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samedi 29 août 2020

[Chronique] Le Monstrologue, tome 1 – Rick Yancey

Auteur : Rick Yancey
Pages : 464
Titre original : The Monstrumologist, book 1
Prix : 18,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Le Monstrologue, tome 1
• The Monstrumologist, book 2: The curse of the Wendigo (VO)
• The Monstrumologist, book 3: The isle of blood (VO)
• The Monstrumologist, book 4: The final descent (VO)

Résumé : La peur est parfois notre seule amie.
" Voici les secrets que j'ai gardés. La confiance que je n'ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd'hui plus de quatre-vingt-dix ans qu'est mort celui qui m'a accordé sa confiance, celui dont j'ai conservé les secrets. Celui qui m'a sauvé... et aussi condamné. '
Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d'un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s'est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. Mais lorsqu'une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au coeur de l'horreur...




"Si la vie est une question, dors je connais la réponse : impossible d'y échapper. On ne peut frauder le destin."




   L'histoire est écrite comme si c'était un journal, où le jeune protagoniste raconte ce qu'il vit avec le docteur, qui est penché sur un aspect plutôt occulte, les monstres.

   J'ai bien aimé l'ambiance horrifique du roman. On est vraiment sur quelque chose de sombre, où l'on imagine tout en nuances froides avec une touche de rouge sang. C'est quelque chose que l'on sent durant tout le roman, et j'ai apprécié cette ambiance qui correspondait totalement à ce que promettait le résumé. On est dans les années 1800, ce qui ajoute encore à cette ambiance étrange, où les croyances et pratiques en médecine étaient bien différentes.
   L'intrigue nous mène dans une sorte de quête, d'enquête pour retrouver des créatures et comment elles sont arrivées là.

   Ce que j'ai trouvé intéressant, c'est le choix des créatures abordées dans ce roman. On parle d'Anthropophagi, des créatures cannibales d'apparence humaine, avec les yeux au niveau des épaules, et la bouche au niveau du torse. J'ai trouvé ce choix original et qui change de ce dont on a l'habitude, et c'était vraiment cool à suivre. Je n'avais jamais vu ces créatures auparavant dans la littérature bien qu'il semblerait que ce soit dans certains classiques, comme les œuvres de Shakespeare.

   Par contre, au niveau des personnages, ce n'était pas ça. Je n'ai pas eu d'empathie pour eux, j'étais complètement indifférente à leur sort. Honnêtement, il pouvait leur arriver quelque chose dans le roman, ça m'aurait strictement rien fait. J'ai trouvé que les personnages étaient froids, sans sentiment, vides.


   En résumé, malgré une histoire sympathique, une ambiance et des créatures intéressantes, je n'ai pas assez d'intérêt pour poursuivre la saga en VO (seul le premier tome a été traduit).


samedi 15 août 2020

[Chronique] Les contes interdits : Raiponce – L. P. Sicard

Auteur : L. P. Sicard
Pages : 172
Titre original : Les contes interdits : Raiponce
Prix : 10,00€ (papier), 12,99€ (numérique)

Résumé : Par cette réécriture horrifique du conte célèbre "Raiponce", engouffrez-vous au coeur d’un abîme où les masques de monstre et de victime couvrent le même visage ; où tous, y compris les sauveurs, n’échappent pas aux règles qui dictent l’abomination humaine. Un incendie mortel dans un hôpital psychiatrique pour enfants. Des jeunes femmes qui disparaissent de manière inexpliquée. Une adolescente capturée à son tour par un être défiguré qui se plaît à lui brosser sauvagement les cheveux au creux d’une mine désaffectée. Un chasseur psychopathe découvrant par hasard le repaire du monstre. Et l’horreur sanglante qui s’englue dans les mèches blondes de ce trophée vivant.






"Les ténèbres sont ces bras osseux qui enserrent l'âme, qui en tout leu donnent l'impression d'être enfermé dans un cercueil."





   Les contes interdits est une collection qui me donne envie, afin de me faire frissonner. Seulement, cela n'avait pas été une grosse réussite pour moi avec celui de la Reine des Neiges, mais j'ai voulu retenter avec un autre, d'autant plus que les auteurs changent selon les contes choisis.

