jeudi 9 septembre 2021
[Chronique] La princesse au visage de nuit – David Bry #PLIB2021
vendredi 11 juin 2021
[Chronique] Light Years, tome 1 – Kass Morgan
Résumé : Vous rêvez de gloire, de batailles et d'honneurs militaires ? Commencez donc par connaître votre ennemi...
Après avoir lu d'une traite la série de livres "Les 100", j'étais curieuse de découvrir la nouvelle duologie de l'autrice.
Une nouvelle fois, direction l'espace, mais l'intrigue va totalement s'y concentrer. Ca se lit encore une fois très facilement et très rapidement, l'autrice va droit au but dans la construction de ses phrases.
L'intrigue tourne autour d'une histoire de tensions et de guerre entre deux peuples, avec nos personnages qui suivent une formation militaire. Ce tome se concentre essentiellement sur leur formation, sur les conflits entre les personnages, les complots et secrets de chacun. Le contexte politique tendu prend plus d'importance plutôt vers la fin. J'ai apprécié suivre l'histoire proposée par l'autrice, on a envie de savoir ce qu'il va se passer, ce qu'il va advenir des personnages, même si dans ce premier tome, il ne se passe pas énormément de choses pendant un moment. De même, même s'il n'y a rien de trop surprenant en terme d'intrigue, on se laisse porter au fil des pages.
J'ai plutôt apprécié suivre les personnages, en apprendre plus pour eux, avec des personnalités bien différentes. En revanche, je suis moins convaincue par l'intérêt des différentes relations romantiques au sein du bouquin. Tous trouvent un.e petit.e ami.e un peu trop facilement. J'ai trouvé dommage que sur les quatre protagonistes, tous aient quelque chose, parce que je ne trouve pas forcément ça très intéressant, et presque un peu poussif.
En bref, une histoire qui se lit très bien, même si je n'ai pas accroché au point que ce soit une superbe lecture. Cela a le mérite d'être efficace dans l'ensemble, malgré quelques points qui m'ont un peu moins convaincue.
lundi 26 avril 2021
[Chronique] #8PM – Jeff Sampson
Résumé : Emily est une fille banale. Timide, discrète. Pas du genre à faire le mur ou à flirter avec des garçons. Jusqu'à cette fameuse nuit, 8 heures du soir. 8PM. La nuit où une des filles de sa classe a été tuée.
Avant d'aller voir les thèmes du roman sur Babelio, je ne savais même pas que ce roman aurait du fantastique. Et honnêtement, malgré tout, je ne m'attendais pas à ça. La couverture et le résumé ensemble me faisaient penser que nous allions être dans un thriller adolescent ou YA, mais pas que nous irions dans du fantastique comme cela a été le cas.
On part donc sur la protagoniste qui va voir sa vie changer du jour au lendemain, sans trop comprendre pourquoi. Elle se pose des questions sur ses changements, sur leur raison d'être, et c'est aussi de savoir si elle doit les accepter ou au contraire les combattre.
Honnêtement, je n'ai pas été prise par cette histoire. Je n'ai pas spécialement trouvée mon intérêt dans celle-ci, qui convient peut-être à un public un peu plus jeune. Et surtout, le roman finalement tourne autour de la même chose des pages durant, d'une manière pas spécialement intéressante.
C'est un roman qui part sur des créatures fantastiques, style un peu bit-lit mais en une version adolescente, et c'est pas forcément le genre que je préfère, sauf quelques exceptions.
De plus, je ne me suis pas attachée à la protagoniste. Les changements font d'elle une personne à laquelle je n'accroche pas, pas parce qu'elle est mauvaise ou autre, mais parce que ce n'est pas le genre de personnalité que j'apprécie en général ou à laquelle j'accroche. De ce fait, je n'étais pas impliquée dans ce qu'elle traverse, alors qu'elle se questionne beaucoup dessus.
La fin en revanche, devient tout de suite plus intrigante. Elle ouvre la porte sur un tome qui sera à mon avis plus intéressant à suivre, avec plus d'enjeux, et qui tourne moins autour de la protagoniste uniquement. Ca donne envie d'en savoir plus, malheureusement, le reste du roman fait que je ne poursuivrai pas pour autant la série.
