l'un contre l'autre bien malgré eux...



"Dans une profession où la bonne conscience est une entrave, qui ne serait pas heureux de s'en débarrasser ?"





   On plonge dans un monde qui nous semblerait presque utopique, la mort naturelle ayant été combattu par les hommes. En effet, la seule façon de mourir est de se faire "glaner", c'est-à-dire tué aléatoirement par des personnes "qualifiées", les faucheurs. 

   On rencontrera Citra et Rowan, qui seront choisi par l'un de ces faucheurs, pour être ses apprentis. Au bout de cet apprentissage, seul l'un d'eux pourra devenir faucheur, tandis que l'autre reviendra à sa vie normale (c'est tout du moins ce qu'il en est au début, ce qui va changer au bout d'une partie du roman, comme dit dans le résumé). 

   Aux côtés de ces deux personnages, alternant entre le point de vue de chacun et des extraits de journal de faucheurs, nous découvrons ce nouveau monde, où la mort naturelle n'est plus. On en apprend plus sur ce que font exactement les faucheurs et la manière dont ils le font, ainsi que les règles qui les régissent. Mais aussi, on découvrira les divergences de morale qu'ont les faucheurs, certains en semblant presque dénués.

   On est emmené dans l'histoire de l'apprentissage des deux protagonistes, et nous apprenons en partie à leurs côtés sur la communauté des faucheurs. Le roman se lit plutôt rapidement, pris dans cet univers particulier mais très bien construit. En effet, l'auteur a créé un monde futuriste de science-fiction, mais on se prend au jeu en s'imaginant ce monde. 
  On suit l'évolution des deux jeunes apprentis, bien différente pour chacun étant donné le contexte qui les entoure. Le roman le montre, des influences différentes peuvent induire une évolution différente, et on le voit bien vers la seconde moitié du roman, de manière flagrante.

   Les personnages tels que Citra et Rowan était assez attachants, bien que la jeune femme soit parfois un peu trop têtue et puisse ainsi exaspérer plus d'un lecteur. Rowan, au contraire, est plus distant, plus réservé dans ce qu'il montre de ses émotions et sentiments. J'ai aussi apprécié le personnage de Maître Faraday, et d'une certaine manière Dame Curie mais aussi eu de la compassion pour Maître Volta, jeune faucheur, mais j'ai aussi détesté d'autres personnages, de part leurs agissements et morales. 

   On aura différentes scènes d'action ponctuant le livre,  notamment lors de certaines scènes sanglantes. On rencontre plusieurs fois ces dernières, et on peut alors s'imaginer la caractère épouvantable de quelques-unes d'entre elles, qui sont de véritables massacres. L'auteur a choisi de traiter la mort, la mort donnée par quelqu'un, et ainsi ne contourne pas le sujet et les scènes que cela sous-entend.

   Le roman est aussi intéressant de part le sujet abordé et la manière de le traiter. Tout un ensemble de questions liées nous est posé avec ce roman : l'immortalité est-elle souhaitable ? Des hommes devraient-ils être maîtres de la vie et de la mort, comme bon leur semble ou presque ? Au fil des pages, on nourrit en arrière-plan notre propre réflexion sur le sujet. L'auteur nous fait comprendre que la réponse n'est pas noire ou blanche, mais bien plus complexe que ça. L'immortalité, par exemple, permet de vivre indéfiniment tant que l'on n'est pas glané, mais l'éternité n'est-elle pas source d'ennui, de routine ? En étant invincible contre la mort, serions-nous aussi ambitieux, prêts à profiter de la vie ou au contraire passerions le temps comme nous le pourront ? Dans le roman, je m'accordais plutôt bien à la pensée derrière l'histoire qu'avait l'auteur sur ce sujet. De même, on suit le même genre de raisonnement sur la fonction de faucheur ? Certains abuseront-ils de ce pouvoir ? J'ai trouvé très intéressant de voir ces aspects de réflexion dans la roman en plus de l'histoire même.

