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dimanche 18 avril 2021

[Chronique] Carne – Julia Richard #PLIB2021

Autrice :
 Julia Richard
Pages : 320
Titre original : Carne
Prix : 19,90€ (papier), 9,99€ (numérique)

Résumé : Simon ne va pas bien. D’ailleurs, depuis qu’il s’est mis à vouloir manger de l’humain, les choses ne tournent pas bien rond dans sa tête. Face à une société qui les traite, lui et ses congénères, comme des zombies, il fait de son mieux pour garder sa dignité, s’occuper de sa famille et être professionnel au bureau. Mais comment rester soi-même quand la faim frappe à la porte avec autant de délicatesse qu'un tank sur un champ de mines ?
Contraint à gérer son état parasite en maintenant l’illusion de la routine, il décide d’en faire une histoire de famille. Et vous savez ce qu'on dit sur les histoires de famille ?
C'est toujours un sacré bordel.



"Pensez au tri ! Ensemble réduisons l'impact de l'homme en le mangeant."



   J'étais très curieuse de découvrir ce roman, sa couverture m'intriguant particulièrement.

   On se retrouve aux côtés de Simon, qui du jour au lendemain devient un être assoiffé de chair. D'où est-ce que cela vient, et que faire pour ne pas se faire prendre ?

   La chronologie dans le roman est plutôt inhabituelle. On s'en rend vite compte, le personnage n'a plus la notion de temporalité et ni celle des souvenirs, ce qui nous donne nous-même cette impression de ne plus savoir la où est la réalité et où est la fiction dans les événements que vivent Simon. Cela permet de vivre les choses comme lui, d'être perdu par sa nouvelle condition, ce qui est un bon point, bien que cela pourrait déstabiliser. 

   Ce qui est également intéressant, c'est que derrière ça, le roman aborde l'histoire d'un homme qui est malade. On voit de cette manière comment les différentes réactions des gens face à la maladie, qu'ils ne comprennent pas forcément. Ainsi, Simon rencontre des gens qui se voilent la face pour ne pas s'occuper de son cas (et celui de milliers d'autres personnes) considérés comme contraignants et/ou dérangeants. C'était intéressant parce que ça montre un phénomène de notre société qui est bel et bien réel à ce propos.

   On retrouve aussi tout un aspect pandémie dans le roman, avec des situations présentes dans le roman qui sont plus que vraisemblables, notamment par la réaction du gouvernement et de la population dans "Carne".
   Dans le même temps, on voit des dénonciations, je pense, de certains situations, comme le fait d'avoir des conclusions hâtives pour ne pas se remettre en question, de ne pas vouloir venir en aide à ce que l'on ne connaît pas, du plaisir de la violence qu'éprouvent certaines personnes ici par le biais des anti-zombies, ... Bref, il y a un vrai pan social et sociétal très intéressant dans ce roman.

   Un autre point, bien que cela soit plutôt du détail, que j'ai apprécié, sont des petites remarques que se fait le protagoniste au fil du roman, sur des sujets tels que le sexisme dans le milieu de la pub. 

   Au milieu des passages un peu plus sombres pour le protagoniste, on a aussi des petits moments plein d'humour avec des tutos de vidéo YouTube à la sauce "zombie". Ces passages jouent sur les clichés du milieu, avec humour, tout en s'inscrivant dans l'évolution du personnage.

   Concernant ce dernier ainsi que les autres personnages, il est vrai que je ne me suis attachée à aucun d'entre eux. J'ai même parfois eu du mal avec eux, avec leur façon d'agir, leurs action, et que je n'ai pas toujours été très investie dans ce qui leur arrivait. Malgré tout, ils s'inscrivent bien dans le reste du roman, bien que ce ne soit pas le point qui m'a le plus accrochée.


   En conclusion, je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman. J'ai plutôt apprécié sans pour autant être marquée par ce roman, mais ayant réfléchi après coup autour de ce livre puisque je souhaitais faire une interview de l'autrice pour le PLIB (Prix Littéraire de l'Imaginaire de Booktubers App, "Carne" fait partie des 25 sélectionnés de 2021), j'ai pu me rendre compte de toute la dimension sociétale et sociale vraiment intéressante derrière. Un roman donc qui n'est pas forcément ce qui me touche le plus personnellement, mais que j'ai trouvé très intéressant par la suite quand j'ai pris le temps de m'attarder sur son propos.







