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jeudi 9 septembre 2021

[Chronique] La princesse au visage de nuit – David Bry #PLIB2021

Auteur :
 David Bry
Pages : 280
Titre original : La princesse au visage de nuit
Prix : 19,90€ (papier), 9,99€ (numérique)

Résumé : Dans les bois vit la princesse au visage de nuit ; ses yeux sont des étoiles et ses cheveux l’obscur.

Hugo, enfant violenté par ses parents, s'est enfui avec ses amis dans la forêt, à la recherche de la princesse au visage de nuit, qui exaucerait les vœux des enfants malheureux... Il est ressorti du bois seul et sans souvenirs, et a été placé dans une famille d'accueil.

Vingt ans plus tard, alors qu'il a tout fait pour oublier son enfance, Hugo apprend la mort de ses parents. Mais, de retour dans le village de son enfance, il découvre que ses parents auraient été assassinés, et d'étranges événements se produisent. La petite voiture de son enfance réapparaît comme par magie. De mystérieuses lueurs brillent dans les bois. Les orages soufflent des prénoms dans le vent.




"Les cicatrices ne s'effacent pas. [...] On doit juste essayer de vivre avec."



   On est sur une ambiance de petit village perdu, où tout le monde se connaît. Les histoires tournent entre tous les habitants, tout en gardant ses secrets.
   Hugo se retrouve suite au décès de ses parents à revenir dans ce village qu'il aurait préféré oublier. Mais des événements étranges viennent ponctuer le tout. C'est dans cette ambiance mystérieuse et étrange que le personnage évolue.

   L'histoire prend son temps, et je dois avouer que je trouvais parfois ça un peu long. Il y avait un suspense sur cette histoire que veut dénouer Hugo, mais ça reste plutôt lent à mon goût. L'histoire se dénoue petit à petit, mais on sent que l'on veut laisser le personnage dans le flou pendant un moment.

   Je ne me rappelle pas avoir particulièrement accroché aux personnages, que ce soit Hugo où ceux qui l'entourent. Je n'ai aucun souvenir d'eux.

   Les sentiments dans le roman sont plutôt sombres. Je pense que c'est une des raisons de la lenteur que peut avoir le livre, pour se poser sur les ressentis du personnage. Hugo a les souvenirs qui lui reviennent en pleine face, et pas de bons. C'est pas forcément le plus joyeux qui ressort pendant une bonne partie du roman, même si l'amitié vient contrebalancer cette dynamique.

   En revanche, j'ai vraiment adoré la fin. C'est typiquement le genre de fin qui me plaît tout particulièrement, par sa construction. Cela montre bien que l'auteur l'avait pensé depuis le début, et que tout a un sens dans le roman. Une fin qui a rattrapé le reste qui m'a accroché sans plus. Une réussite sur ce point.


   En bref, un roman qui ne m'a pas forcément marquée dans son ensemble malgré une bonne construction, mais dont j'ai adoré la fin, qui m'a particulièrement plu.










Ce roman (#ISBN9782918541721) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2021 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2021.

vendredi 11 juin 2021

[Chronique] Light Years, tome 1 – Kass Morgan

Autrice :
 Kass Morgan
Pages : 432
Titre original : Light Years, book 1
Prix : 18,00€ (papier), 9,90€ (papier prix découverte), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Light Years, tome 1
• Light Years, tome 2

Résumé : Vous rêvez de gloire, de batailles et d'honneurs militaires ? Commencez donc par connaître votre ennemi...
Bienvenue à l'Académie aérospatiale de Tétra, où viennent d'être admis pour la première fois des candidats issus des confins de la galaxie.
À des années-lumière de leurs planètes d'origine, Vesper, Arrann, Orèlia et Cormak portent chacun leur lot de terribles secrets, et s'engagent dans des amours interdites qui mettent en danger le fragile équilibre de l'Académie.
Et si la menace principale ne venait pas des redoutables Spectres, avec leur puissance de feu colossale, mais plutôt des cadets eux-mêmes ?




"On est forgé, mas pas déterminé par son passé. On a toujours le choix."



   Après avoir lu d'une traite la série de livres "Les 100", j'étais curieuse de découvrir la nouvelle duologie de l'autrice.

   Une nouvelle fois, direction l'espace, mais l'intrigue va totalement s'y concentrer. Ca se lit encore une fois très facilement et très rapidement, l'autrice va droit au but dans la construction de ses phrases.

   L'intrigue tourne autour d'une histoire de tensions et de guerre entre deux peuples, avec nos personnages qui suivent une formation militaire. Ce tome se concentre essentiellement sur leur formation, sur les conflits entre les personnages, les complots et secrets de chacun. Le contexte politique tendu prend plus d'importance plutôt vers la fin. J'ai apprécié suivre l'histoire proposée par l'autrice, on a envie de savoir ce qu'il va se passer, ce qu'il va advenir des personnages, même si dans ce premier tome, il ne se passe pas énormément de choses pendant un moment. De même, même s'il n'y a rien de trop surprenant en terme d'intrigue, on se laisse porter au fil des pages.

