dimanche 8 novembre 2020

[Chronique] Nox – Eloïse Tanghe #PLIB2019

Autrice :
 Eloïse Tanghe
Pages : 325
Titre original : Nox
Prix : 19,90€ (papier), 5,99€ (numérique)

Résumé : Dans les couloirs glacés d’un asile, des voix chuchotent à votre esprit. Elles vous murmurent une destination, un village. Vous soufflent des images. Un lac cerné de neige. Une église souillée. Un brasier et les cris qu’il renferme. Elles vous content une histoire de sorcières. Vous narrent ses chapitres maudits. Sous un linceul de cendres, git une vérité que nul habitant ne pourra plus ignorer. Leurs secrets. Leurs peurs. La vôtre. Il est déjà trop tard. Bienvenue à Clairemont.


"Le pire c'est sûrement ça, cette omniprésence de la nuit, cette impression constante que la lumière ne reviendra pas, que l’obscurité va m'engloutir."




   Ce roman fut une lecture sympathique, dans un petit village où les croyances et les traditions sont bien ancrées, une histoire de sorcières.

   Théa cherche des réponses à ses questions dans le village de Clairemont. Seulement, c'est une place où les gens sont ancrés dans les croyances du passé, où l'inconnu et la différence font peur, comme à l'époque de la chasse aux sorcières. Et c'est ainsi qu'elle va rencontrer les autres protagonistes, Cléa et Elias, qui enquêtent sur une vieille légende du village.
   Honnêtement, je dois dire que je m'attendais à quelque chose de plus sombre en terme d'ambiance. Je pensais avoir quelque chose d'oppressant et je n'ai pas eu ce ressenti durant ma lecture. 
C'est sympathique à suivre et j'étais curieuse de ce qui allait se passer, mais je n'ai été pas autant immergée que ce que je pensais, malgré une construction qui fonctionne bien.

   Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. J'étais comme à distance par rapport à eux, je n'avais pas de réelle empathie. J'ai un peu plus accrochée avec Théa et Elias, en revanche, il a fallu du temps avant que Cléa me paraisse plus agréable. 

   Pour la narration, j'ai apprécié le choix fait pour un des points de vue. Cela apporte une vision comme d'ensemble, tout en étant très mystérieux puisque que nous ne savons pas qui est réellement ce narrateur, le tout avec une écriture qui se détache des autres points de vue.

   Ce livre a une fin étonnante et inattendue, qui change de ce qui se fait habituellement. Un pari osé mais qui a plutôt bien fonctionné pour moi.


   En conclusion, une lecture que j'aurais pensé plus sombre et oppressante. Ce fut sympathique mais je m'attendais à plus. En revanche, une fin inattendue que j'ai apprécié pour son originalité par rapport aux romans dans le même genre.




Ce roman (#ISBN9782375680636) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2019 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2019.

[Chronique] La danse des ombres, tome 1 – Yelena Black

Autrice :
 Yelena Black
Pages : 332
Titre original : Dance of Shadows, book 1
Prix : 17,90€ (grand format), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• La danse des ombres, tome 1
• La danse des ombres, tome 2

Résumé : Vanessa vient d'être admise à la prestigieuse académie du New York Ballet... après sa soeur, brillante élève, disparie il y a trois ans. Un drame qui hante chaque instant, chaque pensée, chaque geste de Vanessa. Entre deux répétitions acharnées de l'Oiseau de Feu, la jeune ballerine n'a plusqu'une idée en tête : se lancer sur les traces de Margaret. Au risque de se perdre elle-même en chemin...





"Elle dansait ce qu'elle ne pouvait exprimer par des mots. Pour ressentir l'émotion qu'elle ne savait pas montrer dans la vie. Danser permettait de vivre heureuse pour toujours, en un instant."





   Ce roman fut une très bonne surprise. N'en ayant jamais entendu parlé, je pensais que c'était un bouquin moyen mais j'ai vraiment passé un bon moment de lecture.

