jeudi 10 septembre 2020

[Chronique] Je suis fille de rage – Jean-Laurent Del Socorro #PLIB2020

Auteur : Jean-Laurent Del Socorro
Pages : 536
Titre original : Je suis fille de rage
Prix : 23,90€ (papier), 9,99€ (numérique)

Résumé : 1861 : la guerre de Sécession commence. À la Maison Blanche, un huis clos oppose Abraham Lincoln à la Mort elle-même. Le président doit mettre un terme au conflit au plus vite, mais aussi à l'esclavage, car la Faucheuse tient le compte de chaque mort qui tombe. Militaires, affranchis, forceurs de blocus, politiciens, comédiens, poètes... Traversez cette épopée pour la liberté aux côtés de ceux qui la vivent, comme autant de portraits de cette Amérique déchirée par la guerre civile.






"Un maître a beau être gentil, il reste un maître. Tôt ou tard, il y aura toujours quelqu’un pour abuser du pouvoir qu’il a sur toi."





   On part sur une histoire en grande partie historique, qui romance des faits réels de l'Histoire des États-Unis, avec une toute petite touche de fantastique.
   Je dois dire que j'ai aimé découvrir ce roman puisqu'il m'a permis d'apprendre un certain nombre de choses sur un fait important pour les États-Unis : la guerre de Sécession.
   Ainsi, j'ai pu mieux comprendre pourquoi on entend si souvent cette guerre citée dans les romans ou séries américaines. Et j'ai trouvé ça d'autant plus intéressant parce que de ce conflit découle des conséquences qui marquent encore le pays aujourd'hui, ce que j'ai pu comprendre en lisant ce roman.     Je pense notamment pourquoi on parle de certains États du Sud plus conservateurs et racistes que d'autres, d'où vient le Ku Klux Klan, ...

   Le roman nous retrace donc, de manière romancée, ce qu'il s'est passé durant cette guerre, avec différents acteurs de celle-ci, les enjeux, motivations, avancements, ...
   On passe pour cela à une bonne dizaine voire quinzaine de points de vue, permettant d'avoir plusieurs façons de voir les choses sur ces événements, tout en ajoutant des extraits de documents historiques traduits par l'auteur.
   Pas trop de surprise sur le gagnant de ce conflit quand on voit le drapeau et le nom de l'un des camps, mais c'est intéressant de mieux comprendre ce que fut cette guerre qui a encore des impacts de nos jours.

   Pour ce qui est des personnages, pas d'attachement. On a un grand nombre de points de vue, ce qui fait que l'on ne peut vraiment s'attarder sur chacun, et on est plus, à mon sens, sur une transcription romancée des faits, des rôles, motivations et enjeux de chacun plutôt que sur une introspection sur ces personnages.

   Pour le côté fantastique, rapidement : c'est vraiment du second plan, donc ne vous attendez pas à plein de magie. Personnellement, cela ne m'a pas dérangée, sachant de quoi il retournait pour ce bouquin. C'était néanmoins une touche très sympathique, qui ajoutait à l'ambiance du roman et autour du personnage de Abraham Lincoln.


   En bref, sans que ce soit un coup de cœur, j'ai vraiment aimé lire ce roman. J'ai appris certaines choses sur les États-Unis, notamment sur le plan sociétal, tant historiquement que plus récemment, grâce à celui-ci, et il est très intéressant à lire pour cette raison !










Ce roman (#ISBN9782366294774) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2020 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2020.

mercredi 9 septembre 2020

[Chronique] Gone, tome 1 – Michael Grant

Auteur : Michael Grant
Pages : 586
Titre original : Gone
Prix : 19,30€ (grand format), 8,40€ (poche), 10,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Gone, tome 1
• Gone, tome 2 : La faim
• Gone, tome 3 : Mensonges
• Gone, tome 4 : L'épidémie
• Gone, tome 5 : La peur
• Gone, tome 6 : La lumière

Résumé : Imaginez. En plein cours d'histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils s'étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.