Ce roman (#ISBN9782918541707) fait d'ailleurs partie des sélectionnés pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2021 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2021.

jeudi 3 septembre 2020

[Chronique] Que la montagne est belle – Stephen Wallenfels

Auteur : Stephen Wallenfels
Pages : 384
Titre original : Bad Call
Prix : 15,90€ (papier), 10,99€ (numérique)

Résumé : Après une partie de poker, quatre amis se promettent
de partir camper dans le parc national de Yosemite :
Ceo, le tombeur à qui tout réussit,
Grahame, la force de la nature,
Colin, le meilleur ami de Ceo,
et Rhody, qui finalement ne vient pas.
Il est remplacé par Ellie, une fille que Ceo a invitée et que personne ne connaît.

Un simple week-end entre copains... en théorie.



"- Pourquoi as-tu besoin de chance ?
- C'est le problème avec la chance. On ne sait jamais quand on en aura besoin."





   Les avis sur ce bouquins étaient assez moyens, je ne m'attendais donc pas à grand-chose en débutant cette lecture.

   Honnêtement, je n'ai pas détesté, j'ai passé un moment plutôt agréable durant cette lecture. Mais c'est vrai qu'il faut attendre le dernier tiers du bouquin pour qu'il y ait véritablement de l'action, que ce qu'on attend du résumé arrive enfin.
   Les deux premiers tiers se portent plutôt sur les relations entre les différents personnages, leurs engueulades, de la jalousie entre certains d'entre eux, ..., rien de plus. Il ne se passe pas grand-chose, il n'y a pas de retournements de situation ni rien.

   Le résumé et la couverture semblaient annoncer un thriller, quelque chose de soutenu voire horrifique, mais ce n'est pas du tout le cas. Comme dit plus haut, ce n'est pas avant le dernier tiers du bouquin qu'il se passe véritablement quelque chose et que cela nous offre quelque chose qui s'approche seulement de ce qui est promis. Et même arrivé à ce dernier tiers, on n'est pas sur l'horreur annoncée, mais plutôt sur de la survie en milieu sauvage dans des conditions extrêmes.
   C'est vraiment les relations et les tensions entre les personnages qui sont au centre du roman, mais pas du tout l'horreur au camping comme annoncé par le résumé et la couverture.
   Certes, j'ai pas détesté ce roman, et il faut dire que les pages se tournent rapidement, mais forcément, il y a de quoi être déçu (et je l'ai en partie été, soyons honnête) quand on s'attend à quelque chose de plus horrifique comme laissé supposé.

   Concernant les personnages, on est sur un groupe d'ados comme un autre, qui veulent passer un moment entre amis. En effet, une jeune femme remplace l'un des personnes prévues au départ, mais on arrive alors sur quelque chose que l'on voit tous les jours, la découverte de chacun, voire si on s'entend, des jalousies, des rivalités, ... Le cœur du roman, c'est véritablement ça : un groupe de potes, qui a ses hauts et ses bas.
   J'ai pas détesté suivre Colin, le protagoniste masculin. Il a des côtés touchants dans sa manière de se comporter, et j'ai apprécié le suivre. Ce n'est pas le cas de ses deux amis, que honnêtement, je n'ai pas porté dans mon cœur durant ma lecture, je les trouvais plutôt exaspérant.

   La fin est plus intéressante, puisqu'on s'approche un peu plus de ce qui est attendu, et j'ai bien aimé cette partie, qui avait plus de tension, plus d'enjeux.


   En résumé, un bouquin divertissant avec lequel j'ai passé un assez bon moment, mais qui n'est pas exceptionnel, et qui surtout, ne correspond pas vraiment aux promesses données par le résumé et la couverture.


jeudi 20 août 2020

[Chronique] Need – Joelle Charbonneau

Autrice : Joelle Charbonneau
Pages : 320
Titre original : Need
Prix : 15,90€ (papier), 11,99€ (numérique)

Résumé : Les adolescents du lycée de Nottawa se réunissent tous sur NEED, un nouveau réseau social qui leur promet de répondre à leurs besoins sous couvert d'un total anonymat, quels que soient ces besoins... et quelles qu'en soient les conséquences. Car, c'est bien connu, on n'a rien sans rien. Et si au départ la contrepartie semble dérisoire, il y a bientôt des morts dans la petite communauté...










