lundi 1 avril 2019

[Chronique] Les Chroniques lunaires, tome 1 : Cinder - Marissa Meyer

Auteur : Marissa Meyer
Pages : 416
Titre original : The Lunar Chronicles, book 1 : Cinder
Prix : 17,90€ (grand format), 7,90€ (poche), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Les Chroniques lunaires, tome 1 : Cinder
• Les Chroniques lunaires, tome 2 : Scarlet
• Les Chroniques lunaires, tome 2.5 : L'armée de la reine
• Les Chroniques lunaires, tome 3 : Cress
• Les Chroniques lunaires, tome 3.5 : Levana
• Les Chroniques lunaires, tome 4 : Winter


Résumé : Les humains et les androids se pressent dans les rues bruyantes de la Nouvelle-Pékin. Une peste mortelle ravage la population. Depuis la lune, un peuple sans pitié observe la situation, en attendant de passer à l’attaque… Personne ne sait que le sort de la Terre ne dépend que d’une seule fille… Cinder est un cyborg, une mécanicienne très douée. Citoyenne de seconde classe, elle a un passé mystérieux, et vit avec ses désagréables belle-mère et belles-sœurs. Sa rencontre avec le prince Kai va la précipiter au cœur d’une lutte intergalactique. Partagée entre le devoir et la liberté, la loyauté et la trahison, elle doit découvrir les secrets de son passé, afin de protéger l’avenir de son monde.




"Il est plus facile de convaincre les autres que l'on est beau quand on en est soi-même persuadé."




   Cela faisait un long moment que je voulais découvrir ce roman, sachant parfaitement qu'il allait me plaire de part le résumé et les avis. Et je me suis enfin lancée, et je ne regrette absolument pas ma lecture que j'ai terminé en une journée, ce qui ne m'était pas arrivée depuis très longtemps !

   J'ai aimé découvrir cette réécriture du conte de Cendrillon, d'une manière propre à l'autrice. On retrouve des aspects du conte original, mais Marissa Meyer a apporté sa touche pour que cette histoire puisse se différencier de celle que l'on connaît. Et cela passe notamment par l'univers cyberpunk que l'on a tout du long de la lecture : Cinder est un cyborg, les androids et écrans interposés sont parties intégrantes de la vie quotidienne, la technologie y est prépondérante. J'ai beaucoup aimé retrouver ce genre d'univers tout le long du roman, un genre que je lis personnellement peu et sur lequel je devrais plus m'attarder.

   Concernant l'histoire elle-même, j'ai été complètement prise dedans, ayant dévoré le bouquin en une journée. Je l'ai trouvée prenante, avec des révélations qui nous sont faites au fur et à mesure et qui nous font découvrir tout un pan de l'univers créé par l'autrice et que l'on découvrira certainement encore plus dans les tomes suivants.
Une des révélations peut se deviner avant que l'un des personnages nous en fasse part, mais de ce côté, je pense que c'était voulu par l'autrice, l'indice étant plus ou moins décelable et compréhensible.

   Pour ce qui est des personnages, j'ai beaucoup aimé Cinder, Kai mais aussi Peony, qui était particulièrement adorable. J'ai aimé suivre ces personnages, et j'ai notamment apprécié de voir que l'autrice s'était détachée de l'idée des deux soeurs et de la belle-mère dédaigneuses, pour faire de l'une d'elle un personnage appréciable et empathique. J'ai apprécié voir Cinder avec un métier "d'homme" et s'en sortir parfaitement, sans avoir besoin de l'aider de personne. Cela faisait ressortir son côté débrouillard, que j'ai personnellement apprécié tout le long de ma lecture. Pour le personnage de Levana, j'avoue être curieuse d'en apprendre plus sur elle et sur son peuple, de comprendre la raison de leur façon d'être et de penser, mais aussi sur son fonctionnement.

   Toujours à propos de Cinder, en plus d'être le personnage principal de cette histoire, elle permet de montrer à quel point la différence peut faire peur. De même, à travers elle, on se rend compte que les préjugés nés de la façon où on nous a appris à penser sont tenaces, parce qu'ancrés depuis le début en nous par nos parents mais aussi les autres autour de nous, entraînant une méfiance envers ce qu'on pense connaître alors qu'en réalité, nous n'en savons rien ou très peu. Cela nous permet de nous poser des questions sur le sujet de la différence et de l'étranger, un thème que j'ai apprécié voir abordé dans le roman.

   J'ai aimé suivre la fin, qui n'est pas sans rappeler celle du conte original de part quelques éléments, tout en se différenciant de bien des manières. Elle apporte de l'action et une tension dans les dernières pages, nous donnant envie de découvrir la conclusion du livre. Elle soulève aussi des questions dont l'on aura certainement des éléments de réponse dans le tome suivant, et permet d'introduire un futur personnage de l'un des tomes de la série, incitant à poursuivre la lecture de la saga.