"Tu ne peux pas mobiliser la peur quand ça te chante. Mais la colère, c'est de la peur dirigée vers autrui. La colère c'est facile."




   On entre dans une ville où soudainement, toutes les personnes de plus de quinze ans disparaissent sans crier gare. Forcément, toutes les habitudes sont bousculées, d'autant plus quand ils restent que de jeunes adolescents et des enfants pour gérer tout ce nouveau monde, et pour survivre.
   C'était intéressant de voir comment ces mineurs devaient faire pour se réorganiser afin de faire une mini-société, de voir comment ils devaient se débrouiller face à ces événements. Forcément, rien n'est simple et on part alors sur des rivalités entre clans.

   Ce bouquin, dans la façon dont les pouvoirs sont abordés, n'est pas sans me rappeler la série Heroes (sans le suspens incroyable que la série propose dans la première saison). C'était cool de découvrir quels genres de pouvoir auxquels on aurait droit dans cette saga, d'en savoir plus sur ce nouvel univers qui s'offre aux personnages.
   Ce tome n'est qu'une mise en bouche de ces pouvoirs. Les personnages ne les découvrent que petit à petit au fil des pages, et ce n'est qu'au dernier tiers qu'on commence à entrer dans le vif du sujet.
   De même, on a un mystère qui débute dans ce roman, sur l'origine de tout ça, et je suis curieuse de connaître la réponse dans les tomes suivants.

   Concernant les personnages, une nouvelle fois, pas d'attachement particulier à eux (j'ai l'impression que je répète souvent cette phrase ces derniers temps, oups). J'étais assez indifférente à eux, et c'est l'univers plutôt qu'eux qui m'a le plus intéressé.

   La fin prend en dynamique et entre dans le vif du sujet. Les pouvoirs prennent plus d'ampleur, bien que tout le monde ne soit pas encore au courant, et c'est là que les choses commencent à devenir véritablement intéressantes.


   En conclusion, un premier tome sympathique, mais qui sert surtout à mettre en place la découverte de ce nouvel univers par les personnages. Les pouvoirs commencent doucement mais sûrement à prendre la place dans l'intrigue, mais je pense que c'est plutôt dans le second tome que cela va véritablement commencer.



[Chronique] Zodiaque, tome 1 – Romina Russell

Autrice : Romina Russell
Pages : 468
Titre original : Zodiac, book 1
Prix : 16,60€ (grand format), 7,00€ (poche), 11,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Zodiaque
Zodiaque, tome 2 : L'étoile vagabonde
Zodiaque, tome 3 : Lune noire
Zodiaque, tome 4 (VO)

Résumé : Sur la planète du Cancer, comme dans le reste de la constellation du Zodiaque, l'astrologie régit la vie quotidienne. Pas de place pour les imprévus, et encore moins pour une catastrophe. Pourtant, Rhoma, jeune étudiante Zodaï, est hantée par de terribles visions. Personne ne la croit mais l'impensable se produit brutalement : une des lunes du Cancer explose. Raz-de-marée, pluies de météorites, tout l'univers de la jeune fille est plongé dans le chaos. Aidée de son mentor, le flegmatique Mathias, et d'Hysan, l'excentrique émissaire du signe de la Balance, Rhoma se lance alors dans une course contre la montre au travers de la galaxie pour prévenir les autres civilisations de la menace ancestrale qui plane sur elles. Car les douze signes du zodiaque étaient à l'origine treize... et, dans l'ombre, le dernier attend son heure. Celle de la destruction.



"Nous partageons le même univers mais nous vivons dans des mondes différents."




   On entre dans un univers que j'ai trouvé franchement cool, avec le concept des constellations et des signes astrologiques. L'univers est riche et original, c'est construit et ça donne vraiment envie d'en savoir plus sur tout ça, sur l'histoire de cet univers, sur le fonctionnement, ...

