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vendredi 11 juin 2021

[Chronique] Radium Girls – Cy

Autrice :
 Cy
Pages : 136
Titre original : Radium Girls
Prix : 22,00€ (papier), 15,99€ (numérique)

Résumé : La découverte du radium fait une entrée fracassante dans les États-Unis des années 1920.

L'élément miracle, découvert par Marie Curie, baigne l'Amérique de son aura phosphorescente.

1918, Edna Bolz s'installe aux côtés de Grace, Katherine, Mollie, Albina et Quinta devant les établis d'USRC. Elles vont y peindre minutieusement leur quota de cadrans de montres,avec cette peinture si spéciale qu'elle permet de lire l'heure dans le noir.

Lip. Dip. Paint.

Trois mots, trois gestes qui les mèneront à leur perte.



"Tu te rends compte, Grace ?
Le jour où on a peint notre premier cadran, le compte à rebours s'est lancé."



   J'étais très curieuse de découvrir ce titre, ayant suivi de loin son processus grâce aux vidéos et stories de Cy sur son travail. Et surtout, cette bande dessinée, je suis certaine qu'elle plairait à une amie, à qui je vais lui offrir !

   Comme l'a dit Cy, il ne faut pas s'attendre à une retranscription des événements comme on pourrait l'imaginer sur un fait historique. Elle a souhaité représenter ce groupe de femmes et la dynamique entre elles face aux événements. On les voit sur plusieurs années, découvrant petit à petit les tragiques conséquences des tâches qu'elles avaient dans leur travail avec le radium. Je dois avouer que je m'attendais pas tout à fait à ça, mais ça correspond totalement à ce qu'a voulu faire Cy.

   Je dois dire que je ne suis pas sensible au trait de Cy, et ce depuis le début que je suis son travail depuis quelques années déjà. Pour autant, j'aime beaucoup suivre le travail qu'elle fait, que ce soit pour voir comment elle travaille et les techniques qu'elle utilise (son travail sur les encres est vraiment magnifique). C'est véritablement différent de ce que j'aime normalement, mais pour autant, c'est vraiment avec plaisir que je regarde son processus, justement parce que c'est si différent. Et j'aime aussi son travail par ce qu'elle transmet notamment dans ses vidéos mais aussi ses publications d'oeuvres graphiques, avec par exemple son militantisme.

   Bref, tout ça pour dire que, malgré le fait que ce ne soit pas un trait qui me parle, j'ai beaucoup aimé les planches proposées. On est sur un superbe camaïeu de violets et magenta rehaussées du vert du radium, avec des planches aux crayons de couleur qui sont vraiment réussies. La technique choisie est vraiment agréable à regarder et l'ayant jamais rencontrée dans ce que je lis habituellement, j'ai beaucoup aimé voir le résultat. Les planches en pleine page sur les personnages qui sont frappés par la fatalité du radium sont frappantes et pourtant, elles ne montrent pas réellement ce qu'ils en aient, c'est plutôt une forme de symbolisme pour le représenter.

   On est plongé dans la vie et malheureusement, la dureté de ce que vivent ces femmes, et c'est fait avec brio. On a les éléments suffisants pour comprendre ce qui leur aient arrivé et l'impact qu'elles ont eu dans le droit du travail aux États-Unis. C'est un chouette hommage à ces femmes qui ont été oubliées, par un biais un peu différent de ce qu'on pourrait attendre d'une retranscription d'un fait historique, mais qui fonctionne parfaitement.

   Une chouette découverte que je conseille pour ceux qui seraient curieux de ces femmes et ce qu'elles ont apportés et vécus, ou ceux qui souhaiterait le voir par ce biais.


dimanche 6 juin 2021

[Chronique] Sous les sabots des dieux, tome 1 – Céline Chevet #PLIB2021

Autrice :
 Céline Chevet
Pages : 368
Titre original : Sous les sabots des dieux, tome 1
Prix : 19,90€ (papier), 5,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Sous les sabots des dieux, tome 1
• Sous les sabots des dieux, tome 2

Résumé : Corée, VIIème siècle. Complots au royaume de Silla.
La Chine des Tang est plus écrasante que jamais. Comment unifier les Trois Royaumes lorsque qu’il faut se méfier de ses frères autant que de ses ennemis ?
Amour, politique, trahison, vengeance, foi, Haneul va devoir apprendre à se servir des armes qui sont les siennes pour survivre dans cette époque chaotique de l’Histoire, où ses croyances sont mises à mal.
Prêtresse du temple Céleste, élevée au sein du palais royal, elle voit ses dieux se faire avaler par un Bouddhisme de plus en plus influent. Ne cache-t-il pas dans son ombre les sombres desseins des Tang qui veulent s’emparer du pays ?
Alors que Silla est plus fragile que jamais, où ira sa loyauté ? À la famille royale ou à la nation ?Haneul, sa soeur l’empoisonneuse, son amant l’écuyer, Mok le prince bâtard, autant de destins qui vont se croiser autour de cette question tragique…