   Pour conclure, je ne regrette pas d'avoir enfin lu ce roman, qui me donnait envie depuis un long moment déjà. Comme je le pensais, j'ai beaucoup aimé suivre Cinder dans ce monde aux airs cyberpunk, tout en retrouvant par quelques petits éléments disséminés ici et là le conte dont cette histoire s'est inspirée. Le tout se lit très facilement tout en abordant des thèmes importants par le biais du personnage principal, et j'ai hâte d'en savoir plus en lisant le prochain tome, afin d'avoir des réponses à certaines questions soulevées dans ce premier tome.



lundi 18 mars 2019

[Chronique] Chrono mortel - Gaël Tomaz

Auteur : Gaël Tomaz
Pages : 464
Titre original : Chrono mortel
Prix : 13,00€ (papier), 2,99€ (numérique)


Résumé : Un braquage qui tourne mal, un assassin qui s'acharne. Une victime qui fuit pour fouiller dans son passé à la recherche de la vérité. Et le temps qui court pour le capitaine Colano de la section recherches de Marseille. Qui est Audrey Barthes et pourquoi doit-elle mourir ? Et si les réponses, à toutes les questions qu'il se pose, se trouvaient tout simplement dans le coffre d'une voiture, de l'autre côté du Rhône ?







Merci à l'auteur pour ce service presse.
   Nous plongeons directement dans l'enquête, en découvrant un corps dans le coffre d'une voiture, un procédé plus communément appelé "barbecue" dans le milieu. Mais pour quelles raisons ? Trafic de drogue ? Ou serait-ce plutôt lié au braquage ayant lieu dans une boulangerie ? C'est ce que l'on va découvrir dans le roman.

   L'auteur ayant été anciennement gendarme au sein de la police judiciaire, on comprend vite que même si l'histoire est une fiction, on aura des éléments réels, notamment pour les différentes unités mobilisées ou pour des parties de procédure. Cela permet ainsi d'en savoir plus sur le milieu de la gendarmerie, mais aussi sur les forces de l'ordre en général lors d'enquêtes judiciaires, et cela est plutôt intéressant. Néanmoins, je dois dire que cela m'a peut-être parfois perdue, puisqu'on retrouve énormément d'acronymes, qui ne sont pas forcément simples à appréhender quand on n'est pas familier avec eux.

   Concernant l'histoire, on est plongé dans une enquête qui se révèle plus dense et plus complexe que prévue, permettant de suivre l'intrigue du début à la fin avec intérêt. On suit cette histoire selon différents points de vue, permettant d'aborder l'intrigue sous différents angles : de celui de l'enquêteur, de la victime, ou encore des criminels.  Le thème abordé est d'actualité, et j'ai apprécié pouvoir le voir dans ce roman.

   Pour ce qui est des personnages, j'avoue que je ne me suis identifiée à aucun d'entre eux. Ils étaient nombreux, de ce fait, certains avaient des contours plutôt flous, ne sachant si c'était bien la même personne dont l'on parlait (parfois les personnages sont désignés par leur prénom, d'autres fois par leur nom de famille), ou parce qu'ils étaient assez secondaires à l'intrigue. D'autres étaient bien présents et identifiables, mais je n'ai personnellement su m'y attacher.

   Il y a un point qui m'a parfois rendue confuse, c'est la construction des dialogues. Elle est assez inhabituelle, et je dois dire que cela m'a parfois rendue la compréhension plus difficile, non pas de l'intrigue et de ce qui tournait autour, mais pour savoir qui était en train de parler. L'absence de verbes de parole (ce qui ne pose pas forcément de problème en soit) ne m'a pas aidée, et j'avoue avoir parfois dû revenir quelques lignes en arrière afin de vérifier si j'avais bien compris qui était le locuteur.

   Un petit point négatif à soulever : une présence de plusieurs fautes de grammaire. Cela ne gêne en aucun cas la compréhension de l'histoire, mais elles restent néanmoins présentes.

   Concernant la fin, j'ai apprécié la découvrir. On comprend les enjeux derrière tout ce qu'on a suivi ainsi que le titre du roman. L'action est présente, on ne sait quel en sera le résultat. J'avoue avoir été étonnée du temps de réaction de certaines entités haut placées face aux circonstances, mais on comprend que c'est malheureusement la procédure dans la vie réelle, malgré l'urgence d'une situation. On a l'envie de découvrir le dénouement de cette histoire, de savoir jusqu'où ça ira, et j'ai aimé pouvoir lire cette fin.


   Pour conclure, je suis personnellement mitigée autour de cette lecture. J'ai eu du mal avec la construction des dialogues qui m'a parfois perdue et je me suis pas attachée aux personnages. Néanmoins, de part son ancienne profession, on en apprend plus sur le système judiciaire français, sur différents services qui le compose, et cela est intéressant à voir malgré le nombre plutôt important d'acronymes au fil des pages. J'ai personnellement était plus emballée par la fin, et j'ai apprécié le thème choisi par l'auteur. Je pense simplement que cette lecture n'était pas forcément pour moi, et que le roman saura trouver son public.


jeudi 14 février 2019

[Chronique] Rozenn, Livre I - Laëtitia Danae #PLIB2019

Auteur : Laëtitia Danae
Pages : 336
Titre original : Rozenn, Livre I
Prix : 19,99€ (papier), 5,99€ (numérique) (Le livre papier en meilleure qualité sur le site de la maison d'édition)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Rozenn, Livre I
Rozenn, Livre II

Résumé : Rozenn Kaplang est une djinn. Durant de longues années, son peuple a souffert de la domination des dagnirs, mais si l’esclavage est officiellement aboli, la liberté, elle, garde un goût amer. Et si une union entre princes et princesses de ces différentes tribus permettait de tirer un trait sur un douloureux passé ?





