dimanche 6 septembre 2020

[Chronique] Passer la nuit – Bastienne #PLIB2021

Autrice : Bastienne
Pages : 396
Titre original : Passer la nuit
Prix : 20,00€ (papier), (numérique)

Résumé : L’emprise de la Nuit sur le monde s’accroit.
L’emprise de la Nuit sur le monde effraie.
L’emprise de la Nuit sur monde corrompt.

Face au chaos qui avance et aux jours raccourcis par l’hiver, Raven parcourt le monde pour tenter de survivre.
Lors de sa rencontre avec Shaïa, une étrange et cruelle magicienne, sa vie bascule. Et si elle possédait le pouvoir de passer la Nuit ?







"Ses prunelles étincelaient comme deux pierres précieuses. Des paillettes d’or étaient accrochés à ses cils et des larmes dorées coulaient surs ses joues."





   J'ai passé un bon moment avec cette lecture, même s'il y a quelques moments qui se révèlent un peu répétitifs. On est vraiment sur de la fantasy, avec une quête à accomplir pour le personnage, qui va par le même coup chercher qui elle est vraiment. Cela se lit bien, et la construction autour du pouvoir de la Nuit est intéressant, tout en ayant cette touche de mystère. Quelques points dans l'écriture m'ont moins plu, mais j'ai dans l'ensemble passé un assez bon moment, d'autant plus que plusieurs points ont une certaine originalité.

   Ce que j'ai franchement bien aimé dans ce bouquin, c'est certains passages dont la description permettaient de s'imaginer de magnifiques images en tête, à la hauteur de la couverture. C'était tel un émerveillement lors de ces passages, et c'était très chouette de s'imaginer ces scènes.

   J'ai plutôt bien aimé suivre la protagoniste bien que je ne me suis pas fortement attachée à celle-ci. C'est un personnage qui n'a rien à perdre et qui cherche qui elle est. Malheureusement pour elle, toutes les rencontres qu'elle va faire ne vont pas être de bons augures, ce qui donnent plusieurs personnages détestables. Je pense notamment aux chats géants, qui sont loin d'être de sympathiques chatons.

   J'ai aussi bien aimé les différentes choses qui tournaient autour de ce fameux pouvoir, j'ai trouvé intéressant d'avoir ces "machines" qui lui sont liés.
   De même, c'était sympa d'avoir cette Nuit qui pèse comme une menace latente et éloignée, avec ce mystère autour. Peut-être un peu trop de mystère d'ailleurs, puisque finalement, on n'en sait pas beaucoup plus à la fin du roman sur cette Nuit.


   En bref, un roman qui a plusieurs points qui ont selon moi une certaine originalité, et qui en font un roman sympathique à suivre, et chouette visuellement à imaginer. Quelques points m'ont un peu moins plu, mais j'ai passé un bon moment de lecture.







Ce roman (#ISBN9791094786666) fait d'ailleurs partie des pré-sélectionnés pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2021 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2021.

samedi 5 septembre 2020

[Chronique] Incarnatis : La Venus d'Emerae, tome 1 : Le retour d'Ethelior – Marc Frachet

Auteur : Marc Frachet
Pages : 292
Titre original : Incarnatis : La Venus d'Emerae, tome 1 : Le retour d'Ethelior
Prix : 19,99€ (papier)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Incarnatis : La Venus d'Emerae, tome 1 : Le retour d'Ethelior
• Incarnatis : La Venus d'Emerae, tome 2 : La prophétie
• Incarnatis : La Venus d'Emerae, tome 3

Résumé : Terre, deux siècles après les catastrophes des Lunes Sombres, les aéroplaneurs de la Guilde commercent dans le monde entier, entre teks et domas, agissant dans la plus grande neutralité face à la montée d'une nouvelle forme d'obscurantisme. Seul survivant du massacre de sa famille, Yarel Grinh, un jeune aérostier, cherche à se venger. Tourmenté par d'étranges visions depuis son plus jeune âge, il se découvre d'étonnants pouvoirs liés à un Art ancestral : la Science Arcanique...





