Affichage des articles dont le libellé est YA. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est YA. Afficher tous les articles

lundi 11 octobre 2021

[Chronique] King of Scars, tome 1 – Leigh Bardugo

Autrice : Leigh Bardugo
Pages : 517
Titre original : King of Scars, book 1
Prix : 18,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• King of Scars, tome 1
King of Scars, tome 2 : Le règne des loups

Résumé : Aux yeux de tous, Nikolai Lantsov, roi de Ravka, a tout pour plaire : jeune, charismatique, il est le héros de la guerre civile qui a déchiré le royaume.
Installé depuis peu sur le trône, Nikolai doit pourtant faire face à une nouvelle menace : des forces ennemies semblent bien décidées à envahir le pays, dont les frontières sont affaiblies, et les coffres vides. Nikolai doit donc trouver un moyen de rétablir les finances, forger de nouvelles alliances et renforcer son armée de Grishas, cette élite magique qui a tant souffert de la guerre civile.

Or, la plus grande menace pour le royaume n'est autre que le roi en personne ! Victime, pendant la guerre civile, d'une terrible malédiction, Nikolai se transforme presque chaque nuit en une monstrueuse créature que seuls quelques Grishas semblent pouvoir contenir.
Hélas, les ténèbres qui habitent le jeune monarque sont de plus en plus fortes, et Nikolai craint de devenir un monstre pour toujours.

Résolu à combattre le mal qui le ronge, il décide de partir en quête de réponses dans un lieu où règne la plus sombre des magies..



"La peur est un phénix. (...) Tu peux la voir brûler des milliers de fois et pourtant elle revient toujours, renaissant de ses cendres."



  C'est par ce roman que j'entre dans l'univers du Grishaverse. La série m'a rendue très curieuse de cette univers, et j'étais vraiment impatiente quand j'ai reçu la duologie King of Scars.

   Les événements de ce roman se déroulent après ceux de la trilogie "Grisha" et de la duologie "Six of Crows". De ce fait, il est vrai qu'on a à plusieurs reprises des petits spoilers de sur ce qu'il s'est passé dans "Grisha" et "Six of Crows". Ces remises en contexte ne m'ont pas spécialement dérangée, mais c'est à savoir pour certains lecteurs qui préféreraient une surprise totale de leur lecture, et à qui je conseille plutôt de lire King of Scars en dernier. Néanmoins, pour ceux que ça ne dérange pas, je n'ai pas eu de problème pour entrer dans l'univers. Pour quelqu'un de complètement néophyte, je pense que cela peut le faire également, mais vous pouvez totalement lire King of Scars en ayant seulement vu la première saison de la série.

   Concernant l'histoire et l'intrigue, on est sur quelque chose qui prend son temps. On n'est pas sur des rebondissements à répétition ou de l'intrigue pleine d'actions. Au contraire, pour les trois points de vue que l'on a, on est sur une quête de quelque chose ou sur des situations où il faut être subtil, et ne pas se précipiter.
   Comme je le disais plus haut, je n'ai pas lu les autres séries du Grishaverse, néanmoins, on sent qu'ici, l'autrice ouvre de nouvelles perspectives à la fin de ce premier tome. De nouveaux enjeux prennent place, de nouvelles situations mais aussi une nouvelle approche de ce que l'on connaît déjà.
   On voit plus ou moins la magie dans ce tome, on n'est pas sur des attaques magiques à tout bout de champ. On sent qu'on est sur une période de calme avant la tempête dans le roman, ce qui explique ce point d'intrigue qui n'est pas dans la précipitation.

   Pour ce qui est des personnages, on suit essentiellement trois points de vue dans ce roman, et un quatrième un peu moins présent. Pour les trois premiers, ce sont, de ce que j'ai compris et de ce que j'ai pu voir dans la série, des personnages que l'on voit déjà dans les autres séries de bouquin.
   On est sur des personnages très différents, et c'est ce qui est intéressant. On a ainsi Nikolai qui joue la dérision pour s'en sortir, Zoya avec sa froideur connue de tout Ravka ou presque, et de Nina qui essaye de traverser les conséquences de ce qu'elle a vécu. J'ai apprécié suivre ces trois personnages, connaître leurs façons de penser et leurs personnalités
   Les relations entre les personnages n'ont pas beaucoup d'originalité par moment, néanmoins, cela ne m'a pas gênée dans ma lecture.

   La fin est plus ou moins étonnante, dans le sens où c'est LA grosse révélation, mais en même temps, je ne suis qu'à moitié étonnée par ce retournement. Cela laisse supposer un second tome qui nous offrira un nouveau combat pour les personnages, avec des enjeux importants.


   En bref, j'ai plutôt bien apprécié ma lecture. Les intrigues prennent leur temps, mais cela n'est absolument pas dérangeant. Je pense qu'il est plus intéressant de lire les séries "Grisha" et "Six of Crows" avant afin d'éviter d'éventuels petits spoilers, mais rien de nécessaire. 
   Je serais en tout cas curieuse de découvrir les autres séries du Grishaverse, mais j'aimerais aussi beaucoup, si l'autrice l'envisage, suivre des intrigues du point de vue de personnages dans les pays de Fjerda ou Shu Han, qui ont une importance dans l'univers sans qu'on en sache beaucoup.




vendredi 26 mars 2021

[Chronique] Tiny Pretty Things – Sona Charaipotra & Dhonielle Clayton

Autrices :
 Sona Charaipotra & Dhonielle Clayton
Pages : 468
Titre original : Tiny Pretty Things, book 1
Prix : 18,00€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Tiny Pretty Things
• Tiny Pretty Things, tome 2 : Shiny Broken Pieces

Résumé : Gigi, Bette et June sont danseuses dans la prestigieuse école du Ballet de New York.