"Pourquoi réduire son prochain en esclavage alors qu'ensemble, nous pourrions accomplir de merveilleuses choses qui embelliraient notre monde ?"






   J'entendais beaucoup parler de ce livre, qui récoltait beaucoup de critiques positives. J'étais ainsi plutôt curieuse de découvrir ce roman, d'autant plus avec l'ambiance orientale qui l'entoure.
   On plonge ainsi aux côtés de Rozenn, une princesse djinn, qui va se retrouver à aller dans le palais de leurs ennemis, dans l'espoir, pour son père et le dirigeant ennemi, de faire la paix par le biais d'un mariage entre leurs enfants respectifs. Seulement, Rozenn se montre assez méfiante envers ce peuple qu'on lui a toujours appris à détester, et peut-être à raison.

   Je dois dire qu'au niveau de l'intrigue, je ne m'attendais pas vraiment à ça. On se retrouve plus dans des intrigues politiques, dans la vie de Rozenn au palais et ses rencontres princières, plutôt que dans une histoire pleine d'action. Je pensais m'attendre à une sorte de rébellion de la part du personnage, et, même si on la retrouve d'une certaine manière, je m'attendais à ce que cela de manière plus active que ce que l'on a dans ce tome. Ainsi, j'ai eu l'impression que le temps n'avait pas tant avancé en tournant les pages.

   En revanche, on en apprend petit à petit plus sur chacun des peuples, mais aussi sur une intrigue politique qui se dévoile un peu plus au fil des pages. Ce fut intéressant à suivre, de suivre le raisonnement et les réactions de Rozenn suite à ces découvertes. J'ai aussi apprécié en découvrir plus sur le pouvoir des djinns, sur leurs capacités qu'on devine pourtant amoindries par une entrave que chacun d'entre eux porte.

   J'ai aussi beaucoup aimé cette ambiance orientale tout au long du roman, ne lisant que peu de livres avec cette touche plus "exotique". On découvre de ce fait des tenues traditionnelles, des prénoms mais aussi des objets typiquement orientaux que l'on ne voit pas souvent dans les romans.

   Ce qui était intéressant également était ce qu'on pouvait retirer de ce roman. Par la biais de Rozenn, on se rend compte que les a priori ne correspondent pas toujours à la réalité. Rozenn déteste les dagnirs, parce qu'on lui a appris à le faire, à se méfier de tous ceux de ce peuple. Mais petit à petit, elle va se rendre compte que tous les dagnirs ne sont pas comme elle le pensait, que certains peuvent être tout aussi agréables que des djinns. Cela montre ainsi qu'il faut apprendre à connaître les gens, à revoir son jugement sur eux, et ce malgré les sentiments que l'on nous a inculqué envers eux.

   Concernant les personnages, je les ai plutôt bien apprécié. Rozenn est quelqu'un que certains qualifieraient d'indomptable, qui ne veut perdre sa liberté pour rien au monde. Elle se bat pour ce en quoi elle croit, peu importe que les autres ne soient du même avis. Bien qu'elle puisse parfois sembler capricieuse, j'ai apprécié suivre ce personnage. J'ai aussi apprécié sa sœur aînée Odeleen, douce et sage, mais j'ai en revanche eu plus de mal avec la personnalité de Daire, qui s'intéressait plus aux choses superficielles du fait de son jeune âge. Concernant les princes, j'en ai apprécié certains, et reste pour l'instant réservée sur l'un d'eux, parce qu'à mon avis, ce qu'il montre n'est pas forcément ce qu'il est vraiment.

   Au niveau de la plume, je dois dire que cela se lit très rapidement, et ce malgré que j'ai trouvé l'intrigue pas aussi active que je l'aurais pensé.

   Pour ce qui est de la fin, elle ouvre sur le prochain et dernier tome de la série, et laisse deviner que le tout sera plus énergique, comme je le pensais pour le premier tome.


   Pour conclure, je dirais que j'ai apprécié ma lecture avec ce côté oriental, malgré que cela ne correspondait pas tout à fait à ce que j'en attendais. Je pensais découvrir une intrigue dynamique au niveau de l'action, mais on se trouve plus dans des péripéties politiques dans ce premier tome. Néanmoins, le tout se lit très rapidement avec intérêt, et étant donné la fin, je pense que je lirais la suite qui s'annonce plus énergique que son prédécesseur.