   Alors, soyons francs dès le début : je n'ai pas accroché.

   Pour commencer, je n'ai pas accroché aux dialogues. Ils me semblaient froids, sans vie, ce qui les rendaient étranges lorsque je les lisais. Et je les trouvais également pas toujours très réalistes, dans le sens où parfois, ils ne sonnaient pas naturels, comme si c'était une pièce qui était jouée, et pas des personnages qui ont de réelles interactions parlées entre eux. Personnellement, c'est une façon d'écrire les dialogues qui ne marche pas du tout avec moi.

   Ensuite, je n'ai pas du tout accroché aux personnages. Leur personnalité, leur psychologie et leurs motivations n'étaient pas développées, alors que c'est justement quelque chose que je recherche dans mes lectures. Ce n'est même pas un manque d'attachement pour eux comme pour d'autres lectures, c'est plutôt comme s'ils n'avaient pas de réelle consistance, ce qui donnait une impression une nouvelle fois de quelque chose de peu réaliste, qui sonne faux, ce qui impacte les enjeux de l'univers, qui se voient d'un coup complètement diminués, comme si j'étais devant un film Disney Channel où on sait que rien de trop grave n'arrivera (rien de mal contre ces films, j'aime en regarder certains, mais ce n'est pas ce que je recherche dans mes lectures).
   Puis le personnage principal qui a un coup de foudre auquel je ne crois pas du tout du fait de la manière de décrire l'autre personnage, ça n'aide pas vraiment pour m'attacher à lui.
   L'antagoniste perd aussi malheureusement de son charisme et de la peur qu'il est censé incarner, ce qui me l'a personnellement rendu risible par moment.

   Concernant l'univers, il est loin d'être désagréable à découvrir, ça donne envie d'en savoir plus. Malheureusement, on en sait assez peu au fil de la lecture, et parfois on ne nous en dit pas assez pour comprendre pleinement, mais c'est un univers intriguant qui a clairement du potentiel. On ressent que l'auteur a véritablement pris le temps de construire cet univers puisque cela est également existant sous forme d'un jeu de rôle, et cela se ressent dans le roman. On a un côté sous-marin que j'ai trouvé très sympa, et j'aurais aimé en savoir un peu plus sur tout ça.

   Pour ce qui est de la partie augmentée du roman, c'est plutôt cool à avoir. Malheureusement, la réalité augmentée n'est plus disponible, mais il y a des audios qui apportaient des informations supplémentaires (qui sont même indispensables pour moi pour la compréhension), mais également des musiques qui permettent de donner une ambiance aux chapitres durant la lecture, ainsi que quelques illustrations pour mieux visualiser l'univers.


   En résumé, un bouquin auquel je n'ai pas du tout accroché malgré un univers intriguant et un aspect transmédia franchement sympa. Néanmoins, le livre a de bons avis dans l'ensemble, je pense donc qu'il peut plaire à des personnes qui sont moins attachées que moi à une psychologie développée et qui lui préfèrent l'action ou l'univers.



[Chronique] La déclaration, tome 1 : L'histoire d'Anna – Gemma Malley

Autrice : Gemma Malley
Pages : 224
Titre original : The Declaration
Prix : 16,00€ (papier), 11,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• La déclaration, tome 1 : L'histoire d'Anna
• La déclaration, tome 2 : La résistance
• La déclaration, tome 3 : La révélation

Résumé : Angleterre, 2140.
Les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s'ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis presque toujours au Foyer de Grange Hall un pensionnat pour les Surplus, des enfants qui n'auraient pas dû naître, des enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde. Anna n'a plus de parents désormais. Confinée dans l'enceinte du pensionnat, elle travaille très dur, pour effacer leur faute.
Anna a tout oublié de son passé. Jusqu'au jour où arrive un jeune garçon qui semble la connaître. Mais qui est ce Peter ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille ? Et pourquoi elle, Anna, se sent-elle soudain si troublée ?