Lorsque Gigi, nouvelle et seule élève noire, est choisie pour incarner le rôle phare du premier ballet de l’année, les rivalités se déchaînent. Bette, ballerine star de l’école, est prête à tout pour récupérer son titre et éviter la rage de sa mère, qui ne tolère pas qu’elle ne soit pas la meilleure. La perfectionniste June rêve quant à elle de ne plus être cantonnée au rôle de l’éternelle doublure. Lorsque Alec, petit ami de Bette, devient le partenaire de Gigi : c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !

Les trois filles ont bien du mal à résister à la pression du monde impitoyable de la danse… Amies ? Ennemies ? Peu importe finalement, ce qui compte c’est d’être la meilleure des meilleures !

Plié, jeté, relevé… pas de pitié !



"Mais à présent, je veux me faire une place dans une compagnie. Monter sur scène justifie tous les sacrifices."


  J’étais curieuse de découvrir ce roman dont j’entendais plutôt de bons avis, d’autant plus qu’il aborde le milieu de la danse classique.

   Je dois dire que je pensais plus accrocher que ça. Le roman respecte bien les promesses de la quatrième de couverture, avec le côté moins rose de la danse, avec les compétitions, les trahisons, les coups bas, … Mais pour autant, je n’étais pas dans l’appréhension de ce qui allait arriver, je n’ai pas ressenti les sentiments qu’ont les personnages, alors que je pense que l’on est censé être dans l’attente de ce qu’il va se passer.

   On est plongé au cœur de cet univers, avec les répétitions, les pas de danse, mais aussi l'excellence exigée dans ce milieu. 
   On est sur une chronologie plutôt linéaire, durant laquelle on suit les personnages entre entraînements, répétitions et moments de vie. Sauf que comme dit plus haut, les coups bas sont de mises, et c'est parfois loin d'être anodin. On voit aussi que ce n'est pas seulement des petits bousculades, mais également des choses qui attaquent moralement, qui détruisent petit à petit. On le voit notamment pour l'un des personnages, qui subit cet harcèlement et dont le moral est clairement modifié par ces attaques.


   Concernant les personnages, je me suis surtout attachée à Gigi. C'est une fille douce et joyeuse, empathique, et beaucoup plus sympathique que d'autres de ses camarades. Malgré tout, même si Beth et June sont parfois plus détestables et ont des actions clairement questionnables, on a une construction qui permet de comprendre pourquoi elles sont comme ça et agissent de cette manière. Ce n'est pas juste des personnages auxquels on donne un mauvais rôle, mais finalement, elles sont malheureusement le produit de ce qu'elles ont vécu et de ce qu'on leur impose, notamment dans le milieu familial. C'est des personnages plus complexes que l'on ne le pense, et c'est ce qui est intéressant à voir.


   En conclusion, un roman avec de bons points. On a l'envers du décor de la danse, et le bouquin remplit ses promesses dessus. On a des personnages, plus particulièrement ceux dont on suit le point de vue, qui sont travaillés pour éviter un schéma manichéen, ce qui est intéressant. Malgré tout, et malgré un bon moment passé lors de cette lecture, je m'attendais à plus. Sans savoir quoi, il manque le petit truc qui m'aurait complètement plongée dans ce roman.



[Chronique] La danse des ombres, tome 2 : La danse des flammes – Yelena Black

Autrice :
 Yelena Black
Pages : 352
Titre original : Dance of Shadows, book 2: Dance of Fire
Prix : 17,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• La danse des ombres, tome 2 : La danse des flammes

Résumé : Tout danseur rêve d'intégrer le Royal Ballet de Londres. Mais la compétition est féroce, et seuls deux candidats seront retenus au concours d'entrée de la prestigieuse compagnie. Pour gagner, Vanessa doit danser comme jamais auparavant. Justin sera son partenaire. Mais très vite les deux jeunes gens sont rattrapés par leur passé. Et la menace qui pèse sur le Royal Ballet est plus dangereuse que jamais...



"C'est ce qui m'a causé tous ces ennuis au départ, mais peut-être – peut-être – que le ballet peut encore être mon salut."


   On reprend la série de bouquin un petit moment après la fin du premier. Il s'est passé un peu de temps, la situation a changé pour les personnages, qui changent de continent.

   On retrouve ce qu'il y avait dans le premier tome, entre danse et fantastique. La danse est peut-être un peu moins présente que le précédent tome, puisque les personnages ont à présent une mission qu'ils doivent accomplir.

   On suit ainsi les personnages qui doivent apprendre à faire leur place dans ce nouveau lieu, tout en essayant de suivre leur mission. Le roman se penche ainsi sur ça, mais aussi sur les relations entre les différents personnages. 
   On en apprend un peu plus sur la sœur de Vanessa, qui la cherche dans cette ville. On a également des chapitres avec des lettres que sa soeur a écrite, comme dans le tome précédent, mais dans celui-ci, on commence enfin à suivre ce qu'il s'est réellement passé, derrière tout ce mystère autour de sa disparition.

   Concernant les personnages, j'ai eu moins de mal avec Vanessa cette fois-ci, étant moins obnubilée que précédemment. Evidemment, la jalousie et les relations amoureuses ne sont jamais très loin, tout comme les secrets, mais cela m'a moins dérangée dans ce tome.

   La fin est dans la même veine d'ensemble que celle du premier tome, tout en nous apportant des réponses aux questions que l'on avait pu se poser le long de cette duologie.


   En conclusion, une suite qui correspond au premier tome. On retrouve le côté danse au centre du roman, tout en ayant cette touche de fantastique intéressante. Même si ce n'est pas une saga qui m'a transcendée, j'ai passé un agréable moment avec cette lecture.




