mercredi 22 juillet 2020

[Chronique] L'échappée – Allan Stratton

Auteur : Allan Stratton
Pages : 254
Titre original : Leslie's journal
Prix : 12,90€ (papier), 9,99€ (numérique)

Résumé : Jason, qui vient d'arriver au lycée, est beau, riche et à l'aise dans la vie. Aussi Leslie est-elle flattée qu'il s'intéresse à elle. Mais leur relation amoureuse va vite se transformer en cauchemar. Jusqu'où Jason ira-t-il pour soumettre Leslie ?
Un thriller psychologique très réussi, réaliste, à la fois dur et porteur d'espoir.





"Je n'aime pas me faire frapper, même si ce n'est arrivé qu'une ou deux fois, et même si c'était pour « me donner une leçon », comme dit Jason. Mais pour moi, ce qui est pire encore que de recevoir des coups, c'est de penser que d'autres personnes pourraient l'apprendre. Les gens ne comprendraient pas."



   J'étais très curieuse de découvrir ce sujet abordé dans un roman, et j'avais donc très envie de le lire.
   Leslie tombe par hasard sur le nouveau du lycée, qui de plus, semble attiré par elle, et inversement. Seulement, c'est une relation toxique et malsaine qui s'installe.

   On ressent le problème qu'il y a dans la relation, avec Jason qui tente de tout contrôler, qui culpabilise Leslie dès que les choses ne vont pas comme il le veut, qui se montre violent et bien d'autres.
   Ce roman va d'ailleurs aborder le viol, donc le livre n'est peut-être pas à mettre entre toutes les mains.
   On voit l'emprise de Jason se refermer petit à petit sur Leslie, alors qu'il la manipule pour qu'elle se plie à ses moindres désirs.

   Je n'ai pas trop apprécié Leslie, qui avait une personnalité avec laquelle je n'accroche pas, mais je n'ai pu qu'avoir de l'empathie pour elle.

   Ce roman permet de se rendre compte de ce que peut être ce genre de relation, et je pense qu'il est primordial de ne pas oublier que Leslie est manipulée. Ainsi, certaines de ses actions ou réactions nous semblent idiotes, mais elle est clairement sous l'emprise de ce jeune homme.

   Le roman va assez vite dans la prise de conscience du personnage, étant donné que le bouquin est assez court. Mais je pense qu'il peut permettre de montrer qu'on peut se sortir de ce genre de relation toxique. Mais aussi que cela peut s'avérer particulièrement difficile et effrayant quand la personne manipulatrice fait du chantage ou des menaces, que c'est justement ce qu'elle a voulu afin de garder le contrôle sur sa victime.

   L'auteur a aussi pris le parti d'une dénouement un peu extrême, mais c'est malheureusement une réalité dans notre société.


   Pour conclure, en effet, on a un côté un peu adolescent dans ce roman, qui sont d'ailleurs la cible de l'auteur, mais cela permet quand même de mettre en lumière la toxicité de ces relations, comment la personne arrive à prendre l'emprise sur sa victime, à créer petit à petit un contrôle jusqu'à ce que cette dernière ait trop peur pour se défendre ou pour s'en aller. Un livre donc, qui n'est pas celui de l'année mais qui est intéressant sur ce genre de sujet, et ce malgré sa rapidité de dénouement.


[Chronique] Legend, tome 1 – Marie Lu

Autrice : Marie Lu
Pages : 288
Titre original : Legend
Prix : 15,20€ (papier), 5,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Legend, tome 1
• Legend, tome 2 : Prodigy
• Legend, tome 3 : Champion
• Legend, tome 4 : Rebel (spin-off, VO)

Résumé : Entrez dans la légende... June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l'élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l'armée. Day est le criminel le plus recherché du territoire. Né dans les taudis qui enserrent la ville, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l'arrêter. Issus de deux mondes que tout oppose, ils n'ont aucune raison de se rencontrer... jusqu'au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June se lance dans une traque sans merci... Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?



"Selon toute évidence, le soleil n'a pas tapé assez fort pour le guérir de sa regrettable vanité."




   J'avais trouvé ce bouquin d'occasion et je me suis dit que c'était l'occasion de le découvrir. Plusieurs mois après, nous y voilà.

