mardi 23 juin 2020

[Chronique] Les 100, tome 1 – Kass Morgan

Autrice : Kass Morgan
Pages : 364
Titre original : The 100
Prix : 17,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Les 100, tome 1 
Les 100, tome 2 : 21e jour
• Les 100, tome 3 : Retour
• Les 100, tome 4 : Rébellion

Résumé : Depuis qu'une guerre nucléaire a ravagé la planète, l'humanité s'est réfugiée dans des stations spatiales en orbite à des milliers de kilomètres de sa surface radioactive. Aujourd'hui, cent jeunes criminels sont envoyés en mission périlleuse : recoloniser la Terre. Cela peut leur donner une chance de repartir de zéro... ou de mourir dès leur arrivée.
Clarke a été arrêtée pour trahison, mais son véritable crime continue de la hanter au quotidien. Wells, le fils du Chancelier, est venu sur Terre pour ne pas être séparé d'elle, cette fille qu'il aime plus que tout. Mais saura-t-elle un jour pardonner son parjure aux conséquences fatales ? Bellamy, au tempérament de feu, a tout risqué pour rejoindre Octavia à bord de la navette : tous deux sont les seuls frères et soeurs que compte encore le genre humain. Glass, elle, a accompli la manoeuvre inverse et est parvenue à rester à bord de la station. Elle va vite comprendre que les dangers qui la guettent sont au moins aussi nombreux que sur Terre.
Face à un monde hostile où chacun reste rongé par la culpabilité, les 100 vont devoir se battre pour survivre. Ils n'ont rien de héros, et pourtant, ils pourraient bien être le dernier espoir de l'humanité...



"Les humains ont abandonné la Terre à ses heures les plus sombres. Cette dernière se fiche sans doute éperdument de combien mourront en tentant d'y revenir."



   Ayant vu plusieurs saisons de la série avant de lire le roman, mon avis contiendra une mention de l'adaptation.

   Concernant le roman seul, il est vrai qu'il y a peu d'actions. On est sur l'arrivée des 100 sur Terre, sur leur adaptation et acclimatation à ce nouvel environnement. Il n'y a pas d'attaques, pas de grandes révélations ni d'action choc, c'est même assez calme en terme d'intrigue.
   Les chapitres se découpent à chaque fois entre passé et présent, afin de comprendre comment les personnages sont arrivés là où ils en sont, sur la dynamique dans le vaisseau, ...

   L'histoire se découpe sous quatre points de vue. Je pense que c'est à la fois une bonne et mauvaise chose. Une bonne, parce que cela permet de voir différentes visions de leur arrivée sur Terre, mais aussi parce qu'il y a un point de vue qui nous permet de savoir ce qu'il se passe durant ce temps dans le vaisseau d'où ils ont été envoyés. Une "mauvaise" parce que de ce fait, je ne me suis pas trop attachée aux personnages, n'ayant que peu d'informations sur eux.

   La fin laisse supposer que l'action va enfin prendre dans le second tome, et que nous allons passer à la vitesse supérieure par la suite, ce qui peut n'être qu'une bonne chose si cela se confirme.


   Maintenant, le livre et la série.

   Il faut les voir comme deux œuvres absolument différentes et distinctes. Parce qu'à part le contexte et quelques noms de personnages, les ressemblances s'arrêtent là. Et j'en ai appris récemment la raison, puisque que les droits pour l'adaptation ont été achetés alors que l'autrice étant seulement en début d'écriture (voire n'avait que les idées), ce qui explique des chemins aussi différents pour les personnages.

   De ce fait, l'intrigue est différente, puisque la série est plus dynamique et nous fait connaître les Grounders (je ne sais pas quelle est la traduction pour ce terme dans la série) bien avant par rapport au bouquin.
   De même, comme dit plus haut, les personnages n'ont rien à voir. Il n'y a pas les mêmes personnages (vous pouvez dire au revoir à Raven ou Murphy notamment (même si un des personnages me rappelle Raven)), ils n'ont pas du tout la même personnalité, et les relations sont également très différentes entre eux.

   Pour un rapide point sur la série, j'ai fait un marathon pour tout rattraper afin de suivre la saison finale qui sort en ce moment aux États-Unis. Et honnêtement, j'ai rarement été aussi investie dans une série et c'est devenue une des mes préférées, bien qu'il y ait forcément des choses à redire.


   Pour conclure, un bouquin avec peu d'action et des personnages dont on en sait encore peu, totalement différent de son adaptation, bien plus dynamique. Deux médias qu'il faut considérer comme deux œuvres bien différentes sur un même univers. Je suis maintenant curieuse de lire la suite, en espérant que l'action passe la vitesse supérieure.



