mardi 2 février 2021

[Chronique] The Mortal Instruments, tome 2 : La cité des cendres / La cité des ténèbres, tome 2 : L'épée mortelle – Cassandra Clare

Autrice :
 Cassandra Clare
Pages : 524
Titre original : The Mortal Instruments Trilogy, book 2: City of Ashes
Prix : 18,15€ (papier), 6,49€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome (tomes indépendants) : 
The Mortal Instruments, tome 1 : La Cité des ténèbres
• The Mortal Instruments, tome 2 : La cité des cendres
The Mortal Instruments, tome 3 : La cité de verre
• The Mortal Instruments, tome 4 : La cité des anges déchus
• The Mortal Instruments, tome 5 : La cité des âmes perdues
• The Mortal Instruments, tome 6 : La cité du feu sacré

Résumé : Le monde obscur est en émoi depuis le meurtre mystérieux d'un loup-garou survenu devant le Hunter's Moon, l'un des repaires de lycanthropes les plus fréquentés de New York. Du côté des Chasseurs d'Ombres, l'Inquisitrice, une femme insensible et austère, est dépêchée par l'Enclave pour s'emparer de l'Institut : Valentin est de retour et une guerre sanglante se prépare.

Pris dans la tourmente des événements récents, écartelés entre coeur et raison, Clary et Jace se lancent à corps perdu dans la lutte sans merci qui oppose les défenseurs du bien aux forces du mal. Une lutte qui les ménera des souterrains de la Cité Silencieuse aux eaux sombres de l'East River...



"En temps normal, je suis quelqu'un d'extrêmement facile à vivre. Excepté les jours pairs et impairs, bien sûr."



   Après un bon moment après ma lecture du premier tome qui n'avait pas été spécialement transcendante, j'ai laissé une chance à ce deuxième tome. Et pour être honnête, mon avis reste assez semblable pour cette suite.

   On retrouve nos personnages dans cet univers, mais une nouvelle menace est là. L'intrigue tient la route dans l'ensemble, il y a de l'action et tout ce qui va avec. Mais il n'y a rien de spécialement détonnant et original, et il y a plusieurs éléments qui sont d'ailleurs assez clichés de ce genre d'univers. Il y a certaines choses qui sont même un peu simples et qui auraient pu être peut-être amenés d'une autre manière selon moi.

   On en apprend finalement pas beaucoup plus autour de cet univers caché aux yeux des humains, et c'est dommage. On a un rapide aperçu à un moment, et on a quelques éléments ici et là, mais j'aurais aimé en savoir plus.

   Pour en revenir aux clichés, je trouve qu'ils sont particulièrement présents dans les relations entre les personnages. Entre "Je t'aime mais j'ai pas le droit", "Finalement je m'en fiche", "Je dois aimer lui et pas toi", ..., c'était des moments pas spécialement intéressants pour ma part. 

   Concernant les personnages, je ne suis toujours pas attachée à eux. Ils ont des réactions que je trouve pas toujours forcément bien amenées, et les personnages secondaires sont plutôt en arrière-plan par rapport à Clary et Jace, ce qui est plutôt dommage. Et je n'accroche pas à la façon d'être de Clary, on voit essentiellement une jeune adolescente en plein émoi, et c'est quelque qui ne marche généralement pas trop avec moi quand ça prend une part importante dans le roman. Ce n'est donc pas forcément négatif, mais personnellement, c'est pas mon truc, et n'accrochant déjà pas au personnage, ça n'aide pas.


   En conclusion, je n'ai pas forcément plus apprécié ce second tome que le premier. Je n'accroche pas spécialement aux personnages et à leurs réactions, et on en sait encore que peu sur l'univers à mon goût. Ce n'est pas un bouquin mauvais, la preuve en est de son succès, mais ça ne doit pas être pour moi. Je ne sais pas encore si je tenterais une dernière fois avec le troisième tome, mais ce n'est pour l'instant pas une priorité.


jeudi 28 janvier 2021

[Chronique] Territoires – Olivier Norek

Auteur :
 Olivier Norek
Pages : 374
Titre original : Territoires
Prix : 18,95€ (papier), 7,60€ (poche), 7,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome (tomes indépendants) : 
• Territoires
Surtensions