   J'ai plutôt apprécié suivre les personnages, en apprendre plus pour eux, avec des personnalités bien différentes. En revanche, je suis moins convaincue par l'intérêt des différentes relations romantiques au sein du bouquin. Tous trouvent un.e petit.e ami.e un peu trop facilement. J'ai trouvé dommage que sur les quatre protagonistes, tous aient quelque chose, parce que je ne trouve pas forcément ça très intéressant, et presque un peu poussif. 


   En bref, une histoire qui se lit très bien, même si je n'ai pas accroché au point que ce soit une superbe lecture. Cela a le mérite d'être efficace dans l'ensemble, malgré quelques points qui m'ont un peu moins convaincue.


lundi 26 avril 2021

[Chronique] #8PM – Jeff Sampson

Auteur :
 Jeff Sampson
Pages : 284
Titre original : Deviants, book 1: Vesper
Prix : 12,50€ (papier)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• #8PM
• #8PM, tome 2 : Effets secondaires
• Deviants, book 3: Ravage

Résumé : Emily est une fille banale. Timide, discrète. Pas du genre à faire le mur ou à flirter avec des garçons. Jusqu'à cette fameuse nuit, 8 heures du soir. 8PM. La nuit où une des filles de sa classe a été tuée.

La nuit où Emily a changé.

La nuit où sa vie a basculé.



"A partir de maintenant, voilà comment je serai. Plus question de me cacher en plein jour. Plus question d’avoir peur d’exprimer mon opinion. "



   Avant d'aller voir les thèmes du roman sur Babelio, je ne savais même pas que ce roman aurait du fantastique. Et honnêtement, malgré tout, je ne m'attendais pas à ça. La couverture et le résumé ensemble me faisaient penser que nous allions être dans un thriller adolescent ou YA, mais pas que nous irions dans du fantastique comme cela a été le cas.

   On part donc sur la protagoniste qui va voir sa vie changer du jour au lendemain, sans trop comprendre pourquoi. Elle se pose des questions sur ses changements, sur leur raison d'être, et c'est aussi de savoir si elle doit les accepter ou au contraire les combattre.

   Honnêtement, je n'ai pas été prise par cette histoire. Je n'ai pas spécialement trouvée mon intérêt dans celle-ci, qui convient peut-être à un public un peu plus jeune. Et surtout, le roman finalement tourne autour de la même chose des pages durant, d'une manière pas spécialement intéressante. 
C'est un roman qui part sur des créatures fantastiques, style un peu bit-lit mais en une version adolescente, et c'est pas forcément le genre que je préfère, sauf quelques exceptions.

   De plus, je ne me suis pas attachée à la protagoniste. Les changements font d'elle une personne à laquelle je n'accroche pas, pas parce qu'elle est mauvaise ou autre, mais parce que ce n'est pas le genre de personnalité que j'apprécie en général ou à laquelle j'accroche. De ce fait, je n'étais pas impliquée dans ce qu'elle traverse, alors qu'elle se questionne beaucoup dessus.

   La fin en revanche, devient tout de suite plus intrigante. Elle ouvre la porte sur un tome qui sera à mon avis plus intéressant à suivre, avec plus d'enjeux, et qui tourne moins autour de la protagoniste uniquement. Ca donne envie d'en savoir plus, malheureusement, le reste du roman fait que je ne poursuivrai pas pour autant la série.

   En conclusion, un roman auquel je n'ai pas accroché. C'est très différent de ce à quoi je m'attendais, et cela a finalement donné une histoire qui n'est pas ma came habituellement. La fin réhausse le tout à mon sens, mais l'ensemble ne m'a pas assez intriguée pour me donner envie de connaître la suite.



dimanche 25 avril 2021

[Chronique] Fashion Victime – Juno Dawson

Autrice :
 Juno Dawson
Pages : 528
Titre original : Meat Market
Prix : 18,90€ (papier), 11,99€ (numérique)

/!\ TW du roman /!\ :
agression sexuelle, mention de pédophilie, troubles du comportement alimentaire, consommation de drogues


Résumé : Lorsque Jana devient top-modèle, elle découvre que la réalité du métier n’a rien à voir avec l’image que l’on s’en fait...
Dans un parc d’attractions, Jana, seize ans, se fait repérer par un agent de mannequins. Après hésitation, la jeune fille accepte et signe un contrat. Elle défile bientôt pour les plus grands noms de la mode et évolue dans un milieu glamour mais cruel. Afin de gérer la pression, l’adolescente prend des tranquillisants et des somnifères. C’est le début d’un cauchemar qui poussera Jana à révéler au monde entier combien l’univers de la beauté peut être laid...



"Je savais que les choses allaient changer. Je ne pensais simplement pas que tout irait si vite."


Lu en VO


   C'est une lecture que j'ai faite en VO, et que j'ai beaucoup aimée. L'autrice aborde dans ce roman le monde de la mode, et plus particulièrement du mannequinat.