"Désir : Envie de posséder un objet ou de réaliser un rêve. Besoin : Nécessité de détenir quelque chose ou d'accomplir un acte essentiel à votre vie. De quoi avez-vous besoin ?"




   J'étais curieuse de lire ce livre depuis que la bande-annonce de l'adaptation en film (que je n'ai encore jamais vu) était sortie.

   On est sur un roman qui traite de la différence entre le désir et le besoin. Le désir est l'envie de posséder un objet ou de réaliser un rêve. Le besoin est la nécessité de détenir quelque chose ou d'accomplir un acte essentiel à la vie. Cela semble simple à différencier, mais l'est-ce vraiment pour tous dans une société de consommation ?

   J'ai trouvé l'idée intéressante à suivre, surtout que l'on est sur des personnages adolescents. Soudain, certains d'entre eux ont la possibilité d'avoir gratuitement ce qu'ils veulent, en échange d'une mission. Difficile de ne pas céder à la tentation quand on nous le montre aussi simplement. Sauf que rien n'est gratuit en réalité. Et c'est à ça que feront face les personnages.
   C'était intéressant parce qu'on peut comprendre comment ils en arrivent là. On leur offre tout ce qu'ils veulent, aussi simplement, et forcément, il y en a qui sont tentés. Sauf que les gens ont plutôt tendance à demander des choses qu'ils désirent et non pas dont ils ont besoin. Une réflexion qui s'engage le long de la lecture, et qui à mon sens, fait écho à notre société de consommation. Après tout, ce qu'il se passe dans ce roman se répéterait sans aucun doute si on y avait accès, il y aurait forcément des personnes qui succomberaient à la tentation de la facilité de la chose.
   Bref, tout ça pour dire que j'ai apprécié le sujet traité, et comment il était traité, qui dénonce le manque de discernement que l'on peut avoir sur ça.

   L'histoire est sympa à suivre, tout en gardant cette réflexion en arrière-plan. On voit tout qui prend de l'ampleur, qui monte crescendo. On a quelques éléments qui sont à mon sens prévisibles, et malgré ne pas avoir été transcendée par la plume ou l'histoire je me suis assez vite prise au jeu de cette lecture.
   En revanche, quelque chose avec lequel j'ai eu plus de mal, c'est le nombre important de protagonistes. On arrive à pas loin d'une dizaine, ce qui rend difficile de retrouver qui a demandé quoi et doit faire quoi et m'a plus d'une fois forcé à revenir en arrière dans le bouquin.
   Néanmoins, l'autrice arrive à tout lier entre les uns et les autres de manière cohérente, ce qui est un bon point.

   Concernant les personnages, ils sont pour une partie agréable à suivre et on a différentes personnalités. On n'a pas le même niveau d'attachement pour tous, puisque tous n'ont pas la même présence et la même importance, mais j'ai apprécié le personnage principal dans sa quête pour sauver son frère, en restant intègre.

   La fin n'est pas du tout celle à laquelle je m'attendais, et honnêtement, elle manque de quelques réponses à mon goût, ce qui fait que je n'ai pas été convaincue par celle-ci.


   En résumé, un bouquin sympa à suivre, mais qui ne me restera pas indéfiniment en mémoire malgré un sujet traité intéressant et bien amené qui permet de dénoncer certains points de notre propre société.


mardi 23 juin 2020

[Chronique] Solitaire – Alice Oseman

Autrice : Alice Oseman
Pages : 416
Disponible en français : Oui – L'année solitaire
Prix : 16,90€ (papier)

Résumé : C'est l'histoire de... Tori. Michael. Becky. Lucas. Charlie. Et de l'année où tout a changé.
– Mais t'es qui, toi ?
Il se fige devant moi et annonce d'une voix caverneuse :
– Je m'appelle Michael Holden.
Michael Holden.
– Et toi, qui es-tu, Victoria Spring ?
Je ne trouve rien à répondre, parce que c'est précisément ce que je répondrais : rien. Je suis du néant. Du vide. Je ne suis rien.
Soudain, la voix du proviseur retentit et je me tourne vers le haut-parleur.
Quand le silence revient, je baisse le regard et la salle est vide. J'ouvre mon poing et dans ma main, il y a le Post-it SOLITAIRE.CO.UK. Je ne sais pas à quel moment il est passé de celle de Michael Holden à la mienne, mais c'est un fait.
Ça doit être là que tout a commencé.