   En ce qui concerne la fin, on a envie de savoir qui sera le grand "gagnant". Je n'ai pas cherché à deviner durant ma lecture de son identité et je me suis ainsi laissée portée jusqu'à cette révélation. La fin nous offre aussi une dernière dose d'action, avant de se terminer pour de bon, se suffisant à elle-même. On peut se contenter de cette dernière, ou bien continuer avec le second tome si l'on le souhaite.


   Pour conclure, j'ai bien aimé ce roman que je pensais pas autant apprécié, que ce soit pour le thème et ses personnages. Ces derniers sont intéressants, et j'ai apprécié la réflexion que l'on peut faire grâce à certaine phrases le long du roman. La fin permet de s'arrêter au premier tome si l'on le souhaite, mais je pense néanmoins poursuivre la trilogie au contexte particulier que nous offre Neal Shusterman.


Ce roman (#ISBN:9782221198674) fait d'ailleurs partie de la pré-sélection pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2018 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2018.



lundi 10 septembre 2018

[Interview] Alison Germain - Chroniques Homérides, tome 1 : Le souffle de Midas #PLIB2018




Aujourd'hui je partage avec vous l'interview que j'ai pu faire avec Alison Germain, à l'occasion de la sortie il y a quelques mois de son roman "Le souffle de Midas", premier tome des "Chroniques Homérides", dans le cadre du Prix Littéraire de l'Imaginaire 2018 organisé par Booktubers App, où le livre fait parti des pré-sélectionnés.

Je vous laisse un petit résumé tout d'abord, dans le cas où vous voudriez en savoir plus :

Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux.

Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux.

Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction…



• Tout d'abord, pourquoi avoir choisi le thème de la mythologie, thème central du roman ?
J'ai toujours été passionnée par les histoires, les légendes, les mythes et c'est vrai que la mythologie grecque m'intéresse depuis l'enfance. C'est aussi sans doute celle que je connais le mieux, sans compter que la Grèce est un pays dans lequel je rêve d'aller depuis que je suis gamine ^^ J'avoue que le mythe de Midas, en particulier, et surtout son caractère à double tranchant me semblait intéressant à exploiter. Je m'amuse beaucoup avec les Chroniques Homérides en tout cas.


• A-t-il fallu faire des recherches sur ce thème en amont, ou même durant l'écriture ?
Bien sûr ! J'avais des connaissances au départ, mais ça ne fait jamais de mal de les rafraîchir. Il existe d’innombrables versions des mythes et je trouve ça passionnant d'y mettre le nez.


• Pour partir sur l'écriture en général, as-tu des habitudes lors de la phase d'écriture ? Des petits rituels avant de se lancer dans la partie créative de son roman, ou lors de ses corrections ?
Non, je suis du genre à détester la routine ! ^^
Maiiiiis...il n'est pas rare, certes, que je m'installe devant mon ordinateur avec une tasse de thé et de la musique, mais je ne suis pas sûre qu'on puisse parler de rituel.


• Un auteur a souvent une personne qui lit ses écrits avant qu'il ne publie les chapitres sur une plateforme dédiée ou avant une éventuelle publication, afin d'avoir son avis. Est-ce le cas pour toi, et si oui, qui est cette personne ?
Oui, j'ai même plusieurs "bêta-lecteurs", deux personnes notamment, qui lisent mes écrits depuis longtemps et sur qui je peux toujours compter.


• Maintenant que le livre est publié, aux éditions du Chat Noir, quel effet ça fait de se retrouver de l'autre côté de la table lors des séances de dédicaces ?
Très bizarre ! ^^
C'est un rêve de gosse, j'en rêve depuis que j'ai...5 ans, je crois. C'est une aventure exceptionnelle, évidemment. L'exercice n'est pas facile, j'avais beaucoup de stress au début, mais c'est toujours un vrai plaisir. Ce sont des moments très riches en rencontres, en partage et c'est ce que j'aime le plus. Je suis quelqu'un d'assez réservé alors cela ne se voit peut-être pas toujours, mais je suis à chaque fois très touchée quand on vient me voir en dédicace.