En conclusion, un roman auquel je n'ai pas accroché. C'est très différent de ce à quoi je m'attendais, et cela a finalement donné une histoire qui n'est pas ma came habituellement. La fin réhausse le tout à mon sens, mais l'ensemble ne m'a pas assez intriguée pour me donner envie de connaître la suite.
dimanche 25 avril 2021
[Chronique] Fashion Victime – Juno Dawson
Lu en VO
dimanche 18 avril 2021
[Chronique] Carne – Julia Richard #PLIB2021
J'étais très curieuse de découvrir ce roman, sa couverture m'intriguant particulièrement.
On se retrouve aux côtés de Simon, qui du jour au lendemain devient un être assoiffé de chair. D'où est-ce que cela vient, et que faire pour ne pas se faire prendre ?
La chronologie dans le roman est plutôt inhabituelle. On s'en rend vite compte, le personnage n'a plus la notion de temporalité et ni celle des souvenirs, ce qui nous donne nous-même cette impression de ne plus savoir la où est la réalité et où est la fiction dans les événements que vivent Simon. Cela permet de vivre les choses comme lui, d'être perdu par sa nouvelle condition, ce qui est un bon point, bien que cela pourrait déstabiliser.
Ce qui est également intéressant, c'est que derrière ça, le roman aborde l'histoire d'un homme qui est malade. On voit de cette manière comment les différentes réactions des gens face à la maladie, qu'ils ne comprennent pas forcément. Ainsi, Simon rencontre des gens qui se voilent la face pour ne pas s'occuper de son cas (et celui de milliers d'autres personnes) considérés comme contraignants et/ou dérangeants. C'était intéressant parce que ça montre un phénomène de notre société qui est bel et bien réel à ce propos.
On retrouve aussi tout un aspect pandémie dans le roman, avec des situations présentes dans le roman qui sont plus que vraisemblables, notamment par la réaction du gouvernement et de la population dans "Carne".
Dans le même temps, on voit des dénonciations, je pense, de certains situations, comme le fait d'avoir des conclusions hâtives pour ne pas se remettre en question, de ne pas vouloir venir en aide à ce que l'on ne connaît pas, du plaisir de la violence qu'éprouvent certaines personnes ici par le biais des anti-zombies, ... Bref, il y a un vrai pan social et sociétal très intéressant dans ce roman.
Un autre point, bien que cela soit plutôt du détail, que j'ai apprécié, sont des petites remarques que se fait le protagoniste au fil du roman, sur des sujets tels que le sexisme dans le milieu de la pub.
Au milieu des passages un peu plus sombres pour le protagoniste, on a aussi des petits moments plein d'humour avec des tutos de vidéo YouTube à la sauce "zombie". Ces passages jouent sur les clichés du milieu, avec humour, tout en s'inscrivant dans l'évolution du personnage.
Concernant ce dernier ainsi que les autres personnages, il est vrai que je ne me suis attachée à aucun d'entre eux. J'ai même parfois eu du mal avec eux, avec leur façon d'agir, leurs action, et que je n'ai pas toujours été très investie dans ce qui leur arrivait. Malgré tout, ils s'inscrivent bien dans le reste du roman, bien que ce ne soit pas le point qui m'a le plus accrochée.
En conclusion, je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman. J'ai plutôt apprécié sans pour autant être marquée par ce roman, mais ayant réfléchi après coup autour de ce livre puisque je souhaitais faire une interview de l'autrice pour le PLIB (Prix Littéraire de l'Imaginaire de Booktubers App, "Carne" fait partie des 25 sélectionnés de 2021), j'ai pu me rendre compte de toute la dimension sociétale et sociale vraiment intéressante derrière. Un roman donc qui n'est pas forcément ce qui me touche le plus personnellement, mais que j'ai trouvé très intéressant par la suite quand j'ai pris le temps de m'attarder sur son propos.
jeudi 22 octobre 2020
[Chronique] Le passeur – Lois Lowry
• L'Élue
• Messager
• Le fils
Résumé : Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. la désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.
mercredi 9 septembre 2020
[Chronique] Gone, tome 1 – Michael Grant
• Gone, tome 2 : La faim
• Gone, tome 3 : Mensonges
• Gone, tome 4 : L'épidémie
• Gone, tome 5 : La peur
• Gone, tome 6 : La lumière
Résumé : Imaginez. En plein cours d'histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils s'étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.
On entre dans une ville où soudainement, toutes les personnes de plus de quinze ans disparaissent sans crier gare. Forcément, toutes les habitudes sont bousculées, d'autant plus quand ils restent que de jeunes adolescents et des enfants pour gérer tout ce nouveau monde, et pour survivre.