[Chronique] Solitaire – Alice Oseman

Autrice : Alice Oseman
Pages : 416
Disponible en français : Oui – L'année solitaire
Prix : 16,90€ (papier)

Résumé : C'est l'histoire de... Tori. Michael. Becky. Lucas. Charlie. Et de l'année où tout a changé.
– Mais t'es qui, toi ?
Il se fige devant moi et annonce d'une voix caverneuse :
– Je m'appelle Michael Holden.
Michael Holden.
– Et toi, qui es-tu, Victoria Spring ?
Je ne trouve rien à répondre, parce que c'est précisément ce que je répondrais : rien. Je suis du néant. Du vide. Je ne suis rien.
Soudain, la voix du proviseur retentit et je me tourne vers le haut-parleur.
Quand le silence revient, je baisse le regard et la salle est vide. J'ouvre mon poing et dans ma main, il y a le Post-it SOLITAIRE.CO.UK. Je ne sais pas à quel moment il est passé de celle de Michael Holden à la mienne, mais c'est un fait.
Ça doit être là que tout a commencé.



"Nothing's going to change until you decide you want it to change."





   J'ai lu ce bouquin en VO, et je dois dire que je n'ai pas du tout l'habitude de l'anglais écrit, et de ce fait, je me rends compte qu'il y a vraiment une différence entre l'anglais et l'américain (bref, on passe à la suite).

   J'avais adoré Heartstopper quand je l'ai lu il y a quelques temps sur Internet (c'est un webcomic proposé gratuitement en anglais), et j'ai donc voulu voir ce que donnait le travail de l'autrice dans le genre romanesque. Et je dois dire que je suis mitigée.

   L'histoire en elle-même ne m'a pas totalement accrochée, mais j'étais néanmoins curieuse de voir où cela pouvait mener. Il y avait du mystère dedans, mais aussi plusieurs sujets abordés à côté, plutôt intéressants et que l'on voit pourtant peu.
   En effet, on voit ici abordé le thème de la dépression mais aussi des troubles alimentaires (en arrière-plan pour ces derniers). Et j'ai trouvé ça intéressant, parce que comme dit plus haut, ce sont des thèmes que je vois rarement, et ça permet d'en apprendre plus sur ces maladies. Et on voit que c'est des thèmes qui tiennent à coeur l'autrice et qu'elle le fait avec sérieux.

   Par contre, niveau des personnages, je ne peux pas dire que j'ai accroché. J'ai aimé le côté cynique de Tori même si c'est malheureusement en partie dû à sa maladie. En revanche, j'ai eu plus de mal avec les décisions qu'elle prenait. Je pense que le personnage avait peur, peur des autres, peur d'elle-même, et elle prenait donc des décisions qui me semblaient étranges voire absurdes, ce qui fait que je ne comprenais pas toujours ses choix. Je pense pas que ce soit une mauvaise construction du personnage puisqu'elle est atteinte de dépression et que c'est en accord avec le personnage, mais il est vrai que je ne l'ai pas toujours comprise, ce qui fait que j'étais moins investie dans l'histoire.

   J'ai bien aimé la fin, que ce soit dans les événements ou pour voir l'évolution de Tori qu'elle a eu au fil des pages. Le livre montre qu'on peut avancer, qu'il y a des gens autour de nous, et que quand il y a la bonne personne, il faut oser saisir la main tendue.


   Pour conclure, un roman dont je ressors un peu mitigée. J'ai apprécié les thèmes abordés comme la dépression et les troubles alimentaires, mais ne comprenant pas toujours les choix de l'héroïne, je n'ai pas été complètement investie dans le roman. Néanmoins, je tenterai sans aucun doute un autre roman de l'autrice qui semble avoir à coeur de traiter de sujets divers qui sont peu abordés, et cela m'intéresse grandement.



[Chronique] Gods of Men, tome 1 – Barbara Kloss

Autrice : Barbara Kloss
Pages : 552
Titre original : The Gods of Men
Prix : 16,00€ (papier), 6,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Gods of Men, tome 1
Gods of Men, tome 2
• Gods of Men, tome 3

Résumé : La magie est interdite dans les Cinq Provinces, et ceux qui en sont doués depuis la naissance sont pourchassés et tués. Sable ignore que sa musique renferme un pouvoir, jusqu'au jour où, à peine âgée de neuf ans, elle arrête par accident le cœur de sa petite sœur avec sa flûte, la tuant sur le coup. Atterrée par ce qu'elle a fait et craignant pour sa propre vie, elle s'enfuit loin de la juridiction provinciale et trouve refuge dans les Landes Sauvages. Là, Sable se terre, sous le poids de la culpabilité, et survit en tant que guérisseuse. Jusqu'à ce que, dix ans plus tard, quelqu'un – ou quelque chose – la retrouve... et la traque sans merci.




"- Il y a toujours deux façons de voir les choses, Sable, reprit le Loup à voix basse. Ne dénigre pas la mienne simplement parce qu'elle complique la tienne."






   On est sur un univers de fantasy où la magie est bannie par la grande majorité des gens. Le personnage principal vit sous une autre identité depuis un certain événement, mais forcément, cela va se mettre à changer.

   Ce bouquin est un peu long à démarrer, il faut attendre environ le deuxième tiers du roman pour que ça démarre vraiment en terme de dynamisme. Néanmoins, cela est justifié de mon point de vue, parce qu'il y a tout un univers à mettre en place. On est sur un univers magique original et prenant, mais aussi de plus en plus complexe et travaillé au fil de la lecture. J'ai été prise par les enjeux, par l'histoire derrière tout ça.