   J'ai franchement bien aimé suivre l'histoire. On suit Jana au fil de son travail en tant que modèle, emploi tout récent. On découvre alors une partie de l'envers du décor de cet univers, avec les "découvreurs" de mannequins, les séances de photoshoot, mais aussi les contraintes du métier.
   J'ai apprécié suivre l'histoire de Jana, on suit les remises en questions qu'elle a, sur elle-même mais aussi sur ce milieu, les angoisses, ..., tout en ayant cette partie de rêve sur ce métier. J'ai accroché avec sa personnalité, sa façon d'être. Et le choix de proposer un personnage qui n'est au départ pas du tout connaisseuse de ce milieu était intéressant, puisque cela permet de mieux s'identifier à elle (si on ne s'y connait pas beaucoup plus qu'elle en tout cas).

   J'ai aussi vraiment apprécié l'écriture de Juno Dawson. Elle correspondait au personnage de Jana, tout en abordant au passage des sujets parfois un peu "tabous"dans les livres, et qui font pourtant partie de la réalité et de la vie. C'est tout bête, mais on a alors un personnage masculin qui a des difficultés lors de l'acte sexuel, ou encore Jana qui, anxieuse, parle d'une envie d'aller aux toilettes, liée à cette nervosité ("done a nervous poo"). Comme dit plus haut, ce sont des petites choses, mais qui je trouve, ancre d'autant mieux le personnage dans une même réalité que la nôtre, qu'elle est comme tout un chacun.

   Ce roman aborde aussi les aspects plus sombres de cet univers. En effet, le personnage a des hauts mais aussi des bas lors de son expérience de mannequinat.
   Elle doit affronter le jugement des autres, mais aussi le fait d'être ramenée à un objet à but marketing et commercial. Plus vraiment d'intimité, des horaires à n'en plus finir, des collaborateurs exécrables, être juste un corps jamais assez maigre pour vendre le vêtement, ...

   On voit que c'est un milieu dur, où les personnes ne sont pas toujours protégées, et Jana en prend un coup dans le roman. On lui en demande tellement qu'elle se détache complètement d'elle-même, comme si elle n'était plus dans son corps, elle est comme vide à l'intérieur, avec pour seule but de tenir debout lors ses défilés ou des photoshoot, ce que l'autrice a bien retranscrit.
   C'est un aspect plus sombre qui était attendue dans le roman du fait du résumé, mais que j'ai apprécié retrouver afin de dénoncer les mauvaises pratiques qu'il y a dans ce milieu.

   Là on aborde le sujet écrit sur la couverture de la version française : # metoo. C'est l'aspect le plus sombre du roman, qui montre que ce milieu (mais qui n'est pas le seul bien sûr) est encore profondément sexiste, et où les limites entre propositions artistiques et abus sont plus que floues pour les mannequins qui se retrouvent en position de soumission afin de garder leur réputation donc leur métier. On voit aussi, sans étonnement, que les agences veulent cacher les côtés les moins reluisants, à coup de fausses excuses ou de fausse ignorance.

   Le but de ce roman n'est pas de dénoncer le milieu complet de la mode, et c'est ce qui est intéressant. Par le biais du roman, Juno Dawson dénonce les pratiques sexistes et les agressions qui sont encore bien présentes dans cet univers, de la position de domination que construisent certains acteurs de ce milieu. Elle nous montre que tout n'est pas à jeter, que des personnes y trouvent leur compte professionnellement et artistiquement, que ça permet à certains de s'épanouir, mais qu'il est nécessaire de faire changer ce milieu, changer les règles, pour en faire une place plus saine pour chacun de ses acteurs.

   L'autrice dénonce aussi les injonctions à la perfection de ce milieu, qu'il faut que ce dernier accepte tous les corps. Je finirai donc avec ce que dit l'autrice à la fin : "You are so much more that a body. Your body is a house for your brilliant brain, brave heart and powerful voice. It can do amazing things, so care for it, protect it, and – above all – have fin with it." (Tu es tellement plus qu'un corps. Ton corps abrite un cerveau/esprit brillant, un cœur courageux et une voix puissante. Il peut faire des choses merveilleuses, donc prends-en soin, protège-le, mais par-dessus tout, amuse-toi avec.)

   Une excellente lecture pour ma part !



dimanche 18 avril 2021

[Chronique] Carne – Julia Richard #PLIB2021

Autrice :
 Julia Richard
Pages : 320
Titre original : Carne
Prix : 19,90€ (papier), 9,99€ (numérique)

Résumé : Simon ne va pas bien. D’ailleurs, depuis qu’il s’est mis à vouloir manger de l’humain, les choses ne tournent pas bien rond dans sa tête. Face à une société qui les traite, lui et ses congénères, comme des zombies, il fait de son mieux pour garder sa dignité, s’occuper de sa famille et être professionnel au bureau. Mais comment rester soi-même quand la faim frappe à la porte avec autant de délicatesse qu'un tank sur un champ de mines ?
Contraint à gérer son état parasite en maintenant l’illusion de la routine, il décide d’en faire une histoire de famille. Et vous savez ce qu'on dit sur les histoires de famille ?
C'est toujours un sacré bordel.