   Dès le début, on arrive rapidement dans une ambiance horrifique à la film d'horreur. Personnellement, j'arrivais très bien à visualiser l'ambiance et le décor, et ces premières scènes étaient réussies.
   On est clairement sur quelque chose de plus "gore" que celui de la Reine des Neiges, avec des scènes vraiment dérangeantes. Certains passages sont vraiment repoussants et ne conviennent pas à toutes les sensibilités, je pense notamment à celles du chasseur.

   Les liens avec le conte de Raiponce sont présents, et j'ai apprécié ceux qui étaient repris et la manière dont cela a été fait. L'auteur s'en éloigne ensuite assez rapidement, tout en gardant les éléments principaux, pour aller vers l'aspect horrifique et sanglant prononcé propre à cette collection de romans.

   J'ai plutôt apprécié l'histoire dans son ensemble (sans pour autant cautionner ce qu'il s'y passe, on est bien d'accord), avec de l'action et une tension palpable pour les protagonistes. On retrouve l'ambiance promise par cette collection de réécriture, et j'ai vraiment apprécié.

   En revanche, je trouve qu'il y a certains éléments qui n'ont pas de réponse, dont un en particulier. Pour ce dernier, j'ai plus eu l'impression qu'il était là histoire d'ajouter un élément proche du conte et c'est tout. On n'en reparle pas de tout le reste du roman, et je trouve que les liens cités sont bien trop flous pour apporter une véritable réponse sur l'impact de ce passage en particulier, et je trouve cela dommage.

   Concernant les personnages, je ne peux pas dire que je ne m'y sois attachée. Dans les romans de cette collection, on a surtout des anti-héros, avec des personnages sombres, certains particulièrement détestables. On est surtout sur les vices de l'humain en grande partie, ce qui fait que la majorité des personnages ne sont pas du tout attachants de part leur personnalité. Dans ce livre, je pense notamment au chasseur, qui est particulièrement écœurant.

   Pour revenir rapidement sur l'aspect réécriture, j'ai bien aimé la manière dont l'auteur a retranscrit le conte et différents éléments pour l'adapter au genre horrifique. J'ai trouvé que certains éléments étaient d'ailleurs bien trouvés.


   En conclusion, j'ai franchement préféré celui-ci à celui sur la Reine des Neiges, qui m'avait laissé sur ma faim. J'ai apprécié découvrir le roman, j'ai vraiment ressenti le côté horrifique du roman et son ambiance tendue. Mais il est vrai que certains éléments, dont un en particulier, auraient mérité d'être plus développées au lieu d'être juste posés histoire de.



mardi 12 mai 2020

[Chronique] Thornhill – Pam Smy

Autrice/illustratrice : Pam Smy
Pages : 544
Titre original : Thornhill
Prix : 19,99€ (papier)

Résumé : Mary a habité là pendant des années. Entre ses murs, elle a vécu les pires moments de sa vie. Ella, elle, ne peut s'empêcher d'observer cet étrange endroit depuis sa chambre. La nuit, elle se demande ce qu'il cache. Certains ne voient en lui qu'un vieil orphelinat. D'autres sont au courant de son secret... Mais tout le monde connaît son nom. Thornhill. Dans la lignée des romans de Brian Selznick, encensé par Philip Pullman, le premier roman graphique de Pam Smy est un petit bijou gothique.








"J'ai décidé de m'enfermer à double tour. C'est le seul moyen de me protéger maintenant qu'elle est de retour."






   Je trouvais cet ouvrage très intriguant, sans chercher pour autant à me le procurer. Mais dès que je l'ai vu à le bibliothèque, je n'ai pas hésité une seconde !
Cette histoire porte sur un ancien manoir, que la jeune Ella peut voir depuis sa chambre, qui est en réalité un orphelinat à l'abandon.