   Il y a un véritable lien avec la musique dans le roman, qui a une importance majeure dans la magie de cet univers un peu oriental. J'ai vraiment apprécié ce lien, comment cela était décrit.

   Concernant l'univers, j'ai aussi aimé le côté sombre qui se dégageait de cette magie. Les différentes formes et créatures sont bien menées, et ce fut un plaisir de découvrir cet univers.

   Pour les personnages, il m'a fallu un peu de temps pour totalement m'attacher à eux, mais je les ai au final vraiment appréciés, je les ai trouvé attachants et j'ai aimé suivre leurs aventures. Sable est un personnage attachant au fil de l'histoire, un peu perdue par rapport à ce qu'elle est, à savoir qui elle est, tout en cherchant à se faire une place quelque part. Concernant Jeric, on n'en sait encore peu, je suis donc curieuse d'en apprendre plus par la suite.
   Et il y a aussi un travail sur les antagonistes, puisque plusieurs personnages, quand j'y repense, peuvent faire froid dans le dos.

   Un second bon point pour moi est l'écriture/traduction. J'ai beaucoup aimé comment le livre est écrit. Il y a des tournures de phrases et des descriptions que j'ai particulièrement adoré, qui utilisent le champ lexical de la musique d'une manière totalement raccord avec les sentiments en jeu ou la scène et qui m'ont carrément transportée.


   En résumé, un très bon bouquin. Ce n'est pas un coup de coeur, mais l'univers est particulièrement prometteur et il est certain qu'il nous reste encore beaucoup à découvrir par la suite. Je me procurerai la suite sans hésiter, et étant donné le travail fourni par la maison d'édition, je vais suivre cette dernière de près.


[Chronique] La Couleur du Mensonge, tome 1 – Erin Beaty

Autrice : Erin Beaty
Pages : 506
Titre original : The Traitor's Kiss
Prix : 15,00€ (papier), 9,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• La Couleur du Mensonge, tome 1
• La Couleur du Mensonge, tome 2 : Le Parfum de la Trahison
• La Couleur du Mensonge, tome 3 : Le goût du danger

Résumé : Sage Fowler, seize ans, est une bâtarde recueillie par un oncle riche et respecté. Sa seule chance de s'en sortir ? Faire un beau mariage. Elle se présente donc chez une des entremetteuses chargées de l'évaluation du potentiel de chaque candidat – des femmes qui font et défont les fortunes d'une famille, d'une région, d'un pays tout entier. Mais avec sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée, elle échoue lamentablement. Amusée par son cynisme et son sens aigu de l'observation, la marieuse fait toutefois d'elle son apprentie.

Sage s'embarque donc avec un groupe de beaux partis triés sur le carreau dans un périple vers la capitale. Cette précieuse cargaison est escortée par un bataillon de soldats d'élite qui ne tardent pas à réaliser qu'ils sont sur le point de se jeter dans la gueule du loup : le pays voisin, qui prépare une invasion, s'est allié avec certains des seigneurs locaux, et chaque étape du voyage pourrait bien être la dernière. Spécialiste des missions de reconnaissance, l'un des membres de la troupe recrute alors l'aide de Sage. Mais plus elle avance dans sa mission, plus elle découvre, horrifiée, que tout le monde joue double jeu... à commencer par son recruteur lui-même ! Et, doucement, le piège se referme sur elle...



"On ne sait pas toujours apprécier ce qui est bon pour soi, surtout au début."




   L'intrigue nous mène dans des histoires de complots et mariages arrangés, à une époque où les femmes n'ont pas vraiment leur mot à dire sur ce fait.

   L'histoire était sympathique, et j'ai trouvé sympa de voir une intrigue avec une histoire d'entremetteuse, malgré les grincements des dents quand les mariages sont arrangés. L'histoire offre quelques moments d'action, mais la plupart du temps, on est vraiment sur les intrigues de cour. Et ça n'a pas réussi à totalement me porter. Pour dire, à part quelques moments d'action et d'espionnage, je n'ai plus énormément de souvenirs concernant cette histoire.
   Le double jeu qui dans le roman est en revanche bien réussi. De même pour les révélations, je ne m'y attendais pas forcément, et c'était bien mené par l'autrice.

   Concernant les personnages, je suis plutôt mitigée pour certains. Sage est une femme avec une part d'indépendance que j'ai apprécié, mais d'autres aspects de sa personnalité ont moins accrochés avec moi. Il en fut un peu de même pour le capitaine de l'escorte des jeunes femmes. J'ai apprécié certains pans de sa personnalité, mais le côté torturé sauvé par le romantisme ne m'a pas convaincu, tout du moins par la vitesse où ça se construit. Cet aspect a été amené un peu rapidement à mon goût.

   Je suis moins fan de la fin. Elle permet d'ouvrir vers les tomes suivants, mais personnellement, elle ne m'a pas donné l'envie de poursuivre la trilogie.