"Car c'est en prenant conscience que les choses sont éphémères qu'on les apprécie à leur juste valeur et qu'on a envie d'en savourer chaque minute."





   Je pense que je n'étais pas dans le moment pour cette lecture, puisque que j'ai trouvé cette lecture sympathique mais sans plus, alors que le roman a pourtant de bons points.

   L'histoire est assez prenante, et surtout, propose un univers et une société intriguants. L'histoire permet de poser des réflexions intéressantes sur l'immortalité, la question d'une hypothétique importance d'une personne par rapport à une autre, l'éternelle jeunesse, ... Ainsi, devraient-on laisser les personnes vivre indéfiniment ou doivent-elles laisser la place à de nouvelles personnes ? La réponse semblerait rapide et logique au premier abord, mais que penserions-nous si nous faisions partie de cette société ?
   C'est une réflexion que j'ai aimée, et que j'ai trouvé intéressante dans un roman.

   La protagoniste est bien construite, mais j'avoue que je ne l'ai pas forcément comprise. Elle est complètement endoctrinée, ce qui fait qu'elle paraît particulièrement passive, ce qui peut être agaçant. Néanmoins, cela correspond totalement à la société et l'univers construits par l'autrice, ce qui rend le tout cohérent. D'autant plus que contrairement à certains romans, il faut beaucoup de temps avant que le personnage se pose des questions, et encore, son éducation revient à la charge régulièrement. Et ça, c'est un bon point quand on voit que dans d'autres romans, les personnages remettent toute leur vie en question (et souvent sans se poser de questions) en quelques heures voire minutes seulement. Un personnage donc dans lequel je ne me suis pas reconnue et à laquelle je ne me suis pas vraiment attachée, mais qui est un bon protagoniste.

   En résumé, une lecture sympathique, mais qui ne m'a pas transcendée. Je pense que cela est peut-être dû au fait de l'avoir lu à un moment qui n'était pas le plus propice, ou la manière dont s'est amené, parce qu'en réalité, il y a vraiment de bons points concernant ce bouquin.



vendredi 4 septembre 2020

[Chronique] In the end – Demitria Lunetta

Autrice : Demitria Lunetta
Pages : 410
Titre original : In the end
Prix : 15,00€ (papier), 9,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
In the after
• In the end

Résumé : Elle croyait la fin du monde arrivée... Mais le pire est encore à venir !
Voilà trois mois qu'Amy a fui New Hope pour échapper au diabolique docteur Reynolds.
Grâce à l'équipement de Gardienne que lui a fourni Kay et à l'émetteur sonique qui éloigne les créatures, elle survit tant bien que mal dans les étendues désertiques du Texas. Jusqu'au jour où une voix lui parvient à travers l'oreillette qui la relie encore à ses anciens camarades : Baby, restée à New Hope, est en danger.

Amy n'a pas le choix. Si elle veut sauver sa sœur d'adoption, il va lui falloir se rendre à Fort Black, là où d'autres survivants se sont rassemblés et vivent selon la loi du plus fort. Dans cette véritable jungle, la jeune fille va tout faire pour retrouver Ken, le frère de Kay, seul capable de l'aider à secourir Baby. Assistée de Jacks, le neveu du dirigeant de Fort Black, la jeune fille finit par en apprendre un peu plus sur l'invasion des Floraes... Une vérité qui s'avère plus cauchemardesque encore qu'elle ne le croyait !



"Certains hommes sont pires qu’Eux."





   Cette suite est typiquement dans la veine du premier. On a toujours de l'action, de la survie, des révélations, et ce avec des personnages agréables à suivre et un univers sympa.
   L'histoire se lit une nouvelle fois vraiment bien, et il y a toujours des moments qui rappellent le film "Sans un bruit", ce qui fait que je pense vraiment que cette duologie est susceptible de plaire à ceux qui ont apprécié le film.