Ce roman (#ISBN9791094786352) fait d'ailleurs partie de la pré-sélection pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2018 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2019.



dimanche 3 février 2019

[Chronique] The Big History Show, tomes 1 et 2 - Jeanne Bocquenet-Carle

Auteur : Jeanne Bocquenet-Carle
Pages : 311 (tome 1)
Titre original : The Big History Show
Prix : 16,90€ (papier), 6,40€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• The Big History Show, tome 1 : L'Emission
• The Big History Show, tome 2 : L'Emission, Spéciale Ados

Résumé : Qui ne connait pas encore The Big History Show ?
Suivez avec nous les aventures de Coline, Chris, Jean et des autres candidats dans ce jeu de télé-réalité hors normes, qui envoie ses participants s’affronter dans les couloirs du temps !

Coline a vingt-quatre ans et vient de se faire plaquer par son petit ami. Sa sœur lui fait la surprise de l’inscrire à The Big History Show. Ensemble, elles vont plonger dans des époques lointaines et dangereuses au péril de leur vie.
Chris a subi une agression et ses blessures cicatrisent à peine. Est-ce bien raisonnable pour lui de se lancer dans une aventure aussi incertaine ?
Jean est guide de haute montagne et il pensait avoir conquis les sommets. Il va devoir se débattre dans cette émission qui bouleversera son existence à jamais. On ne revient pas le même d’un voyage dans le temps.

Et vous ? Êtes-vous prêt pour The Big History Show ? Êtes-vous prêt à faire face à un programme télé aussi brutal que les époques qu’il visite ? En sortirez-vous indemne ?



"Si l’histoire devait être courte, elle serait extraordinaire."






Exceptionnellement, je ferais ici mon avis sur les deux livres de la série au lieu d'en consacrer un à chacun.
   J'ai pu découvrir ces lectures avant leur publication, étant membre du comité de lecture de la maison d'éditions. Et déjà à ce moment-là, avant leur passage par les corrections, j'avais vraiment apprécié mes lectures. 
   Il est important de noter que les deux livres peuvent se lire indépendamment et dans l'ordre voulu. J'ai personnellement commencé par le second ouvrage, et je n'ai eu aucun souci à me plonger dans celui-ci.

   Au tout premier abord, on pourrait un peu penser aux Hunger Games, avec les candidats qui se font éliminer petit à petit jusqu'à trouver un vainqueur. Néanmoins, on s'en éloigne rapidement, notamment du fait de cette histoire de voyage dans le temps. 
   C'est cet élément qui donne une grande partie de l'intérêt que l'on peut porter aux romans. En effet, dans les deux livres, on découvre différentes époques, plus ou moins éloignées, comme par exemple la période de la Révolution française, ou encore durant la Seconde Guerre Mondiale. Les époques sont assez différentes, et il est intéressant de s'y retrouver plongé, l'autrice ayant fait attention que les différents éléments de l'intrigue correspondent. Par exemple, les vêtements des personnages sont pensés pour s'accorder avec l'époque choisie par la production. En tout cas, j'ai vraiment apprécié pouvoir voyager ainsi, durant quelques chapitres, dans différentes temporalités.
   Grâce à ces voyages dans le temps et ces épreuves entraînant des éliminations, on est pris dans l'intrigue du roman, afin de savoir ce qu'il adviendra des personnages, qui restera à la fin, quelle époque nous allons cette fois-ci découvrir. Je ne me suis personnellement pas ennuyée dans les romans, d'autant plus quand on se rend compte que tout ne se passe pas forcément comme prévu, et que les dangers sont bien réels quand les personnages s'en vont vers d'autres époques.

   Un point néanmoins à soulever, l'intrigue des voyages peut être longue à débuter. De mon côté, cela ne m'a pas trop gênée, puisque les premiers chapitres permettent de connaître les motivations de chacun dans sa participation à l'émission, mais cela peut paraître un peu lent à certains lecteurs.

   Pour ce qui est des points de vue suivis dans les romans, on va alterner entre différents candidats, mais aussi avoir quelques chapitres rapides sous le regard du présentateur de l'émission. Ce découpage permet de savoir où les différentes équipes sont durant les voyages, de connaître leur avancée et ce qu'ils sont en train de vivre plus ou moins indépendamment des autres.

   Concernant les personnages, on ne s'attache pas à tous de la même manière. En effet, du fait qu'il y en ait qui soient éliminés durant les premières épreuves, on a forcément moins de temps pour en savoir plus sur eux, et ils prennent ainsi moins d'importance. De ce fait, on peut plus ou moins aisément deviner à une près les équipes qui vont aller en finale au fil de la lecture, puisque les personnages en seront plus développés que d'autres. Et parmi ces derniers, il y a en a avec qui, ça ne passe pas forcément, du fait de leur personnalité. Je pourrais de mon côté citer le personnage d'Amandine dans le tome Spéciale Ados, qui m'a plus d'une fois exaspérée, mais qui apportait néanmoins un autre type de caractère au roman.