[Chronique] Qui t'as tuée, Alice ? –Virginie Deniau

Autrice :
 Virginie Deniau
Pages : 343
Titre original : Qui t'a tuée, Alice ?
Prix : 16,90€ (papier), 5,49€ (numérique)

Résumé : La veille de la rentrée scolaire, Alec emménage avec sa mère dans leur nouvelle maison. En allant se coucher, une surprise l’attend dans sa chambre : une jeune fille désemparée, Alice, lui demande son aide.
Le lendemain, au lycée, il apprend qu’elle est morte il y a six mois. Pourquoi se trouvait-elle alors dans sa chambre ? Que lui est-il réellement arrivé ? S’est-elle suicidée, sans raison, comme le suggère la version officielle ? Quelqu’un l’a-t-il tuée ?
Pour répondre à l’appel au secours d’Alice, Alec va devoir élucider ces mystères et découvrir les secrets de ses camarades de classe.






   On part sur une histoire où une jeune femme revient d'entre les morts, sans se souvenir de la raison exacte de son décès. Il s'agit alors pour le personnage principal d'enquêter pour qu'elle obtienne enfin les réponses qu'elle cherche.

   Je dois dire que je ne m'attendais pas à ça. Je m'attendais à un roman d'enquête, à un thriller, et finalement, ça n'a pas été le cas. Les recherches passent au second plan, pour laisser la place à la romance qui a la part belle dans le roman. Les personnages ne pense même plus à cette affaire, tout ce qui compte est leur découverte l'un envers l'autre, la dynamique entre eux. Du coup, légère déception de mon côté, ne m'attendant pas à ce que la relation entre les personnages prennent autant d'ampleur, mais il conviendra à d'autres lecteurs. 

   J'ai eu aussi un peu de mal avec le personnage principal. Je pense que c'est quelque chose qui correspond plutôt bien à un adolescent de son âge, mais c'est quelque chose avec lequel j'ai de plus en plus de mal. Il décrit les jeunes femmes qu'il rencontre juste par leur physique ou l'attirance qu'il éprouve de fait de leur présence, et non pas pour leur personnalité, juste ce qu'elle dégage autrement que physiquement. Il oublie un peu rapidement ce qu'il se passe, en se disant que la personne est plutôt sexy et que ce serait plutôt sympa de sortir avec elle voire plus, et ce même s'il a déjà quelqu'un en vue. Oui, je reconnais que c'est probable comme façon de penser, mais c'est vraiment pas ce que je recherche.

   Le point final de l'histoire, une fois que l'enquête reprend enfin de la place, vers les derniers chapitres seulement, fonctionne, c'est le genre de dénouement que l'on peut attendre de ce genre de roman et qui marche, même si cela s'est fait très rapidement.


   En conclusion, un roman qui ne correspond finalement pas à ce que j'imaginais, et dans lequel j'ai eu du mal avec le protagoniste. Cela en fait pour moi une lecture qui ne me marquera pas, mais qui en revanche, peut plaire à autre public, qui chercherait une histoire entre amitié et amour entre adolescents.

[Chronique] Dry – Neal Shusterman & Jarrod Shusterman

Auteurs :
 Neak Shusterman & Jarrod Shusterman
Pages : 450
Titre original : Dry
Prix : 17,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Résumé : Avez-vous déjà eu vraiment soif ?
La sécheresse s'éternise en Californie et le quotidien de chacun s'est transformé en une longue liste d'interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches...
Jusqu'à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre.
Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.



"Parfois, se conduire en héros implique de couler avec le bateau."




   J'étais très curieuse de découvrir ce roman, suite aux retours que j'avais pu entendre depuis sa sortie.
On démarre très rapidement dans le vif du sujet : le tap-out commence, il n'y a plus d'eau qui coule nulle part dans plusieurs Etats. 

   J'ai aimé suivre les personnages qui font tout pour leur survie. Les auteurs montrent qu'il ne faut pas beaucoup de temps pour que tout dégénère, que les tensions et la violence s'installent. On pourrait croire qu'en réalité, on serait plus civilisé, mais je n'en suis pas certaine, je pense que les auteurs ont bien dépeint l'ambiance qui suit une catastrophe aussi importante.

   Le long des pages, on ne peut s'empêcher de se demander si on ferait comme les personnages, si on serait prêt à aller là où ils vont pour survivre. On ressent cette lutte entre moralité et survie qui se joue à chaque minute dans la tête des personnages, et ce tout au long du roman.
   Je n'ai pas particulièrement accroché aux personnages, mais ce n'est pas pour autant que je n'ai pas aimé les suivre et voir comment ils faisaient pour s'en sortir durant le roman.

   La fin nous laisse en plein suspens, sur ce qu'il va se passer, sur ce qui va en découler, sur comment tout cela va se terminer. Et une fois à la fin, cela fait se poser des questions sur nos actions face au réchauffement climatique, sur notre capacité de survie, un vrai questionnement peut s'installer. Malgré tout, je ne suis pas ressortie subjuguée ou complètement changée de ce roman. Certes, il permet de poser un constat bien réel, et qui peut-être, peut faire réagir les gens par le biais de la lecture. Il peut faire peur, et il fait appréhender sur l'avenir de notre planète, sans aucun doute, et ça a été le cas pour moi, mais je ne pense pas que ce soit pour autant quelque chose de "choc".