   On entre dans le milieu de la danse classique, aux côtés de Vanessa, dont la soeur a disparu du jour au lendemain. Elle va donc se mettre à suivre ses pas pour espérer la retrouver.

   J'ai aimé être plongée dans le monde de la danse classique, de suivre l'héroïne au fil de ses cours et de ses pas de danse. On retrouve plusieurs passages avec le personnage qui danse, avec les pas, les arabesques, permettant d'avoir un aperçu de ce que fait la danseuse. On est immergé dans son monde et j'ai trouvé ça très chouette. 
   On est sur une version un peu plus soft de ce monde, on retrouve finalement assez peu la forte compétition de ce milieu, mais cela permet de voir plutôt le côté passion de cette discipline. En revanche, on retrouve bien l'exigeance de ce milieu, notamment par le biais des professeurs.
   L'aspect fantastique qui s'ajoute par la suite est également très sympa, mais je ne vais pas trop m'étaler pour ne pas spoiler.
   En revanche, la partie enquête annoncée dans le résumé passe rapidement en arrière-plan, ce que je trouve dommage étant donné que c'était ce qui est dit comme l'objectif de l'héroïne.

   J'ai parfois eu du mal avec la protagoniste qui s'amourache bien vite pour un personnage, la rendant plus que naïve. Elle n'est pas désgréable à suivre pour autant car elle a des qualités comme la persévérance par exemple, mais je levais parfois les yeux au ciel quand elle était rendue aveugle par cette amourette.
   Pour ce qui est des autres personnages, les amis de Vanessa sont plutôt sympathiques à suivre, sur lesquels peut compter la protagoniste. Evidemment, des personnages détestables sont également présents, comme Josef et Zep avec lesquels j'ai eu plus de mal du fait de leur comportement envers Vanessa notamment.


   En résumé, une vraiment bonne lecture avec un aspect fantastique mystérieux, qui donne envie de connaître la suite.




[Chronique] Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent – Andoryss

Autrice :
 Andoryss
Pages : 308
Titre original : Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent
Prix : 15,90€ (papier)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent


Résumé : C'est bientôt Noël.
Les enfants Soler ont emménagé à Paris. Matéo panse ses plaies. Luisa s'efforce de s'adapter à son collège pour surdoués. Et Diego protège les siens.
C'est bientôt Noël.
Le jour où Matéo s'inscrit dans son nouveau lycée, il croise une étrange fille rousse. Une fille qui menace son âme de Passageur. Une fille qui lui ressemble.
C'est bientôt Noël.
Mais dans le passé, où l'attire l'âme affamée, c'est l'été. C'est l'été dans Paris, occupé par les Allemands. C'est l'été, au sein de l'hôpital Sainte-Anne, où patiente, celle qui l'a convoqué. Une prophétesse aux pouvoirs terrifiants qui le veut pour messager. Pour Matéo, le temps est compté. Car il est le Passageur, et s'il n'accomplit pas sa mission, ce n'est pas seulement sa vie qu'il risque, mais celle d'une fille rousse de l'autre côté du voile, mais celles des milliers de personnes qui se battent au nom de l'humanité...



"Ses mots sont étrangers, mais ils résonnent en moi. Comme l'éclosion de mon pouvoir, c'est comme s'il y avait là-dessous une vérité enfouie que je refuse de voir. Ce n'est pourtant pas le moment d'être aveugle."



   J'avais bien accroché avec le premier tome, c'était donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce nouveau tome.
   Cette fois-ci, on part durant la Seconde Guerre Mondiale. Une nouvelle fois, le protagoniste se retrouve entraîné par un fantôme, qui a besoin de son aide avant de partir dans l'autre monde.

   J'ai apprécié une nouvelle fois suivre les aventures du personnage de Matéo. D'autant plus que l'autrice change des éléments dans la construction du récit, de l'intrigue, par rapport au premier tome, ce qui permet de ne pas tomber dans la redondance. Ainsi, on a un fantôme différent du précédent dans le passé, mais aussi de nouveaux éléments dans le présent. 