   En conclusion, un roman avec des points sympathiques dans l'histoire et l'intrigue, mais qui m'a moins plu pour certains aspects des personnages et l'action plutôt sous-jacente de l'intrigue. Je pense que c'est un rythme et une histoire qui ne me convenaient pas, mais l'ayant lu en lecture commune, ce bouquin a su conquérir plusieurs lecteurs qui se sont plongés dans la suite juste après sa lecture.


mardi 16 juin 2020

[Chronique] Une (irrésistible) envie de bonheur – Meg Cabot

Autrice : Meg Cabot
Pages : 464
Titre original : The Bride wore size 12
Prix : 17,90€ (grand format), 7,90€ (poche), 9,49€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome 
 Une (irrésistible) envie de sucré
• Une (irrésistible) envie d'aimer
• Une (irrésistible) envie de dire oui
• Une (irrésistible) envie de vérité (existe aussi sous le titre "Ready to rock !")
Une (irrésistible) envie de bonheur (existe aussi sous le titre "Happy end !")

Résumé (/!\ Contient des spoilers des tomes précédents) : Le grand jour est enfin arrivé : Heather Wells et le beau détective, Cooper, se marient !

Entre les essais de robe de mariée, la rédaction de ses voeux et une nouvelle rentrée à Fisher Hall, Heather n'a pas une minute à elle ! D'autant que le Prince Rashid, héritier du royaume de Qalif, compte cette année parmi les élèves de l'Université de New York... et sa présence ne passe pas inaperçue !

Au milieu de toute cette agitation, Fisher Hall est à nouveau le théâtre d'un drame : Jasmine, une surveillante fraîchement recrutée, est retrouvée morte dans sa chambre...

Les préparatifs du mariage d'Heather vont devoir attendre !




"Nous suivons ses conseils et prenons place, à l'exception de l'agent spécial Lancaster qui déclare préférer rester debout. Tant mieux. Je suppose que s'il s'asseyait, le parapluie qu'il a dans le derrière risquerait de remonter jusqu'à son cerveau et on aurait alors un autre mort sur les bras."




   Cela fait maintenant quelques années que j'avais lu le quatrième tome de cette série, et malgré l'envie de découvrir le cinquième et dernier tome dès sa sortie, ce n'est que maintenant que je le fais enfin.

   Une nouvelle fois, on reprend le schéma d'une mort dans la résidence étudiante où travaille Heather, et comme à chaque fois, elle ne pourra s'empêcher de s'y fourrer pour avoir le fin mot de l'histoire.
   Malgré tout, Meg Cabot arrive toujours à donner envie de suivre les péripéties de l'héroïne, par des enquêtes différentes entre les tomes malgré parfois quelques similtudes, mais surtout par ce qu'il se passe en parallèle. /!\ Début de spoilers si vous n'avez pas lu au moins le tome précédent /!\ En effet, Heather va se marier avec son compagnon Cooper, et l'organisation de leur mariage ne sera pas de tout repos, surtout quand la famille de Cooper s'invite dans la danse. Appréciant les deux personnages, ce fut un plaisir de voir tout ça, tout en faisant face au manque de chance qu'a parfois Heather. /!\ Fin risque de spoilers /!\ Pleins de petites péripéties pour le personnage, même quand la mort ne vient pas tout chambouler.

   On retrouve Heather et Cooper, ainsi que quelques autres personnages de moindre ampleur, mais tout aussi sympathiques. Ce fut un véritable plaisir de revoir les deux protagonistes, avec l'humour d'Heather, et tout pleins d'autres aspects de sa personnalité. Ils sont fidèles à eux-mêmes, que ce soit Heather, Cooper, ou encore Gavin, un étudiant de la résidence. Ce fut vraiment encore un bon moment passé en leur compagnie.

   Pour ce qui est de la fin, cela conclut certainement la série de bouquins sur Heather Wells. C'est une fin à la Meg Cabot, qui est totalement en accord avec la saga.


   En conclusion, une lecture plus que sympathique. J'aime vraiment les bouquins de Meg Cabot, et ce fut encore le cas avec ce tome-ci. Je passe toujours un bon moment, et j'apprécie vraiment les protagonistes de cette histoire. Une série terminée avec laquelle j'aurais passé de bons moments de lecture, peu importe l'âge.


lundi 15 juin 2020

[Chronique] Ce rêve bleu – Liz Braswell

Autrice : Liz Braswell
Pages : 323
Titre original : A whole new world
Prix : 16,90€ (papier), 11,99€ (numérique)

Résumé : Aladdin est un vaurien.

Comme les autres habitants d'Agrabah, un pays pauvre, le jeune homme tente tant bien que mal de survivre. La princesse Jasmine, quant à elle, est sur le point de subir un mariage arrangé. Elle ne désire qu'une chose: échapper à son destin, découvrir ce qui se cache derrière les murs du palais.