Résumé : Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste et de son équipe, le calme semble être revenu au sein du SDPJ 93. Pas pour longtemps, hélas ! L'exécution sommaire de trois jeunes caïds va les entraîner sur des pistes inimaginables. Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un chef de bande psychopathe d'à peine treize ans, des milices occultes recrutées dans des clubs de boxe financés par la municipalité, un adjoint au maire découvert mort chez lui, torturé...
et Coste se retrouve face à une armée de voyous impitoyables, capables de provoquer une véritable révolution. Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à sang ? Avec ce polar admirablement maîtrisé, Olivier Norek nous plonge dans une série de drames terriblement humains et de stratégies criminelles - loin d'être aussi fictives qu'on pourrait le croire - où les assassins eux-mêmes sont manipulés.



"La violence crée la peur et la peur soumet les hommes."



   Le genre policier n'est pas forcément ce que je préfère, mais c'est quelque chose j'apprécie de temps en temps. 

   Après Code 93 du même auteur, j'ai voulu lire la suite des aventures du personnage de Victor Coste. Cette fois-ci, on part sur le thèmes des cités.

   Je dois dire que j'ai apprécié ce livre sans pour autant être transportée, mais pour être totalement honnête, cela est dû au fait que ce n'est pas le genre que j'apprécie le plus en général, et non pas parce que le livre n'est pas abouti ou qualitatif. 

   J'ai trouvé ce livre en revanche très intéressant. Une nouvelle fois, Olivier Norek montre la réalité de certains pans de notre société, et c'est ce qui apporte un vrai plus à ses romans. Là, on se rend compte de ce qu'il se passe dans ses cités, mais aussi leur fonctionnement, leur hiérarchie, mais pas seulement. On apprend aussi les dynamiques entre les cités et les politiques, et que tout ou presque est pensé entre les membres des deux côtés, que c'est mûrement calculé entre les deux parties. 

   Je n'ai pas beaucoup d'autres choses à dire en dehors de ce point, n'étant pas été totalement réceptive du fait du genre du bouquin, ce qui est totalement subjectif.


   En conclusion, un roman que j'ai apprécié lire pour la réalité qui est dépeinte dedans, mais je n'ai pas étant pour autant transportée par l'histoire, le genre du livre n'étant pas ma prédilection.




lundi 25 janvier 2021

[Chronique] Nevermoor, tome 1 : Les défis de Morrigane Crow – Jessica Townsend

Autrice :
 Jessica Townsend
Pages : 476
Titre original : Nevermoor : The Trials of Morrigan Crow
Prix : 17,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Nevermoor, tome 1 : Les défis de Morrigane Crow
• Nevermoor, tome 2 : Le Wundereur : La mission de Morrigane Crow
 Nevermoor, tome 3

Résumé : Morrigane Crow est née le jour du Merveillon, ce qui signifie deux choses :
1. Elle est maudite.
2. Elle est condamnée à mourir à minuit le jour de ses onze ans.
Son cercueil l'attend.
Elle est sauvée in extremis par un homme étrange qui l'emmène dans le royaume magique de Nevermoor...



"Morrigane le regarda, incrédule. Elle se demanda un instant si c'était raisonnable d'être passée à travers une horloge dans un autre pays pour aller vivre avec un fou dans son hôtel."



   J'entendais beaucoup de bien autour de ce roman, et j'étais curieuse de le découvrir lorsqu'on me l'a offert.

   On entre dans un univers où Morrigane est maudite, mais elle va se faire emmener dans un monde où la magie est omniprésente. Ce n'est pas sans rappeler Harry Potter, mais je dois dire que je lui ai préféré les aventures de Morrigane que j'ai trouvé plus prenantes que celle du célèbre sorcier.