C'était intéressant de voir comment ces mineurs devaient faire pour se réorganiser afin de faire une mini-société, de voir comment ils devaient se débrouiller face à ces événements. Forcément, rien n'est simple et on part alors sur des rivalités entre clans.
Ce bouquin, dans la façon dont les pouvoirs sont abordés, n'est pas sans me rappeler la série Heroes (sans le suspens incroyable que la série propose dans la première saison). C'était cool de découvrir quels genres de pouvoir auxquels on aurait droit dans cette saga, d'en savoir plus sur ce nouvel univers qui s'offre aux personnages.
Ce tome n'est qu'une mise en bouche de ces pouvoirs. Les personnages ne les découvrent que petit à petit au fil des pages, et ce n'est qu'au dernier tiers qu'on commence à entrer dans le vif du sujet.
De même, on a un mystère qui débute dans ce roman, sur l'origine de tout ça, et je suis curieuse de connaître la réponse dans les tomes suivants.
Concernant les personnages, une nouvelle fois, pas d'attachement particulier à eux (j'ai l'impression que je répète souvent cette phrase ces derniers temps, oups). J'étais assez indifférente à eux, et c'est l'univers plutôt qu'eux qui m'a le plus intéressé.
La fin prend en dynamique et entre dans le vif du sujet. Les pouvoirs prennent plus d'ampleur, bien que tout le monde ne soit pas encore au courant, et c'est là que les choses commencent à devenir véritablement intéressantes.
En conclusion, un premier tome sympathique, mais qui sert surtout à mettre en place la découverte de ce nouvel univers par les personnages. Les pouvoirs commencent doucement mais sûrement à prendre la place dans l'intrigue, mais je pense que c'est plutôt dans le second tome que cela va véritablement commencer.
[Chronique] Zodiaque, tome 1 – Romina Russell
• Zodiaque, tome 2 : L'étoile vagabonde
• Zodiaque, tome 3 : Lune noire
• Zodiaque, tome 4 (VO)
Résumé : Sur la planète du Cancer, comme dans le reste de la constellation du Zodiaque, l'astrologie régit la vie quotidienne. Pas de place pour les imprévus, et encore moins pour une catastrophe. Pourtant, Rhoma, jeune étudiante Zodaï, est hantée par de terribles visions. Personne ne la croit mais l'impensable se produit brutalement : une des lunes du Cancer explose. Raz-de-marée, pluies de météorites, tout l'univers de la jeune fille est plongé dans le chaos. Aidée de son mentor, le flegmatique Mathias, et d'Hysan, l'excentrique émissaire du signe de la Balance, Rhoma se lance alors dans une course contre la montre au travers de la galaxie pour prévenir les autres civilisations de la menace ancestrale qui plane sur elles. Car les douze signes du zodiaque étaient à l'origine treize... et, dans l'ombre, le dernier attend son heure. Celle de la destruction.
On entre dans un univers que j'ai trouvé franchement cool, avec le concept des constellations et des signes astrologiques. L'univers est riche et original, c'est construit et ça donne vraiment envie d'en savoir plus sur tout ça, sur l'histoire de cet univers, sur le fonctionnement, ...
Par contre, il faut avouer que l'histoire, bien qu'il se passe pas mal de choses, qu'on a des découvertes, des choses que l'on apprend, que l'héroïne voyage et permet ainsi d'en apprendre plus sur tout l'univers, arrivé à la fin, eh bien au final, on revient un peu à la situation initiale. Certes, on appris des choses depuis, mais c'est comme si tout ce qu'avait fait l'héroïne était vain, ce qui n'est pas commun.
Ce que je peux en quelque sorte reprocher également est le fait qu'à quelques reprises, il faut six pages complètes pour tourner autour du pot ou arriver au même point, alors que tout aurait pu se terminer en une. Heureusement que cela ne s'est pas trop répété, parce qu'il faut avouer que ce n'était pas toujours passionnant de lire plusieurs pages à la suite pour en venir au même but.
J'ai bien aimé suivre le personnage principal. Rhoma est investie dans sa tâche, malgré toute l'animosité et le peu de crédit qu'on lui accorde. Elle n'hésite pas à se jeter corps et âme dans ce qu'elle croit être la bonne chose, tout en ayant bien sûr, parfois des moments de doute. Et il y a de quoi, parce que littéralement personne ne la croit à part une personne, et se moque d'elle. Je n'ose imaginer la frustration que cela doit engendrer chez la protagoniste.
