vendredi 4 septembre 2020

[Chronique] In the after – Demitria Lunetta

Autrice : Demitria Lunetta
Pages : 410
Titre original : In the after
Prix : 15,00€ (papier), 9,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• In the after
• In the end

Résumé : Ils entendent le plus léger des bruits de pas…
Ils sont plus rapides que le plus dangereux des prédateurs…
Et leur traque ne prendra fin qu’à votre dernier souffle !

Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroît dramatiquement en quelques jours à peine. À l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper… mais pour combien de temps ?

Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais il ne fait que commencer !




"Les films d'horreur ont tout faux. Les monstres ne peuplent pas nos nuits, ils n'attendent pas patiemment, tapis dans l'ombre, le bon moment pour surgir. Ils chassent le jour, en pleine lumière, quand la visibilité est à son maximum."




   Le début de ce livre me fait vraiment penser au film "Sans un bruit" puisque les protagonistes du bouquin doivent être totalement silencieux afin d'échapper et survivre aux créatures à l'ouïe particulièrement développée, et honnêtement, il y a des chances que ceux qui ont aimé le film apprécient cette duologie.

   Mais pas d'inquiétude, le roman prend un tournant différent (en même temps, il n'y a strictement aucun lien avec le format cinéma) puisqu'on est sur deux adolescentes comme personnages, avec l'intervention de protagonistes bien différents au fil de l'histoire. On part alors sur quelque chose de plus grand que l'héroïne, avec de l'action et des révélations.
   Bon, concernant ces dernières, elles ne sont pas toujours hyper originales mais elles correspondent totalement au genre et à l'histoire du roman. C'est entraînant et on a envie de savoir ce qu'il va se passer pour Amy, pour Baby, mais aussi l'origine de ses créatures, ce que va découvrir la protagoniste.

   Sans qu'il y ait eu un attachement important pour les personnages, j'ai apprécié les suivre. Plus particulièrement Amy, puisque nous suivons l'histoire de son point de vue. Elle se bat pour la seule famille qui lui reste, tout en gardant le pragmatisme nécessaire à la survie. C'était une héroïne que j'ai apprécié suivre, qui peut parfois se montrer sèche avec les gens, mais qui ce qui est en accord avec le fait qu'elle ait dû survivre pendant trois ans par ses propres moyens, sans pouvoir accorder sa confiance, tout en gardant, comme dit plus haut, un certain pragmatisme. C'était une personnalité qui était totalement cohérente avec l'univers développé, ce que j'ai apprécié.

   J'ai aimé voir comment les personnages faisaient afin de pouvoir survivre face aux événements, voir comment les habitudes changent pour pouvoir s'adapter à un nouvel environnement. Mais aussi de voir que quand on a pris de telles habitudes, il peut se révéler difficile de s'en défaire.


   En bref, un roman que j'ai aimé découvrir et lire, avec une héroïne que j'ai apprécié suivre. Il n'est pas sans rappeler le pitch du film "Sans un bruit", et je lirais certainement le deuxième et dernier tome dans peu de temps.



jeudi 3 septembre 2020

[Chronique] Que la montagne est belle – Stephen Wallenfels

Auteur : Stephen Wallenfels
Pages : 384
Titre original : Bad Call
Prix : 15,90€ (papier), 10,99€ (numérique)

Résumé : Après une partie de poker, quatre amis se promettent
de partir camper dans le parc national de Yosemite :
Ceo, le tombeur à qui tout réussit,
Grahame, la force de la nature,
Colin, le meilleur ami de Ceo,
et Rhody, qui finalement ne vient pas.
Il est remplacé par Ellie, une fille que Ceo a invitée et que personne ne connaît.

Un simple week-end entre copains... en théorie.



"- Pourquoi as-tu besoin de chance ?
- C'est le problème avec la chance. On ne sait jamais quand on en aura besoin."





   Les avis sur ce bouquins étaient assez moyens, je ne m'attendais donc pas à grand-chose en débutant cette lecture.

   Honnêtement, je n'ai pas détesté, j'ai passé un moment plutôt agréable durant cette lecture. Mais c'est vrai qu'il faut attendre le dernier tiers du bouquin pour qu'il y ait véritablement de l'action, que ce qu'on attend du résumé arrive enfin.
   Les deux premiers tiers se portent plutôt sur les relations entre les différents personnages, leurs engueulades, de la jalousie entre certains d'entre eux, ..., rien de plus. Il ne se passe pas grand-chose, il n'y a pas de retournements de situation ni rien.