   Le roman nous plonge durant la Seconde Guerre Mondiale lors des voyages dans le temps, et plus particulièrement dans les asiles psychiatriques à l'époque. On a finalement qu'un rapide aperçu de ce qu'il passait à cette période dans ce genre de lieux, mais ce que l'autrice nous donne permet de se faire une idée de ce qui pouvait s'y dérouler.

   Une nouvelle fois, l'autrice se sert de ce roman pour parler de certains sujets. Dans le tome précédent, on avait notamment les discriminations vis-à-vis des gens du voyage. Cette fois-ci, elle se penche sur le harcèlement scolaire. C'est un sujet important, et il permet également de renforcer dans le roman les relations entre Matéo et sa soeur, ce que j'ai trouvé touchant.

   Concernant les personnages, j'ai bien aimé l'arrivée de nouveaux personnages, plus particulièrement celui du fantôme de ce tome. C'était intéressant de la découvrir, de connaître une partie de son histoire, tout en ayant une touche de mystère du fait du caractère spécial qu'elle a par rapport au fantôme du tome précédent.


   En conclusion, un second tome tout aussi sympathique que le premier. On retrouve les éléments qui ont fonctionné dans le tome précédent, tout en ayant une touche de renouveau qui permet d'éviter la redondance et permet également de garder notre curiosité pour l'histoire que l'on suit.






vendredi 6 novembre 2020

[Chronique] Cruelles – Cat Clarke

Autrice :
 Cat Clarke
Pages : 419
Titre original : Torn
Prix : 17,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Résumé : Lors d'un séjour avec sa classe en Ecosse, Alice et sa meilleure amie Cass sont coincées dans une cabane avec Polly, l'asociale de service, Rae, la gothique aux terribles sautes d'humeur et Tara, la reine des pestes. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres. Cass décide qu'il est grand temps de donner à Tara une leçon qu'elle n'est pas prête d'oublier. Va alors se mettre en marche une succession d'événements qui vont changer la vie de ces filles à jamais.


"Les mensonges par omission culpabilisent toujours moins."



   Cela faisait maintenant quelques années que ce roman traînait dans ma PAL, sans que je l'en sorte. Et le jour est enfin arrivé !
   On est sur une histoire de vengeance. Mais aussi de secrets. Une classe de jeunes filles part en séjour scolaire en Ecosse. Et certaines d'entre elles se retrouvent ensemble alors qu'elles ne peuvent pas supporter. Et un événement va venir tout chambouler.

   L'intrigue du roman me fait penser aux films un peu horrifiques pour/avec des adolescents. C'est le même genre d'histoire, et la même ambiance. Alors là, il n'y a pas de tueur fou qui se balade, mais en dehors de ça, c'est vraiment l'impression qui ressortait de ce bouquin. Donc si ce genre de film vous plaît, il devrait en être de même pour ce roman.
   Tout comme ce genre de films dont j'ai parlé, c'est un livre sympathique à lire, mais qui ne m'a pas transcendée. J'ai passé un bon moment, divertissant, à vouloir savoir ce qu'il allait advenir, mais ce n'est pour moi pas ma lecture de l'année. On retrouve les mêmes éléments avec les secrets, la vengeance, la peur, la culpabilité, celle qui veut que la vérité éclate et pas l'autre, ... Il n'y a rien qui est vraiment original à mon sens dans la construction du récit en comparaison.

   Les personnages sont plutôt intéressants à suivre, mais comme l'histoire, rien de trop original non plus. On a la peste, la fille presque invisible, la sérieuse, la marginale, ... 
   J'ai apprécié qu'on suive l'histoire sous le point de vue d'Alice, qui est une des moins désagréables à suivre. Elle a des regrets à propos de ce fameux secret, et c'est ce qui la rend plus agréable à suivre, qui crée de l'empathie pour elle, au contraire de Cass que j'ai trouvé particulièrement agaçante. J'ai également apprécié Rae que l'on voit pourtant peu, en revanche, j'ai eu du mal avec l'hypocrisie de Polly.
   Le thème de la culpabilité est d'ailleurs traité avec le personnage d'Alice. C'était intéressant à suivre, mais encore une fois, rien de novateur non plus.
   Pour ce qui est des relations entre les personnages, toujours rien de particulièrement original, d'autant plus concernant Alice et le frère de Tara. 