   La magie est omniprésente comme dit auparavant, mais pas forcément par le biais des personnages mais aussi par l'environnement des personnages. On a un univers qui est en haut en couleurs et on s'imagine bien l'ambiance et les décors qui ponctuent le roman. On part à la découverte de ce monde en compagnie de Morrigane, et c'est un plaisir de le faire. On suit ses questionnements mais aussi les épreuves auxquelles elle doit faire face, et c'est plus que sympathique à suivre, on se prend au jeu de son aventure. On a également des moments de vie sympathiques, emplis de magie, qui ajoutent à cet univers coloré.
   Mais on a aussi un aspect plus sombre qui se dessine petit à petit, d'autant plus à la fin, qui laisse supposer de plus grands enjeux lors du prochain tome.

   La protagoniste, Morrigane, est sympathique à suivre. C'est une petite fille plutôt attachante, qui en a marre de se faire marcher sur les pieds. Elle n'est pas parfaite, elle est parfois un peu trop entêtée et un peu espiègle, mais ça la rend d'autant plus attachante.

   La fin ouvre sur un aspect plus sombre pour la suite, et c'est ce qui est intéressant. On comprend que ce premier tome était une sorte d'introduction, et que les choses sérieuses vont commencer par la suite.


   En conclusion, un premier tome franchement sympa. On est sur un univers d'apparence enfantin, mais qui est vite attachant et prenant. C'est coloré, tout en ayant un côté plus sombre qui se dévoile, avec une protagoniste attachante. Sans être impatiente pour autant, je serais curieuse de découvrir la suite des aventures de Morrigane.




samedi 2 janvier 2021

[Chronique] Three dark crowns, book 1 – Kendare Blake

Autrice :
 Kendare Blake
Pages : 398
Titre original : Three dark crowns, book 1
Prix : 10,25€ (paperback), 15,54€ (hardback), 4,89€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Three dark crowns, book 1
• Three dark crowns, book 2: One dark throne
• Three dark crowns, book 3: Two dark reigns
• Three dark crowns, book 4: Five dark fates

Résumé : In every generation on the island of Fennbirn, a set of triplets is born: three queens, all equal heirs to the crown and each possessor of a coveted magic. Mirabella is a fierce elemental, able to spark hungry flames or vicious storms at the snap of her fingers. Katharine is a poisoner, one who can ingest the deadliest poisons without so much as a stomachache. Arsinoe, a naturalist, is said to have the ability to bloom the reddest rose and control the fiercest of lions.

But becoming the Queen Crowned isn’t solely a matter of royal birth. Each sister has to fight for it. And it’s not just a game of win or lose…it’s life or death. The night the sisters turn sixteen, the battle begins. The last queen standing gets the crown.



"It would be sweet to be cared for despite her faults, and to be wanted for her person rather than the power she comes with."





   On part sur une histoire où chaque génération de princesses triplées, lorsque ces dernières atteignent l'âge de devenir reines, une seule survivra en éliminant les autres, avec chacune d'elle a des pouvoirs qui correspondent à un clan.
   On est donc sur une intrigue de complots, de cour. Mais le roman finalement, ne démarre pas directement sur cette période, il faut une partie du roman avant d'y arriver. Ainsi, avant ça, on assiste à la préparation des différentes soeurs pour la cérémonie qui va signer le début de cette guerre entre elles. Cela permet de mieux comprendre les personnages, leur manière d'aborder la situation, mais aussi l'envers du décor dans chaque clan. C'est d'ailleurs une partie qui prend son temps, il n'y a pas de grande action qui résonne partout, c'est vraiment une sorte de mise en place des protagonistes pour le lecteur, pour appréhender l'univers et ses personnages.

   Ainsi, on fait face à des personnages qui ont des doutes, qui ont peur, mais aussi parfois défaitistes ou pleines d'espoir. C'est des personnages humains, qui savent qu'ils ont des faiblesses, et qui aimeraient être ailleurs que dans cette situation.

   Ce roman, à l'ambiance un peu sombre, en dehors de cette histoire de complots, a également trait à la magie. Chacune des soeurs appartient à un des clans aux capacités différentes. Ainsi, on a les élémentaires qui contrôlent un ou des éléments tels que le feu ou l'eau, les empoisonneurs, qui résistent à tout poison, et enfin, ceux liés à la faune et à la flore. Cela promet une dynamique intéressante pour lorsque les choses démarreront vraiment, même si on a déjà un aperçu que j'ai aimé dans ce roman.