   Le résumé et la couverture semblaient annoncer un thriller, quelque chose de soutenu voire horrifique, mais ce n'est pas du tout le cas. Comme dit plus haut, ce n'est pas avant le dernier tiers du bouquin qu'il se passe véritablement quelque chose et que cela nous offre quelque chose qui s'approche seulement de ce qui est promis. Et même arrivé à ce dernier tiers, on n'est pas sur l'horreur annoncée, mais plutôt sur de la survie en milieu sauvage dans des conditions extrêmes.
   C'est vraiment les relations et les tensions entre les personnages qui sont au centre du roman, mais pas du tout l'horreur au camping comme annoncé par le résumé et la couverture.
   Certes, j'ai pas détesté ce roman, et il faut dire que les pages se tournent rapidement, mais forcément, il y a de quoi être déçu (et je l'ai en partie été, soyons honnête) quand on s'attend à quelque chose de plus horrifique comme laissé supposé.

   Concernant les personnages, on est sur un groupe d'ados comme un autre, qui veulent passer un moment entre amis. En effet, une jeune femme remplace l'un des personnes prévues au départ, mais on arrive alors sur quelque chose que l'on voit tous les jours, la découverte de chacun, voire si on s'entend, des jalousies, des rivalités, ... Le cœur du roman, c'est véritablement ça : un groupe de potes, qui a ses hauts et ses bas.
   J'ai pas détesté suivre Colin, le protagoniste masculin. Il a des côtés touchants dans sa manière de se comporter, et j'ai apprécié le suivre. Ce n'est pas le cas de ses deux amis, que honnêtement, je n'ai pas porté dans mon cœur durant ma lecture, je les trouvais plutôt exaspérant.

   La fin est plus intéressante, puisqu'on s'approche un peu plus de ce qui est attendu, et j'ai bien aimé cette partie, qui avait plus de tension, plus d'enjeux.


   En résumé, un bouquin divertissant avec lequel j'ai passé un assez bon moment, mais qui n'est pas exceptionnel, et qui surtout, ne correspond pas vraiment aux promesses données par le résumé et la couverture.


[Chronique] Partials, tome 1 – Dan Wells

Auteur : Dan Wells
Pages : 528
Titre original : Partials, book 1
Prix : 19,00€ (papier), 8,70€ (poche), 9,49€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Partials, tome 1
• Partials, tome 2 : Fragments
• Partials, tome 3 : Ruines

Résumé : Un virus. La guerre contre les Partials - ces êtres mi-humains, mi-robots - a décimé la population. Seuls quelques milliers retranchés à Long Island ont survécu. Et le virus mystérieux - le RM - les tue petit à petit. Chaque nouveau-né vit moins d'une journée si ce n'est quelques minutes. La race humaine s'éteint inexorablement et aucun médecin n'a de remède.

Un espoir. Dans cette atmosphère désespérée, Kira, jeune interne en médecine, a une nouvelle hypothèse. Pourquoi les Partials sont-ils naturellement immunisés contre le RM ? Et si la solution venait de l'ennemi juré lui-même ?

Une héroïne. Kira se lance alors dans une expédition au risque de devenir une hors-la-loi. Infiltrer les Partials, en capturer un et le ramener à long Island pour l'étudier et peut-être, trouver un antidote. Mais le pari est risqué : soit elle réussit et sauve l'humanité, soit elle échoue et sera considérée comme une terroriste par son propre gouvernement. À moins que ce soient les Partials eux-mêmes qui ne la tuent...



"Quoi que tu fasses dans ce monde, quoi que fasse n'importe qui, on n'est jamais prisonnier du destin. On fait ses propres choix, Kira, et il ne faut laisser personne t'enlever ça."






   Pour ce livre, on part sur une dystopie comme d'autres. Certaines choses ne sont pas très originales et ne révolutionnent pas le genre dans le schéma suivi dans l'intrigue. De ce fait, je me doutais d'avance de certains éléments, de certaines révélations, qui n'ont pas toujours été surprise à cause de ce schéma.
   Cela reste néanmoins sympathique à lire, bien que ce ne soit pas sans grande surprise. C'est une lecture divertissante, avec comme toute dystopie, de l'action, du dynamisme, des combats.

   Il y a un point que j'ai personnellement aimé mais que certaines personnes, je pense, pourraient moins apprécier. Il y a le pan scientifique, notamment sur le virus de ce roman, qui est développé et travaillé. Ainsi, l'auteur s'attarde sur le fonctionnement du virus, ses différents aspects, son évolution possible, ... Bref, il prend le temps de décrire le virus qui prend place dans son roman. J'ai aimé que ce soit travaillé, montrant une recherche de crédibilité de la part de l'auteur, et qui je trouve, donnait justement plus de crédibilité à l'histoire et au personnage qui est plus ou moins une scientifique. Mais comme dit plus haut, il est plus que probable que ce ne soit pas au goût de chacun.