   Bref, une lecture sympathique. Je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages, et je ne pense pas me souvenir indéfiniment de ce roman, mais il a le mérite de traiter un sujet important et peu vu, et dans l'ensemble, ça fonctionne bien. 



dimanche 8 novembre 2020

[Chronique] La danse des ombres, tome 1 – Yelena Black

Autrice :
 Yelena Black
Pages : 332
Titre original : Dance of Shadows, book 1
Prix : 17,90€ (grand format), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• La danse des ombres, tome 1
La danse des ombres, tome 2

Résumé : Vanessa vient d'être admise à la prestigieuse académie du New York Ballet... après sa soeur, brillante élève, disparie il y a trois ans. Un drame qui hante chaque instant, chaque pensée, chaque geste de Vanessa. Entre deux répétitions acharnées de l'Oiseau de Feu, la jeune ballerine n'a plusqu'une idée en tête : se lancer sur les traces de Margaret. Au risque de se perdre elle-même en chemin...





"Elle dansait ce qu'elle ne pouvait exprimer par des mots. Pour ressentir l'émotion qu'elle ne savait pas montrer dans la vie. Danser permettait de vivre heureuse pour toujours, en un instant."





   Ce roman fut une très bonne surprise. N'en ayant jamais entendu parlé, je pensais que c'était un bouquin moyen mais j'ai vraiment passé un bon moment de lecture.

   On entre dans le milieu de la danse classique, aux côtés de Vanessa, dont la soeur a disparu du jour au lendemain. Elle va donc se mettre à suivre ses pas pour espérer la retrouver.

   J'ai aimé être plongée dans le monde de la danse classique, de suivre l'héroïne au fil de ses cours et de ses pas de danse. On retrouve plusieurs passages avec le personnage qui danse, avec les pas, les arabesques, permettant d'avoir un aperçu de ce que fait la danseuse. On est immergé dans son monde et j'ai trouvé ça très chouette. 
   On est sur une version un peu plus soft de ce monde, on retrouve finalement assez peu la forte compétition de ce milieu, mais cela permet de voir plutôt le côté passion de cette discipline. En revanche, on retrouve bien l'exigeance de ce milieu, notamment par le biais des professeurs.
   L'aspect fantastique qui s'ajoute par la suite est également très sympa, mais je ne vais pas trop m'étaler pour ne pas spoiler.
   En revanche, la partie enquête annoncée dans le résumé passe rapidement en arrière-plan, ce que je trouve dommage étant donné que c'était ce qui est dit comme l'objectif de l'héroïne.

   J'ai parfois eu du mal avec la protagoniste qui s'amourache bien vite pour un personnage, la rendant plus que naïve. Elle n'est pas désgréable à suivre pour autant car elle a des qualités comme la persévérance par exemple, mais je levais parfois les yeux au ciel quand elle était rendue aveugle par cette amourette.
   Pour ce qui est des autres personnages, les amis de Vanessa sont plutôt sympathiques à suivre, sur lesquels peut compter la protagoniste. Evidemment, des personnages détestables sont également présents, comme Josef et Zep avec lesquels j'ai eu plus de mal du fait de leur comportement envers Vanessa notamment.


   En résumé, une vraiment bonne lecture avec un aspect fantastique mystérieux, qui donne envie de connaître la suite.




[Chronique] Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent – Andoryss

Autrice :
 Andoryss
Pages : 308
Titre original : Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent
Prix : 15,90€ (papier)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent


Résumé : C'est bientôt Noël.
Les enfants Soler ont emménagé à Paris. Matéo panse ses plaies. Luisa s'efforce de s'adapter à son collège pour surdoués. Et Diego protège les siens.
C'est bientôt Noël.
Le jour où Matéo s'inscrit dans son nouveau lycée, il croise une étrange fille rousse. Une fille qui menace son âme de Passageur. Une fille qui lui ressemble.
C'est bientôt Noël.
Mais dans le passé, où l'attire l'âme affamée, c'est l'été. C'est l'été dans Paris, occupé par les Allemands. C'est l'été, au sein de l'hôpital Sainte-Anne, où patiente, celle qui l'a convoqué. Une prophétesse aux pouvoirs terrifiants qui le veut pour messager. Pour Matéo, le temps est compté. Car il est le Passageur, et s'il n'accomplit pas sa mission, ce n'est pas seulement sa vie qu'il risque, mais celle d'une fille rousse de l'autre côté du voile, mais celles des milliers de personnes qui se battent au nom de l'humanité...



"Ses mots sont étrangers, mais ils résonnent en moi. Comme l'éclosion de mon pouvoir, c'est comme s'il y avait là-dessous une vérité enfouie que je refuse de voir. Ce n'est pourtant pas le moment d'être aveugle."



   J'avais bien accroché avec le premier tome, c'était donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce nouveau tome.
   Cette fois-ci, on part durant la Seconde Guerre Mondiale. Une nouvelle fois, le protagoniste se retrouve entraîné par un fantôme, qui a besoin de son aide avant de partir dans l'autre monde.

   J'ai apprécié une nouvelle fois suivre les aventures du personnage de Matéo. D'autant plus que l'autrice change des éléments dans la construction du récit, de l'intrigue, par rapport au premier tome, ce qui permet de ne pas tomber dans la redondance. Ainsi, on a un fantôme différent du précédent dans le passé, mais aussi de nouveaux éléments dans le présent. 

   Le roman nous plonge durant la Seconde Guerre Mondiale lors des voyages dans le temps, et plus particulièrement dans les asiles psychiatriques à l'époque. On a finalement qu'un rapide aperçu de ce qu'il passait à cette période dans ce genre de lieux, mais ce que l'autrice nous donne permet de se faire une idée de ce qui pouvait s'y dérouler.