   Tout en gardant les points qui fonctionnaient dans le premier tome, on a aussi de nouveaux lieux et de nouveaux personnages, ce qui permet de changer et d'apporter de la nouveauté dans l'intrigue.
   Concernant le lieu, on a une partie où c'est très différent du fonctionnement qu'on avait dans le premier tome, avec des luttes de pouvoir, des personnages très différents, et un aspect de survie bien présent. Cela permettait une dynamique différente de celle du premier tome, ce qui est un bon point.

   Ces nouveaux lieux signent ainsi l'arrivée d'autres personnages, ce qui permet d'apporter de nouvelles choses à l'histoire. J'ai personnellement bien aimé suivre Jack, même si c'était pas toujours évident entre lui et l'héroïne. Justement pour ces deux, ça donne l'impression de parfois tourner un peu en rond durant un moment dans leur dynamique, ce qui peut devenir redondant à un moment, avant que ça change. Mais à part ce point, j'ai bien aimé suivre ces personnages.


   Honnêtement, sans que ces livres soient des pépites, c'est une duologie franchement bonne qui fonctionne bien et qui se lit rapidement, avec des personnages agréables à suivre. J'ai vraiment passé un bon moment durant cette lecture, et je ne regrette pas avoir découverte cette courte saga.




[Chronique] In the after – Demitria Lunetta

Autrice : Demitria Lunetta
Pages : 410
Titre original : In the after
Prix : 15,00€ (papier), 9,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• In the after
In the end

Résumé : Ils entendent le plus léger des bruits de pas…
Ils sont plus rapides que le plus dangereux des prédateurs…
Et leur traque ne prendra fin qu’à votre dernier souffle !

Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroît dramatiquement en quelques jours à peine. À l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper… mais pour combien de temps ?

Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais il ne fait que commencer !




"Les films d'horreur ont tout faux. Les monstres ne peuplent pas nos nuits, ils n'attendent pas patiemment, tapis dans l'ombre, le bon moment pour surgir. Ils chassent le jour, en pleine lumière, quand la visibilité est à son maximum."




   Le début de ce livre me fait vraiment penser au film "Sans un bruit" puisque les protagonistes du bouquin doivent être totalement silencieux afin d'échapper et survivre aux créatures à l'ouïe particulièrement développée, et honnêtement, il y a des chances que ceux qui ont aimé le film apprécient cette duologie.

   Mais pas d'inquiétude, le roman prend un tournant différent (en même temps, il n'y a strictement aucun lien avec le format cinéma) puisqu'on est sur deux adolescentes comme personnages, avec l'intervention de protagonistes bien différents au fil de l'histoire. On part alors sur quelque chose de plus grand que l'héroïne, avec de l'action et des révélations.
   Bon, concernant ces dernières, elles ne sont pas toujours hyper originales mais elles correspondent totalement au genre et à l'histoire du roman. C'est entraînant et on a envie de savoir ce qu'il va se passer pour Amy, pour Baby, mais aussi l'origine de ses créatures, ce que va découvrir la protagoniste.

   Sans qu'il y ait eu un attachement important pour les personnages, j'ai apprécié les suivre. Plus particulièrement Amy, puisque nous suivons l'histoire de son point de vue. Elle se bat pour la seule famille qui lui reste, tout en gardant le pragmatisme nécessaire à la survie. C'était une héroïne que j'ai apprécié suivre, qui peut parfois se montrer sèche avec les gens, mais qui ce qui est en accord avec le fait qu'elle ait dû survivre pendant trois ans par ses propres moyens, sans pouvoir accorder sa confiance, tout en gardant, comme dit plus haut, un certain pragmatisme. C'était une personnalité qui était totalement cohérente avec l'univers développé, ce que j'ai apprécié.

   J'ai aimé voir comment les personnages faisaient afin de pouvoir survivre face aux événements, voir comment les habitudes changent pour pouvoir s'adapter à un nouvel environnement. Mais aussi de voir que quand on a pris de telles habitudes, il peut se révéler difficile de s'en défaire.