En revanche, j'ai pendant un moment eu plus de mal avec un de ses compagnons d'aventure. On est sur une sorte de triangle amoureux et l'un des deux garçons qui attirent l'héroïne, Mathias, m'a gonflé pendant une bonne partie du roman. Il se sentait piqué dans son ego dès que Rhoma portait un peu d'intérêt pour le second, et il partait donc bouder, pour ensuite lancer des piques à cet autre "prétendant" dès que les deux se parlaient, et ça, à CHAQUE fois. Heureusement, cela s'est amélioré par la suite, parce que je dois dire que ce personnage avait un comportement immature pour son âge qui était agaçant durant ce temps-là.
En conclusion, un roman qui offre un univers riche et chouette à découvrir, sur le thème des signes astrologiques et des constellations. J'ai aimé découvrir une partie de cet univers et suivre le personnage dans ses aventures, malgré quelques points un peu plus faibles à mon goût. Je suis à présent curieuse de voir ce qu'offre la suite.
mardi 8 septembre 2020
[Chronique] Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre – Ruta Sepetys
Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.
J'avais pris une véritable claque avec le roman "Le sel de nos larmes" de la même autrice, et j'étais donc très curieuse de découvrir un autre bouquin de celle-ci, sur un sujet non moins important de l'Histoire.
Celui-ci met en lumière la déportation qu'ont vécu près de vingt millions de personnes des pays baltes durant la Seconde Guerre Mondiale. On a parfois tendance à oublier (moi y compris), que cette guerre, ce n'était pas que les nazis qui ont commis des meurtres en masse. On le voit bien ici avec le cas de ce qu'a fait le NKVD à cette période sous le régime de Staline.
Ainsi, l'autrice, après un travail de recherches, nous livre cette partie de l'Histoire avec des personnages fictifs. Par ce biais, elle permet de nous relater ce qu'ont vécu ces personnes, l'horreur et l'humiliation qu'elles ont subi parce qu'elles vivaient là où Staline voulait s'imposer, tout simplement. Ce roman, comme le dit Ruta Sepetys, c'est redonner une voix à ces personnes, des années après ces événements, pour ne pas oublier leur histoire.
Ce sont des passages durs auxquels nous faisons face. La peur, la faim, la soif, le cruel manque d'hygiène, entre autres, et ce sans compter la violence et les humiliations que les soldats infligent aux déportés. Les morts défilent et c'est en pleine face, en quelques phrases que l'on se prend l'horreur, qu'on se rend compte de l'atrocité dont l'homme est capable. La fin est encore plus violente, en découvrant les conditions de vie, les privations dans lesquels survivaient comme le pouvaient les déportés, entourés chaque jour de plus de cadavres.
Cette histoire, nous la suivons grâce à Lina. Je ne me suis pas attachée à elle autant que les protagonistes de "Le sel de nos larmes" de la même autrice, ce qui fait que je n'ai pas eu la même intensité d'émotion. Néanmoins, elle permet de raconter cette histoire, à laquelle je n'avais juste qu'ici jamais prêté attention.
On voit aussi qu'il y a, en elle et plusieurs personnes autour d'elle, l'envie de vivre, mais aussi l'espoir. Que malgré tout ce qu'ils endurent, la douleur et la perte, comme dit le titre, qu'ils n'ont pas pu tout leur prendre. (Attention, je ne diminue pas les actions commises contre ces personnes et ce qu'elles ont vécu, c'est un ressenti que j'ai eu avec une partie des personnages et qui me semble en accord avec les propos d'une des notes de fin l'autrice).
En conclusion, un roman percutant. J'ai une préférence pour "Le sel de nos larmes" de la même autrice car ayant eu un peu fort attachement aux personnages de ce dernier, mais cela reste un roman qui raconte une histoire importante. Ruta Sepetys donne une nouvelle fois la parole aux survivants et aux gens perdus de tragédies plus méconnues, et c'est un grand merci que je lui adresse, pour me permettre de découvrir ces histoires, mais surtout, pour eux.
[Chronique] La cité des Chimères – Vania Prates #PLIB2020
Dans ce monde proche de l'utopie, Céleste, une jeune fille de 17 ans, n'a pas de chi. Le jour où elle rencontre Calissa, mystérieuse contrebandière, elle est loin de se douter qu'elle va se retrouver embrigadée bien malgré elle dans une histoire complexe qui même non seulement le dirigeant de Lowndon Fields, mais également la très redouté "Confrérie des Sans-loi".