   Nous sommes aux côtés de June, jeune fille prometteuse pour le pays, et Day, criminel recherché. Sauf qu'évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu pour les deux personnages.

   L'histoire était plutôt sympathique à suivre, il y a de l'action, des événements dynamiques, avec une histoire de complots derrière tout ça. Mais justement, on retrouve une nouvelle fois ce schéma de personnage prometteur, patriote et tout le tralala, qui ne se doute de rien, et qui va découvrir du jour au lendemain que le gouvernement cache peut-être des choses (ouah, on ne s'y attendait pas). Et j'avoue que je commence à clairement reconnaître ce schéma, ce qui fait que j'accroche moins à ce genre d'histoire.

   Je n'ai pas eu spécialement d'attachement pour les personnages pour être honnête. Je me rends compte que je me répète depuis plusieurs chroniques, mais j'ai vraiment cette impression de distance, de ne pas totalement être en empathie avec les sentiments des personnages. Et ça a été le cas ici, d'autant plus que la relation entre les deux arrivent trop vite à mon goût, ce qui est le genre de choses qui me plait personnellement de moins en moins (même s'il y a des exceptions, bien sûr). Je pense aussi que cela est dû au fait que ces personnages suivent eux-même ce schéma dans ce genre de bouquin dont je parlais plus haut, et qu'ils n'offrent pas vraiment de surprise dans leur personnalité.

   La fin ouvre vers une intrigue qui prendra d'autres horizons, et où les enjeux prendront plus d'ampleur, mais mon intérêt n'a pas assez été titillé pour que je ressente l'envie de connaître la suite des aventures de June et Day.


   Pour conclure, un roman qui a de l'action, mais qui suit un schéma déjà vu dans ce genre de bouquin. La suite se fera sans moi.


[Chronique] L'Impératrice des chimères – Jérôme Camedescasse

Auteur : Jérôme Camedescasse
Pages : 502
Titre original : L'Impératrice des chimères
Prix : 18,90€ (papier), 5,99€ (numérique)

Résumé : Quels cauchemars dissimule la chevelure de Hel ? Brouillard de cauchemar mortifère, la Chevelure de Hel a envahi les Terres du Nord. Tjor de Noirelouve est-il animé par sa foi, ou par une sorte de témérité aveugle, pour oser vouloir s'y frotter et chasser une telle malédiction ? Entouré d'une cohorte de "héros" aux motivations aussi variées que douteuses, il devra s'y aventurer et y affronter des créatures vomies des tréfonds des enfers. Perdition. Aliénation. Au-delà de ces monstruosités et de ces sbires décérébrés, un âtre malicieux attend. Une entité inconnue déterminée à retourner contre eux angoisses et déchirures de l'âme grâce à moult illusions. Invisible et insaisissable, elle sèmera leur chemin d'embûches, déterminée à les détruire ou les confiner à la folie.




"La Chevelure de Hel n'est pas qu'un simple sortilège que l'on peut rompre. Elle est le commencement d'une fin inéluctable."




   Je dois avouer que cela fait quelques semaines que j'ai lu ce roman, et je ne me souviens pas de tout concernant mon avis, je pense que ce sera rapide.

   J'ai moyennement accroché à l'histoire. Elle n'était pas inintéressante honnêtement, mais je crois que n'ayant pas développé d'attachement pour les personnages, j'étais totalement indifférente à leurs aventures. Pourtant, des souvenirs que j'en ai, il y a des événements et éléments vraiment intéressants et bien amenés, qui donnent de l'action et du dynamisme à l'histoire. On est sur des histoires de luttes de pouvoir et de quête, et ça fonctionnait bien de ce point de vue là.
   J'ai trouvé de plus que l'auteur usait des ellipses d'une manière réussie. On avait de grosses césures temporelles par moment, et pourtant, elles m'ont semblé fluides à lire.

   Concernant les personnages, comme dit auparavant, je n'ai pas accroché avec eux. Je crois que c'est un problème que j'ai avec la fantasy "pure et dure", je ressens souvent un obstacle entre moi et les personnages pour mieux comprendre leurs personnalités, j'ai vraiment l'impression d'une distance entre eux et le lecteur. Pourtant, même s'il y a des clichés, ils ne sont pas à jeter pour autant.