   Pour conclure, j'ai vraiment apprécié faire ces lectures, ce fut une bonne découverte. J'aime souvent le fait de voyager dans le temps afin de découvrir d'autres époques, et j'ai trouvé que l'autrice l'a bien réussi dans ses romans, abordant rapidement mais correctement plusieurs temporalités différentes. L'idée d'épreuves et d'éliminations m'a aussi plu, et je pense que ce roman a vraiment de quoi plaire.


vendredi 25 janvier 2019

[Chronique] Cyberattaque : Plongez au coeur du blackout - Angeline Vagabulle & Renard

Auteur : Angeline Vagabulle (écriture) & Renard (illustrations)
Pages : 220
Titre original : Cyberattaque : Plongez au coeur du blackout
Prix : 9,00€ (papier), 2,99€ (numérique)


Résumé : A l'heure de l'hyperconnexion digitale, que se passerait-il si, en l'espace d'un éclair, quelqu'un détruisait tous nos systèmes informatiques ? 27 Juin 2017 : une cyberattaque mondiale frappe de plein fouet plusieurs multi-nationales. Angeline, collaboratrice engagée dans une course effrénée aux résultats, se trouve brutalement plongée au milieu du chaos. En l'espace d'une seconde, la sur-activité laisse place au silence du grand vide. Sans information. Et surtout, sans aucun moyen de communication. Après le choc des premières heures et les jours qui s'égrènent, comment faire pour relancer la machine ? Cette grande entreprise globale n'est-elle finalement qu'un colosse aux pieds d'argile ? Comment continuer à travailler alors que la totalité des outils de travail ont été détruits ? Laissez-vous emporter dans cette suite bien surprenante de "Global Work : on marche sur la tête ! " qui vous plongera dans les affres de la grande déconnexion. (PEUT SE LIRE INDÉPENDAMMENT)







Merci à Angeline Vagabulle pour m'avoir accordé une nouvelle fois sa confiance.

   J'avais lu le premier livre de cette série l'été dernier, que j'avais plutôt bien apprécié. 
   Cette fois-ci, on replonge dans le milieu du travail, mais lors d'un événement plutôt négatif pour l'entreprise, mais très actuel. En effet, Angeline Vagabulle va nous narrer comment cela s'est déroulé durant toute une période suite à une cyberattaque envers la société pour laquelle elle travaille. L'événement qu'elle nous raconte se passe en 2017, ce qui l'ancre parfaitement dans notre société actuelle hyperconnectée. 

   Ce livre apporte une véritable réflexion sur le sujet au fil des pages. On se rend compte à quel point nous sommes connectés depuis quelques années, et que nous devenons indépendants de cette technologie. On le voit dans l'ouvrage, dès lors que les moyens de communication numériques disparaissent, nous sommes comme perdus, ne sachant comment faire pour s'en sortir, particulièrement au début.

   L'autrice nous le montre, le numérique, lorsqu'il y a une attaque, est très fragile. On perd tout, on n'a plus rien, et parfois même, on ne peut même plus travailler, ou presque plus. Dans son entreprise, tout était informatisé, comme cela tend à se faire dans de plus en plus d'entreprises. Que ce soit les mails, les appels qui passent par Internet, les répertoires et documents dématérialisés, tout se passe par l'informatique. Mais comment fait-on alors lorsque tout tombe en panne pendant une durée indéterminée ? On le voit ici : tout s'arrête ou presque, on ne sait plus quoi faire ou comment le faire, on n'a plus accès à rien. Ce fut très intéressant de voir cet aspect fragile de la technologie, qui pourtant fait partie de notre quotidien.

   Mais ce n'est pas le seul sujet abordé dans ce court livre. On remarque également lors de la lecture le travail interminable et sans fin auxquels peuvent être confrontés les employés dans des grosses entreprises (c'est en tout cas le cas dans le livre). Angeline Vagabulle s'en rend compte, elle avait parfois des journées à rallonge, avec à peine le temps de manger ou de passer aux toilettes entre deux conférences ou réunions. Elle se rend compte, qu'avec ce rythme effréné imposé, on ne connaît pas ceux qui nous entourent, les collègues, on ne sait plus apprécier les petits moments de pause, toujours à la recherche de plus de temps et de productivité. Cela est tellement peu habituel pour l'autrice qu'elle dit qu'au bout d'un certain temps, elle ressentirait presque un vide, comme si elle avait trop de temps à présent. Et pourtant, ne faudrait-il pas justement avoir quelques moments à soi, pour se reposer rien qu'intellectuellement ?

   Dans le livre, on se rend compte aussi de l'ego de certaines grosses entreprises, comme quoi elles seraient tellement importantes que de toute façon, elles sont invincibles. On s'en rend compte par le biais de quelques mails que l'autrice nous retranscrit (tout en gardant l'anonymat des personnes concernées). Dedans, on voit que l'entreprise se croyait intouchable, et une fois attaqués, que le problème serait réglé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Avec ces quelques messages, on voit bien l'esprit de certaines grosses entreprises, qui se croient supérieures aux autres, intouchables, juste parce qu'elles ont une activité importante. Dommage pour elles, ce n'est pas forcément le cas.

   Pour accompagner le texte, on a une nouvelle fois les dessins humoristiques de Renard, apportant une touche un peu plus imagée de ce que l'on nous raconte, et permettant aussi de faire des transitions.