  Concernant les personnages, j'ai plutôt bien apprécié les découvrir. Les soeurs sont différentes de par leur éducation et l'animosité envers les unes et les autres dans laquelle elles ont été élevées, et en même temps, elles ont des ressemblances en tant que sœurs. 
   C'est aussi des personnages qui évoluent dans le roman. Entre le début et la fin, elles ne sont plus les mêmes, du fait des épreuves traversées. Certes, on n'est pas encore dans la compétition elle-même, mais les personnages ont déjà pu changer dans leur personnalité.

   On a également une révélation finale à laquelle je ne m'attendais pas et que j'ai bien aimé. Je pense que certains lecteurs l'auront vu venir au fil des pages, mais je me suis personnellement laisser portée dans chercher à savoir ce qu'il adviendrait à la fin. Cette dernière promet un tome suivant certainement plus explosif et dynamique, avec cette compétition qui devrait réellement commencer et avec des personnages qui ont évolué.

  Pour ce qui est du niveau d'anglais, j'ai parfois eu un peu de mal à suivre dans le sens où il me fallait relire certaines phrases pour bien les comprendre Je pense que cela est notamment dû au genre, puisque la fantasy, surtout adulte, n'est pas toujours évidente à appréhender. Cela fait donc que j'ai lu ce roman en un laps de temps plus important qu'un livre en français, et je pense également que je n'ai donc pas autant été investie par l'histoire que j'aurais pu l'être.


   En bref, un roman sympathique qui est surtout une préparation à l'épreuve à laquelle vont devoir faire face les personnages. On voit ainsi quels sont les protagonistes, leur personnalité et leur perception de cette épreuve, permettant de mieux appréhender cet univers.




samedi 19 décembre 2020

[Chronique] Tupinilândia – Samir Machado de Machado

Autrice :
 Samir Machado de Machado
Pages : 512
Titre original : Tupinilândia
Prix : 23,60€ (grand format), 14,99€ (numérique)

Résumé : Tupinilândia se trouve en Amazonie, loin de tout. C'est un parc d'attractions construit dans le plus grand secret par un industriel admirateur de Walt Disney pour célébrer le Brésil et le retour de la démocratie à la fin des années 1980. Le jour de l'inauguration, un groupe armé boucle le parc et prend 400 personnes en otages. Silence radio et télévision.

Trente ans plus tard, un archéologue qui ne cesse de répéter à ses étudiants qu'ils ne vont jamais devenir Indiana Jones revient sur ces lieux, avant qu'ils ne soient recouverts par le bassin d'un barrage. Il découvre à son arrivée une situation impensable : la création d'une colonie fasciste orwellienne au milieu des attractions du parc dévorées par la nature. À la tête d'une troupe de jeunes gens ignorant tout du monde extérieur qu'ils croient dominé par le communisme, il va s'attaquer aux représentants d'une idéologie qu'il pensait disparue avec une habileté tirée de son addiction aux blockbusters des années 1980.

Avec humour, intelligence et une imagination foisonnante, l'auteur renverse les clichés des romans d'aventures et des films d'action tout en réfléchissant sur l'ambiguïté de la nostalgie, l'importance de la mémoire et les dangers du nationalisme.



"Nous ne renonçons pas facilement à ce que nous aimons."






   Le résumé nous laisse penser que nous allons suivre un archéologue qui se retrouve au fin fond de l'Amazonie dans une ville oubliée, remplie de fascistes qui se croient toujours sous le régime brésilien des années 80.
   Et bien, pour commencer, cette partie du roman intervient finalement assez tardivement. Ce roman se découpe en réalité plutôt en trois grandes parties.
   La première permet de mettre en contexte plusieurs aspects du roman, que ce soit comment un entrepreneur est arrivé à cette idée de parc d'attractions en pleine Amazonie, mais aussi un contexte politique pour mieux comprendre la situation politique, bien sûr, mais également sociale du pays. Cela peut paraître long à se mettre en place, surtout qu'on a beaucoup de descriptions, parfois même de choses inutiles, mais on comprend en arrivant dans les deuxième et troisième parties du bouquin que cette mise en place contextuelle permet de mieux appréhender, d'autant plus pour cette même troisième partie, le pourquoi du comment, et comment tout a pu en arrivé là. 
   Et en dehors du roman, cela permet également d'un peu mieux comprendre la situation politique et sociale actuelle du Brésil.