Mais tout bascule lorsque le conseiller du sultan, Jafar, prend subitement le pouvoir. À l'aide d'une lampe étrange dotée de pouvoirs extraordinaires, l'effrayant personnages tente de briser les lois de la magie, de l'amour, et de la mort. Désormais, Aladdin et la princesse déchue doivent unir le peuple d'Agrabah et mettre au point une rébellion pour faire tomber un dictateur avide de pouvoir, qui menace de déchirer le royaume...

Ceci n'est pas l'histoire d'Aladdin telle que vous la connaissez. C'est une histoire de pouvoir. De révolution. D'amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer.



"La liberté de choisir est bien plus importante que d'avoir tout ce que tu souhaites."




   J'étais curieuse de ce concept de Twisted Tales d'après les films Disney, où les événements changent à un moment de l'histoire. Je dois dire que j'ai plutôt bien aimé cette idée.

   Le début a de fortes ressemblances avec la version animée, mais dès le twist enclenché, on part vraiment sur quelque chose de différent. On part ici sur une Jasmine vengeresse et révolutionnaire, qui n'a pas peur de se salir les mains alors que Jafar a pris le pouvoir d'Agrabah.

   On a un univers plus sombre, avec de la magie noire, de la corruption, des morts-vivants, le tout avec une touche de fanatisme et d'extrémisme. Le tout est bien mené, et j'ai apprécié avoir cette ambiance plus mature pour cet univers.

   J'ai plutôt été prise par l'histoire, celle de quelques personnes du peuple qui veulent renverser le tyran qui a pris le pouvoir. On est sur une lutte pour la justice, mais tout n'est pas blanc ou noir, et c'est ce qui est intéressant. Jasmine n'est pas un modèle de pureté, bien que très idéaliste, elle a des émotions sombres qui prennent parfois le dessus sur le reste.

   Concernant les personnages, je les ai trouvé intéressants, notamment le travail sur Jasmine, plus affirmée, comme dit auparavant, mais sans m'y attacher pour autant. J'ai apprécié les nouveaux personnages ajoutés dans l'histoire, notamment dans le groupe des voleurs alors, qu'en revanche, je n'ai pas énormément accroché à cette version d'Aladdin.
   On voit par contre peu le génie du fait du twist choisi, mais j'ai trouvé sympa de voir les petites références à celui que nous connaissons.


   En bref, j'ai bien aimé lire cette réécriture d'Aladdin. On part sur une histoire plus sombre que ce que l'on connaît, mais c'est justement cet aspect que j'ai apprécié. Je signe direct pour la suite malgré quelques points plus faibles (même si le prochain me tente un peu moins puisque qu'il porte sur la Belle au bois dormant, mais après tout, cela me réserve sûrement une bonne surprise).


vendredi 5 juin 2020

[Chronique] Mers mortes – Aurélie Wellenstein #PLIB2020

Autrice : Aurélie Wellenstein
Pages : 368
Titre original : Mers mortes
Prix : 17,90€ (papier)

Résumé : Retrouvez la plume d'Aurélie Wellenstein dans un roman écologique, glaçant et puissant !
Mers et océans ont disparu. L'eau s'est évaporée, tous les animaux marins sont morts.
Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines..., arrachent l'âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l'humanité, peuvent les détruire.
Oural est l'un d'eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu'il protège depuis la catastrophe. Jusqu'au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme.
Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes... De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l'objectif de ce dangereux périple.
Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?




"Peut-être qu'on a mérité ce qui nous arrive, pensa-t-il. Peut-être qu'on devrait tous disparaître."





   Une nouvelle fois, l'autrice nous plonge dans un univers assez sombre, et ne lésine pas sur les moments parfois durs mais nécessaires pour démontrer la violence et la dureté de ce monde en train de dépérir. C'est parfois cru et sanglant, tout comme j'avais pu le voir dans son roman "Le Dieu Oiseau" (chronique ici).
   J'ai aimé l'intrigue, je l'ai trouvé originale et prenante. Je dois avouer que j'ai à un moment eu peur que ce soit redondant avec les marées, mais l'autrice mène son histoire en se renouvelant à chaque fois, évitant ainsi l'écueil de l'ennui pour le lecteur.
   On a également une certaine originalité pour l'un des personnages lors d'une révélation le concernant. C'était étrange mais en même temps, donnait un intérêt supplémentaire pour l'univers.

   On ressent clairement le pan écologique qui est traité par le biais de ce roman. On se rend compte quelles pourraient être les conséquences du réchauffement climatique dans un futur plus lointain. Même s'il y a un côté fantastique ajouté, cela permet de voir cet aspect, mais aussi de voir ce que les hommes infligent aux animaux. C'est particulièrement ce point que l'on ressent, par des animaux qui se vengent de la violence et la douleur qu'ils ont pu subir, d'autant plus que l'on a quelques passages on se trouve à la place des animaux lors de leur mort causée par les hommes (pollution, surpêche, braconnage, ...).

   Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages, mais il était intéressant de les suivre. Je ne saurais trop expliquer, mais c'est comme s'ils ne dépassaient pas le cadre des lignes du livre, qu'il n'avait pas une construction me permettant de les imaginer et de m'attacher d'autant plus.
   J'ai apprécié voir les relations que l'autrice a créé entre les humains et les animaux, montrant par le même temps les problèmes écologiques de notre réalité.