   Les personnages sont dans l'ensemble plutôt sympathiques à suivre, mais encore une fois, pas réellement d'attachement pour eux pour autant.
   Le personnage principal n'est pas particulièrement original par rapport à ceux d'autres dystopies, avec le fait de découvrir que finalement, l'ennemi n'est peut-être pas l'ennemi, de vouloir se rebeller contre le gouvernement, de se jeter à corps perdu dedans, sans prendre forcément compte du danger, ...  Rien de novateur là-dedans, même si, comme dit plus haut, le personnage n'est pas mauvais pour autant. En revanche, j'ai trouvé bien qu'on soit avec un personnage principal racisé dans le roman, et c'est clairement précisé dans le roman.

   La fin donne envie d'en savoir plus sur le moment, de découvrir ce qu'il adviendra des personnages, et leurs choix, mais je ne suis pas certaine que cet intérêt dure dans le temps.


   En résumé, un dystopie sympathique à lire, mais qui ne révolutionne pas le genre. On a un schéma qui ressemble à celui de d'autres dystopies, tant au niveau de l'histoire que du protagoniste. La fin a suscité de l'intérêt sur le coup, mais à présent, je ne suis pas certaine d'avoir l'envie de lire la suite.



samedi 29 août 2020

[Chronique] Teen Titans : Raven – Kami Garcia & Gabriel Picolo

Autrice & illustrateur : Kami Garcia & Gabriel Picolo
Pages : 176
Titre original : Teen Titans: Raven
Prix : 14,50€ (papier)

Dans cette série, ce livre est le tome (livres indépendants sur les membres de la même équipe de héros) : 
• Teen Titans : Raven
• Teen Titans : Beast Boy
• Teen Titans : Beast Boy loves Raven

Résumé : Raven n'a beau avoir que dix-sept ans, la vie n'a pas manqué de lui infliger son lot d'épreuves douloureuses. La disparition de sa mère adoptive dans un tragique accident de voiture, et l'amnésie totale qui en découla, marquent le début d'une longue et difficile reconstruction personnelle. Recueillie par sa tante de coeur, la jeune femme débute l'écriture de cette nouvelle page blanche à la Nouvelle-Orléans, où d'étranges phénomènes visuels et auditifs commencent à se manifester, en rêve d'abord, puis au sein même de son lycée. Raven est-elle prête à affronter son passé et la noirceur qu'elle sent s'éveiller en elle ? Sa demi-soeur, Max, et le séduisant Tommy Torres seront-ils en mesure de lui apporter le soutien dont elle a besoin ? Une quête d'identité aux frontières du surnaturel.




"La force ne vient pas des souvenirs. Elle vient du cœur. Et le coeur n'oublie jamais."




Merci à Babelio à à Urban Link pour l'envoi !

   Depuis que j'ai découvert la série "Titans" de DC (aussi disponible sur Netflix), je suis très intriguée par le personnage de Rachel Roth alias Raven issue de l'univers de DC. J'aime beaucoup le charadesign qu'elle a et je trouve ses capacités et ses origines très intéressants à suivre et j'étais donc particulièrement enjouée à l'idée de le découvrir !

   Ce bouquin est totalement accessible à quelqu'un de totalement néophyte à l'univers des comics et de ceux de DC. Pas besoin de connaître le personnage avant de se plonger dedans, on aura les informations nécessaires sur ces capacités, son histoire et ses origines pour appréhender le personnage.

   J'avoue que dans mon cas, toutes les révélations n'étaient pas des surprises puisque j'ai vu la série "Titans" comme dit auparavant, où est présente Raven, et que ce comics se penche sur les bases du personnage. Néanmoins, quelques éléments que je ne connaissais pas étaient également présents, ce qui a quand même permis un peu de découverte.

   Honnêtement, j'ai passé un très bon moment avec cette lecture. L'histoire a un côté mystérieux qui donne envie d'en savoir plus, d'autant plus que le personnage est elle aussi en recherche d'elle-même, sujette à une amnésie.
   Ce dernier point est justement intéressant puisqu'il permet de revenir sur une partie des origines et des capacités de Raven en même temps que le personnage, et permet d'aborder la recherche de soi et la quête d'identité, notamment à l'adolescence.

   En revanche, je regrette un peu la rapidité du dénouement. Tout se déroule sur quelques pages seulement, et bien que les thèmes de la recherche de soi et de la reconstruction m'ont intéressée, j'aurais aimé qu'on prenne plus le temps sur cette fin et la tension qu'elle regorgeait. Le climax a pour moi perdu un peu de sa puissance du fait de cette rapidité, ce qui étant donné les protagonistes présents, est assez dommage.