   Ensuite, la seconde partie concerne le parc lui-même. On a un vrai aperçu de ce microcosme, et l'importance des descriptions permet d'essayer de visualiser tout cet univers. J'ai plutôt bien aimé cette partie, de m'immerger dans un parc d'attraction à la brésilienne, avec une inspiration non cachée à l'oeuvre de Walt Disney. En parlant de Disney, ce dernier est abordé plusieurs fois, notamment dans la partie précédente, et j'ai trouvé ça intéressant. Je connaissais la majorité des informations données pour les avoir déjà rencontrées dans un documentaire, mais ça reste enrichissant de les voir dans le roman.
   Cette seconde partie du roman, finalement, correspond entièrement au début de la quatrième de couverture que l'on a, avec l'action qui commence à s'enclencher.

   Enfin, la dernière partie concerne enfin ce que laissait présager le résumé, avec comme protagoniste cet archéologue. J'ai franchement bien aimé, bien qu'avec encore de très nombreuses descriptions, puisqu'on entre dans une société totalement à la Orwell comme annoncé sur la quatrième de couverture. J'ai trouvé intéressant de voir comment on pouvait détourner quelque chose pour en faire une autre totalement différente de l'idée de départ. 

   Concernant les personnages, sans y être forcément attachée, puisqu'en plus on change selon les parties donc les périodes, j'ai apprécié les suivre et découvrir tout cet univers par leur biais.

   Un roman au final, avec lequel j'ai passé un agréable moment. Certes, je dois avouer que les descriptions sont plus que nombreuses, et de ce fait, il ne conviendra pas à tout le monde. Mais j'ai apprécié ce côté parc d'attraction, qui finalement se retrouve abandonné au milieu de la jungle. C'est une esthétique qui personnellement me fascine, de voir retomber entre les mains de la nature quelque chose où la vie a ou devait grouiller.
   On a une première partie qui s'avère assez longue, mais qui au final porte son sens dans la suite, et qui m'a permis d'en savoir plus sur la situation politique et sociale controversée du Brésil. Mais on passe à la vitesse supérieure à un moment, pour quelque chose de plus dynamique, avec en effet, des courses-poursuite à la Jurassic Park (mais sans les dinosaures, remplacés par des militaires extrémistes). 




[Chronique] Alchimia, tome 3 – Samantha Bailly & Miya

Autrice & illustratrice : Samantha Bailly & Miya
Pages : 192
Titre original : Alchimia, tome 3
Prix : 7,50€ (papier), 4,49€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
Alchimia, tome 3

Résumé : Afin de s'acquitter de sa dette envers Idan, Saë, épaulée par Ethiel, l'aide à s'échapper des geôles de Prima Mundi. À bord de l'Atelier, ils font cap vers Ifen pour ramener Idan parmi les siens. Dans l'espoir d'être graciés de cet acte de haute trahison, les deux fugitifs décident de prêter main-forte à Idan pour contrecarrer les plans de l'armée ifénienne et, peut-être, éviter un véritable génocide. Malheureusement, la tâche est loin d'être simple, car il leur faut persuader Isantana, l'épouse du terrible général Iyo, de concocter l'antidote au poison qu'elle a elle-même conçu pour éradiquer les alchimistes. Et le chemin jusqu'à Terrance, où se trouve la botaniste, est semé d'embûches...
Pourtant, au sein des terres ennemies avec Idan pour seul guide, cette mission pourrait bien être pour Saë la clef qui mène aux secrets d'un passé oublié, et à son propre coeur.



"Poison et antidote sont les deux facettes d'une même pièce."




   Ce troisième tome est à la hauteur des précédents, on est pris dans l'histoire et j'ai été ravie de retrouver les personnages et plus particulièrement Saë.