   J'ai également bien aimé comment les animaux prenaient part au récit, particulièrement sur leur ensemble. J'ai aussi franchement apprécié la fin et la manière dont elle était construite et écrite, ainsi que la poésie qui s'en dégageait. Je crois que c'est d'ailleurs le passage que j'ai préféré, j'ai beaucoup aimé la description du moment, très visuel et poétique.


   Pour conclure, malgré des personnages auxquels je ne me suis pas attachée, l'autrice a su m'emmener dans son univers le temps de quelques heures, avec une certaine poésie malgré la violence au premier regard, tout en nous faisant poser un regard sur notre propre réalité.











Ce roman (#ISBN9782367406602) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2020 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2020.

samedi 30 mai 2020

[Chronique] Félines - Stéphane Servant #PLIB2020

Auteur : Stéphane Servant
Pages : 384
Titre original : Félines
Prix : 15,80€ (papier), 10,99€ (numérique)

Résumé : Personne ne sait exactement comment ça a commencé. Ni où ni quand d'ailleurs. Louise pas plus que les autres. Ce qui est sûr, c'est quand les premiers cas sont apparus, personne n'était prêt et ça a été la panique. Des adolescentes qui changeaient d'un coup. Des filles dont la peau se recouvrait de... dont les sens étaient plus... et les capacités... Inimaginable... Cela n'a pas plu à tout le monde. Oh non ! C'est alors qu'elles ont dû se révolter, être des Félines fières et ne rien lâcher ! Après Sirius (prix Sorcières 2018), Stéphane Servant revient avec un roman coup de poing.






"Et vous le savez, les exemples sont nombreux dans l'histoire : ce que l'homme ne comprend pas, souvent il le détruit."






   Ce roman semble au premier abord être un roman fantastique, mais il est en réalité bien plus que cela.

   L'histoire correspond au témoignage d'un personnage qui est maintenant une Féline, ce qui correspond à une mutation arrivée du jour au lendemain sans qu'on ait le temps de la comprendre.
   L'intrigue a de ce fait quelques lenteurs, puisque écrit sous cette forme de témoignage, qui part des éléments déclencheurs en passant par toutes les petites choses qui ont menées aux événements. Mais au final, on se rend compte que l'action et le fantastique ne sont pas le sujet du roman et ne servent que de support à quelque chose de plus général, de plus grand et plus social.

   Derrière le texte, on comprend que c'est en réalité une sorte de critique de notre société ainsi qu'un appel à plus d'égalité, d'acceptation et de tolérance, et c'est par le biais de ce roman que l'auteur le fait. Il traite de sujets actuels de notre société, tout en rendant hommage à toutes les femmes. Parce que ce roman a un véritable aspect féministe, montrant que les femmes aussi peuvent être fortes, déterminées, indépendantes, et bien d'autres, et ce malgré les faiblesses humaines, peu importe le genre ou non-genre, que chacun a. Les femmes sont ainsi le point de central de ce roman, mais pas que. C'est aussi une histoire sur l'acceptation de tout un chacun, en acceptant les différences donc l'unicité de chacun. Des éléments forts qui résonnent en nous de part l'écho à notre réalité.

   Dans un même temps, on voit comment, en un laps de temps restreint, les gens peuvent se retourner les uns contre les autres quand ils ont peur de la différence et de ce qu'ils ne comprennent et ne connaissent pas. On voit comment les extrêmes peuvent prendre place et à quel point cela peut être rapide et virulent, cruel.

   Concernant les personnages, je ne peux pas dire que je me sois totalement attachée à eux, mais il y a réellement de l'empathie pour eux, pour ce qu'ils vivent, pour leur combativité tout en ayant leur part d'humanité. J'ai eu du respect pour leur combat, à faire tout pour qu'une place leur soit proposée dans la société au même titre que les autres.

   En conclusion, un roman vraiment intéressant, qui sonne comme un rappel de notre réalité et société, une belle ode aux femmes et à la différence.









Ce roman (#ISBN9782812618291) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2020 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2020.

[Chronique] La Passe-Miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune – Christelle Dabos

Autrice : Christelle Dabos
Pages : 560
Titre original : La Passe-Miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune
Prix : 19,00€ (papier), 9,40€ (poche), 8,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• La Passe-Miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver
• La Passe-Miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune
• La Passe-Miroir, tome 3 : La mémoire de Babel
• La Passe-Miroir, tome 4 : La tempête des échos

Résumé : Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours périlleuse, pourra-t-elle compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions des personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l'entraînera au-delà des illusions du Pôle, au coeur d'une redoutable vérité.



"La vérité est un lourd fardeau, elle n'est pas à mettre sur toutes les épaules."





   J'avais trouvé l'univers du premier tome ainsi que l'écriture de l'autrice très chouettes, et j'ai ainsi voulu découvrir la suite de cette série.