   On est sur un livre un peu particulier puisqu'il allie moments écrits correspondant à des passages du journal intime de Mary dans le passé, et moments illustrés qui s'inscrivent dans le présent, sans aucune bulle ou texte, chaque illustration prenant place sur une double page.
   J'ai beaucoup aimé ce format singulier qui permet de s'imprégner de l'histoire et de son ambiance. Chaque fois, le dessin portait tout son sens, sans avoir besoin d'aucun dialogue avec une certaine dynamique qui s'installe dans les illustrations, ce qui est très agréable à découvrir. C'est vraiment des passages qui sont inscrits dans l'histoire, qui ont leur importance, et j'ai vraiment aimé voir comment de simples (en apparence) images peuvent véhiculer l'intrigue et son sens.

   L'histoire elle-même est dans une ambiance un peu sombre, un peu dans le genre des films d'horreur à l'ambiance pesante mais loin d'être gore pour autant. On est sur du gothique, cela est mené avec le genre d'ambiance que j'aime, et ça a clairement fonctionné sur moi. On retrouve l'influence qu'un lieu peut avoir, la folie qui peut surgir, un peu comme dans la série "The Haunting of Hill House". On est pris par l'histoire et par la tension qui règne, par les passages écrits qui nous permettent de nous immerger dans le quotidien de l'orpheline, de comprendre ce qu'elle vit et les sentiments qui s'en dégage, tout en ayant le côté pesant et insidieux qui s'installe.

   Pour ce qui est des personnages, je ne peux pas réellement parler d'attachement pour eux. Je trouve qu'il y avait une certaine distance entre les protagonistes et moi, tout en ayant envie de savoir ce qui se cachait derrière ces mystères autour d'eux. J'ai eu de l'empathie pour l'orpheline Mary, qui est au départ une jeune fille un peu à l'écart et douce, mais il y avait une certaine barrière entre elle et moi. Pour Ella, le fait de ne pas avoir de dialogue, je pense, a fait qu'on ne sait rien ou presque d'elle, ce qui est insuffisant pour que je m'attache à un personnage. C'est comme si nous étions une personne omnisciente qui fait partie de cet univers mais avec un voile qui nous sépare des événements et des protagonistes.

   Pour ce qui est de la fin, j'ai franchement bien aimé, je trouve qu'elle correspond totalement au genre mais aussi à l'histoire que l'on voit se développer dans les pages précédentes. 


   Pour conclure, un ouvrage différent de ce que j'ai pu lire jusqu'ici et que j'ai franchement bien aimé pour sa singularité. Je vous le conseille carrément si vous aimez les ambiances à la "The Haunting of Hill House", d'orphelinats étranges, et à l'allure plutôt sombre !



lundi 24 février 2020

[Chronique] Thorngrove - Cécile Guillot #PLIB2020

Autrice : Cécile Guillot
Pages : 269
Titre original : Thorngrove
Prix : 14,90€ (papier)

Résumé : Thorngrove. Sa forêt d'épines. Son manoir abandonné. Sa légende noire. Ses jumelles maudites.
Lorsque Madeline débarque à Oakgrove et s'intéresse d'un peu trop près à Thorngrove, elle déclenche une série d'événements de plus en plus inquiétants. Et lorsque sa sœur est touchée, Madeline se demande quelles forces obscures elle a bien pu réveiller...
Thorngrove. Sa forêt d'épines. Son manoir abandonné. Sa légende noire. On raconte que jadis, des jumelles y ont vécu. Que l'une d'elles est devenue la proie du Malin et a tué sa propre sœur... Qu'elles hantent toujours les lieux.

De nos jours, Madeline débarque à Oakgrove suite à la séparation de ses parents. Quand on lui demande de faire un dossier sur la ville, la jeune fille, curieuse d'en apprendre plus, pense tout de suite à la légende urbaine de Thorngrove. Mais son enquête pourrait bien avoir des conséquences insoupçonnées,menaçant la santé mentale déjà fragile de sa cadette, Meadow. Lorsque celle-ci se met à agir de manière de plus en plus inquiétante, Madeline se demande quelles forces obscures elle a bien pu réveiller... et si les fantômes ne seraient pas réels.



"Il me veut du mal. Il nous veut du mal. A moi. A Maddie. Je ne sais pas ce qu'il attend de nous, mais c'est mauvais. Très mauvais. Comme la sorcière des contes de fées. Comme le diable de la Bible. Non, il est pire, je crois."




   Ce livre me tentait beaucoup de par sa couverture ainsi que son résumé promettant légende sanglante et ambiance horrifique...