   En bref, un roman que j'ai aimé découvrir et lire, avec une héroïne que j'ai apprécié suivre. Il n'est pas sans rappeler le pitch du film "Sans un bruit", et je lirais certainement le deuxième et dernier tome dans peu de temps.



jeudi 3 septembre 2020

[Chronique] Que la montagne est belle – Stephen Wallenfels

Auteur : Stephen Wallenfels
Pages : 384
Titre original : Bad Call
Prix : 15,90€ (papier), 10,99€ (numérique)

Résumé : Après une partie de poker, quatre amis se promettent
de partir camper dans le parc national de Yosemite :
Ceo, le tombeur à qui tout réussit,
Grahame, la force de la nature,
Colin, le meilleur ami de Ceo,
et Rhody, qui finalement ne vient pas.
Il est remplacé par Ellie, une fille que Ceo a invitée et que personne ne connaît.

Un simple week-end entre copains... en théorie.



"- Pourquoi as-tu besoin de chance ?
- C'est le problème avec la chance. On ne sait jamais quand on en aura besoin."





   Les avis sur ce bouquins étaient assez moyens, je ne m'attendais donc pas à grand-chose en débutant cette lecture.

   Honnêtement, je n'ai pas détesté, j'ai passé un moment plutôt agréable durant cette lecture. Mais c'est vrai qu'il faut attendre le dernier tiers du bouquin pour qu'il y ait véritablement de l'action, que ce qu'on attend du résumé arrive enfin.
   Les deux premiers tiers se portent plutôt sur les relations entre les différents personnages, leurs engueulades, de la jalousie entre certains d'entre eux, ..., rien de plus. Il ne se passe pas grand-chose, il n'y a pas de retournements de situation ni rien.

   Le résumé et la couverture semblaient annoncer un thriller, quelque chose de soutenu voire horrifique, mais ce n'est pas du tout le cas. Comme dit plus haut, ce n'est pas avant le dernier tiers du bouquin qu'il se passe véritablement quelque chose et que cela nous offre quelque chose qui s'approche seulement de ce qui est promis. Et même arrivé à ce dernier tiers, on n'est pas sur l'horreur annoncée, mais plutôt sur de la survie en milieu sauvage dans des conditions extrêmes.
   C'est vraiment les relations et les tensions entre les personnages qui sont au centre du roman, mais pas du tout l'horreur au camping comme annoncé par le résumé et la couverture.
   Certes, j'ai pas détesté ce roman, et il faut dire que les pages se tournent rapidement, mais forcément, il y a de quoi être déçu (et je l'ai en partie été, soyons honnête) quand on s'attend à quelque chose de plus horrifique comme laissé supposé.

   Concernant les personnages, on est sur un groupe d'ados comme un autre, qui veulent passer un moment entre amis. En effet, une jeune femme remplace l'un des personnes prévues au départ, mais on arrive alors sur quelque chose que l'on voit tous les jours, la découverte de chacun, voire si on s'entend, des jalousies, des rivalités, ... Le cœur du roman, c'est véritablement ça : un groupe de potes, qui a ses hauts et ses bas.
   J'ai pas détesté suivre Colin, le protagoniste masculin. Il a des côtés touchants dans sa manière de se comporter, et j'ai apprécié le suivre. Ce n'est pas le cas de ses deux amis, que honnêtement, je n'ai pas porté dans mon cœur durant ma lecture, je les trouvais plutôt exaspérant.

   La fin est plus intéressante, puisqu'on s'approche un peu plus de ce qui est attendu, et j'ai bien aimé cette partie, qui avait plus de tension, plus d'enjeux.


   En résumé, un bouquin divertissant avec lequel j'ai passé un assez bon moment, mais qui n'est pas exceptionnel, et qui surtout, ne correspond pas vraiment aux promesses données par le résumé et la couverture.