   En conclusion, je n'ai pas détesté ce roman. Ce fut une lecture divertissante, mais elle a à mon sens rien de novateur. Ce bouquin joue vraiment sur les mêmes codes que certains films d'horreur avec des adolescents en protagonistes, et c'est clairement les mêmes éléments que l'on retrouve tout au long de la lecture. Ce n'est pas un problème en soit, mais ayant vu quelques-uns de ces films-là, je ne peux pas dire avoir eu de surprises ou avoir été subjuguée par une originalité du récit. 
   Cela reste néanmoins, comme dit auparavant, une lecture loin d'être désagréable pour autant, et cela ne m'étonne pas que ce soit un roman qui plaise. Et je pense qu'il peut justement plaire à ceux qui aiment ce genre d'histoire de vengeance, de secrets et d'adolescents.



jeudi 22 octobre 2020

[Chronique] Le passeur – Lois Lowry

Auteur : Lois Lowry
Pages : 286
Titre original : The Giver
Prix : 16,00€ (grand format), 6,80€ (poche), 9,80€ (poche, édition de luxe), 5,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Le passeur 
• L'Élue
• Messager
• Le fils

Résumé : Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. la désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.




"Ce qu'il y a de pire quand on détient les souvenirs, ce n'est pas la douleur. C'est la solitude dans laquelle on se trouve. Les souvenirs sont faits pour être partagés."






   C'est une dystopie que j'étais très curieuse de lire, de par son résumé, mais aussi du fait que ce une dystopie "à l'ancienne" puisque ce roman est sorti dans les années 90.

   On découvre un monde où tout est réglé à la minute et au centimètre près. Le métier, les enfants, le compagnon, et encore bien des facteurs, tout est décidé par le conseil de ce village. Le choix n'existe pas, il n'y a pas de véritable libre arbitre concernant les choix importants de l'avenir. Rien que ça, ça ne montre une société pas spécialement attirante.
   Au fil des pages, on comprend vite que c'est encore plus que ça. Par le biais de Jonas, qui de part le rôle qui lui a été confié lors de la cérémonie des douze ans, on va voir tout ce que cette population ne connaît pas : la neige, le soleil, la chaleur du soleil, les saisons, les couleurs. Parce que oui, tout est réglé au point que la météo est inexistante, et les couleurs effacées au profit de la vision en noir et blanc, pour des raisons à peine croyables pour le lecteur. C'est ainsi une société presque effrayante (cela ne fait absolument pas peur lors la lecture, mais un monde comme celui-ci serait tellement plus triste quand on a connu ce que nous connaissons tous) qui est dépeinte dans ce roman.
   Et c'est là qu'intervient la révélation du personnage comme dans toute bonne dystopie. Le personnage, petit à petit, découvre toutes ces choses, si simples que nous connaissons, et se demande bien pourquoi les gens ne pourraient pas en profiter. Une vraie remise en question qui se fait petit à petit, alors qu'il cherche à comprendre ce qu'il a raté, et comment leur monde en est arrivé là, ce qui se passe en dehors de leur village.

   J'ai ainsi passé un bon moment avec cet univers. Cela change des dystopies que j'ai pu lire jusqu'ici, et le tout est bien mené. Il est vrai que je n'ai pas eu d'attachement pour le personnage de Jonas, qui est conforme à la société dans laquelle il est élevé : presque froid, contrôlé, obéissant, ... C'est d'ailleurs ce que je ressens sur ce qui ressort de ce roman, pas dans le sens où c'est mal écrit, mais comme si le roman était à l'image de la société qu'il dépeint.