"Pensez au tri ! Ensemble réduisons l'impact de l'homme en le mangeant."



   J'étais très curieuse de découvrir ce roman, sa couverture m'intriguant particulièrement.

   On se retrouve aux côtés de Simon, qui du jour au lendemain devient un être assoiffé de chair. D'où est-ce que cela vient, et que faire pour ne pas se faire prendre ?

   La chronologie dans le roman est plutôt inhabituelle. On s'en rend vite compte, le personnage n'a plus la notion de temporalité et ni celle des souvenirs, ce qui nous donne nous-même cette impression de ne plus savoir la où est la réalité et où est la fiction dans les événements que vivent Simon. Cela permet de vivre les choses comme lui, d'être perdu par sa nouvelle condition, ce qui est un bon point, bien que cela pourrait déstabiliser. 

   Ce qui est également intéressant, c'est que derrière ça, le roman aborde l'histoire d'un homme qui est malade. On voit de cette manière comment les différentes réactions des gens face à la maladie, qu'ils ne comprennent pas forcément. Ainsi, Simon rencontre des gens qui se voilent la face pour ne pas s'occuper de son cas (et celui de milliers d'autres personnes) considérés comme contraignants et/ou dérangeants. C'était intéressant parce que ça montre un phénomène de notre société qui est bel et bien réel à ce propos.

   On retrouve aussi tout un aspect pandémie dans le roman, avec des situations présentes dans le roman qui sont plus que vraisemblables, notamment par la réaction du gouvernement et de la population dans "Carne".
   Dans le même temps, on voit des dénonciations, je pense, de certains situations, comme le fait d'avoir des conclusions hâtives pour ne pas se remettre en question, de ne pas vouloir venir en aide à ce que l'on ne connaît pas, du plaisir de la violence qu'éprouvent certaines personnes ici par le biais des anti-zombies, ... Bref, il y a un vrai pan social et sociétal très intéressant dans ce roman.

   Un autre point, bien que cela soit plutôt du détail, que j'ai apprécié, sont des petites remarques que se fait le protagoniste au fil du roman, sur des sujets tels que le sexisme dans le milieu de la pub. 

   Au milieu des passages un peu plus sombres pour le protagoniste, on a aussi des petits moments plein d'humour avec des tutos de vidéo YouTube à la sauce "zombie". Ces passages jouent sur les clichés du milieu, avec humour, tout en s'inscrivant dans l'évolution du personnage.

   Concernant ce dernier ainsi que les autres personnages, il est vrai que je ne me suis attachée à aucun d'entre eux. J'ai même parfois eu du mal avec eux, avec leur façon d'agir, leurs action, et que je n'ai pas toujours été très investie dans ce qui leur arrivait. Malgré tout, ils s'inscrivent bien dans le reste du roman, bien que ce ne soit pas le point qui m'a le plus accrochée.


   En conclusion, je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman. J'ai plutôt apprécié sans pour autant être marquée par ce roman, mais ayant réfléchi après coup autour de ce livre puisque je souhaitais faire une interview de l'autrice pour le PLIB (Prix Littéraire de l'Imaginaire de Booktubers App, "Carne" fait partie des 25 sélectionnés de 2021), j'ai pu me rendre compte de toute la dimension sociétale et sociale vraiment intéressante derrière. Un roman donc qui n'est pas forcément ce qui me touche le plus personnellement, mais que j'ai trouvé très intéressant par la suite quand j'ai pris le temps de m'attarder sur son propos.







Ce roman (#ISBN9782918541707) fait d'ailleurs partie des sélectionnés pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2021 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2021.

jeudi 22 octobre 2020

[Chronique] Le passeur – Lois Lowry

Auteur : Lois Lowry
Pages : 286
Titre original : The Giver
Prix : 16,00€ (grand format), 6,80€ (poche), 9,80€ (poche, édition de luxe), 5,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Le passeur 
• L'Élue
• Messager
• Le fils

Résumé : Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas. la désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveaux-nés inaptes sont "élargis", personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux, quand l'oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jonas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.




"Ce qu'il y a de pire quand on détient les souvenirs, ce n'est pas la douleur. C'est la solitude dans laquelle on se trouve. Les souvenirs sont faits pour être partagés."






   C'est une dystopie que j'étais très curieuse de lire, de par son résumé, mais aussi du fait que ce une dystopie "à l'ancienne" puisque ce roman est sorti dans les années 90.