Entre ruse, savoir, intrigues et faux-semblants, Céleste va devoir changer sa vision du monde.
J'ai passé un bon moment durant cette lecture. On part sur un univers où seule une partie de la population a accès aux livres d'Avant, dans lesquels ils immergent pour pouvoir établir de quoi parle le livre et recenser les objets d'antan. Et par immerger, c'est réellement immerger que font ces personnes puisqu'elles vont au cœur de l'histoire pour la vivre.
J'ai bien aimé suivre l'histoire avec un univers sympathique à découvrir. Évidemment, on a des histoires de secrets et en quelque sorte de censure qui viennent dans la danse, ce qui donne envie d'en savoir plus.
On a une société avec des catégories très différentes, comme les Immergeants, mais également les Alchimistes, les Inventeurs, et bien d'autres, que j'ai bien aimé découvrir au fil des pages.
J'ai aimé ce genre d'univers et j'ai trouvé très sympa le lieu où vit Céleste, le personnage principal. C'est un lieu haut en couleurs, qui n'a nul pareil, et qui était très amusant à découvrir par le biais des personnages.
Concernant ces derniers, j'ai apprécié suivre les aventures de Céleste. On sent son émerveillement et son envie de faire quelque chose, tout en ayant, comme on s'en doute, une grande curiosité. Les personnes qu'elle rencontre dans son aventure sont également sympas à suivre, certains d'entre eux haut en couleurs également. On a l'impression d'être dans un groupe d'amis qui se connaissent depuis des années, avec une dynamique entre eux qui correspond.
En bref, un roman que j'ai apprécié découvrir. J'ai aimé l'univers dans lequel on est embarqué, avec une enquête, tout en ayant un aspect sur la censure et les secrets que peuvent exercer des personnes pour garder le contrôle.
samedi 5 septembre 2020
[Chronique] La déclaration, tome 1 : L'histoire d'Anna – Gemma Malley
• La déclaration, tome 2 : La résistance
• La déclaration, tome 3 : La révélation
Résumé : Angleterre, 2140.
Les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s'ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis presque toujours au Foyer de Grange Hall un pensionnat pour les Surplus, des enfants qui n'auraient pas dû naître, des enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde. Anna n'a plus de parents désormais. Confinée dans l'enceinte du pensionnat, elle travaille très dur, pour effacer leur faute.
Anna a tout oublié de son passé. Jusqu'au jour où arrive un jeune garçon qui semble la connaître. Mais qui est ce Peter ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille ? Et pourquoi elle, Anna, se sent-elle soudain si troublée ?
Je pense que je n'étais pas dans le moment pour cette lecture, puisque que j'ai trouvé cette lecture sympathique mais sans plus, alors que le roman a pourtant de bons points.
L'histoire est assez prenante, et surtout, propose un univers et une société intriguants. L'histoire permet de poser des réflexions intéressantes sur l'immortalité, la question d'une hypothétique importance d'une personne par rapport à une autre, l'éternelle jeunesse, ... Ainsi, devraient-on laisser les personnes vivre indéfiniment ou doivent-elles laisser la place à de nouvelles personnes ? La réponse semblerait rapide et logique au premier abord, mais que penserions-nous si nous faisions partie de cette société ?
C'est une réflexion que j'ai aimée, et que j'ai trouvé intéressante dans un roman.
La protagoniste est bien construite, mais j'avoue que je ne l'ai pas forcément comprise. Elle est complètement endoctrinée, ce qui fait qu'elle paraît particulièrement passive, ce qui peut être agaçant. Néanmoins, cela correspond totalement à la société et l'univers construits par l'autrice, ce qui rend le tout cohérent. D'autant plus que contrairement à certains romans, il faut beaucoup de temps avant que le personnage se pose des questions, et encore, son éducation revient à la charge régulièrement. Et ça, c'est un bon point quand on voit que dans d'autres romans, les personnages remettent toute leur vie en question (et souvent sans se poser de questions) en quelques heures voire minutes seulement. Un personnage donc dans lequel je ne me suis pas reconnue et à laquelle je ne me suis pas vraiment attachée, mais qui est un bon protagoniste.
En résumé, une lecture sympathique, mais qui ne m'a pas transcendée. Je pense que cela est peut-être dû au fait de l'avoir lu à un moment qui n'était pas le plus propice, ou la manière dont s'est amené, parce qu'en réalité, il y a vraiment de bons points concernant ce bouquin.





