   Concernant l'humour de l'autrice, il est toujours présent, quoique peut être un peu moins, du fait que cela soit un peu plus narré. Il ne se présente pas tout à fait avec la même forme, mais il est toujours agréable de rencontrer ces petites touches humoristiques au fil de notre lecture.


   Pour conclure, je dirais que j'ai apprécié cette lecture comme son prédécesseur, voire un peu plus. Je pense que c'est le fait d'avoir ici un contenu plus narré que dans le précédent livre, cela m'a permis de me plonger plus facilement dedans, ainsi que le fait que le livre entraîne une certaine réflexion que le sujet de l'hyperconnexion.
   On retrouve toujours un côté humoristique dans l'oeuvre, mais aussi de nouveaux sujets traités. On découvre ainsi, dans notre société hyperconnectée, le problème des cyberattaques, à lesquelles aucune société n'est complètement protégée. Mais derrière cet humour, le livre amène une véritable réflexion sur la question de notre connexion à tous niveaux : est-ce vraiment une bonne idée de tout faire passer par le numérique ? Cela rejoint ainsi, d'une certaine manière la question autour des données et de leur utilisation, et ancre ainsi le livre dans l'actuel immédiat, et certainement dans les années à venir.


vendredi 18 janvier 2019

[Chronique] Carbone N°02 : Maisons hantées !

Auteur : Collectif
Pages : 256
Titre original : Carbone N°02 : Maisons hantées !
Prix : 20,00€ (papier)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
   Ce livre est le deuxième numéro de la revue Carbone, revue trimestrielle.

Résumé : Une revue éclectique et décapante mêlant analyse de la pop culture et fictions originales : BD, nouvelles, et fiction expérimentale !
Le numéro deux de Carbone a pour thème les Maisons Hantées. Cette revue explore les territoires de l'inconstant et du fantômatique, brouille les limites de la croyance et de la peur, ressucite les anciennes douleurs, entrouvre le placard où se niche le monstre de votre enfance. Heureusement, il y a toujours un exorciste dans le coin.
Carbone est une revue trimestrielle contenant fictions et chroniques sur la pop culture.

Les fictions du site web et de la revue accompagnée de réalité augmentée sont autonomes, mais se complètent les unes les autres, afin de renforcer la sensation d'immersion du lecteur.



"La maison c'est la famille et la famille c'est l'horreur."




Merci à la revue Carbone à la Masse Critique de Babelio pour cette ouvrage.

   Je ne suis habituellement pas du genre à aller jeter un oeil, et encore moins acheter une revue. J'aime beaucoup lire, mais il est vrai que les longs articles journalistiques ne sont pas ma tasse de thé. Néanmoins, lors de l'une des dernières Masse Critique organisées par Babelio, j'ai voulu laissé sa chance à cette toute nouvelle revue, les thèmes ayant l'air de me parler.
   Le premier numéro aborde le thème des cartes aux trésors, le troisième des amazones, et celui-ci traitait des maisons hantées, et ce sous différents pans.

   Cette revue est mixte dans son contenu. Tout porte sur le thème principal évidemment, mais on a des nouvelles, des micro bandes dessinées, ou encore des articles. Le tout est très diversifié, permettant notamment de "souffler" entre deux articles un peu plus lourds en information.

   Pour le contenu des articles même, je l'ai trouvé plutôt intéressant à lire. Dans ce numéro, on avait ainsi des textes sur les films d'horreur d'aujourd'hui, sur l'industrie de l'horreur et des maisons hantées aux Etats-Unis ou encore sur un roman en particulier.
   On voit que les journalistes se sont renseignés sur le sujet, qu'ils connaissent ce dont ils parlent. On découvre ainsi de nombreuses choses, qui nous parlent plus ou moins en fonction de nos goûts, que l'on ne savait pas forcément.
   Néanmoins, puisque c'est une revue que l'on a sous les mains, il faut s'attendre à des critiques et chroniques (pas tout à fait dans le sens que l'on a l'habitude de voir sur les blogs ou chaînes littéraires), donc à avoir les avis plus ou moins tranchés du rédacteur. Ainsi, on pourra deviner que certains ont un mauvais avis sur tel et tel sujet, qu'ils vont critiquer un peu plus que ce qu'ils ont apprécié.
   De plus, malgré les articles très intéressants, il est vrai qu'il y a parfois l'utilisation de mots un peu plus compliqués, ou que tout le monde ne connaît, et cela peut donner un côté un peu plus ardu à la lecture voire un peu plus lourd.
   J'avoue que je n'ai pas toujours compris l'intérêt de certains, tout du moins des très courts textes que l'on pouvait retrouver de temps en temps. C'était tellement court que c'était pas évident de savoir où les rédacteurs et journalistes voulaient en venir.

   Les articles sont en très grande majorité accompagnés d'images afin d'illustrer le propos, comme des extraits figés d'un film, des affiches, ou encore des photos d'un lieu. Pour ce qui concerne les nouvelles, on a aussi de grandes illustrations les accompagnant, et on en trouvait également en séparation d'articles. Ces dernières étaient toutes différentes mais agréables à regarder.