   On découvre un monde où tout est réglé à la minute et au centimètre près. Le métier, les enfants, le compagnon, et encore bien des facteurs, tout est décidé par le conseil de ce village. Le choix n'existe pas, il n'y a pas de véritable libre arbitre concernant les choix importants de l'avenir. Rien que ça, ça ne montre une société pas spécialement attirante.
   Au fil des pages, on comprend vite que c'est encore plus que ça. Par le biais de Jonas, qui de part le rôle qui lui a été confié lors de la cérémonie des douze ans, on va voir tout ce que cette population ne connaît pas : la neige, le soleil, la chaleur du soleil, les saisons, les couleurs. Parce que oui, tout est réglé au point que la météo est inexistante, et les couleurs effacées au profit de la vision en noir et blanc, pour des raisons à peine croyables pour le lecteur. C'est ainsi une société presque effrayante (cela ne fait absolument pas peur lors la lecture, mais un monde comme celui-ci serait tellement plus triste quand on a connu ce que nous connaissons tous) qui est dépeinte dans ce roman.
   Et c'est là qu'intervient la révélation du personnage comme dans toute bonne dystopie. Le personnage, petit à petit, découvre toutes ces choses, si simples que nous connaissons, et se demande bien pourquoi les gens ne pourraient pas en profiter. Une vraie remise en question qui se fait petit à petit, alors qu'il cherche à comprendre ce qu'il a raté, et comment leur monde en est arrivé là, ce qui se passe en dehors de leur village.

   J'ai ainsi passé un bon moment avec cet univers. Cela change des dystopies que j'ai pu lire jusqu'ici, et le tout est bien mené. Il est vrai que je n'ai pas eu d'attachement pour le personnage de Jonas, qui est conforme à la société dans laquelle il est élevé : presque froid, contrôlé, obéissant, ... C'est d'ailleurs ce que je ressens sur ce qui ressort de ce roman, pas dans le sens où c'est mal écrit, mais comme si le roman était à l'image de la société qu'il dépeint.

   Jonas s'en détache petit à petit avec ses questionnements, mais cette personnalité, créée par cette société, ne m'a pas permis de totalement m'attacher à ce personnage. Il reste néanmoins touchant dans sa manière de voir les choses, de vouloir partager, de remettre en question ce qu'il ne comprend pas, et cela était plaisant à suivre.

   Concernant la fin, elle est presque étonnante pour le genre. On a l'impression que l'aventure ne fait que commencer, que c'est là que tout va passer à la vitesse supérieure, et c'est pourtant la fin. C'est un schéma déroutant, puisque l'on retrouve le personnage que dans le troisième tome (et je ne sais absolument pas quel est le laps de temps entre les deux), et que le second se focalise visiblement sur d'autres personnages et dans un autre lieu.


   En conclusion, j'ai bien aimé découvrir l'univers de ce roman. Il est original et change des dystopies que j'ai pu lire jusqu'ici. Il est bien construit et j'ai apprécié voir le fonctionnement, et voir le personnage découvrir puis remettre en question ce dont il prend connaissance.
   En revanche, je ne sais pas si je lirais pour autant la suite. Elle ne suit pas les mêmes personnages, mais cela n'est en soit pas forcément un mauvais point parce que cela ne m'a pas dérangée dans d'autres sagas. Mais le sentiment général, froid, contrôlé, à l'image de la société dépeinte dans le roman fait que je n'ai pas été vraiment investie émotionnellement dans ce tome, ce qui fait que je ne ressens pas le besoin de connaître la suite. Certainement que si je le trouve d'occasion dans un vide-grenier ou un magasin spécialisé à vraiment pas cher, je me laisserais tenter, mais sinon, je pense que je ne lirais pas la suite.





mercredi 9 septembre 2020

[Chronique] Gone, tome 1 – Michael Grant

Auteur : Michael Grant
Pages : 586
Titre original : Gone
Prix : 19,30€ (grand format), 8,40€ (poche), 10,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Gone, tome 1
• Gone, tome 2 : La faim
• Gone, tome 3 : Mensonges
• Gone, tome 4 : L'épidémie
• Gone, tome 5 : La peur
• Gone, tome 6 : La lumière

Résumé : Imaginez. En plein cours d'histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup... plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun adulte. Comme s'ils s'étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d'euphorie, les enfants doivent maintenant s'organiser pour survivre. Qui va s'occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d'autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.



"Tu ne peux pas mobiliser la peur quand ça te chante. Mais la colère, c'est de la peur dirigée vers autrui. La colère c'est facile."




   On entre dans une ville où soudainement, toutes les personnes de plus de quinze ans disparaissent sans crier gare. Forcément, toutes les habitudes sont bousculées, d'autant plus quand ils restent que de jeunes adolescents et des enfants pour gérer tout ce nouveau monde, et pour survivre.
   C'était intéressant de voir comment ces mineurs devaient faire pour se réorganiser afin de faire une mini-société, de voir comment ils devaient se débrouiller face à ces événements. Forcément, rien n'est simple et on part alors sur des rivalités entre clans.

   Ce bouquin, dans la façon dont les pouvoirs sont abordés, n'est pas sans me rappeler la série Heroes (sans le suspens incroyable que la série propose dans la première saison). C'était cool de découvrir quels genres de pouvoir auxquels on aurait droit dans cette saga, d'en savoir plus sur ce nouvel univers qui s'offre aux personnages.
   Ce tome n'est qu'une mise en bouche de ces pouvoirs. Les personnages ne les découvrent que petit à petit au fil des pages, et ce n'est qu'au dernier tiers qu'on commence à entrer dans le vif du sujet.
   De même, on a un mystère qui débute dans ce roman, sur l'origine de tout ça, et je suis curieuse de connaître la réponse dans les tomes suivants.