   Ce roman, je l'ai lu littéralement en une soirée. Il est certes relativement court, mais je n'ai pas voulu le lâcher avant d'arriver à la fin.

   On accompagne les deux sœurs, Madeline et Meadow, qui vont aux côtés de leur mère, déménager chez leur tante suite au divorce de leurs parents. Elles arrivent ainsi dans une petite ville paumée au milieu de la forêt où la principale activité économique est loin d'être passionnante. Seulement, un manoir abandonné va attirer l'attention de Madeline, à ses risques et périls.

   J'ai été prise dans l'histoire, l'autrice a su instaurer un suspens au fil des pages. On retrouve une ambiance un peu sombre, avec une légende sanglante. L'autrice fait avancer son histoire la plupart du temps du point de vue de Madeline, mais on a également certains chapitres, très courts à chaque fois, du point de vue de sa sœur Meadow. Ces derniers sont intriguants et sèment le doute, tout en permettant de mieux cerner la personnalité un peu particulière de la jeune sœur. Également, on a de courts passages qui sont des extraits des journaux intimes des jumelles de la légende, qui permettent de faire ressentir l'ambiance sombre qui se dégage de leur histoire, de sentir l'horreur et l'angoisse s'installer petit à petit, fragmentant le lien entre les deux sœurs.

   Concernant les personnages, je dois avouer que j'ai parfois trouvé Madeline agaçante. Dès qu'il s'agissait de son père, elle partait subitement dans une colère noire, jusqu'à en être mauvaise avec Meadow, et à ne pas respecter les souhaits et envies légitimes de sa sœur. Ce côté de sa personnalité m'a profondément agacée, même si j'ai apprécié la suivre le reste du temps. Au contraire, j'ai beaucoup aimé Meadow, qui malgré être arrivée dans l'adolescence, garde un côté très innocent et naïf de l'enfance. Elle a une personnalité attachante, et en même temps, on comprend qu'elle puisse mettre les gens mal à l'aise sans qu'elle ne s'en rende compte.

   On ressent l'ambiance un peu étrange et pesante le long du roman, et les illustrations de lierre qui apparaissaient au fil du roman ajoutaient à l'histoire que nous découvrons. Je n'ai pas vraiment ressenti de frissons pour être honnête, mais j'ai beaucoup apprécié ma lecture, car c'est clairement le genre d'univers et d'ambiance qui me plaisent.
   De plus, cette histoire n'est pas seulement une histoire angoissante, mais surtout une histoire de sœurs. Le lien entre Madeline et Meadow est central dans le roman, avec l'amour que l'on se porte entre sœurs, mais aussi la jalousie et l'envie que l'on peut parfois ressentir l'une envers l'autre malgré que l'on ferait tout pour l'autre.

   J'ai aimé la fin, surtout qu'avant la révélation, je ne m'attendais pas totalement à ça. Elle se déroule un peu vite, il est vrai, mais elle conclut plutôt bien l'histoire que nous avons découverte au fil des pages.


   Pour conclure, ce roman à l'allure étrange et angoissante est une réussite pour moi malgré un protagoniste parfois agaçant. Je n'ai pas ressenti d'angoisse personnellement, mais le suspens et l'ambiance m'ont emportée, m'empêchant d'éteindre la lumière avant d'avoir terminé ce roman.




Ce roman (#ISBN9791097434373) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2020 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2020.



mardi 26 novembre 2019

[Chronique] Les Contes interdits : La reine des neiges - Simon Rousseau

Auteur : Simon Rousseau
Pages : 184
Titre original : Les Contes interdits : La reine des neiges 
Prix : 10,00€ (grand format papier), 9,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome (les tomes se lisent indépendamment) : 
• Les Contes interdits : Blanche-Neige
• Les Contes interdits : Hansel et Gretel
• Les Contes interdits : Peter Pan
• Les Contes interdits : Les 3 p'tits cochons
• Les Contes interdits : Le joueur de flûte de Hamelin
• Les Contes interdits : Pinocchio
• Les Contes interdits : Le petit chaperon rouge
• Les Contes interdits : Le vilain petit canard
• Les Contes interdits : La petite sirène
• Les Contes interdits : Raiponce
• Les Contes interdits : La reine des neiges
• Les Contes interdits : Boucle d’or
• Les Contes interdits : La belle au bois dormant
• Les Contes interdits : Peau d'âne