   L'aspect cauchemardesque était plutôt bien réussi même si cela était loin d'être insoutenable. Mais je trouve que le texte permet de bien s'imaginer l'ambiance sombre de l'univers, c'est clairement cela qu'on ressent, ça correspond plutôt bien à ce que nous annonce le résumé. Les créatures sont plutôt adaptées à cette ambiance cauchemardesque, et participe à la construction de cette ambiance sombre du roman.

   Pour ce qui est de la fin, je me souviens d'un ou deux clichés sur les relations entre les personnages, mais j'ai bien aimé ce que laissaient entendre les dernières pages du roman.


   En conclusion, un roman qui est loin d'être mauvais, mais qui ne m'a personnellement pas convaincue. Mais cela est sans aucun doute dû à mes propres goûts, puisque je me rends compte au fil de certaines lectures que finalement, tous les romans de fantasy ne sont pas faits pour moi par rapport au traitement des personnages. Néanmoins, ce bouquin a vraiment de bons points pour plaire, donc s'il vous tente, allez-y !


samedi 11 juillet 2020

[Chronique] La chimiste – Stephenie Meyer

Autrice : Stephenie Meyer
Pages : 600
Titre original : The Chemist
Prix : 22,00€ (papier), 9,49€ (numérique)

Résumé : Elle était l’un des secrets les mieux gardés  — et des plus obscurs — d’une agence américaine qui ne portait même pas de nom. Son expertise était exceptionnelle et unique. Et puis, du jour au lendemain, il faut l’éliminer au plus vite...
Après quelques années de clandestinité, son ancien responsable lui propose d’effacer la cible dessinée sur son dos. Dernière mission… ou dernière trahison ?
Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, un homme que tout devrait éloigner d’elle va bouleverser ses certitudes. Comment survivre à une traque impitoyable quand on n’est plus seule ?
Dans ce roman palpitant et original, Stephenie Meyer a imaginé une nouvelle héroïne aussi émouvante que fascinante. Avec La Chimiste, elle révèle encore une fois tout son talent qui la place parmi les auteurs les plus reconnus au monde.




"Une personne qui va trahir son partenaire s'imagine que celui-ci lui prépare le même coup. Les gens malhonnêtes voient la malhonnêteté partout."




   Je dois avouer que je n'ai jamais dépassé le premier paragraphe de Twilight. En revanche, j'avais eu un coup de cœur pour le roman "Les Âmes vagabondes" de la même autrice, et j'étais de ce fait curieuse de la découvrir dans un autre genre.

   J'ai accroché aux premières pages, c'est dynamique, et ça donne le ton de l'histoire. Le personnage est en train de préparer tout son système de protection, puisqu'elle est recherchée. Et je dois dire que j'ai aimé la description de ces passages, qui donnait un aspect très espionnage et suspens que j'ai trouvé sympa dans un roman.
   Par contre, il faut avouer qu'il y a certaines choses qui sont un peu plus difficiles à croire par rapport à d'autres et c'est dommage parce que ça perd une part de crédibilité.

   Honnêtement, je pense que le roman aurait gagné à être plus court. Je n'ai pas détesté suivre l'histoire, j'ai aimé l'aspect suspens et espionnage comme dit auparavant, mais il n'y avait à mon sens pas besoin d'autant de pages pour ça, ce qui a donné pour moi, des moments plus creux que d'autres et pas toujours intéressants.

   Je n'ai pas eu réellement d'attaches avec les personnages pour être honnête. Peut-être parce que la protagoniste est en partie froide et distante du fait de sa situation, je ne saurais dire, mais ça amène au fait que je n'ai pas eu d'attachement particulier pour les différents personnages.

   Il y a surtout un aspect en particulier qui ne m'a pas spécialement plu. Je dois dire que je n'ai pas compris l'intérêt d'une des relations entre les personnages. Elle arrive trop prématurément pour qu'elle soit crédible et dans des circonstances plus qu'improbables pour en arriver là. Et j'ai trouvé de ce fait que ça sonnait faux, et au final, ça n'importait pas grand-chose à l'histoire.
   Je ne suis pas contre ce type de relations, je suis généralement assez bon public pour ça, mais les circonstances et la rapidité ne m'ont clairement pas convaincue, et ça s'est même mû en un point négatif au lieu d'être simplement indifférent.