"Nothing's going to change until you decide you want it to change."





   J'ai lu ce bouquin en VO, et je dois dire que je n'ai pas du tout l'habitude de l'anglais écrit, et de ce fait, je me rends compte qu'il y a vraiment une différence entre l'anglais et l'américain (bref, on passe à la suite).

   J'avais adoré Heartstopper quand je l'ai lu il y a quelques temps sur Internet (c'est un webcomic proposé gratuitement en anglais), et j'ai donc voulu voir ce que donnait le travail de l'autrice dans le genre romanesque. Et je dois dire que je suis mitigée.

   L'histoire en elle-même ne m'a pas totalement accrochée, mais j'étais néanmoins curieuse de voir où cela pouvait mener. Il y avait du mystère dedans, mais aussi plusieurs sujets abordés à côté, plutôt intéressants et que l'on voit pourtant peu.
   En effet, on voit ici abordé le thème de la dépression mais aussi des troubles alimentaires (en arrière-plan pour ces derniers). Et j'ai trouvé ça intéressant, parce que comme dit plus haut, ce sont des thèmes que je vois rarement, et ça permet d'en apprendre plus sur ces maladies. Et on voit que c'est des thèmes qui tiennent à coeur l'autrice et qu'elle le fait avec sérieux.

   Par contre, niveau des personnages, je ne peux pas dire que j'ai accroché. J'ai aimé le côté cynique de Tori même si c'est malheureusement en partie dû à sa maladie. En revanche, j'ai eu plus de mal avec les décisions qu'elle prenait. Je pense que le personnage avait peur, peur des autres, peur d'elle-même, et elle prenait donc des décisions qui me semblaient étranges voire absurdes, ce qui fait que je ne comprenais pas toujours ses choix. Je pense pas que ce soit une mauvaise construction du personnage puisqu'elle est atteinte de dépression et que c'est en accord avec le personnage, mais il est vrai que je ne l'ai pas toujours comprise, ce qui fait que j'étais moins investie dans l'histoire.

   J'ai bien aimé la fin, que ce soit dans les événements ou pour voir l'évolution de Tori qu'elle a eu au fil des pages. Le livre montre qu'on peut avancer, qu'il y a des gens autour de nous, et que quand il y a la bonne personne, il faut oser saisir la main tendue.


   Pour conclure, un roman dont je ressors un peu mitigée. J'ai apprécié les thèmes abordés comme la dépression et les troubles alimentaires, mais ne comprenant pas toujours les choix de l'héroïne, je n'ai pas été complètement investie dans le roman. Néanmoins, je tenterai sans aucun doute un autre roman de l'autrice qui semble avoir à coeur de traiter de sujets divers qui sont peu abordés, et cela m'intéresse grandement.



mardi 26 novembre 2019

[Chronique] Le Sorceleur, tome 1 : Le dernier voeu - Andrzej Sapkowski

Auteur : Andrzej Sapkowski
Pages : 379
Titre original : Ostatnie zyczenie
Prix : 15,90€ (grand format papier), 7,10€ (poche), 3,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Le Sorceleur, tome 0.5 : La Saison des Orages
• Le Sorceleur, tome 1 : Le dernier voeu
• Le Sorceleur, tome 2 : L'épée de la providence
• Le Sorceleur, tome 3 : Le sang des elfes
• Le Sorceleur, tome 4 : Le temps du mépris
• Le Sorceleur, tome 5 : Le baptême du feu
• Le Sorceleur, tome 6 : La tour de l'hirondelle
• Le Sorceleur, tome 7 : La dame du lac
• Le Sorceleur, nouvelle hors-série : La route d'où l'on ne revient pas


Résumé : Geralt de Riv est un homme inquiétant, un mutant devenu le parfait assassin grâce à la magie et à un long entraînement. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur, et Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un sorceleur.
Au cours de ses aventures, il rencontrera une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux, un troubadour paillard au grand cœur… et, au terme de sa quête, peut-être réalisera-t-il son dernier vœu : retrouver son humanité perdue.




"Ta réputation te précède, Geralt, et elle a plus d'écho que la maudite cornemuse de Draig Bon-Dhu. Et aussi peu de notes agréables."




   Suite à l'annonce de la série Netflix et au vu du succès du jeu vidéo, je me suis lancée dans ce premier tome avec une amie afin de découvrir cet univers.
   Un point à noter : le premier et second tomes ne sont pas vraiment des romans, mais plutôt un enchaînement de nouvelles.