Résumé : Fuyez. Elle arrive, elle est tout près. Elle n'épargnera personne. Les arbres tombent, la terre gèle, l'air est infect. Courez si vous ne voulez pas finir six pieds sous la neige. Une adaptation déroutante du fameux conte d'Andersen. Le meurtre immonde d'un prêtre dans un pensionnat autochtone, au début des années 1970. L'inconcevable suicide du grand-père d'une journaliste prête à tout pour faire éclater la vérité. Un chamane amérindien banni de sa communauté, reclus au coeur d'une forêt mystique. Une entité ancienne née du froid et de la famine, prête à rétablir son pouvoir sur son royaume de glace. Une effroyable légende, oubliée de tous...



"Rien ne peut s'opposer à son joug. L'entité est une véritable reine dans cette nature sauvage et stérile, dominée par le froid et la désolation."





   J'avais très envie de faire une lecture effrayante et horrifique, et voyant les avis des lecteurs, je me suis dit qu'un des romans de cette collection pourrait correspondre. Je me suis penchée sur celui de la Reine des neiges, non pas pour le film Disney, mais parce que j'aime ce qui a attrait à un pouvoir lié à la glace.

   On plonge ainsi aux côtés de Anna, dont le grand-père s'est retiré la vie de façon effroyable. Seulement, elle ne croit pas un seul instant à cette version des faits et va partir au fin fond du Québec afin de trouver la vérité. Mais comme on peut s'en douter, ce qu'elle va découvrir ne va pas être ce à quoi elle s'attendait. On est alors pris dans quelque chose de fantastique, avec une histoire de mythe, d'esprit et de haine.

   L'idée de l'entité est sympathique à suivre, ainsi que les raisons de sa présence et ce qu'elle veut à nos personnages. On est vraiment dans cette idée mystique, avec notamment un peuple amérindien qui prend sa place dans l'histoire, ajoutant au mythe des entités de leur peuple qui bercent nos légendes et la littérature.

   En revanche, je ne me suis pas réellement attachée au personnage d'Anna, sa personnalité ne m'a intriguée plus que ça. Il en fut de même pour les autres personnages. C'était sympathique de les suivre, mais je ne peux pas dire que je me suis attachée à eux.

   Pour ce qui est de la fin, j'ai apprécié le côté un peu sombre qu'elle possède, et elle correspond totalement au genre du roman. Néanmoins, arrivée à la fin, j'ai eu une impression de trop peu, m'étant attendu à quelque chose de bien plus choquant et sanguinolent que cela.


   Pour conclure, j'ai apprécié le roman, néanmoins, c'est aussi une petite déception puisque les avis des lecteurs concernant les romans de cette collection annonçait quelque chose de sanguinolent, affreux, qui retourne l'estomac et c'est donc ce que j'attendais. Je n'ai pas du tout trouvé que cela était le cas ici, j'ai déjà lu pire dans des romans n'appartenant pas au genre de l'horreur, et je suis donc ressortie avec une sensation de pas assez sur ce point. Mais je tenterais un autre roman de la collection avec plaisir, en espérant cette fois-ci trouver ce que j'en attends.


mardi 9 juillet 2019

[Chronique] L'asile du Nord, tome 1 : Camille - Carine Paquin

Auteur : Carine Paquin
Pages : 372
Titre original : L'asile du Nord, tome 1 : Camille
Prix : 14,90€ (grand format)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• L'asile du nord, tome 1 : Camille


Résumé : Peu de temps après la mort de sa grand-mère, à l'aube de l'an 2000, une jeune fille de seize ans est internée à l'hôpital psychiatrique. Son diagnostic: schizophrénie paranoïde. Pourtant, certaines personnes de la ville sont convaincues que l'adolescente n'est pas folle, que ce qui l'affecte n'a rien d'humain. Existerait-il quelque chose d'invisible à l'homme qui peut s'emparer de lui et détruire sa vie ? Enfermée entre les quatre murs de cet hôpital, que fera Camille quand elle constatera que sa vie ne lui appartient plus ? Pour quoi, ou plutôt pour « qui » vit-elle ?