   Jonas s'en détache petit à petit avec ses questionnements, mais cette personnalité, créée par cette société, ne m'a pas permis de totalement m'attacher à ce personnage. Il reste néanmoins touchant dans sa manière de voir les choses, de vouloir partager, de remettre en question ce qu'il ne comprend pas, et cela était plaisant à suivre.

   Concernant la fin, elle est presque étonnante pour le genre. On a l'impression que l'aventure ne fait que commencer, que c'est là que tout va passer à la vitesse supérieure, et c'est pourtant la fin. C'est un schéma déroutant, puisque l'on retrouve le personnage que dans le troisième tome (et je ne sais absolument pas quel est le laps de temps entre les deux), et que le second se focalise visiblement sur d'autres personnages et dans un autre lieu.


   En conclusion, j'ai bien aimé découvrir l'univers de ce roman. Il est original et change des dystopies que j'ai pu lire jusqu'ici. Il est bien construit et j'ai apprécié voir le fonctionnement, et voir le personnage découvrir puis remettre en question ce dont il prend connaissance.
   En revanche, je ne sais pas si je lirais pour autant la suite. Elle ne suit pas les mêmes personnages, mais cela n'est en soit pas forcément un mauvais point parce que cela ne m'a pas dérangée dans d'autres sagas. Mais le sentiment général, froid, contrôlé, à l'image de la société dépeinte dans le roman fait que je n'ai pas été vraiment investie émotionnellement dans ce tome, ce qui fait que je ne ressens pas le besoin de connaître la suite. Certainement que si je le trouve d'occasion dans un vide-grenier ou un magasin spécialisé à vraiment pas cher, je me laisserais tenter, mais sinon, je pense que je ne lirais pas la suite.





jeudi 10 septembre 2020

[Chronique] Je suis fille de rage – Jean-Laurent Del Socorro #PLIB2020

Auteur : Jean-Laurent Del Socorro
Pages : 536
Titre original : Je suis fille de rage
Prix : 23,90€ (papier), 9,99€ (numérique)

Résumé : 1861 : la guerre de Sécession commence. À la Maison Blanche, un huis clos oppose Abraham Lincoln à la Mort elle-même. Le président doit mettre un terme au conflit au plus vite, mais aussi à l'esclavage, car la Faucheuse tient le compte de chaque mort qui tombe. Militaires, affranchis, forceurs de blocus, politiciens, comédiens, poètes... Traversez cette épopée pour la liberté aux côtés de ceux qui la vivent, comme autant de portraits de cette Amérique déchirée par la guerre civile.






"Un maître a beau être gentil, il reste un maître. Tôt ou tard, il y aura toujours quelqu’un pour abuser du pouvoir qu’il a sur toi."





   On part sur une histoire en grande partie historique, qui romance des faits réels de l'Histoire des États-Unis, avec une toute petite touche de fantastique.
   Je dois dire que j'ai aimé découvrir ce roman puisqu'il m'a permis d'apprendre un certain nombre de choses sur un fait important pour les États-Unis : la guerre de Sécession.
   Ainsi, j'ai pu mieux comprendre pourquoi on entend si souvent cette guerre citée dans les romans ou séries américaines. Et j'ai trouvé ça d'autant plus intéressant parce que de ce conflit découle des conséquences qui marquent encore le pays aujourd'hui, ce que j'ai pu comprendre en lisant ce roman.     Je pense notamment pourquoi on parle de certains États du Sud plus conservateurs et racistes que d'autres, d'où vient le Ku Klux Klan, ...

   Le roman nous retrace donc, de manière romancée, ce qu'il s'est passé durant cette guerre, avec différents acteurs de celle-ci, les enjeux, motivations, avancements, ...
   On passe pour cela à une bonne dizaine voire quinzaine de points de vue, permettant d'avoir plusieurs façons de voir les choses sur ces événements, tout en ajoutant des extraits de documents historiques traduits par l'auteur.
   Pas trop de surprise sur le gagnant de ce conflit quand on voit le drapeau et le nom de l'un des camps, mais c'est intéressant de mieux comprendre ce que fut cette guerre qui a encore des impacts de nos jours.