   La fin est elle, digne des films d'action du même genre que l'on peut voir, pas toujours crédible mais avec des retournements (plutôt prévisibles, certes) et de l'action.

   Pour conclure, ce roman fut sympathique à lire pour le dynamisme de certains passages et pour l'aspect films d'action et d'espionnage qui en ressortait. Néanmoins, le manque d'attachement pour les personnages et quelques éléments manquant de crédibilité en ont un fait une lecture divertissante mais oubliable.


mardi 23 juin 2020

[Chronique] Les 100, tome 1 – Kass Morgan

Autrice : Kass Morgan
Pages : 364
Titre original : The 100
Prix : 17,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Les 100, tome 1 
Les 100, tome 2 : 21e jour
• Les 100, tome 3 : Retour
• Les 100, tome 4 : Rébellion

Résumé : Depuis qu'une guerre nucléaire a ravagé la planète, l'humanité s'est réfugiée dans des stations spatiales en orbite à des milliers de kilomètres de sa surface radioactive. Aujourd'hui, cent jeunes criminels sont envoyés en mission périlleuse : recoloniser la Terre. Cela peut leur donner une chance de repartir de zéro... ou de mourir dès leur arrivée.
Clarke a été arrêtée pour trahison, mais son véritable crime continue de la hanter au quotidien. Wells, le fils du Chancelier, est venu sur Terre pour ne pas être séparé d'elle, cette fille qu'il aime plus que tout. Mais saura-t-elle un jour pardonner son parjure aux conséquences fatales ? Bellamy, au tempérament de feu, a tout risqué pour rejoindre Octavia à bord de la navette : tous deux sont les seuls frères et soeurs que compte encore le genre humain. Glass, elle, a accompli la manoeuvre inverse et est parvenue à rester à bord de la station. Elle va vite comprendre que les dangers qui la guettent sont au moins aussi nombreux que sur Terre.
Face à un monde hostile où chacun reste rongé par la culpabilité, les 100 vont devoir se battre pour survivre. Ils n'ont rien de héros, et pourtant, ils pourraient bien être le dernier espoir de l'humanité...



"Les humains ont abandonné la Terre à ses heures les plus sombres. Cette dernière se fiche sans doute éperdument de combien mourront en tentant d'y revenir."



   Ayant vu plusieurs saisons de la série avant de lire le roman, mon avis contiendra une mention de l'adaptation.

   Concernant le roman seul, il est vrai qu'il y a peu d'actions. On est sur l'arrivée des 100 sur Terre, sur leur adaptation et acclimatation à ce nouvel environnement. Il n'y a pas d'attaques, pas de grandes révélations ni d'action choc, c'est même assez calme en terme d'intrigue.
   Les chapitres se découpent à chaque fois entre passé et présent, afin de comprendre comment les personnages sont arrivés là où ils en sont, sur la dynamique dans le vaisseau, ...

   L'histoire se découpe sous quatre points de vue. Je pense que c'est à la fois une bonne et mauvaise chose. Une bonne, parce que cela permet de voir différentes visions de leur arrivée sur Terre, mais aussi parce qu'il y a un point de vue qui nous permet de savoir ce qu'il se passe durant ce temps dans le vaisseau d'où ils ont été envoyés. Une "mauvaise" parce que de ce fait, je ne me suis pas trop attachée aux personnages, n'ayant que peu d'informations sur eux.

   La fin laisse supposer que l'action va enfin prendre dans le second tome, et que nous allons passer à la vitesse supérieure par la suite, ce qui peut n'être qu'une bonne chose si cela se confirme.


   Maintenant, le livre et la série.

   Il faut les voir comme deux œuvres absolument différentes et distinctes. Parce qu'à part le contexte et quelques noms de personnages, les ressemblances s'arrêtent là. Et j'en ai appris récemment la raison, puisque que les droits pour l'adaptation ont été achetés alors que l'autrice étant seulement en début d'écriture (voire n'avait que les idées), ce qui explique des chemins aussi différents pour les personnages.