"Victor trouve qu’il y a beaucoup de bon sens dans ce que la vieille femme lui raconte et il pense qu’étrangement, c’est dans l’incertitude qu’on trouve la certitude… la certitude qu’il n’y a pas de dieu, puisqu’il y en a trop."





Merci à Babelio et aux éditions Kennes pour l'envoi de ce livre dans le cadre de la Masse Critique.

   Dans ce roman que l'autrice avance comme une narration d'un témoignage réel, nous allons suivre le moment où la vie de l'adolescente Camille va complètement basculer.
   Pour appuyer le côté réaliste de l'oeuvre, l'autrice nous offre d'ailleurs un préambule pour nous poser le contexte, et nous avons également des articles et photos qui illustrent certains lieux et faits abordés dans le roman. Libre à chacun d'y croire ou non ensuite.

   Dans cette histoire où il est question de possession démoniaque, d'apparitions ou encore d'exorcisme, on va voir Camille devoir faire face à d'étranges situations, ayant trait au paranormal. On alterne entre narration habituelle et lettres écrites par Camille à sa mère, où l'on plonge alors dans ses pensées et ses doutes face à ce qui lui arrive, une introspection qu'elle fait suite aux questions qu'elle se pose. On est curieux de connaître la suite, de connaître de quoi il retourne, comment cela va évoluer et comment les personnages vont y faire face, que ce soit Camille ou ses proches. S'affronte ainsi dans ce roman le point de vue rationnel et le point de vue plus penché vers le paranormal et le monde invisible, et on se pose alors la question sur quel camp a finalement raison.

   Durant l'histoire, nous allons suivre Camille, mais nous pourrons aussi voir ses amis ainsi que sa famille. Les concernant, je ne me suis pas vraiment attachée à eux, j'ai apprécié suivre leur histoire et celle de Camille, mais il n'en fut rien de plus.

   Je pense que cela est notamment dû aux dialogues. En effet, l'autrice écrit normalement pour un public plus jeune en général, et il faut avouer que cela se ressent dans certains aspects de l'écriture. J'ai personnellement trouvé les dialogues un peu enfantins ou assez pauvres pour une oeuvre à destination des adolescents d'autant plus étant donné l'âge des protagonistes. Cela ne gâche pas le roman et l'histoire derrière, mais il est vrai que j'ai trouvé personnellement cela un peu dommage, la plume de l'autrice était assez ancrée jeunesse (et plus du côté des enfants que des adolescents) pour ce roman. Attention, je ne dénigre pas l'écriture de l'autrice, qui en dehors de point est agréable et rapide à suivre, je trouve seulement qu'elle n'est pas la plus adaptée pour ce type de roman et pour le public visé, selon mon point de vue.

   Un autre point qui m'a peu déçu est le résumé que je trouve un peu trompeur. En effet, à sa lecture, on s'attend à suivre une protagoniste enfermée dans un hôpital psychiatrique, mais en réalité, cela n'intervient pas avant les vingt dernières pages du roman, littéralement. Sur un roman qui en compte près de trois cents soixante, cela arrive franchement tard par rapport à ce que nous laisse croire le résumé. J'ai quand même aimé l'histoire malgré tout, mais je m'attendais à avoir la partie dans l'hôpital psychiatrique bien plus tôt et à ce que celle-ci soit ainsi plus développée.

   Concernant la fin, je trouve qu'elle convient bien au genre du roman, et elle laisse une ouverture pour le prochain roman de la série. Ainsi, l'autrice expliquant que tout se déroule dans une même région, il est fort probable que nous trouverons des liens avec l'histoire du premier tome dans le second.