   J'ai été prise dans l'univers, et ce malgré le format en nouvelles de ce tome. Puisque nous restons autour du même personnage principal durant l'ensemble de ces nouvelles, j'ai apprécié les lire et découvrir l'univers et les personnages qui le composent.

   Malgré ce format en histoires courtes, il y a bel et bien une chronologie durant notre lecture, en alternant entre le présent du personnage et son souvenir de certaines de ses aventures passées. Il est vrai qu'il fallait parfois quelques phrases avant de resituer les périodes, mais le tout fonctionne bien, ne donnant finalement pas l'impression d'avoir uniquement des nouvelles dans ce premier tome.

   On a un univers riche en terme de fantastique et fantasy puisque nous avons un nombre incroyable de créatures différentes existantes. Il y en a plus d'une vingtaine, bien qu'on en croise réellement que quelques-unes au fil des pages. Il y a vraiment de quoi nous offrir bien des aventures avec le personnage de Geralt avec toutes ses créatures mais également avec la magie existante dans ce monde.
   En revanche, je dois avouer que dans ce premier tome, quand ils s'agissaient de citer des créatures non croisées ou dont parlait rapidement Geralt, on avait aucune information sur leur apparence. Cela aurait certainement alourdi le texte, mais il est vrai que j'aurais grandement apprécié une rapide phrase, ou même quelques mots, qui auraient permis de situer l'apparence de la créature et de comprendre à quoi faisait allusion certains personnages.

   J'ai apprécié suivre Geralt, dont nous en savons finalement assez peu à la fin du tome. On sent qu'il y a bien des choses que le personnage nous cache en même temps qu'il le cache à d'autres personnages, des événements qui ont dû construire cette personnalité au premier abord très froide et distante. Je serais curieuse d'en apprendre plus sur son passé dans la suite de ses aventures.
   Mais nous n'allons pas uniquement nous focaliser sur Geralt puisqu'on nous croiserons également Jaskier, un homme un peu frivole et absurde mais amusant, qui l'accompagnera dans certaines de ses aventures, mais aussi la mystérieuse, et un un brin capricieuse, Yennefer aux talents de magicienne, qui sont agréables à rencontrer.

   Concernant la fin, elle ne lance pas de cliffhanger insoutenable, elle conclut juste cette série de nouvelles que nous avons lues le long de ce premier tome.


   Pour conclure, j'ai apprécié découvrir cet univers très sympathique, et ce, malgré le format en nouvelles qui est habituellement un format qui ne me convient pas. Néanmoins, la façon dont l'auteur l'a abordé, en ayant toujours ce personnage lien de ces histoires courtes, j'ai aimé suivre les aventures de ce personnage au fil des pages et des rencontres plus ou moins sympathiques pour lui. Je suis maintenant curieuse de lire la suite, notamment pour voir ce que donne l'histoire dans un format différent que la nouvelle, mais aussi de découvrir ses adaptations, que ce soit le jeu vidéo ou la série.


samedi 6 juillet 2019

[Chronique] Destiny, tome 2 - Cecelia Ahern

Auteur : Cecelia Ahern
Pages : 300
Titre original : Flawed, book 2 : Perfect
Prix : 18,00€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Destiny, tome 1
• Destiny, tome 2


Résumé : Celestine North vit dans une société qui demande la perfection. Après qu’elle aie été marqué Imparfaite par le « tribunal », La vie de Celestine est complètement chamboulée, elle n’a plus aucune liberté.

Depuis que le juge Crevan l’a déclarée ennemie public numéro 1, elle est un fantôme, en fuite en compagnie du puissant charismatique Carrick, la seule personne en qui elle peut avoir confiance. Mais Celestine avait un secret qui pourrait faire effondrer le système des Imparfaits.

Le juge Crevan a le dessus et Celestine manque de temps. Avec les tensions qui grandissent, Celestine doit faire une choix : se sauver ou risquer sa vie pour sauver tout les Imparfaits et, le plus important, pourra elle prouver qu’être humain signifie être Imparfaits.




"J'oubliais... dans la vie, il y a aussi ces gens très spéciaux, qui possèdent la capacité de nous aimer malgré tous nos défauts."




   Ayant apprécié ma lecture du premier tome, j'ai voulu découvrir la suite et fin de l'histoire de Celestine dans cette société où sont désignés des Imparfaits.