   De ce fait, l'intrigue est différente, puisque la série est plus dynamique et nous fait connaître les Grounders (je ne sais pas quelle est la traduction pour ce terme dans la série) bien avant par rapport au bouquin.
   De même, comme dit plus haut, les personnages n'ont rien à voir. Il n'y a pas les mêmes personnages (vous pouvez dire au revoir à Raven ou Murphy notamment (même si un des personnages me rappelle Raven)), ils n'ont pas du tout la même personnalité, et les relations sont également très différentes entre eux.

   Pour un rapide point sur la série, j'ai fait un marathon pour tout rattraper afin de suivre la saison finale qui sort en ce moment aux États-Unis. Et honnêtement, j'ai rarement été aussi investie dans une série et c'est devenue une des mes préférées, bien qu'il y ait forcément des choses à redire.


   Pour conclure, un bouquin avec peu d'action et des personnages dont on en sait encore peu, totalement différent de son adaptation, bien plus dynamique. Deux médias qu'il faut considérer comme deux œuvres bien différentes sur un même univers. Je suis maintenant curieuse de lire la suite, en espérant que l'action passe la vitesse supérieure.



[Chronique] Solitaire – Alice Oseman

Autrice : Alice Oseman
Pages : 416
Disponible en français : Oui – L'année solitaire
Prix : 16,90€ (papier)

Résumé : C'est l'histoire de... Tori. Michael. Becky. Lucas. Charlie. Et de l'année où tout a changé.
– Mais t'es qui, toi ?
Il se fige devant moi et annonce d'une voix caverneuse :
– Je m'appelle Michael Holden.
Michael Holden.
– Et toi, qui es-tu, Victoria Spring ?
Je ne trouve rien à répondre, parce que c'est précisément ce que je répondrais : rien. Je suis du néant. Du vide. Je ne suis rien.
Soudain, la voix du proviseur retentit et je me tourne vers le haut-parleur.
Quand le silence revient, je baisse le regard et la salle est vide. J'ouvre mon poing et dans ma main, il y a le Post-it SOLITAIRE.CO.UK. Je ne sais pas à quel moment il est passé de celle de Michael Holden à la mienne, mais c'est un fait.
Ça doit être là que tout a commencé.



"Nothing's going to change until you decide you want it to change."





   J'ai lu ce bouquin en VO, et je dois dire que je n'ai pas du tout l'habitude de l'anglais écrit, et de ce fait, je me rends compte qu'il y a vraiment une différence entre l'anglais et l'américain (bref, on passe à la suite).

   J'avais adoré Heartstopper quand je l'ai lu il y a quelques temps sur Internet (c'est un webcomic proposé gratuitement en anglais), et j'ai donc voulu voir ce que donnait le travail de l'autrice dans le genre romanesque. Et je dois dire que je suis mitigée.

   L'histoire en elle-même ne m'a pas totalement accrochée, mais j'étais néanmoins curieuse de voir où cela pouvait mener. Il y avait du mystère dedans, mais aussi plusieurs sujets abordés à côté, plutôt intéressants et que l'on voit pourtant peu.
   En effet, on voit ici abordé le thème de la dépression mais aussi des troubles alimentaires (en arrière-plan pour ces derniers). Et j'ai trouvé ça intéressant, parce que comme dit plus haut, ce sont des thèmes que je vois rarement, et ça permet d'en apprendre plus sur ces maladies. Et on voit que c'est des thèmes qui tiennent à coeur l'autrice et qu'elle le fait avec sérieux.

   Par contre, niveau des personnages, je ne peux pas dire que j'ai accroché. J'ai aimé le côté cynique de Tori même si c'est malheureusement en partie dû à sa maladie. En revanche, j'ai eu plus de mal avec les décisions qu'elle prenait. Je pense que le personnage avait peur, peur des autres, peur d'elle-même, et elle prenait donc des décisions qui me semblaient étranges voire absurdes, ce qui fait que je ne comprenais pas toujours ses choix. Je pense pas que ce soit une mauvaise construction du personnage puisqu'elle est atteinte de dépression et que c'est en accord avec le personnage, mais il est vrai que je ne l'ai pas toujours comprise, ce qui fait que j'étais moins investie dans l'histoire.