   Par contre, il faut avouer que l'histoire, bien qu'il se passe pas mal de choses, qu'on a des découvertes, des choses que l'on apprend, que l'héroïne voyage et permet ainsi d'en apprendre plus sur tout l'univers, arrivé à la fin, eh bien au final, on revient un peu à la situation initiale. Certes, on appris des choses depuis, mais c'est comme si tout ce qu'avait fait l'héroïne était vain, ce qui n'est pas commun.
   Ce que je peux en quelque sorte reprocher également est le fait qu'à quelques reprises, il faut six pages complètes pour tourner autour du pot ou arriver au même point, alors que tout aurait pu se terminer en une. Heureusement que cela ne s'est pas trop répété, parce qu'il faut avouer que ce n'était pas toujours passionnant de lire plusieurs pages à la suite pour en venir au même but.

   J'ai bien aimé suivre le personnage principal. Rhoma est investie dans sa tâche, malgré toute l'animosité et le peu de crédit qu'on lui accorde. Elle n'hésite pas à se jeter corps et âme dans ce qu'elle croit être la bonne chose, tout en ayant bien sûr, parfois des moments de doute. Et il y a de quoi, parce que littéralement personne ne la croit à part une personne, et se moque d'elle. Je n'ose imaginer la frustration que cela doit engendrer chez la protagoniste.
   En revanche, j'ai pendant un moment eu plus de mal avec un de ses compagnons d'aventure. On est sur une sorte de triangle amoureux et l'un des deux garçons qui attirent l'héroïne, Mathias, m'a gonflé pendant une bonne partie du roman. Il se sentait piqué dans son ego dès que Rhoma portait un peu d'intérêt pour le second, et il partait donc bouder, pour ensuite lancer des piques à cet autre "prétendant" dès que les deux se parlaient, et ça, à CHAQUE fois. Heureusement, cela s'est amélioré par la suite, parce que je dois dire que ce personnage avait un comportement immature pour son âge qui était agaçant durant ce temps-là.


   En conclusion, un roman qui offre un univers riche et chouette à découvrir, sur le thème des signes astrologiques et des constellations. J'ai aimé découvrir une partie de cet univers et suivre le personnage dans ses aventures, malgré quelques points un peu plus faibles à mon goût. Je suis à présent curieuse de voir ce qu'offre la suite.



mardi 8 septembre 2020

[Chronique] Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre – Ruta Sepetys

Autrice : Ruta Sepetys
Pages : 412
Titre original : Between Shades of Grey
Prix : 14,20€ (grand format), 8,20€ (poche), 7,49€ (numérique)

Résumé : Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique.
Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.


"Ce témoignage a été écrit pour laisser une trace ineffaçable et tenter l'impossible : parler dans un monde où nos voix ont été éteintes. [...]J'espère de tout mon coeur que les pages ici cachées feront jaillir de votre âme la source de compassion la plus profonde. J'espère aussi qu'elles vous inciteront à faire quelque chose, a en parler à quelqu'un. C'est le seul moyen de nous assurer que les hommes ne permettront pas au mal de se reproduire sous cette forme."

"Vous êtes-vous jamais demandé ce que vaut une vie humaine ? Ce matin-là, mon petit frère ne valait pas plus qu'une montre à gousset."




   J'avais pris une véritable claque avec le roman "Le sel de nos larmes" de la même autrice, et j'étais donc très curieuse de découvrir un autre bouquin de celle-ci, sur un sujet non moins important de l'Histoire.

   Celui-ci met en lumière la déportation qu'ont vécu près de vingt millions de personnes des pays baltes durant la Seconde Guerre Mondiale. On a parfois tendance à oublier (moi y compris), que cette guerre, ce n'était pas que les nazis qui ont commis des meurtres en masse. On le voit bien ici avec le cas de ce qu'a fait le NKVD à cette période sous le régime de Staline.
   Ainsi, l'autrice, après un travail de recherches, nous livre cette partie de l'Histoire avec des personnages fictifs. Par ce biais, elle permet de nous relater ce qu'ont vécu ces personnes, l'horreur et l'humiliation qu'elles ont subi parce qu'elles vivaient là où Staline voulait s'imposer, tout simplement.     Ce roman, comme le dit Ruta Sepetys, c'est redonner une voix à ces personnes, des années après ces événements, pour ne pas oublier leur histoire.