   Une nouvelle fois, l'autrice se sert de ce roman pour parler de certains sujets. Dans le tome précédent, on avait notamment les discriminations vis-à-vis des gens du voyage. Cette fois-ci, elle se penche sur le harcèlement scolaire. C'est un sujet important, et il permet également de renforcer dans le roman les relations entre Matéo et sa soeur, ce que j'ai trouvé touchant.

   Concernant les personnages, j'ai bien aimé l'arrivée de nouveaux personnages, plus particulièrement celui du fantôme de ce tome. C'était intéressant de la découvrir, de connaître une partie de son histoire, tout en ayant une touche de mystère du fait du caractère spécial qu'elle a par rapport au fantôme du tome précédent.


   En conclusion, un second tome tout aussi sympathique que le premier. On retrouve les éléments qui ont fonctionné dans le tome précédent, tout en ayant une touche de renouveau qui permet d'éviter la redondance et permet également de garder notre curiosité pour l'histoire que l'on suit.






vendredi 6 novembre 2020

[Chronique] Cruelles – Cat Clarke

Autrice :
 Cat Clarke
Pages : 419
Titre original : Torn
Prix : 17,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Résumé : Lors d'un séjour avec sa classe en Ecosse, Alice et sa meilleure amie Cass sont coincées dans une cabane avec Polly, l'asociale de service, Rae, la gothique aux terribles sautes d'humeur et Tara, la reine des pestes. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres. Cass décide qu'il est grand temps de donner à Tara une leçon qu'elle n'est pas prête d'oublier. Va alors se mettre en marche une succession d'événements qui vont changer la vie de ces filles à jamais.


"Les mensonges par omission culpabilisent toujours moins."



   Cela faisait maintenant quelques années que ce roman traînait dans ma PAL, sans que je l'en sorte. Et le jour est enfin arrivé !
   On est sur une histoire de vengeance. Mais aussi de secrets. Une classe de jeunes filles part en séjour scolaire en Ecosse. Et certaines d'entre elles se retrouvent ensemble alors qu'elles ne peuvent pas supporter. Et un événement va venir tout chambouler.

   L'intrigue du roman me fait penser aux films un peu horrifiques pour/avec des adolescents. C'est le même genre d'histoire, et la même ambiance. Alors là, il n'y a pas de tueur fou qui se balade, mais en dehors de ça, c'est vraiment l'impression qui ressortait de ce bouquin. Donc si ce genre de film vous plaît, il devrait en être de même pour ce roman.
   Tout comme ce genre de films dont j'ai parlé, c'est un livre sympathique à lire, mais qui ne m'a pas transcendée. J'ai passé un bon moment, divertissant, à vouloir savoir ce qu'il allait advenir, mais ce n'est pour moi pas ma lecture de l'année. On retrouve les mêmes éléments avec les secrets, la vengeance, la peur, la culpabilité, celle qui veut que la vérité éclate et pas l'autre, ... Il n'y a rien qui est vraiment original à mon sens dans la construction du récit en comparaison.

   Les personnages sont plutôt intéressants à suivre, mais comme l'histoire, rien de trop original non plus. On a la peste, la fille presque invisible, la sérieuse, la marginale, ... 
   J'ai apprécié qu'on suive l'histoire sous le point de vue d'Alice, qui est une des moins désagréables à suivre. Elle a des regrets à propos de ce fameux secret, et c'est ce qui la rend plus agréable à suivre, qui crée de l'empathie pour elle, au contraire de Cass que j'ai trouvé particulièrement agaçante. J'ai également apprécié Rae que l'on voit pourtant peu, en revanche, j'ai eu du mal avec l'hypocrisie de Polly.
   Le thème de la culpabilité est d'ailleurs traité avec le personnage d'Alice. C'était intéressant à suivre, mais encore une fois, rien de novateur non plus.
   Pour ce qui est des relations entre les personnages, toujours rien de particulièrement original, d'autant plus concernant Alice et le frère de Tara. 

   En conclusion, je n'ai pas détesté ce roman. Ce fut une lecture divertissante, mais elle a à mon sens rien de novateur. Ce bouquin joue vraiment sur les mêmes codes que certains films d'horreur avec des adolescents en protagonistes, et c'est clairement les mêmes éléments que l'on retrouve tout au long de la lecture. Ce n'est pas un problème en soit, mais ayant vu quelques-uns de ces films-là, je ne peux pas dire avoir eu de surprises ou avoir été subjuguée par une originalité du récit. 
   Cela reste néanmoins, comme dit auparavant, une lecture loin d'être désagréable pour autant, et cela ne m'étonne pas que ce soit un roman qui plaise. Et je pense qu'il peut justement plaire à ceux qui aiment ce genre d'histoire de vengeance, de secrets et d'adolescents.



jeudi 22 octobre 2020

[Chronique] Le passeur – Lois Lowry

Auteur : Lois Lowry
Pages : 286
Titre original : The Giver
Prix : 16,00€ (grand format), 6,80€ (poche), 9,80€ (poche, édition de luxe), 5,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Le passeur 
• L'Élue
• Messager
• Le fils

Résumé : Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. la désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.




"Ce qu'il y a de pire quand on détient les souvenirs, ce n'est pas la douleur. C'est la solitude dans laquelle on se trouve. Les souvenirs sont faits pour être partagés."






   C'est une dystopie que j'étais très curieuse de lire, de par son résumé, mais aussi du fait que ce une dystopie "à l'ancienne" puisque ce roman est sorti dans les années 90.