   Concernant les personnages, une nouvelle fois, pas d'attachement particulier à eux (j'ai l'impression que je répète souvent cette phrase ces derniers temps, oups). J'étais assez indifférente à eux, et c'est l'univers plutôt qu'eux qui m'a le plus intéressé.

   La fin prend en dynamique et entre dans le vif du sujet. Les pouvoirs prennent plus d'ampleur, bien que tout le monde ne soit pas encore au courant, et c'est là que les choses commencent à devenir véritablement intéressantes.


   En conclusion, un premier tome sympathique, mais qui sert surtout à mettre en place la découverte de ce nouvel univers par les personnages. Les pouvoirs commencent doucement mais sûrement à prendre la place dans l'intrigue, mais je pense que c'est plutôt dans le second tome que cela va véritablement commencer.



[Chronique] Zodiaque, tome 1 – Romina Russell

Autrice : Romina Russell
Pages : 468
Titre original : Zodiac, book 1
Prix : 16,60€ (grand format), 7,00€ (poche), 11,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Zodiaque
• Zodiaque, tome 2 : L'étoile vagabonde
• Zodiaque, tome 3 : Lune noire
• Zodiaque, tome 4 (VO)

Résumé : Sur la planète du Cancer, comme dans le reste de la constellation du Zodiaque, l'astrologie régit la vie quotidienne. Pas de place pour les imprévus, et encore moins pour une catastrophe. Pourtant, Rhoma, jeune étudiante Zodaï, est hantée par de terribles visions. Personne ne la croit mais l'impensable se produit brutalement : une des lunes du Cancer explose. Raz-de-marée, pluies de météorites, tout l'univers de la jeune fille est plongé dans le chaos. Aidée de son mentor, le flegmatique Mathias, et d'Hysan, l'excentrique émissaire du signe de la Balance, Rhoma se lance alors dans une course contre la montre au travers de la galaxie pour prévenir les autres civilisations de la menace ancestrale qui plane sur elles. Car les douze signes du zodiaque étaient à l'origine treize... et, dans l'ombre, le dernier attend son heure. Celle de la destruction.



"Nous partageons le même univers mais nous vivons dans des mondes différents."




   On entre dans un univers que j'ai trouvé franchement cool, avec le concept des constellations et des signes astrologiques. L'univers est riche et original, c'est construit et ça donne vraiment envie d'en savoir plus sur tout ça, sur l'histoire de cet univers, sur le fonctionnement, ...

   Par contre, il faut avouer que l'histoire, bien qu'il se passe pas mal de choses, qu'on a des découvertes, des choses que l'on apprend, que l'héroïne voyage et permet ainsi d'en apprendre plus sur tout l'univers, arrivé à la fin, eh bien au final, on revient un peu à la situation initiale. Certes, on appris des choses depuis, mais c'est comme si tout ce qu'avait fait l'héroïne était vain, ce qui n'est pas commun.
   Ce que je peux en quelque sorte reprocher également est le fait qu'à quelques reprises, il faut six pages complètes pour tourner autour du pot ou arriver au même point, alors que tout aurait pu se terminer en une. Heureusement que cela ne s'est pas trop répété, parce qu'il faut avouer que ce n'était pas toujours passionnant de lire plusieurs pages à la suite pour en venir au même but.

   J'ai bien aimé suivre le personnage principal. Rhoma est investie dans sa tâche, malgré toute l'animosité et le peu de crédit qu'on lui accorde. Elle n'hésite pas à se jeter corps et âme dans ce qu'elle croit être la bonne chose, tout en ayant bien sûr, parfois des moments de doute. Et il y a de quoi, parce que littéralement personne ne la croit à part une personne, et se moque d'elle. Je n'ose imaginer la frustration que cela doit engendrer chez la protagoniste.
   En revanche, j'ai pendant un moment eu plus de mal avec un de ses compagnons d'aventure. On est sur une sorte de triangle amoureux et l'un des deux garçons qui attirent l'héroïne, Mathias, m'a gonflé pendant une bonne partie du roman. Il se sentait piqué dans son ego dès que Rhoma portait un peu d'intérêt pour le second, et il partait donc bouder, pour ensuite lancer des piques à cet autre "prétendant" dès que les deux se parlaient, et ça, à CHAQUE fois. Heureusement, cela s'est amélioré par la suite, parce que je dois dire que ce personnage avait un comportement immature pour son âge qui était agaçant durant ce temps-là.