   Cette revue propose une manière de mise en page de certaines parties du contenu inhabituelle, mais attrayante. Cela pourrait en déconcerter plus d'un, mais j'ai personnellement apprécié de retrouver d'autres manières de présenter des morceaux du contenu. Je retiens ainsi la petite histoire que l'on découvre petit à petit tout le long de la revue, par petits parties sur la page de certains articles, et notamment la chute de cette courte histoire que l'on suit tel un fil rouge de la revue.

   L'un des avantages de la revue est le fait qu'il n'y a aucune publicité entre les pages. On peut profiter entièrement du contenu sans se sentir gêné ou indifférent face à toutes ces annonces, et il faut le dire, cela est franchement agréable.

   Je ne l'ai personnellement que très peu fait, mais on peut aussi poursuivre sur le site web de la revue, afin de lire d'autres articles sur le sujet du trimestre, qui ne sont pas présents dans la revue même. Cela permet ainsi de continuer à en savoir plus même en ayant fini de lire la revue même qui s'inscrit dans l'ère du numérique, et d'avoir à portée de main le contenu via un téléphone portable.

   Malheureusement, un autre des points forts de cette revue qui se veut multimédia n'est pas disponible pour tous. En effet, il est possible de profiter de réalité augmentée et de bonus en ayant l'application dédiée, seulement, cette dernière n'est actuellement disponible que sur les iPhones et autres produits de la marque Apple. Une petite déception ainsi, pour ceux n'ayant pas à portée de main ce type d'appareils.
   J'ai essayé rapidement, en empruntant à quelqu'un son iPhone, de découvrir cette réalité augmentée. Malheureusement, j'étais à ce moment-là très pressée et je n'ai ensuite pas eu la possibilité de le faire par la suite, partant en voyage pour un moment, donc je n'ai pas pu vraiment profiter de cet aspect. Et je dois dire que je n'ai pas trouvé cela des plus intuitifs. Il nous suffit de scanner des pages, mais pour cela, il faut prendre comme des photos avec l'appareil, l'application ne va pas détecter automatiquement le contenu caché. Je suppose que cela entre dans l'idée de partir à la chasse au trésor, mais je n'ai pas trouvé cela très pratique, surtout que cela est expliqué de manière un peu trop succincte au début de la revue. N'ayant pas trop le temps comme je le disais auparavant, je n'ai pas pu le prendre pour trouver les indices permettant de savoir quelles pages scanner, et donc je n'ai pu profiter au maximum de ce contenu, qui avait pourtant l'air très sympa, et qui est, je pense, un point fort de la revue.
   Je pense réessayer une fois que j'aurais à nouveau la revue à portée de main, mais il est vrai qu'une petite pointe de déception était palpable.


   Pour conclure, j'ai trouvé cette revue très intéressante avec toutes les informations données sur des sujets variés, même si je n'ai pas totalement compris le but de certains. La mixité entre nouvelles, bandes dessinées et articles avec une mise en page parfois un peu plus singulière permet, je trouve, de se plonger un peu plus dans cette revue, nous laissant comme des moments de pause entre des articles qui peuvent nous sembler importants en informations. En revanche, un petit point négatif et positif à la fois : la présence d'une application mobile pour profiter de réalité augmentée sur la revue, mais qui n'est pas encore disponible pour les appareils sous Android.
   Je terminerais en disant que je me laisserais peut-être tenter de temps en temps par l'un des prochains numéros, si le thème me parle, car je pense que c'est le type de revue où tous les numéros n'intéressent pas forcément.



jeudi 17 janvier 2019

[Chronique] Ashes falling for the sky - Nine Gorman & Mathieu Guibé

Auteurs : Nine Gorman & Mathieu Guibé
Pages : 368
Titre original : Ashes falling for the sky
Prix : 16,90€ (papier), 11,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Ashes falling for the sky
• Sky burning down to ashes

Résumé : - Espérais-tu plus qu'un jeu, Sky ?
- Certainement pas. On ne tombe pas amoureuse d'un inconnu.

Pour sa première rentrée universitaire, Sky compte bien se délester de son costume de petite fille sage. Elle jette son dévolu sur Ash, attirant mais insupportable bad boy. Prête à assumer cette relation sans lendemain, Sky se jette à corps perdu dans le jeu de la séduction, mais perd lamentablement la partie. Elle fait fuir Ash, non sans avoir entrevu ses blessures. La part d'ombre d'un jeune homme qui a tout connu, même le pire. Surtout le pire...


"Finalement, la seule façon de trouver la bonne personne, c’est de rencontrer quelqu’un qui nous aimera, nous et nos blessures."