   On replonge dans ses mésaventures quelques temps après les événements de la fin du premier tome, en compagnie de son grand-père. Seulement, dès le début, on comprend que tout ne s'annonce pas simple pour Celestine qui est toujours recherchée pour ce qu'elle a fait, et surtout pour ce qu'elle sait à propos de la guilde et de ses actes.
   Ainsi, durant ce tome, on est dans une intrigue où Celestine cherche à leur échapper tout en essayant de peut-être faire changer les choses pour les Imparfaits qui ne sont que des humains qui sont marqués pour avoir eu le malheur d'avoir parfois commis une simple erreur.
   On est pris dans le roman, dans ce combat de Celestine, qui est prise entre deux feux : elle aimerait se battre pour les autres, mais en même temps, elle souhaiterait parfois être un peu égoïste pour pouvoir être certaine de s'en sortir. On comprend qu'elle soit parfois tiraillée entre ces deux façons d'agir, de vouloir sauver les autres tout en voulant se sauver elle-même.
   Dans le bouquin, on assiste à une révolution, sourde mais bien présente, et pas seulement du côté des Imparfaits. J'ai apprécié suivre Celestine dans son parcours, essayant d'écouter son instinct et son cœur, sans pour autant toujours chercher à se battre contre tout le monde.

   Et ce combat ne se fera pas seule, elle pourra compter sur la présence de personnes de confiance, comme Carrick ou sa propre famille. Malheureusement, il y avait aussi des personnages qui abusaient du peu de confiance qu'elle pouvait parfois accorder, mais cela permettait ainsi de voir les différents camps et points de vue qui s'opposent face à la situation. De ce fait, on appréciera certains et moins d'autres, mais cela dépendra aussi des situations. Ainsi, Celestine m'a parfois un peu exaspérée, mais rien qui ne m'aura freiner durant ma lecture du roman.

   Ce que j'ai apprécié est également le message sur la perfection et l'imperfection, comme quoi chaque humain fait des erreurs, et qu'il a besoin d'en faire afin d'apprendre de ses dernières et de se construire et s'améliorer. Ainsi, personne n'est parfait, la perfection n'existe pas, et derrière l'apparente perfection se cache également quelques défauts. Je trouve que cela permet de critiquer d'une certaine manière notre société où l'on a de moins en moins le droit à l'erreur, où tout ce qu'on fait ou presque doit être réussi. On le voit notamment en France, même si ce n'est pas exactement ce qu'on voit dans le roman, avec le système d'éducation à l'école où les élèves ont parfois peur de tenter leur chance quand on pose une question, de peur d'être moqué par les autres voire par l'enseignant, avec une grande peur de l'échec et de l'erreur.

   Mais on n'a pas seulement cette critique d'un système où tout doit être parfait ou presque, puisque le roman parle aussi d'un système qui utilise la peur pour garder son pouvoir sur la population. Lors d'un passage, on voit ainsi jusqu'où tout cela peut aller quand des gens veulent asseoir leur autorité en faisant pression sur les gens par la peur du rejet. Ce passage, bien que particulier voire choquant lors de sa lecture, nous montre la cruauté de certaines personnes pour garder le pouvoir sur les gens en jouant sur leur peur, la peur de se retrouver rejetés et exclus par la société et de devenir des parias.

   Concernant la fin, j'ai apprécié la découvrir bien qu'il y ait un passage concernant Celestine que je n'ai pas forcément compris. En effet, celle-ci choisit une drôle de manière d'affirmer ce qu'elle est, et je pense sans qu'elle n'ait réfléchi aux possibles conséquences que cela pourrait engendrer. Mis à part cela, j'ai plutôt apprécié la conclusion de ce roman sur cette société où l'imperfection et les erreurs sont durement condamnées.


   Pour conclure, j'ai apprécié faire cette lecture que j'ai mieux apprécié que le premier tome, que j'avais certainement dû lire à une période qui n'était pas idéale pour ce roman qui est pourtant intéressant. J'ai aimé découvrir le fin mot de l'histoire sur cette société où l'imperfection est rejetée, j'ai apprécié ce que cette duologie soulevait de par les thèmes traités. Ainsi, on comprend derrière l'histoire de Celestine et des autres Imparfaits que la perfection n'existe pas et que c'est justement en faisant des erreurs qu'une personne peut se construire et s'améliorer.