   En conclusion, un roman qui offre un univers riche et chouette à découvrir, sur le thème des signes astrologiques et des constellations. J'ai aimé découvrir une partie de cet univers et suivre le personnage dans ses aventures, malgré quelques points un peu plus faibles à mon goût. Je suis à présent curieuse de voir ce qu'offre la suite.



mardi 8 septembre 2020

[Chronique] Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre – Ruta Sepetys

Autrice : Ruta Sepetys
Pages : 412
Titre original : Between Shades of Grey
Prix : 14,20€ (grand format), 8,20€ (poche), 7,49€ (numérique)

Résumé : Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique.
Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.


"Ce témoignage a été écrit pour laisser une trace ineffaçable et tenter l'impossible : parler dans un monde où nos voix ont été éteintes. [...]J'espère de tout mon coeur que les pages ici cachées feront jaillir de votre âme la source de compassion la plus profonde. J'espère aussi qu'elles vous inciteront à faire quelque chose, a en parler à quelqu'un. C'est le seul moyen de nous assurer que les hommes ne permettront pas au mal de se reproduire sous cette forme."

"Vous êtes-vous jamais demandé ce que vaut une vie humaine ? Ce matin-là, mon petit frère ne valait pas plus qu'une montre à gousset."




   J'avais pris une véritable claque avec le roman "Le sel de nos larmes" de la même autrice, et j'étais donc très curieuse de découvrir un autre bouquin de celle-ci, sur un sujet non moins important de l'Histoire.

   Celui-ci met en lumière la déportation qu'ont vécu près de vingt millions de personnes des pays baltes durant la Seconde Guerre Mondiale. On a parfois tendance à oublier (moi y compris), que cette guerre, ce n'était pas que les nazis qui ont commis des meurtres en masse. On le voit bien ici avec le cas de ce qu'a fait le NKVD à cette période sous le régime de Staline.
   Ainsi, l'autrice, après un travail de recherches, nous livre cette partie de l'Histoire avec des personnages fictifs. Par ce biais, elle permet de nous relater ce qu'ont vécu ces personnes, l'horreur et l'humiliation qu'elles ont subi parce qu'elles vivaient là où Staline voulait s'imposer, tout simplement.     Ce roman, comme le dit Ruta Sepetys, c'est redonner une voix à ces personnes, des années après ces événements, pour ne pas oublier leur histoire.

   Ce sont des passages durs auxquels nous faisons face. La peur, la faim, la soif, le cruel manque d'hygiène, entre autres, et ce sans compter la violence et les humiliations que les soldats infligent aux déportés. Les morts défilent et c'est en pleine face, en quelques phrases que l'on se prend l'horreur, qu'on se rend compte de l'atrocité dont l'homme est capable. La fin est encore plus violente, en découvrant les conditions de vie, les privations dans lesquels survivaient comme le pouvaient les déportés, entourés chaque jour de plus de cadavres.

   Cette histoire, nous la suivons grâce à Lina. Je ne me suis pas attachée à elle autant que les protagonistes de "Le sel de nos larmes" de la même autrice, ce qui fait que je n'ai pas eu la même intensité d'émotion. Néanmoins, elle permet de raconter cette histoire, à laquelle je n'avais juste qu'ici jamais prêté attention.
   On voit aussi qu'il y a, en elle et plusieurs personnes autour d'elle, l'envie de vivre, mais aussi l'espoir. Que malgré tout ce qu'ils endurent, la douleur et la perte, comme dit le titre, qu'ils n'ont pas pu tout leur prendre. (Attention, je ne diminue pas les actions commises contre ces personnes et ce qu'elles ont vécu, c'est un ressenti que j'ai eu avec une partie des personnages et qui me semble en accord avec les propos d'une des notes de fin l'autrice).


   En conclusion, un roman percutant. J'ai une préférence pour "Le sel de nos larmes" de la même autrice car ayant eu un peu fort attachement aux personnages de ce dernier, mais cela reste un roman qui raconte une histoire importante. Ruta Sepetys donne une nouvelle fois la parole aux survivants et aux gens perdus de tragédies plus méconnues, et c'est un grand merci que je lui adresse, pour me permettre de découvrir ces histoires, mais surtout, pour eux.




[Chronique] La cité des Chimères – Vania Prates #PLIB2020

Autrice : Vania Prates
Pages : 442
Titre original : La cité des Chimères
Prix : 18,00€ (papier), 12,99€ (numérique)

Résumé : Le monde tel qu'on l'a connu a disparu. Chaos, misère, famine ... Les Hommes ont enfin trouvé un équilibre et se sont organisés en guildes, guidé par leur chi, leur nature profonde. Guilde des Marchands, des Inventeurs, des Alchimistes, des Gardiens ; tous demeurent fidèles à ce qu'ils sont afin de vivre en harmonie avec la nature et les animaux particulièrement respectés, créant une cité semblable à une ville sylvestre.

Dans ce monde proche de l'utopie, Céleste, une jeune fille de 17 ans, n'a pas de chi. Le jour où elle rencontre Calissa, mystérieuse contrebandière, elle est loin de se douter qu'elle va se retrouver embrigadée bien malgré elle dans une histoire complexe qui même non seulement le dirigeant de Lowndon Fields, mais également la très redouté "Confrérie des Sans-loi".