"Le monde est cruel. Soit tu es suffisamment fort pour combattre, soit tu es suffisamment intelligent pour reconnaître les plus forts et les fuir.
"



   Après avoir adoré le précédent roman de Céline Chevet, "La fille qui tressait les nuages", j'étais très curieuse de découvrir un nouvel ouvrage de sa plume.

   On reste dans la partie asiatique de la planète, mais cette fois-ci, nous partons des siècles en arrière pour arriver dans la Corée du VIIe siècle. On se retrouve alors dans une Corée non-unifiée, plus précisément au royaume de Silla, où l'influence de la Chine commence à venir en Corée. Nous suivons alors principalement Haneul, jeune prêtresse de la religion principale du pays. 

   On entre alors dans un monde entre complots et trahisons, secrets, croyance et foi. J'ai trouvé l'univers très intéressant. On sent que l'autrice a fait un certain nombre de recherches pour construire son roman, et c'est vraiment très chouette à découvrir. J'ai appris des choses sur le pays et cette période, nous emportant et nous immergeant à cette époque aux côtés d'Haneul. On en avait justement parlé lors d'une interview que j'ai pu faire dans le cadre du Prix Littéraire de l'Imaginaire de Booktubers App avec l'autrice, et c'était vraiment très enrichissant de connaître son processus pour son roman.

   L'histoire prenait, elle, vraiment son temps. Il est vrai qu'on peut avoir une impression de longueur, parce que le personnage est très ancré dans une vie de religion et de foi, sans vraiment beaucoup d'autres occupations. Tout va changer, ce qui lance l'histoire du roman, mais dans l'ensemble, on prend le temps de déconstruction du personnage, ses découvertes et manigances. 

   J'ai eu un peu plus de mal avec Haneul. Elle est têtue et naïve, vit dans sa bulle de foi depuis sa plus tendre enfance, et de ce fait, semble parfois à mille lieues de ce qui l'entoure dans ses réactions et prises de décisions. Néanmoins, cela ne montre pas une faiblesse de construction de personnage, cela correspond au vécu et au milieu de vie du personnage. Donc, même si j'ai personnellement eu du mal avec le personnage, je comprends les raisons de son comportement et sa façon de voir les choses.

   La fin laisse supposer que la situation va s'envenimer par la suite, et on a suivi une évolution pour Haneul. On peut donc supposer un tome un peu différent du premier.


   En résumé, cela n'a pas été le coup de coeur comme "La fille qui tressait les nuages" de la même autrice, et je n'ai pas vraiment accroché. Néanmoins, il faut souligner un univers très intéressant et immersif, ainsi que des personnages en accord avec leur milieu de vie. 








Ce roman (#ISBN9782375681497) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2021 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2021.

dimanche 8 novembre 2020

[Chronique] Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent – Andoryss

Autrice :
 Andoryss
Pages : 308
Titre original : Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent
Prix : 15,90€ (papier)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent


Résumé : C'est bientôt Noël.
Les enfants Soler ont emménagé à Paris. Matéo panse ses plaies. Luisa s'efforce de s'adapter à son collège pour surdoués. Et Diego protège les siens.
C'est bientôt Noël.
Le jour où Matéo s'inscrit dans son nouveau lycée, il croise une étrange fille rousse. Une fille qui menace son âme de Passageur. Une fille qui lui ressemble.
C'est bientôt Noël.
Mais dans le passé, où l'attire l'âme affamée, c'est l'été. C'est l'été dans Paris, occupé par les Allemands. C'est l'été, au sein de l'hôpital Sainte-Anne, où patiente, celle qui l'a convoqué. Une prophétesse aux pouvoirs terrifiants qui le veut pour messager. Pour Matéo, le temps est compté. Car il est le Passageur, et s'il n'accomplit pas sa mission, ce n'est pas seulement sa vie qu'il risque, mais celle d'une fille rousse de l'autre côté du voile, mais celles des milliers de personnes qui se battent au nom de l'humanité...



"Ses mots sont étrangers, mais ils résonnent en moi. Comme l'éclosion de mon pouvoir, c'est comme s'il y avait là-dessous une vérité enfouie que je refuse de voir. Ce n'est pourtant pas le moment d'être aveugle."