   On découvre un monde où tout est réglé à la minute et au centimètre près. Le métier, les enfants, le compagnon, et encore bien des facteurs, tout est décidé par le conseil de ce village. Le choix n'existe pas, il n'y a pas de véritable libre arbitre concernant les choix importants de l'avenir. Rien que ça, ça ne montre une société pas spécialement attirante.
   Au fil des pages, on comprend vite que c'est encore plus que ça. Par le biais de Jonas, qui de part le rôle qui lui a été confié lors de la cérémonie des douze ans, on va voir tout ce que cette population ne connaît pas : la neige, le soleil, la chaleur du soleil, les saisons, les couleurs. Parce que oui, tout est réglé au point que la météo est inexistante, et les couleurs effacées au profit de la vision en noir et blanc, pour des raisons à peine croyables pour le lecteur. C'est ainsi une société presque effrayante (cela ne fait absolument pas peur lors la lecture, mais un monde comme celui-ci serait tellement plus triste quand on a connu ce que nous connaissons tous) qui est dépeinte dans ce roman.
   Et c'est là qu'intervient la révélation du personnage comme dans toute bonne dystopie. Le personnage, petit à petit, découvre toutes ces choses, si simples que nous connaissons, et se demande bien pourquoi les gens ne pourraient pas en profiter. Une vraie remise en question qui se fait petit à petit, alors qu'il cherche à comprendre ce qu'il a raté, et comment leur monde en est arrivé là, ce qui se passe en dehors de leur village.

   J'ai ainsi passé un bon moment avec cet univers. Cela change des dystopies que j'ai pu lire jusqu'ici, et le tout est bien mené. Il est vrai que je n'ai pas eu d'attachement pour le personnage de Jonas, qui est conforme à la société dans laquelle il est élevé : presque froid, contrôlé, obéissant, ... C'est d'ailleurs ce que je ressens sur ce qui ressort de ce roman, pas dans le sens où c'est mal écrit, mais comme si le roman était à l'image de la société qu'il dépeint.

   Jonas s'en détache petit à petit avec ses questionnements, mais cette personnalité, créée par cette société, ne m'a pas permis de totalement m'attacher à ce personnage. Il reste néanmoins touchant dans sa manière de voir les choses, de vouloir partager, de remettre en question ce qu'il ne comprend pas, et cela était plaisant à suivre.

   Concernant la fin, elle est presque étonnante pour le genre. On a l'impression que l'aventure ne fait que commencer, que c'est là que tout va passer à la vitesse supérieure, et c'est pourtant la fin. C'est un schéma déroutant, puisque l'on retrouve le personnage que dans le troisième tome (et je ne sais absolument pas quel est le laps de temps entre les deux), et que le second se focalise visiblement sur d'autres personnages et dans un autre lieu.


   En conclusion, j'ai bien aimé découvrir l'univers de ce roman. Il est original et change des dystopies que j'ai pu lire jusqu'ici. Il est bien construit et j'ai apprécié voir le fonctionnement, et voir le personnage découvrir puis remettre en question ce dont il prend connaissance.
   En revanche, je ne sais pas si je lirais pour autant la suite. Elle ne suit pas les mêmes personnages, mais cela n'est en soit pas forcément un mauvais point parce que cela ne m'a pas dérangée dans d'autres sagas. Mais le sentiment général, froid, contrôlé, à l'image de la société dépeinte dans le roman fait que je n'ai pas été vraiment investie émotionnellement dans ce tome, ce qui fait que je ne ressens pas le besoin de connaître la suite. Certainement que si je le trouve d'occasion dans un vide-grenier ou un magasin spécialisé à vraiment pas cher, je me laisserais tenter, mais sinon, je pense que je ne lirais pas la suite.





jeudi 10 septembre 2020

[Chronique] Je suis fille de rage – Jean-Laurent Del Socorro #PLIB2020

Auteur : Jean-Laurent Del Socorro
Pages : 536
Titre original : Je suis fille de rage
Prix : 23,90€ (papier), 9,99€ (numérique)

Résumé : 1861 : la guerre de Sécession commence. À la Maison Blanche, un huis clos oppose Abraham Lincoln à la Mort elle-même. Le président doit mettre un terme au conflit au plus vite, mais aussi à l'esclavage, car la Faucheuse tient le compte de chaque mort qui tombe. Militaires, affranchis, forceurs de blocus, politiciens, comédiens, poètes... Traversez cette épopée pour la liberté aux côtés de ceux qui la vivent, comme autant de portraits de cette Amérique déchirée par la guerre civile.






"Un maître a beau être gentil, il reste un maître. Tôt ou tard, il y aura toujours quelqu’un pour abuser du pouvoir qu’il a sur toi."





   On part sur une histoire en grande partie historique, qui romance des faits réels de l'Histoire des États-Unis, avec une toute petite touche de fantastique.
   Je dois dire que j'ai aimé découvrir ce roman puisqu'il m'a permis d'apprendre un certain nombre de choses sur un fait important pour les États-Unis : la guerre de Sécession.
   Ainsi, j'ai pu mieux comprendre pourquoi on entend si souvent cette guerre citée dans les romans ou séries américaines. Et j'ai trouvé ça d'autant plus intéressant parce que de ce conflit découle des conséquences qui marquent encore le pays aujourd'hui, ce que j'ai pu comprendre en lisant ce roman.     Je pense notamment pourquoi on parle de certains États du Sud plus conservateurs et racistes que d'autres, d'où vient le Ku Klux Klan, ...

   Le roman nous retrace donc, de manière romancée, ce qu'il s'est passé durant cette guerre, avec différents acteurs de celle-ci, les enjeux, motivations, avancements, ...
   On passe pour cela à une bonne dizaine voire quinzaine de points de vue, permettant d'avoir plusieurs façons de voir les choses sur ces événements, tout en ajoutant des extraits de documents historiques traduits par l'auteur.
   Pas trop de surprise sur le gagnant de ce conflit quand on voit le drapeau et le nom de l'un des camps, mais c'est intéressant de mieux comprendre ce que fut cette guerre qui a encore des impacts de nos jours.