Entre ruse, savoir, intrigues et faux-semblants, Céleste va devoir changer sa vision du monde.



"La nature s’ordonne à sa façon et de bien plus belle manière lorsque l’homme ne s’en mêle pas."




   J'ai passé un bon moment durant cette lecture. On part sur un univers où seule une partie de la population a accès aux livres d'Avant, dans lesquels ils immergent pour pouvoir établir de quoi parle le livre et recenser les objets d'antan. Et par immerger, c'est réellement immerger que font ces personnes puisqu'elles vont au cœur de l'histoire pour la vivre.
   J'ai bien aimé suivre l'histoire avec un univers sympathique à découvrir. Évidemment, on a des histoires de secrets et en quelque sorte de censure qui viennent dans la danse, ce qui donne envie d'en savoir plus.
   On a une société avec des catégories très différentes, comme les Immergeants, mais également les Alchimistes, les Inventeurs, et bien d'autres, que j'ai bien aimé découvrir au fil des pages.
   J'ai aimé ce genre d'univers et j'ai trouvé très sympa le lieu où vit Céleste, le personnage principal. C'est un lieu haut en couleurs, qui n'a nul pareil, et qui était très amusant à découvrir par le biais des personnages.

   Concernant ces derniers, j'ai apprécié suivre les aventures de Céleste. On sent son émerveillement et son envie de faire quelque chose, tout en ayant, comme on s'en doute, une grande curiosité. Les personnes qu'elle rencontre dans son aventure sont également sympas à suivre, certains d'entre eux haut en couleurs également. On a l'impression d'être dans un groupe d'amis qui se connaissent depuis des années, avec une dynamique entre eux qui correspond.

   En bref, un roman que j'ai apprécié découvrir. J'ai aimé l'univers dans lequel on est embarqué, avec une enquête, tout en ayant un aspect sur la censure et les secrets que peuvent exercer des personnes pour garder le contrôle.








Ce roman (#ISBN9782490151219) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2020 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2020.

samedi 5 septembre 2020

[Chronique] La déclaration, tome 1 : L'histoire d'Anna – Gemma Malley

Autrice : Gemma Malley
Pages : 224
Titre original : The Declaration
Prix : 16,00€ (papier), 11,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• La déclaration, tome 1 : L'histoire d'Anna
• La déclaration, tome 2 : La résistance
• La déclaration, tome 3 : La révélation

Résumé : Angleterre, 2140.
Les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s'ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis presque toujours au Foyer de Grange Hall un pensionnat pour les Surplus, des enfants qui n'auraient pas dû naître, des enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde. Anna n'a plus de parents désormais. Confinée dans l'enceinte du pensionnat, elle travaille très dur, pour effacer leur faute.
Anna a tout oublié de son passé. Jusqu'au jour où arrive un jeune garçon qui semble la connaître. Mais qui est ce Peter ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille ? Et pourquoi elle, Anna, se sent-elle soudain si troublée ?




"Car c'est en prenant conscience que les choses sont éphémères qu'on les apprécie à leur juste valeur et qu'on a envie d'en savourer chaque minute."





   Je pense que je n'étais pas dans le moment pour cette lecture, puisque que j'ai trouvé cette lecture sympathique mais sans plus, alors que le roman a pourtant de bons points.

   L'histoire est assez prenante, et surtout, propose un univers et une société intriguants. L'histoire permet de poser des réflexions intéressantes sur l'immortalité, la question d'une hypothétique importance d'une personne par rapport à une autre, l'éternelle jeunesse, ... Ainsi, devraient-on laisser les personnes vivre indéfiniment ou doivent-elles laisser la place à de nouvelles personnes ? La réponse semblerait rapide et logique au premier abord, mais que penserions-nous si nous faisions partie de cette société ?
   C'est une réflexion que j'ai aimée, et que j'ai trouvé intéressante dans un roman.

   La protagoniste est bien construite, mais j'avoue que je ne l'ai pas forcément comprise. Elle est complètement endoctrinée, ce qui fait qu'elle paraît particulièrement passive, ce qui peut être agaçant. Néanmoins, cela correspond totalement à la société et l'univers construits par l'autrice, ce qui rend le tout cohérent. D'autant plus que contrairement à certains romans, il faut beaucoup de temps avant que le personnage se pose des questions, et encore, son éducation revient à la charge régulièrement. Et ça, c'est un bon point quand on voit que dans d'autres romans, les personnages remettent toute leur vie en question (et souvent sans se poser de questions) en quelques heures voire minutes seulement. Un personnage donc dans lequel je ne me suis pas reconnue et à laquelle je ne me suis pas vraiment attachée, mais qui est un bon protagoniste.

   En résumé, une lecture sympathique, mais qui ne m'a pas transcendée. Je pense que cela est peut-être dû au fait de l'avoir lu à un moment qui n'était pas le plus propice, ou la manière dont s'est amené, parce qu'en réalité, il y a vraiment de bons points concernant ce bouquin.