   Ce sont des passages durs auxquels nous faisons face. La peur, la faim, la soif, le cruel manque d'hygiène, entre autres, et ce sans compter la violence et les humiliations que les soldats infligent aux déportés. Les morts défilent et c'est en pleine face, en quelques phrases que l'on se prend l'horreur, qu'on se rend compte de l'atrocité dont l'homme est capable. La fin est encore plus violente, en découvrant les conditions de vie, les privations dans lesquels survivaient comme le pouvaient les déportés, entourés chaque jour de plus de cadavres.

   Cette histoire, nous la suivons grâce à Lina. Je ne me suis pas attachée à elle autant que les protagonistes de "Le sel de nos larmes" de la même autrice, ce qui fait que je n'ai pas eu la même intensité d'émotion. Néanmoins, elle permet de raconter cette histoire, à laquelle je n'avais juste qu'ici jamais prêté attention.
   On voit aussi qu'il y a, en elle et plusieurs personnes autour d'elle, l'envie de vivre, mais aussi l'espoir. Que malgré tout ce qu'ils endurent, la douleur et la perte, comme dit le titre, qu'ils n'ont pas pu tout leur prendre. (Attention, je ne diminue pas les actions commises contre ces personnes et ce qu'elles ont vécu, c'est un ressenti que j'ai eu avec une partie des personnages et qui me semble en accord avec les propos d'une des notes de fin l'autrice).


   En conclusion, un roman percutant. J'ai une préférence pour "Le sel de nos larmes" de la même autrice car ayant eu un peu fort attachement aux personnages de ce dernier, mais cela reste un roman qui raconte une histoire importante. Ruta Sepetys donne une nouvelle fois la parole aux survivants et aux gens perdus de tragédies plus méconnues, et c'est un grand merci que je lui adresse, pour me permettre de découvrir ces histoires, mais surtout, pour eux.




[Chronique] La cité des Chimères – Vania Prates #PLIB2020

Autrice : Vania Prates
Pages : 442
Titre original : La cité des Chimères
Prix : 18,00€ (papier), 12,99€ (numérique)

Résumé : Le monde tel qu'on l'a connu a disparu. Chaos, misère, famine ... Les Hommes ont enfin trouvé un équilibre et se sont organisés en guildes, guidé par leur chi, leur nature profonde. Guilde des Marchands, des Inventeurs, des Alchimistes, des Gardiens ; tous demeurent fidèles à ce qu'ils sont afin de vivre en harmonie avec la nature et les animaux particulièrement respectés, créant une cité semblable à une ville sylvestre.

Dans ce monde proche de l'utopie, Céleste, une jeune fille de 17 ans, n'a pas de chi. Le jour où elle rencontre Calissa, mystérieuse contrebandière, elle est loin de se douter qu'elle va se retrouver embrigadée bien malgré elle dans une histoire complexe qui même non seulement le dirigeant de Lowndon Fields, mais également la très redouté "Confrérie des Sans-loi".

Entre ruse, savoir, intrigues et faux-semblants, Céleste va devoir changer sa vision du monde.



"La nature s’ordonne à sa façon et de bien plus belle manière lorsque l’homme ne s’en mêle pas."