   Pour ce qui est des personnages, pas d'attachement. On a un grand nombre de points de vue, ce qui fait que l'on ne peut vraiment s'attarder sur chacun, et on est plus, à mon sens, sur une transcription romancée des faits, des rôles, motivations et enjeux de chacun plutôt que sur une introspection sur ces personnages.

   Pour le côté fantastique, rapidement : c'est vraiment du second plan, donc ne vous attendez pas à plein de magie. Personnellement, cela ne m'a pas dérangée, sachant de quoi il retournait pour ce bouquin. C'était néanmoins une touche très sympathique, qui ajoutait à l'ambiance du roman et autour du personnage de Abraham Lincoln.


   En bref, sans que ce soit un coup de cœur, j'ai vraiment aimé lire ce roman. J'ai appris certaines choses sur les États-Unis, notamment sur le plan sociétal, tant historiquement que plus récemment, grâce à celui-ci, et il est très intéressant à lire pour cette raison !










Ce roman (#ISBN9782366294774) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2020 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2020.

mercredi 9 septembre 2020

[Chronique] Gone, tome 1 – Michael Grant

Auteur : Michael Grant
Pages : 586
Titre original : Gone
Prix : 19,30€ (grand format), 8,40€ (poche), 10,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Gone, tome 1
• Gone, tome 2 : La faim
• Gone, tome 3 : Mensonges
• Gone, tome 4 : L'épidémie
• Gone, tome 5 : La peur
• Gone, tome 6 : La lumière

Résumé : Imaginez. En plein cours d'histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils s'étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.



"Tu ne peux pas mobiliser la peur quand ça te chante. Mais la colère, c'est de la peur dirigée vers autrui. La colère c'est facile."




   On entre dans une ville où soudainement, toutes les personnes de plus de quinze ans disparaissent sans crier gare. Forcément, toutes les habitudes sont bousculées, d'autant plus quand ils restent que de jeunes adolescents et des enfants pour gérer tout ce nouveau monde, et pour survivre.
   C'était intéressant de voir comment ces mineurs devaient faire pour se réorganiser afin de faire une mini-société, de voir comment ils devaient se débrouiller face à ces événements. Forcément, rien n'est simple et on part alors sur des rivalités entre clans.

   Ce bouquin, dans la façon dont les pouvoirs sont abordés, n'est pas sans me rappeler la série Heroes (sans le suspens incroyable que la série propose dans la première saison). C'était cool de découvrir quels genres de pouvoir auxquels on aurait droit dans cette saga, d'en savoir plus sur ce nouvel univers qui s'offre aux personnages.
   Ce tome n'est qu'une mise en bouche de ces pouvoirs. Les personnages ne les découvrent que petit à petit au fil des pages, et ce n'est qu'au dernier tiers qu'on commence à entrer dans le vif du sujet.
   De même, on a un mystère qui débute dans ce roman, sur l'origine de tout ça, et je suis curieuse de connaître la réponse dans les tomes suivants.

   Concernant les personnages, une nouvelle fois, pas d'attachement particulier à eux (j'ai l'impression que je répète souvent cette phrase ces derniers temps, oups). J'étais assez indifférente à eux, et c'est l'univers plutôt qu'eux qui m'a le plus intéressé.

   La fin prend en dynamique et entre dans le vif du sujet. Les pouvoirs prennent plus d'ampleur, bien que tout le monde ne soit pas encore au courant, et c'est là que les choses commencent à devenir véritablement intéressantes.


   En conclusion, un premier tome sympathique, mais qui sert surtout à mettre en place la découverte de ce nouvel univers par les personnages. Les pouvoirs commencent doucement mais sûrement à prendre la place dans l'intrigue, mais je pense que c'est plutôt dans le second tome que cela va véritablement commencer.



jeudi 3 septembre 2020

[Chronique] Que la montagne est belle – Stephen Wallenfels

Auteur : Stephen Wallenfels
Pages : 384
Titre original : Bad Call
Prix : 15,90€ (papier), 10,99€ (numérique)

Résumé : Après une partie de poker, quatre amis se promettent
de partir camper dans le parc national de Yosemite :
Ceo, le tombeur à qui tout réussit,
Grahame, la force de la nature,
Colin, le meilleur ami de Ceo,
et Rhody, qui finalement ne vient pas.
Il est remplacé par Ellie, une fille que Ceo a invitée et que personne ne connaît.

Un simple week-end entre copains... en théorie.



"- Pourquoi as-tu besoin de chance ?
- C'est le problème avec la chance. On ne sait jamais quand on en aura besoin."





   Les avis sur ce bouquins étaient assez moyens, je ne m'attendais donc pas à grand-chose en débutant cette lecture.

   Honnêtement, je n'ai pas détesté, j'ai passé un moment plutôt agréable durant cette lecture. Mais c'est vrai qu'il faut attendre le dernier tiers du bouquin pour qu'il y ait véritablement de l'action, que ce qu'on attend du résumé arrive enfin.
   Les deux premiers tiers se portent plutôt sur les relations entre les différents personnages, leurs engueulades, de la jalousie entre certains d'entre eux, ..., rien de plus. Il ne se passe pas grand-chose, il n'y a pas de retournements de situation ni rien.