   On est toujours sur une histoire de complots, de manipulations et d'enjeux comme pour le tome précédent. Cette fois-ci, en revanche, Ophélie ne va rester sans rien faire, et surtout, elle paraît sous sa véritable identité. L'intrigue m'a plus intéressée que le premier tome, j'ai aimé que l'on s'arrête un peu plus sur les sabliers. On est plutôt sur une enquête sur une partie du roman, et j'ai apprécié la suivre.
   On commence aussi à voir des enjeux plus importants qui se dessinent dans ce tome, et qui commencent à nous ouvrir la piste sur les origines de ce monde, sur sa construction et ceux qui en étaient les précurseurs. Et je dois dire que cela en devient d'autant plus intéressant.

   J'ai aussi apprécié l'évolution d'Ophélie. Par rapport au premier tome, elle a pris de l'assurance, et tente de faire sa place dans cet univers souvent impitoyable. Elle ne compte plus se laisser faire comme avant, tout en essayant le plus possible d'être en accord avec ses convictions.
   Concernant Thorn, on en sait encore que peu sur lui, mais on commence à s'infiltrer sous la carapace qu'il porte en permanence, offrant des prémices d'un personnage qui pourrait me plaire.

   L'écriture est toujours l'un des points forts de l'autrice. Elle a toujours une façon de décrire les choses qui me plaît, et c'est vraiment un plaisir de retrouver cette plume.
   Malgré tout, je dois dire que je ne suis pas pour autant exaltée par cette saga. Je la trouve très sympa, et l'univers est vraiment cool et recherché, il n'y a aucun doute là-dessus, mais je ne ressens pas l'intérêt puissant que beaucoup de lecteurs ont.


   En conclusion, un second tome que j'ai préféré au premier. On va plus loin dans l'intrigue, mais aussi en terme d'enjeux. Je ne suis en revanche pas prise comme d'autres lecteurs qui portent un véritable amour pour cette saga, et même si je lirais certainement le troisième tome, je dois dire que je ne suis pas pour autant dans la précipitation ni dans l'indispensabilité de le découvrir.



mardi 12 mai 2020

[Chronique] Thornhill – Pam Smy

Autrice/illustratrice : Pam Smy
Pages : 544
Titre original : Thornhill
Prix : 19,99€ (papier)

Résumé : Mary a habité là pendant des années. Entre ses murs, elle a vécu les pires moments de sa vie. Ella, elle, ne peut s'empêcher d'observer cet étrange endroit depuis sa chambre. La nuit, elle se demande ce qu'il cache. Certains ne voient en lui qu'un vieil orphelinat. D'autres sont au courant de son secret... Mais tout le monde connaît son nom. Thornhill. Dans la lignée des romans de Brian Selznick, encensé par Philip Pullman, le premier roman graphique de Pam Smy est un petit bijou gothique.








"J'ai décidé de m'enfermer à double tour. C'est le seul moyen de me protéger maintenant qu'elle est de retour."






   Je trouvais cet ouvrage très intriguant, sans chercher pour autant à me le procurer. Mais dès que je l'ai vu à le bibliothèque, je n'ai pas hésité une seconde !
Cette histoire porte sur un ancien manoir, que la jeune Ella peut voir depuis sa chambre, qui est en réalité un orphelinat à l'abandon.

   On est sur un livre un peu particulier puisqu'il allie moments écrits correspondant à des passages du journal intime de Mary dans le passé, et moments illustrés qui s'inscrivent dans le présent, sans aucune bulle ou texte, chaque illustration prenant place sur une double page.
   J'ai beaucoup aimé ce format singulier qui permet de s'imprégner de l'histoire et de son ambiance. Chaque fois, le dessin portait tout son sens, sans avoir besoin d'aucun dialogue avec une certaine dynamique qui s'installe dans les illustrations, ce qui est très agréable à découvrir. C'est vraiment des passages qui sont inscrits dans l'histoire, qui ont leur importance, et j'ai vraiment aimé voir comment de simples (en apparence) images peuvent véhiculer l'intrigue et son sens.

   L'histoire elle-même est dans une ambiance un peu sombre, un peu dans le genre des films d'horreur à l'ambiance pesante mais loin d'être gore pour autant. On est sur du gothique, cela est mené avec le genre d'ambiance que j'aime, et ça a clairement fonctionné sur moi. On retrouve l'influence qu'un lieu peut avoir, la folie qui peut surgir, un peu comme dans la série "The Haunting of Hill House". On est pris par l'histoire et par la tension qui règne, par les passages écrits qui nous permettent de nous immerger dans le quotidien de l'orpheline, de comprendre ce qu'elle vit et les sentiments qui s'en dégage, tout en ayant le côté pesant et insidieux qui s'installe.