   J'ai passé un bon moment durant cette lecture. On part sur un univers où seule une partie de la population a accès aux livres d'Avant, dans lesquels ils immergent pour pouvoir établir de quoi parle le livre et recenser les objets d'antan. Et par immerger, c'est réellement immerger que font ces personnes puisqu'elles vont au cœur de l'histoire pour la vivre.
   J'ai bien aimé suivre l'histoire avec un univers sympathique à découvrir. Évidemment, on a des histoires de secrets et en quelque sorte de censure qui viennent dans la danse, ce qui donne envie d'en savoir plus.
   On a une société avec des catégories très différentes, comme les Immergeants, mais également les Alchimistes, les Inventeurs, et bien d'autres, que j'ai bien aimé découvrir au fil des pages.
   J'ai aimé ce genre d'univers et j'ai trouvé très sympa le lieu où vit Céleste, le personnage principal. C'est un lieu haut en couleurs, qui n'a nul pareil, et qui était très amusant à découvrir par le biais des personnages.

   Concernant ces derniers, j'ai apprécié suivre les aventures de Céleste. On sent son émerveillement et son envie de faire quelque chose, tout en ayant, comme on s'en doute, une grande curiosité. Les personnes qu'elle rencontre dans son aventure sont également sympas à suivre, certains d'entre eux haut en couleurs également. On a l'impression d'être dans un groupe d'amis qui se connaissent depuis des années, avec une dynamique entre eux qui correspond.

   En bref, un roman que j'ai apprécié découvrir. J'ai aimé l'univers dans lequel on est embarqué, avec une enquête, tout en ayant un aspect sur la censure et les secrets que peuvent exercer des personnes pour garder le contrôle.








Ce roman (#ISBN9782490151219) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2020 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2020.

lundi 7 septembre 2020

[Chronique] Les 100, tome 4 : Rébellion – Kass Morgan

Autrice : Kass Morgan
Pages : 302
Titre original : The 100, book 4: Rebellion
Prix : 17,90€ (grand format), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Les 100, tome 1 
• Les 100, tome 2 : 21e jour
• Les 100, tome 3 : Retour
Les 100, tome 4 : Rébellion

Résumé : Guérir.
À peine les blessures de la guerre fratricide entre les 100 et les Nés-Terre commencent-elles à se refermer qu'une nouvelle menace surgit.
Subir.
Un groupe inconnu de Terriens illuminés attaque le campement des 100, pillant leurs provisions et kidnappant les meilleurs éléments.
Résister.
Restés libres mais surpassés en puissance de feu, Clarke, Bellamy et Luke doivent attendre le moment idéal pour sauver Wells, Octavia et Glass des griffes des dangereux fanatiques.
Se libérer.
Deux conceptions radicalement différentes de la vie sur Terre s'opposent, et jamais celle des 100 n'a paru si fragile.



"Les méchants se prennent toujours pour des héros."




Lu en VO

   On est sur le quatrième et dernier tome de "Les 100" de Kass Morgan, ici lu en VO. Une nouvelle fois, on est sur un tome sympa et dynamique, et dont les événements changent de ceux des précédents, ce qui évite la redondance.
   On est sur quelque chose d'encore bien différent puisqu'on est cette fois-ci sur une histoire de secte et d'enlèvements. Cela permet une nouvelle dynamique entre les personnages puisque des questionnements et des tensions se créent entre les personnages.

   En effet, tout n'est pas aussi simple que dans les tomes précédents, notamment entre Clarke et Bellamy.
   J'ai une nouvelle fois apprécié suivre les aventures des personnages, même s'il faut avouer que je les associe encore beaucoup à ceux de la série.

   Un point que j'ai trouvé un peu dommage est celui concernant un élément de l'intrigue qui est précisé dans le résumé. On nous parle d'un personnage qui va être embrigadé dans une secte, mais malheureusement, ça ne dure qu'un chapitre. Je trouve que cela aurait été plus percutant et intéressant si cet élément avait été mené un peu plus en longueur, qu'on sente un véritable changement du personnage, parce que là, cela a perdu en crédibilité de par cette rapidité d'exécution, alors que cela aurait pu donner des éléments d'intrigue franchement intéressants.

   Les dernières pages concluent la saga entière, sur une fin ouverte mais moins mouvementée que le reste. Une conclusion qui ne laisse pas le doute que le fait que la saga est belle et bien terminée.