   J'avais bien accroché avec le premier tome, c'était donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce nouveau tome.
   Cette fois-ci, on part durant la Seconde Guerre Mondiale. Une nouvelle fois, le protagoniste se retrouve entraîné par un fantôme, qui a besoin de son aide avant de partir dans l'autre monde.

   J'ai apprécié une nouvelle fois suivre les aventures du personnage de Matéo. D'autant plus que l'autrice change des éléments dans la construction du récit, de l'intrigue, par rapport au premier tome, ce qui permet de ne pas tomber dans la redondance. Ainsi, on a un fantôme différent du précédent dans le passé, mais aussi de nouveaux éléments dans le présent. 

   Le roman nous plonge durant la Seconde Guerre Mondiale lors des voyages dans le temps, et plus particulièrement dans les asiles psychiatriques à l'époque. On a finalement qu'un rapide aperçu de ce qu'il passait à cette période dans ce genre de lieux, mais ce que l'autrice nous donne permet de se faire une idée de ce qui pouvait s'y dérouler.

   Une nouvelle fois, l'autrice se sert de ce roman pour parler de certains sujets. Dans le tome précédent, on avait notamment les discriminations vis-à-vis des gens du voyage. Cette fois-ci, elle se penche sur le harcèlement scolaire. C'est un sujet important, et il permet également de renforcer dans le roman les relations entre Matéo et sa soeur, ce que j'ai trouvé touchant.

   Concernant les personnages, j'ai bien aimé l'arrivée de nouveaux personnages, plus particulièrement celui du fantôme de ce tome. C'était intéressant de la découvrir, de connaître une partie de son histoire, tout en ayant une touche de mystère du fait du caractère spécial qu'elle a par rapport au fantôme du tome précédent.


   En conclusion, un second tome tout aussi sympathique que le premier. On retrouve les éléments qui ont fonctionné dans le tome précédent, tout en ayant une touche de renouveau qui permet d'éviter la redondance et permet également de garder notre curiosité pour l'histoire que l'on suit.






jeudi 10 septembre 2020

[Chronique] Je suis fille de rage – Jean-Laurent Del Socorro #PLIB2020

Auteur : Jean-Laurent Del Socorro
Pages : 536
Titre original : Je suis fille de rage
Prix : 23,90€ (papier), 9,99€ (numérique)

Résumé : 1861 : la guerre de Sécession commence. À la Maison Blanche, un huis clos oppose Abraham Lincoln à la Mort elle-même. Le président doit mettre un terme au conflit au plus vite, mais aussi à l'esclavage, car la Faucheuse tient le compte de chaque mort qui tombe. Militaires, affranchis, forceurs de blocus, politiciens, comédiens, poètes... Traversez cette épopée pour la liberté aux côtés de ceux qui la vivent, comme autant de portraits de cette Amérique déchirée par la guerre civile.






"Un maître a beau être gentil, il reste un maître. Tôt ou tard, il y aura toujours quelqu’un pour abuser du pouvoir qu’il a sur toi."





   On part sur une histoire en grande partie historique, qui romance des faits réels de l'Histoire des États-Unis, avec une toute petite touche de fantastique.
   Je dois dire que j'ai aimé découvrir ce roman puisqu'il m'a permis d'apprendre un certain nombre de choses sur un fait important pour les États-Unis : la guerre de Sécession.
   Ainsi, j'ai pu mieux comprendre pourquoi on entend si souvent cette guerre citée dans les romans ou séries américaines. Et j'ai trouvé ça d'autant plus intéressant parce que de ce conflit découle des conséquences qui marquent encore le pays aujourd'hui, ce que j'ai pu comprendre en lisant ce roman.     Je pense notamment pourquoi on parle de certains États du Sud plus conservateurs et racistes que d'autres, d'où vient le Ku Klux Klan, ...

   Le roman nous retrace donc, de manière romancée, ce qu'il s'est passé durant cette guerre, avec différents acteurs de celle-ci, les enjeux, motivations, avancements, ...
   On passe pour cela à une bonne dizaine voire quinzaine de points de vue, permettant d'avoir plusieurs façons de voir les choses sur ces événements, tout en ajoutant des extraits de documents historiques traduits par l'auteur.
   Pas trop de surprise sur le gagnant de ce conflit quand on voit le drapeau et le nom de l'un des camps, mais c'est intéressant de mieux comprendre ce que fut cette guerre qui a encore des impacts de nos jours.

   Pour ce qui est des personnages, pas d'attachement. On a un grand nombre de points de vue, ce qui fait que l'on ne peut vraiment s'attarder sur chacun, et on est plus, à mon sens, sur une transcription romancée des faits, des rôles, motivations et enjeux de chacun plutôt que sur une introspection sur ces personnages.