   Cette fois-ci est l'occasion d'avoir un aperçu du royaume d'Ifen que l'on n'avait pas encore vu jusqu'ici. Ça permet d'avoir un autre aperçu que celui de donneurs de guerre, montrant une fois encore que tout les citoyens n'ont pas les mêmes opinions que leurs dirigeants.

   On a enfin un aperçu des Alchimistes des pierres, même si c'est assez succinct, et comme dans le tome deux, on voit beaucoup plus la magie des Alchimistes des âmes, par le biais d'Ethiel. Ethiel qui a d'ailleurs une sacrée évolution entre le premier et dernier tome, comme Saë.

   Il y a des réponses que l'on n'a pas dans ce dernier tome, et sur le coup, il faut avouer que ça m'a frustrée. Et finalement, je ne le suis plus du tout, parce que ça correspond à ce que fait passer le manga, que l'on n'a pas forcément besoin de connaitre son appartenance quand on a déjà une famille autour de nous.

   Le dénouement est peut-être un peu rapide, mais en cohérence avec une trilogie, qui se doit d'être assez succincte pour un tel univers.

   Cette trilogie, c'est aussi des messages et thèmes qui ne se cantonnent pas à la fiction. Ça parle d'empathie, d'appartenance, de souvenirs et du devoir de mémoire, de famille, de peur de l'inconnu, et encore bien d'autres, qui ont bien des échos dans notre réalité, ce qui rend le tout d'autant plus intéressant.

   J'ai franchement bien accroché à cette trilogie. Je ressors avec une impression de pas assez, pas parce qu'il manque des éléments dans les mangas, mais parce que l'univers est tellement riche, intriguant et prenant que j'adorerais pouvoir me replonger dans un autre tome sur celui-ci.


   En résumé, cette trilogie a vraiment été une très bonne découverte. Je ne suis pas du tout une adepte des mangas, et pourtant, je me suis laissée porter par cette histoire, cet univers riche et ses personnages, avec succès.



[Chronique] Alchimia, tome 2 – Samantha Bailly & Miya

Autrice & illustratrice : Samantha Bailly & Miya
Pages : 192
Titre original : Alchimia, tome 2
Prix : 7,50€ (papier), 4,49€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
Alchimia, tome 2

Résumé : Après avoir caché Idan sur l'Atelier, Saë doit maintenant utiliser l'alchimie sur lui enfin de prouver les bonnes intentions du jeune homme.

Ce qu'elle découvre laisse présager de grands dangers pour les alchimistes  !
Saë va devoir oeuvrer pour sauver son royaume, tout en protégeant Idan et ses terribles secrets  ! Comment Ethiel va-t-il réagir au rapprochement de la jeune fille et de son ennemi  ?




   Dans ce tome, on enchaîne juste après la fin du premier. On est toujours sur une bande de personnages dans un pays en guerre, qui se battent pour la survie de leurs croyances et de leur peuple. L'univers est aussi prenant que le premier et donne envie d'en apprendre plus, notamment sur le royaume d'Ifen.

   On en apprend plus sur les différents personnages, sur leur passé, ce qui permet de mieux les comprendre, notamment Idan. Chez Saë, on sent une évolution qui s'est mise en route chez elle, tout en gardant l'empathie qui la caractérise, ce qui en fait un personnage agréable à suivre.
   Encore une fois, on n'est pas sur du noir et blanc concernant les personnages, on est sur des nuances de gris, et c'est justement ce qui les rend plus intéressants.

   On a également quelques nouvelles questions qui se posent dans ce tome, donnant l'envie d'en savoir plus, d'avancer dans l'histoire.

   J'avoue en revanche que l'on ne voit pas encore d'Alchimistes des pierres, et je serais curieuse de les voir en action et d'en savoir plus sur eux.

   Les dessins sont toujours sympathiques, avec un chouette travail sur les vêtements et décors. 


   Et la fin, encore une fois, donne en quelques pages l'envie de savoir ce quoi il retourne, de connaitre la suite. Une nouvelle fois, un très bon moment passé avec ce manga !