   Le résumé et la couverture semblaient annoncer un thriller, quelque chose de soutenu voire horrifique, mais ce n'est pas du tout le cas. Comme dit plus haut, ce n'est pas avant le dernier tiers du bouquin qu'il se passe véritablement quelque chose et que cela nous offre quelque chose qui s'approche seulement de ce qui est promis. Et même arrivé à ce dernier tiers, on n'est pas sur l'horreur annoncée, mais plutôt sur de la survie en milieu sauvage dans des conditions extrêmes.
   C'est vraiment les relations et les tensions entre les personnages qui sont au centre du roman, mais pas du tout l'horreur au camping comme annoncé par le résumé et la couverture.
   Certes, j'ai pas détesté ce roman, et il faut dire que les pages se tournent rapidement, mais forcément, il y a de quoi être déçu (et je l'ai en partie été, soyons honnête) quand on s'attend à quelque chose de plus horrifique comme laissé supposé.

   Concernant les personnages, on est sur un groupe d'ados comme un autre, qui veulent passer un moment entre amis. En effet, une jeune femme remplace l'un des personnes prévues au départ, mais on arrive alors sur quelque chose que l'on voit tous les jours, la découverte de chacun, voire si on s'entend, des jalousies, des rivalités, ... Le cœur du roman, c'est véritablement ça : un groupe de potes, qui a ses hauts et ses bas.
   J'ai pas détesté suivre Colin, le protagoniste masculin. Il a des côtés touchants dans sa manière de se comporter, et j'ai apprécié le suivre. Ce n'est pas le cas de ses deux amis, que honnêtement, je n'ai pas porté dans mon cœur durant ma lecture, je les trouvais plutôt exaspérant.

   La fin est plus intéressante, puisqu'on s'approche un peu plus de ce qui est attendu, et j'ai bien aimé cette partie, qui avait plus de tension, plus d'enjeux.


   En résumé, un bouquin divertissant avec lequel j'ai passé un assez bon moment, mais qui n'est pas exceptionnel, et qui surtout, ne correspond pas vraiment aux promesses données par le résumé et la couverture.


jeudi 20 août 2020

[Chronique] Need – Joelle Charbonneau

Autrice : Joelle Charbonneau
Pages : 320
Titre original : Need
Prix : 15,90€ (papier), 11,99€ (numérique)

Résumé : Les adolescents du lycée de Nottawa se réunissent tous sur NEED, un nouveau réseau social qui leur promet de répondre à leurs besoins sous couvert d'un total anonymat, quels que soient ces besoins... et quelles qu'en soient les conséquences. Car, c'est bien connu, on n'a rien sans rien. Et si au départ la contrepartie semble dérisoire, il y a bientôt des morts dans la petite communauté...










"Désir : Envie de posséder un objet ou de réaliser un rêve. Besoin : Nécessité de détenir quelque chose ou d'accomplir un acte essentiel à votre vie. De quoi avez-vous besoin ?"




   J'étais curieuse de lire ce livre depuis que la bande-annonce de l'adaptation en film (que je n'ai encore jamais vu) était sortie.

   On est sur un roman qui traite de la différence entre le désir et le besoin. Le désir est l'envie de posséder un objet ou de réaliser un rêve. Le besoin est la nécessité de détenir quelque chose ou d'accomplir un acte essentiel à la vie. Cela semble simple à différencier, mais l'est-ce vraiment pour tous dans une société de consommation ?

   J'ai trouvé l'idée intéressante à suivre, surtout que l'on est sur des personnages adolescents. Soudain, certains d'entre eux ont la possibilité d'avoir gratuitement ce qu'ils veulent, en échange d'une mission. Difficile de ne pas céder à la tentation quand on nous le montre aussi simplement. Sauf que rien n'est gratuit en réalité. Et c'est à ça que feront face les personnages.
   C'était intéressant parce qu'on peut comprendre comment ils en arrivent là. On leur offre tout ce qu'ils veulent, aussi simplement, et forcément, il y en a qui sont tentés. Sauf que les gens ont plutôt tendance à demander des choses qu'ils désirent et non pas dont ils ont besoin. Une réflexion qui s'engage le long de la lecture, et qui à mon sens, fait écho à notre société de consommation. Après tout, ce qu'il se passe dans ce roman se répéterait sans aucun doute si on y avait accès, il y aurait forcément des personnes qui succomberaient à la tentation de la facilité de la chose.
   Bref, tout ça pour dire que j'ai apprécié le sujet traité, et comment il était traité, qui dénonce le manque de discernement que l'on peut avoir sur ça.

   L'histoire est sympa à suivre, tout en gardant cette réflexion en arrière-plan. On voit tout qui prend de l'ampleur, qui monte crescendo. On a quelques éléments qui sont à mon sens prévisibles, et malgré ne pas avoir été transcendée par la plume ou l'histoire je me suis assez vite prise au jeu de cette lecture.
   En revanche, quelque chose avec lequel j'ai eu plus de mal, c'est le nombre important de protagonistes. On arrive à pas loin d'une dizaine, ce qui rend difficile de retrouver qui a demandé quoi et doit faire quoi et m'a plus d'une fois forcé à revenir en arrière dans le bouquin.
   Néanmoins, l'autrice arrive à tout lier entre les uns et les autres de manière cohérente, ce qui est un bon point.

   Concernant les personnages, ils sont pour une partie agréable à suivre et on a différentes personnalités. On n'a pas le même niveau d'attachement pour tous, puisque tous n'ont pas la même présence et la même importance, mais j'ai apprécié le personnage principal dans sa quête pour sauver son frère, en restant intègre.

   La fin n'est pas du tout celle à laquelle je m'attendais, et honnêtement, elle manque de quelques réponses à mon goût, ce qui fait que je n'ai pas été convaincue par celle-ci.


   En résumé, un bouquin sympa à suivre, mais qui ne me restera pas indéfiniment en mémoire malgré un sujet traité intéressant et bien amené qui permet de dénoncer certains points de notre propre société.