   Pour conclure, j'ai trouvé le roman sympathique, mais il est vrai que je m'attendais pas totalement à cela. Je trouve le résumé un peu trompeur et il est vrai que le style jeunesse de l'autrice n'était pas ce à quoi je me serais attendue pour un roman catégorisé pour adolescents. Néanmoins, il fut intéressant de découvrir cette histoire et je serais curieuse de lire la suite si l'occasion se présente.


mardi 21 mai 2019

[Chronique] Simetierre - Stephen King

Auteur : Stephen King
Pages : 480
Titre original : Pet Sematary
Prix : 21,80€ (grand format), 8,90€ (poche), 4,99€ (numérique)


Résumé : Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, vient s'installer avec sa famille à Ludlow, petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Grandall les emmène visiter le pittoresque « simetierre » où des générations d'enfants ont enterré leurs animaux familiers. Mais au-delà de ce « simetierre », tout au fond de la forêt, se trouvent les terres sacrées des Indiens, lieu interdit qui séduit pourtant par ses monstrueuses promesses. Un drame atroce va bientôt déchirer l'existence des Creed, et l'on se retrouve happé dans un suspense cauchemardesque...






"La mort n'est pas seulement la fin de la vie, c'est aussi le lieu où la souffrance cesse et où les bons souvenirs prennent racine."




   Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de Stephen King, et celui-ci me tentait particulièrement du fait de cette histoire de wendigo. La sortie de l'adaptation était pour moi l'occasion d'enfin découvrir ce roman de l'auteur. 
   On arrive ainsi dans les années 80 ou 90 dans la famille des Creed, famille américaine plutôt typique. Ils viennent tout juste de déménager dans leur nouvelle maison, à plusieurs centaines de kilomètres de tout ce qu'ils connaissaient jusqu'ici à Chicago. Seulement, à côté de leur maison s'étend le Simetierre des animaux, qui sera le signe du début des ennuis pour la petite famille.

   Le début est assez lent en ce qui concerne le côté plus fantastique de Stephen King. On est plus sur la découverte du ce fameux "simetierre", de tout le chemin qui mènera le personnage de Louis à effectuer les choix qu'il fera vers la seconde moitié et fin du roman.
   J'avoue que je ne m'étais pas tout à fait attendue à ça, partant sur le principe que l'histoire allait tourner autour du mythe du wendigo, alors que ce ne fut pas du tout le cas. Néanmoins, on retrouve bien le style de Stephen King dans ce roman, avec tout la travail sur l'humain.

   Malgré tout, j'ai apprécié suivre cette histoire, suivre l'évolution de Louis mais aussi des autres personnages, le tout amenant à la conclusion à laquelle nous avons droit. L'intrigue pourrait paraître lente par moment à certains, du fait des passages plus sur la psychologie et la façon de penser du personnage de Louis, mais ce point est assez propre à l'auteur, tout du moins dans ses oeuvres plus anciennes (je n'ai pas encore eu l'occasion de découvrir les plus récentes).
   À partir d'un certain moment, on va vite comprendre quel est l'événement qui va tout venir chambouler, nous faisant redouter le moment où cela arrivera. On se demande quelle sera la réaction des personnages face à celui-ci, comment ils y feront face.

   Concernant les personnages, je ne pourrais pas dire que je m'y suis attachée. Comme tout les romans de l'auteur, je ne pense pas que celui-ci cherche forcément à ce qu'on s'y attache. Néanmoins, malgré ça, j'espérais que tout aille le mieux pour les personnages. Mais comme nous sommes dans un roman de Stephen King, on peut se douter que tout ne sera pas rose.

   Le roman aborde plusieurs thèmes, dont celui du deuil. Ce dernier prend une place importante dans le livre, avec la mort présente à plusieurs reprises dans l'histoire. Sont traités ainsi la mort des animaux, des proches, les accidents, la vieillesse, mais aussi les différentes croyances sur l'après mort, sur les différentes manières de l'appréhender et les différents rapports à la mort.

   Pour ce qui est de la fin, elle n'est pas étonnante venant de l'auteur, et correspond plutôt bien à son univers. Elle est assez sombre, comme beaucoup de choses dans ses œuvres. 


   Pour conclure, j'ai apprécié ma lecture bien que ce ne soit pas ce à quoi je m'étais attendue, et celle-ci correspond totalement à l'univers des œuvres plus anciennes de l'auteur. On trouve essentiellement le thème de la mort et du deuil dans le roman, et ce dernier peut de ce fait apporter une véritable réflexion autour de ce sujet, un favori de l'auteur.