[Chronique] Partials, tome 1 – Dan Wells

Auteur : Dan Wells
Pages : 528
Titre original : Partials, book 1
Prix : 19,00€ (papier), 8,70€ (poche), 9,49€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Partials, tome 1
• Partials, tome 2 : Fragments
• Partials, tome 3 : Ruines

Résumé : Un virus. La guerre contre les Partials - ces êtres mi-humains, mi-robots - a décimé la population. Seuls quelques milliers retranchés à Long Island ont survécu. Et le virus mystérieux - le RM - les tue petit à petit. Chaque nouveau-né vit moins d'une journée si ce n'est quelques minutes. La race humaine s'éteint inexorablement et aucun médecin n'a de remède.

Un espoir. Dans cette atmosphère désespérée, Kira, jeune interne en médecine, a une nouvelle hypothèse. Pourquoi les Partials sont-ils naturellement immunisés contre le RM ? Et si la solution venait de l'ennemi juré lui-même ?

Une héroïne. Kira se lance alors dans une expédition au risque de devenir une hors-la-loi. Infiltrer les Partials, en capturer un et le ramener à long Island pour l'étudier et peut-être, trouver un antidote. Mais le pari est risqué : soit elle réussit et sauve l'humanité, soit elle échoue et sera considérée comme une terroriste par son propre gouvernement. À moins que ce soient les Partials eux-mêmes qui ne la tuent...



"Quoi que tu fasses dans ce monde, quoi que fasse n'importe qui, on n'est jamais prisonnier du destin. On fait ses propres choix, Kira, et il ne faut laisser personne t'enlever ça."






   Pour ce livre, on part sur une dystopie comme d'autres. Certaines choses ne sont pas très originales et ne révolutionnent pas le genre dans le schéma suivi dans l'intrigue. De ce fait, je me doutais d'avance de certains éléments, de certaines révélations, qui n'ont pas toujours été surprise à cause de ce schéma.
   Cela reste néanmoins sympathique à lire, bien que ce ne soit pas sans grande surprise. C'est une lecture divertissante, avec comme toute dystopie, de l'action, du dynamisme, des combats.

   Il y a un point que j'ai personnellement aimé mais que certaines personnes, je pense, pourraient moins apprécier. Il y a le pan scientifique, notamment sur le virus de ce roman, qui est développé et travaillé. Ainsi, l'auteur s'attarde sur le fonctionnement du virus, ses différents aspects, son évolution possible, ... Bref, il prend le temps de décrire le virus qui prend place dans son roman. J'ai aimé que ce soit travaillé, montrant une recherche de crédibilité de la part de l'auteur, et qui je trouve, donnait justement plus de crédibilité à l'histoire et au personnage qui est plus ou moins une scientifique. Mais comme dit plus haut, il est plus que probable que ce ne soit pas au goût de chacun.

   Les personnages sont dans l'ensemble plutôt sympathiques à suivre, mais encore une fois, pas réellement d'attachement pour eux pour autant.
   Le personnage principal n'est pas particulièrement original par rapport à ceux d'autres dystopies, avec le fait de découvrir que finalement, l'ennemi n'est peut-être pas l'ennemi, de vouloir se rebeller contre le gouvernement, de se jeter à corps perdu dedans, sans prendre forcément compte du danger, ...  Rien de novateur là-dedans, même si, comme dit plus haut, le personnage n'est pas mauvais pour autant. En revanche, j'ai trouvé bien qu'on soit avec un personnage principal racisé dans le roman, et c'est clairement précisé dans le roman.

   La fin donne envie d'en savoir plus sur le moment, de découvrir ce qu'il adviendra des personnages, et leurs choix, mais je ne suis pas certaine que cet intérêt dure dans le temps.


   En résumé, un dystopie sympathique à lire, mais qui ne révolutionne pas le genre. On a un schéma qui ressemble à celui de d'autres dystopies, tant au niveau de l'histoire que du protagoniste. La fin a suscité de l'intérêt sur le coup, mais à présent, je ne suis pas certaine d'avoir l'envie de lire la suite.