   Pour ce qui est des personnages, pas d'attachement. On a un grand nombre de points de vue, ce qui fait que l'on ne peut vraiment s'attarder sur chacun, et on est plus, à mon sens, sur une transcription romancée des faits, des rôles, motivations et enjeux de chacun plutôt que sur une introspection sur ces personnages.

   Pour le côté fantastique, rapidement : c'est vraiment du second plan, donc ne vous attendez pas à plein de magie. Personnellement, cela ne m'a pas dérangée, sachant de quoi il retournait pour ce bouquin. C'était néanmoins une touche très sympathique, qui ajoutait à l'ambiance du roman et autour du personnage de Abraham Lincoln.


   En bref, sans que ce soit un coup de cœur, j'ai vraiment aimé lire ce roman. J'ai appris certaines choses sur les États-Unis, notamment sur le plan sociétal, tant historiquement que plus récemment, grâce à celui-ci, et il est très intéressant à lire pour cette raison !










Ce roman (#ISBN9782366294774) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2020 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2020.

mercredi 9 septembre 2020

[Chronique] Gone, tome 1 – Michael Grant

Auteur : Michael Grant
Pages : 586
Titre original : Gone
Prix : 19,30€ (grand format), 8,40€ (poche), 10,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Gone, tome 1
• Gone, tome 2 : La faim
• Gone, tome 3 : Mensonges
• Gone, tome 4 : L'épidémie
• Gone, tome 5 : La peur
• Gone, tome 6 : La lumière

Résumé : Imaginez. En plein cours d'histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils s'étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.



"Tu ne peux pas mobiliser la peur quand ça te chante. Mais la colère, c'est de la peur dirigée vers autrui. La colère c'est facile."




   On entre dans une ville où soudainement, toutes les personnes de plus de quinze ans disparaissent sans crier gare. Forcément, toutes les habitudes sont bousculées, d'autant plus quand ils restent que de jeunes adolescents et des enfants pour gérer tout ce nouveau monde, et pour survivre.
   C'était intéressant de voir comment ces mineurs devaient faire pour se réorganiser afin de faire une mini-société, de voir comment ils devaient se débrouiller face à ces événements. Forcément, rien n'est simple et on part alors sur des rivalités entre clans.

   Ce bouquin, dans la façon dont les pouvoirs sont abordés, n'est pas sans me rappeler la série Heroes (sans le suspens incroyable que la série propose dans la première saison). C'était cool de découvrir quels genres de pouvoir auxquels on aurait droit dans cette saga, d'en savoir plus sur ce nouvel univers qui s'offre aux personnages.
   Ce tome n'est qu'une mise en bouche de ces pouvoirs. Les personnages ne les découvrent que petit à petit au fil des pages, et ce n'est qu'au dernier tiers qu'on commence à entrer dans le vif du sujet.
   De même, on a un mystère qui débute dans ce roman, sur l'origine de tout ça, et je suis curieuse de connaître la réponse dans les tomes suivants.

   Concernant les personnages, une nouvelle fois, pas d'attachement particulier à eux (j'ai l'impression que je répète souvent cette phrase ces derniers temps, oups). J'étais assez indifférente à eux, et c'est l'univers plutôt qu'eux qui m'a le plus intéressé.

   La fin prend en dynamique et entre dans le vif du sujet. Les pouvoirs prennent plus d'ampleur, bien que tout le monde ne soit pas encore au courant, et c'est là que les choses commencent à devenir véritablement intéressantes.


   En conclusion, un premier tome sympathique, mais qui sert surtout à mettre en place la découverte de ce nouvel univers par les personnages. Les pouvoirs commencent doucement mais sûrement à prendre la place dans l'intrigue, mais je pense que c'est plutôt dans le second tome que cela va véritablement commencer.