• Quelle a été ta réaction lorsque tu as appris que ton livre faisait partie des finalistes du Prix Littéraire de l'Imaginaire 2018 ?
Je ne m'y attendais pas. Mon livre n'était sorti que depuis quelque mois seulement, et c'est mon tout premier ! Je suis vraiment très surprise - positivement, bien sûr ! - mais ravie. :)


• Quelles sont les inspirations, que ce soit pour l'écriture, ou pour tout autre chose ?
Tout. Tout ce que je lis, tout ce que j'écoute, tout ce que je regarde, tout ce que je mange (oui, c'est important ahah)... Je m'inspire d'absolument tout.


• A présent, on va se concentrer plutôt sur une autre de tes passions, celle de la lecture.
En effet, tu n'es pas seulement autrice, mais aussi une lectrice et Booktubeuse, que l'on peut retrouver sous le nom de Lili Bouquine, notamment sur YouTube, où tu partages tes coups de cœur livresques, tes réceptions, ainsi que d'autres types de vidéos.
A propos de Booktube, combien de temps environ consacres-tu chaque semaine à ta chaîne et son contenu ?
Maintenant que c'est en partie mon métier, c'est difficile à quantifier, puisque j'ai l'impression d'être constamment en train de travailler sur ma chaîne, sur des projets de vidéos ou autre. Un chose est sûre, c'est du boulot ! ^^ Entre la préparation en amont, le tournage, la prise de son, l'éclairage, le montage, la mise en ligne et bien sûr, l'interaction avec ma communauté sur les réseaux sociaux, sans oublier la partie administrative aussi... Cela demande du temps et aussi d'avoir plusieurs cordes à son arc, mais je ne m'en plains pas, c'est un travail passionnant.


• Tu as créé depuis quelques années le challenge littéraire appelé Week-end à 1000, que l'on peut retrouver à certaines dates, et ce plusieurs fois dans l'année, dont le but est de lire 1000 pages en un seul week end, les sessions commençant le vendredi soir à 19h et se terminant le dimanche à minuit. Comment as-tu eu l'idée de ce challenge ?
Sur un coup de tête ! Je revenais tout juste d'Angleterre où j'ai été jeune fille au pair, et j'avais une envie boulimique de lire, et je me suis dis que ce serait chouette d'embarquer d'autres personnes avec moi. Nous n'étions même pas une vingtaine à participer à la première session, aujourd'hui, chaque week-end à 1000 regroupent plusieurs centaines de lecteurs (ça me donne le tournis parfois ahah ^^)


• Si tu devais choisir trois livres (parce qu'un seul c'est vraiment trop dur à choisir, voire impossible) pour une île déserte, lesquels seraient-ils et pourquoi ceux-là ?
Euh...? La survie pour les nuls ? ^^ Ça peut être utile, non ?
Bon, ok... plus sérieusement.
1) Harry Potter et l'Ordre du phénix, mon p'tit préf de la série :p
2) L’île aux mensonges de Frances Hardinge, un immense coup de cœur pour cette autrice anglaise, trop peu connue en France. Une plume délicieuse, des intrigues poignantes et remarquablement bien ficelées. Je me souviens encore de la claque que j'ai reçu en refermant son livre, et je ne suis pas prête de l'oublier.
3) L'aube sera grandiose, de Anne Laure Bondoux. Un vrai bonheur <3 nbsp="" p="">

• Et enfin, as-tu d'autres activités autres que littéraires que tu aimes faire régulièrement ?
Alors, oui, tout à fait. J'enseigne l'étude des runes à Poudlard, à mi-temps, seulement, mais c'est passionnant ! :p
Pour de vrai, je suis une fana de séries télé, j'en regarde (beaucoup) trop. J'aime aussi beaucoup le cinéma (très très original).
Je m'intéresse aussi beaucoup à la lithothérapie, et à l’ésotérisme (oracles, tarots et autres trucs bizarres ;p).


• Merci à toi pour cette interview, ce fut un vrai plaisir pour moi de la faire. Pour conclure, que souhaiterais-tu dire pour la fin ?
Merci à toi, ce fut un plaisir.
Un dernier mot ? Je déteste les fins, alors on va dire : Hakuna Matata ;)



Vous pouvez retrouver Alison sur les différentes plateformes suivantes : 
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YouTube
Babelio

Son roman :