   En résumé, un tome à la hauteur des autres, avec laquelle j'ai passé un très bon moment. Ce n'est pas une saga exceptionnelle, mais elle est sympa à lire et surtout addictive, les pages se tournant toutes seules durant la lecture. Pour dire, j'ai lu trois tomes en moins d'un mois alors je les aies lus en anglais, ce qui est rapide pour moi (habituellement, c'est entre trois semaines et un mois qu'il me faut en lisant le soir). Une nouvelle fois, une saga à découvrir, même en ayant vu la série, les deux étant deux oeuvres bien distinctes.



[Chronique] Les 100, tome 3 : Retour – Kass Morgan

Autrice : Kass Morgan
Pages : 346
Titre original : The 100, book 3: Homecoming
Prix : 17,90€ (grand format), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Les 100, tome 1 
• Les 100, tome 2 : 21e jour
Les 100, tome 3 : Retour
Les 100, tome 4 : Rébellion

Résumé : Survivre.
Le manque d'oxygène à bord de la Colonie a déclenché une panique meurtrière. Seuls les plus chanceux ont pu emprunter les dernières navettes partant en direction de la Terre.
Aimer.
Cette nouvelle apocalypse plonge les 100 dans l'angoisse : qui parmi leurs proches a survécu à l'atterrissage ? Les retrouveront-ils à temps ?.
Manipuler.
Bien décidé à conserver le pouvoir, le vice-chancelier n'hésitera pas à faire taire quiconque tentera de lui résister.
Combattre.
Prêts à tout pour garder leur nouvelle liberté, Clarke, Bellamy, Wells et Glass devront chacun affronter leur destin pour sauver leur idéal. L'ultime compte à rebours a commencé.




"Super, s'exclame Bellamy. Nous risquons nos vies pour prouver que la Terre est saine et voilà qu'ils arrivent pour y foutre le feu."



Lu en VO


   Pour ce tome, on change d'ambiance par rapport aux deux premiers. C'est une chose que je trouve bien dans cette saga, c'est qu'on part sur des intrigues différentes à chaque tome.
   Ainsi, on part ici sur des tensions entre différents membres de la colonie, entre les adolescents et ceux arrivés par la suite. De nouveaux enjeux donc, quand tout semble aller un peu mieux pour les jeunes délinquants. Plutôt que de la haine entre différentes communautés, c'est une lutte de pouvoirs et de liberté qui signe ce tome.

   C'est une nouvelle fois prenant et addictif. Même en lisant en VO, je dévorais les pages tellement cela se lisait vite et bien.

   L'histoire se divise entre les différents protagonistes, puisque nous avons Glass qui évolue indépendamment de tous les autres, en duo avec Luke. Ces moments de solitude permet de mieux s'imprégner de son personnage, tout en montrant la force qu'elle regorge derrière un côté plus fragile.
   Ce tome permet une nouvelle fois d'approfondir les personnages, que ce soit Bellamy, Clarke, Glass ou Wells, mais aussi des personnages plus secondaires.
   Ce tome permet également de montrer les personnages sous de nouveaux aspects, notamment Clarke avec un côté plus fragile, moins derrière un masque de contrôle pour rassurer les autres. Cette fois-ci, elle ne se bat pas uniquement pour ceux qu'elle aime, mais aussi pour elle-même.

   Cette fois-ci, la fin ne nous laisse pas sur un cliffhanger comme sur les tomes précédents, ce qui donne presque l'impression que la saga est une trilogie et non pas une tétralogie. Néanmoins, cela ne m'empêchera pas de lire le quatrième et dernier tome, étant très curieuse de suivre la suite des aventures des personnages.


   En conclusion, une suite qui a encore fonctionné avec moi. C'est une saga addictive depuis le second tome. Certes, cela ne vaut à mon sens pas forcément la série, mais c'est une saga que j'aime beaucoup découvrir. Ce tome change d'intrigue, permettant de se différencier des tomes précédents, tout en développant encore un peu plus les protagonistes.