   J'avais déjà lu avant sa sortie en papier l'histoire sur Wattpad. Et dès lors, j'avais adoré suivre cette histoire, au jour le jour, Nine Gorman et Mathieu Guibé s'étant donné le défi de publier chaque jour du mois d'août.
   Je dois dire, qu'habituellement, j'entasse les histoires que j'aimerais lire un jour dans ma bibliothèque Wattpad, et que le romance ne fonctionne pas toujours avec moi. Et pourtant... Là, j'étais chaque jour pressée de connaître la suite, cliquant immédiatement sur la notification dès qu'elle apparaissait. C'est réellement une des seules histoires que j'ai suivi, et que je suis toujours (pour le tome 2) régulièrement et activement. La seule autre dans ce cas, c'est un autre roman de Nine Gorman, La nuit où les étoiles se sont éteintes écrit avec Marie Alhinho. Je crois que j'aime beaucoup ce que fais Nine Gorman (il va falloir que je tente Le Pacte d'Emma un jour, même si j'avoue qu'il me tente un peu moins pour l'instant, les romances avec les vampires ont tendance à me rebuter).

   Bref, revenons-en à Ashes falling for the sky. On est très rapidement happé par l'histoire, et pourtant, quand on regarde le schéma, on pourrait penser que l'on va s'ennuyer. Que nenni ! On est plongé dans la relation entre Sky et Ash, qui ne part pas tout de suite dans la romance même, dans ce qu'ils vivent. On est touché par ce qu'ils vivent, par leur vécu, et on voudrait savoir comment ils vont réussir à surpasser cela.

   Il est vrai que l'on retrouve des clichés dans ce roman, les auteurs ne s'en cachent pas puisque c'était justement le but, de jouer avec les codes et les clichés de la romance, et pourtant on passe très souvent au-dessus. A aucun moment je n'ai ressenti vraiment l'idée du cliché, ni levé les yeux au ciel du fait d'une réaction ou d'une action d'un personnage.

   Ce roman aborde aussi de nombreux thèmes, tous très intéressants. Tout d'abord, j'ai pu le voir dans une interview avant la lecture de la version papier, les auteurs montrent que l'on se protège lors des relations sexuelles. En effet, dans beaucoup de romance, notamment, on ne voit jamais aucun préservatif à l'horizon, alors que c'est hyper important, et que les gens prennent exemple sur ce qu'ils voient ou lisent.
   De plus, les auteurs n'ont pas voulu jouer dans le monde où tout est rose, loin de là. Il y a des événements durs dans le roman, parce que, oui, il y en a dans la vie. Derrière ces thèmes, comme les agressions, la perte d'un proche, le manque de repères, et bien d'autres, on retrouve un simple message, que Nine Gorman et Mathieu Guibé rappelle dans leurs remerciements : nous avons tous des blessures, mais nous pouvons vivre avec, il suffit juste d'essayer de les aimer ou de trouver quelqu'un pour les aimer. Ainsi, ce roman traite aussi de la reconstruction des personnages, de la présence bénéfique que peuvent avoir les autres sur nous-même et que l'on n'est pas seul.

   En relisant le roman, j'ai d'ailleurs pu voir l'avancement d'une des "intrigues" principales du roman, et j'ai été impressionnée de voir comment Nine et Mathieu ont réussi à rendre ces passages touchants et en même temps pesants quand on connaît la réalité des faits.
   Le tout se lit vraiment rapidement, c'est franchement addictif, du fait qu'il ait fallu rendre le tout attrayant à chaque fin de chapitre, puisque cela a été publié sur Wattpad.
   Malgré le temps d'écriture restreint, surtout pour un projet à quatre mains, le livre est loin d'être non abouti. Le travail est tel que l'on n'a pas l'impression d'avoir deux auteurs, mais seulement un seul.

   Concernant les personnages, je me suis attachée à un grand nombre d'entre eux, que ce soit Sybille, Sky ou encore Ash. Tous ont leur propre personnalité, leur passé, et j'ai aimé en savoir plus sur chacun d'eux. Je crois que c'est aussi pour ça que j'aime particulièrement les romans de Nine Gorman, elle, et ceux avec qui elle écrit, font des personnages torturés par leur vécu, et c'est quelque chose que j'apprécie personnellement, notamment chez les hommes. J'apprécie le fait de casser cette image que l'on peut avoir de l'homme fort qui ne pleure jamais, que eux aussi peuvent avoir leur souffrance.

   A propos de la fin, on ne peut que vouloir découvrir le second tome, actuellement en cours d'écriture, voir ce qu'il adviendra pour les personnages. Lisant au fil des chapitres sur Wattpad, je peux dire que l'histoire change de ce qu'on a pu voir dans le premier tome, mais que l'on retrouve toujours ce qui était bon dedans. Il n'y a pas de doute, la suite va certainement être aussi réussie que le premier tome.


   Pour conclure, j'ai vraiment adoré suivre cette histoire. J'avais pu la découvrir lorsqu'elle été publiée sur Wattpad, et déjà à ce moment-là j'avais beaucoup aimé la découvrir. Je trouve les personnages attachants, et les thèmes traités réellement intéressants, et traités de manière réelle et non pas enjolivée comme on peut parfois l'avoir dans certaines romances. Je n'ai qu'une hâte découvrir le fin mot de l'histoire, qui si je l'ai bien compris, risque de nous mettre une bonne claque dans la figure, et de lire les prochains romans de Nine (je pense notamment à La nuit où les étoiles se sont éteintes, j'espère vraiment qu'il va paraître en format papier !).