   Pour le côté fantastique, rapidement : c'est vraiment du second plan, donc ne vous attendez pas à plein de magie. Personnellement, cela ne m'a pas dérangée, sachant de quoi il retournait pour ce bouquin. C'était néanmoins une touche très sympathique, qui ajoutait à l'ambiance du roman et autour du personnage de Abraham Lincoln.


   En bref, sans que ce soit un coup de cœur, j'ai vraiment aimé lire ce roman. J'ai appris certaines choses sur les États-Unis, notamment sur le plan sociétal, tant historiquement que plus récemment, grâce à celui-ci, et il est très intéressant à lire pour cette raison !










Ce roman (#ISBN9782366294774) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2020 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2020.

mardi 8 septembre 2020

[Chronique] Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre – Ruta Sepetys

Autrice : Ruta Sepetys
Pages : 412
Titre original : Between Shades of Grey
Prix : 14,20€ (grand format), 8,20€ (poche), 7,49€ (numérique)

Résumé : Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique.
Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.


"Ce témoignage a été écrit pour laisser une trace ineffaçable et tenter l'impossible : parler dans un monde où nos voix ont été éteintes. [...]J'espère de tout mon coeur que les pages ici cachées feront jaillir de votre âme la source de compassion la plus profonde. J'espère aussi qu'elles vous inciteront à faire quelque chose, a en parler à quelqu'un. C'est le seul moyen de nous assurer que les hommes ne permettront pas au mal de se reproduire sous cette forme."

"Vous êtes-vous jamais demandé ce que vaut une vie humaine ? Ce matin-là, mon petit frère ne valait pas plus qu'une montre à gousset."




   J'avais pris une véritable claque avec le roman "Le sel de nos larmes" de la même autrice, et j'étais donc très curieuse de découvrir un autre bouquin de celle-ci, sur un sujet non moins important de l'Histoire.

   Celui-ci met en lumière la déportation qu'ont vécu près de vingt millions de personnes des pays baltes durant la Seconde Guerre Mondiale. On a parfois tendance à oublier (moi y compris), que cette guerre, ce n'était pas que les nazis qui ont commis des meurtres en masse. On le voit bien ici avec le cas de ce qu'a fait le NKVD à cette période sous le régime de Staline.
   Ainsi, l'autrice, après un travail de recherches, nous livre cette partie de l'Histoire avec des personnages fictifs. Par ce biais, elle permet de nous relater ce qu'ont vécu ces personnes, l'horreur et l'humiliation qu'elles ont subi parce qu'elles vivaient là où Staline voulait s'imposer, tout simplement.     Ce roman, comme le dit Ruta Sepetys, c'est redonner une voix à ces personnes, des années après ces événements, pour ne pas oublier leur histoire.

   Ce sont des passages durs auxquels nous faisons face. La peur, la faim, la soif, le cruel manque d'hygiène, entre autres, et ce sans compter la violence et les humiliations que les soldats infligent aux déportés. Les morts défilent et c'est en pleine face, en quelques phrases que l'on se prend l'horreur, qu'on se rend compte de l'atrocité dont l'homme est capable. La fin est encore plus violente, en découvrant les conditions de vie, les privations dans lesquels survivaient comme le pouvaient les déportés, entourés chaque jour de plus de cadavres.

   Cette histoire, nous la suivons grâce à Lina. Je ne me suis pas attachée à elle autant que les protagonistes de "Le sel de nos larmes" de la même autrice, ce qui fait que je n'ai pas eu la même intensité d'émotion. Néanmoins, elle permet de raconter cette histoire, à laquelle je n'avais juste qu'ici jamais prêté attention.
   On voit aussi qu'il y a, en elle et plusieurs personnes autour d'elle, l'envie de vivre, mais aussi l'espoir. Que malgré tout ce qu'ils endurent, la douleur et la perte, comme dit le titre, qu'ils n'ont pas pu tout leur prendre. (Attention, je ne diminue pas les actions commises contre ces personnes et ce qu'elles ont vécu, c'est un ressenti que j'ai eu avec une partie des personnages et qui me semble en accord avec les propos d'une des notes de fin l'autrice).


   En conclusion, un roman percutant. J'ai une préférence pour "Le sel de nos larmes" de la même autrice car ayant eu un peu fort attachement aux personnages de ce dernier, mais cela reste un roman qui raconte une histoire importante. Ruta Sepetys donne une nouvelle fois la parole aux survivants et aux gens perdus de tragédies plus méconnues, et c'est un grand merci que je lui adresse, pour me permettre de découvrir ces histoires, mais surtout, pour eux.