   J'ai bien aimé la fin, que ce soit dans les événements ou pour voir l'évolution de Tori qu'elle a eu au fil des pages. Le livre montre qu'on peut avancer, qu'il y a des gens autour de nous, et que quand il y a la bonne personne, il faut oser saisir la main tendue.


   Pour conclure, un roman dont je ressors un peu mitigée. J'ai apprécié les thèmes abordés comme la dépression et les troubles alimentaires, mais ne comprenant pas toujours les choix de l'héroïne, je n'ai pas été complètement investie dans le roman. Néanmoins, je tenterai sans aucun doute un autre roman de l'autrice qui semble avoir à coeur de traiter de sujets divers qui sont peu abordés, et cela m'intéresse grandement.



[Chronique] Gods of Men, tome 1 – Barbara Kloss

Autrice : Barbara Kloss
Pages : 552
Titre original : The Gods of Men
Prix : 16,00€ (papier), 6,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Gods of Men, tome 1
Gods of Men, tome 2
• Gods of Men, tome 3

Résumé : La magie est interdite dans les Cinq Provinces, et ceux qui en sont doués depuis la naissance sont pourchassés et tués. Sable ignore que sa musique renferme un pouvoir, jusqu'au jour où, à peine âgée de neuf ans, elle arrête par accident le cœur de sa petite sœur avec sa flûte, la tuant sur le coup. Atterrée par ce qu'elle a fait et craignant pour sa propre vie, elle s'enfuit loin de la juridiction provinciale et trouve refuge dans les Landes Sauvages. Là, Sable se terre, sous le poids de la culpabilité, et survit en tant que guérisseuse. Jusqu'à ce que, dix ans plus tard, quelqu'un – ou quelque chose – la retrouve... et la traque sans merci.




"- Il y a toujours deux façons de voir les choses, Sable, reprit le Loup à voix basse. Ne dénigre pas la mienne simplement parce qu'elle complique la tienne."






   On est sur un univers de fantasy où la magie est bannie par la grande majorité des gens. Le personnage principal vit sous une autre identité depuis un certain événement, mais forcément, cela va se mettre à changer.

   Ce bouquin est un peu long à démarrer, il faut attendre environ le deuxième tiers du roman pour que ça démarre vraiment en terme de dynamisme. Néanmoins, cela est justifié de mon point de vue, parce qu'il y a tout un univers à mettre en place. On est sur un univers magique original et prenant, mais aussi de plus en plus complexe et travaillé au fil de la lecture. J'ai été prise par les enjeux, par l'histoire derrière tout ça.

   Il y a un véritable lien avec la musique dans le roman, qui a une importance majeure dans la magie de cet univers un peu oriental. J'ai vraiment apprécié ce lien, comment cela était décrit.

   Concernant l'univers, j'ai aussi aimé le côté sombre qui se dégageait de cette magie. Les différentes formes et créatures sont bien menées, et ce fut un plaisir de découvrir cet univers.

   Pour les personnages, il m'a fallu un peu de temps pour totalement m'attacher à eux, mais je les ai au final vraiment appréciés, je les ai trouvé attachants et j'ai aimé suivre leurs aventures. Sable est un personnage attachant au fil de l'histoire, un peu perdue par rapport à ce qu'elle est, à savoir qui elle est, tout en cherchant à se faire une place quelque part. Concernant Jeric, on n'en sait encore peu, je suis donc curieuse d'en apprendre plus par la suite.
   Et il y a aussi un travail sur les antagonistes, puisque plusieurs personnages, quand j'y repense, peuvent faire froid dans le dos.

   Un second bon point pour moi est l'écriture/traduction. J'ai beaucoup aimé comment le livre est écrit. Il y a des tournures de phrases et des descriptions que j'ai particulièrement adoré, qui utilisent le champ lexical de la musique d'une manière totalement raccord avec les sentiments en jeu ou la scène et qui m'ont carrément transportée.


   En résumé, un très bon bouquin. Ce n'est pas un coup de coeur, mais l'univers est particulièrement prometteur et il est certain qu'il nous reste encore beaucoup à découvrir par la suite. Je me procurerai la suite sans hésiter, et étant donné le travail fourni par la maison d'édition, je vais suivre cette dernière de près.