   Pour ce qui est des personnages, je ne peux pas réellement parler d'attachement pour eux. Je trouve qu'il y avait une certaine distance entre les protagonistes et moi, tout en ayant envie de savoir ce qui se cachait derrière ces mystères autour d'eux. J'ai eu de l'empathie pour l'orpheline Mary, qui est au départ une jeune fille un peu à l'écart et douce, mais il y avait une certaine barrière entre elle et moi. Pour Ella, le fait de ne pas avoir de dialogue, je pense, a fait qu'on ne sait rien ou presque d'elle, ce qui est insuffisant pour que je m'attache à un personnage. C'est comme si nous étions une personne omnisciente qui fait partie de cet univers mais avec un voile qui nous sépare des événements et des protagonistes.

   Pour ce qui est de la fin, j'ai franchement bien aimé, je trouve qu'elle correspond totalement au genre mais aussi à l'histoire que l'on voit se développer dans les pages précédentes. 


   Pour conclure, un ouvrage différent de ce que j'ai pu lire jusqu'ici et que j'ai franchement bien aimé pour sa singularité. Je vous le conseille carrément si vous aimez les ambiances à la "The Haunting of Hill House", d'orphelinats étranges, et à l'allure plutôt sombre !



vendredi 8 mai 2020

[Chronique] Carry On, tome 1 : Grandeur et décadence de Simon Snow – Rainbow Rowell

Autrice : Rainbow Rowell
Pages : 584
Titre original : Carry On: The Rise and Fall of Simon Snow
Prix : 18,90€ (papier), 13,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
Carry On
• Wayward Son
• Any Way the Wind Blows

Résumé : Une histoire d'amour profondément émouvante et complètement envoutante dans un univers effrayant de monstres et de fantomes... Un cocktail aussi surprenant que captivant !
Simon Snow déteste cette rentrée. Sa petite amie rompt avec lui ; son professeur préféré l'évite ; et Baz, son insupportable colocataire et ennemi juré, a disparu. Qu'il se trouve à l'école de magie de Watford ne change pas grand-chose. Simon n'a rien, mais vraiment rien de l'Élu. Et pourtant, il faut avancer, car la vie continue...




   Ce roman ne me tentait pas particulièrement, mais il a été choisi lors d'une lecture commune, et je lui ai donc laissé une chance. Et honnêtement, on ne peut pas dire que j'ai été convaincue...

   Cette histoire correspond à la fan-fiction qu'écrit le personnage dans le livre "Fangirl" de la même autrice, fan-fiction je pense inspirée de l'univers de Harry Potter.
   Je ne vais pas m'étendre sur le fait de voir s'il y a de grosses ressemblances entre les deux, parce que j'ai uniquement lu le premier tome de la saga du sorcier, et que je ne saurais pas les voir dans "Carry On".

   L'histoire nous projette aux côtés de Simon Snow, jeune élu qui ne sait contrôler son pouvoir, ce qui peut parfois causer des problèmes autour de lui. L'intrigue nous mène alors à retrouver l'un des personnages disparu, et de savoir ce que veut le grand méchant de l'histoire.

   Déjà, je dois dire qu'il y a des descriptions qui m'ont posées problème dans la façon dont elles étaient amenées. Afin de ne pas perdre de temps avec la découverte de la magie par le personnage, l'autrice fait le choix de nous citer des événements qu'ont vécu les personnages durant leur scolarité face au grand ennemi, qui se déroulent avant ce tome. L'idée n'est pas mauvaise, surtout pour un one-shot, mais la manière dont cela a été fait, j'avais juste l'impression d'avoir loupé un tome à lire avant ce bouquin, comme si j'avais commencé par lire le second ou le troisième tome d'une série avant le premier. Et honnêtement, j'ai pas trop apprécié cette impression, j'ai réellement trouvé cela mal amené.

   Du côté des personnages, je n'ai pas du tout accroché avec eux. Ils passent du coq à l'âne dans leurs propos, on a parfois l'impression qu'ils sont plus jeunes que leur âge (et pas dans le bon sens), et je dois dire que Simon m'a plus exaspéré qu'autre chose. J'ai trouvé illogique que du jour au lendemain, il recherche à tout prix celui qui l'a humilié durant des années, qui ne pense que pour lui et qu'à lui alors qu'il s'en fichait royalement pendant les deux mois de vacances. Certes, il y a des explications par la suite, mais pareil, je trouve cela mal amené. Je n'ai pas aimé la personnalité et la construction du personnage, qui comme je le disais, m'a plus exaspérée qu'autre chose.
   Pour ce qui est des autres, en résumé, Agatha m'a agacée dans ses propos, j'ai pas accroché à Baz, et Penny est la seule où ça passe pas trop mal.

   La fin est assez sympathique mais rien de phénoménal non plus, ça ne rattrape par le côté brouillon du reste du roman.


   Pour conclure, un roman qui me semble brouillon et qui ne m'a pas du tout convaincue. Je n'avais qu'une hâte durant ma lecture, en finir avec ce roman, et cela ne s'est pas amélioré au fil des pages. Je pense que l'histoire n'était peut-être pas faite pour un être en seul tome, ce qui a demandé d'accélérer les choses, ce qui a été mal amené. Néanmoins, je ne suis pas fermée à lire un autre roman de l'autrice, étant donné l'enthousiasme autour d'autres de ces romans.