   Concernant le dessin, j'aime beaucoup le style de l'illustrateur. Je trouve que ça va carrément bien avec le genre du comics. Il y a aussi un vrai travail sur les couleurs, avec des nuances de gris avec seulement quelques éléments en couleur pour les faire ressortir, j'ai trouvé ça original et chouette à voir. Il y a aussi par moments un effet un peu aquarelle, même si le dessin est très certainement numérique, que j'ai beaucoup aimé.


   En résumé, un très chouette comics que je conseille carrément, même à ceux qui ne connaissent pas du tout l'univers des comics ou de DC. En tout cas, ça me donne envie de le pencher sur la collection et d'attendre la sortie de prochains volumes sur les Teen Titans (très certainement Beast Boy puisqu'il va sortir prochainement en VO).


[Chronique] Le Monstrologue, tome 1 – Rick Yancey

Auteur : Rick Yancey
Pages : 464
Titre original : The Monstrumologist, book 1
Prix : 18,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Le Monstrologue, tome 1
• The Monstrumologist, book 2: The curse of the Wendigo (VO)
• The Monstrumologist, book 3: The isle of blood (VO)
• The Monstrumologist, book 4: The final descent (VO)

Résumé : La peur est parfois notre seule amie.
" Voici les secrets que j'ai gardés. La confiance que je n'ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd'hui plus de quatre-vingt-dix ans qu'est mort celui qui m'a accordé sa confiance, celui dont j'ai conservé les secrets. Celui qui m'a sauvé... et aussi condamné. '
Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d'un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s'est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. Mais lorsqu'une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au coeur de l'horreur...




"Si la vie est une question, dors je connais la réponse : impossible d'y échapper. On ne peut frauder le destin."




   L'histoire est écrite comme si c'était un journal, où le jeune protagoniste raconte ce qu'il vit avec le docteur, qui est penché sur un aspect plutôt occulte, les monstres.

   J'ai bien aimé l'ambiance horrifique du roman. On est vraiment sur quelque chose de sombre, où l'on imagine tout en nuances froides avec une touche de rouge sang. C'est quelque chose que l'on sent durant tout le roman, et j'ai apprécié cette ambiance qui correspondait totalement à ce que promettait le résumé. On est dans les années 1800, ce qui ajoute encore à cette ambiance étrange, où les croyances et pratiques en médecine étaient bien différentes.
   L'intrigue nous mène dans une sorte de quête, d'enquête pour retrouver des créatures et comment elles sont arrivées là.

   Ce que j'ai trouvé intéressant, c'est le choix des créatures abordées dans ce roman. On parle d'Anthropophagi, des créatures cannibales d'apparence humaine, avec les yeux au niveau des épaules, et la bouche au niveau du torse. J'ai trouvé ce choix original et qui change de ce dont on a l'habitude, et c'était vraiment cool à suivre. Je n'avais jamais vu ces créatures auparavant dans la littérature bien qu'il semblerait que ce soit dans certains classiques, comme les œuvres de Shakespeare.

   Par contre, au niveau des personnages, ce n'était pas ça. Je n'ai pas eu d'empathie pour eux, j'étais complètement indifférente à leur sort. Honnêtement, il pouvait leur arriver quelque chose dans le roman, ça m'aurait strictement rien fait. J'ai trouvé que les personnages étaient froids, sans sentiment, vides.


   En résumé, malgré une histoire sympathique, une ambiance et des créatures intéressantes, je n'ai pas assez d'intérêt pour poursuivre la saga en VO (seul le premier tome a été traduit).


[Chronique] Chosen Ones/Les Élus, tome 1 – Veronica Roth

Autrice : Veronica Roth
Pages : 432
Disponible en français : Non
Prix : 17,76€ (papier), 9,49€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Chosen Ones/Les Élus, tome 1
• Chosen Ones, tome 2

Résumé : They were the Chosen Ones. Saving the world made them heroes. Saving it again might destroy them.

When Sloane Andrews and her friends defeated the Dark One, and saved the world, it nearly cost them everything. Ten years later, they are still struggling to put the battle behind them and reclaim their lives. After all, the rest of the world has moved on . . . so why can't they?

Of the five, Sloane has had the hardest time adjusting. Everyone else blames the PTSD ­­- and her huge attitude problem - but really, she's hiding secrets from them . . . secrets that keep her tied to the past and alienate her from the only four people in the world who understand her.

On the tenth anniversary of the Dark One's defeat, something unthinkable happens: one of the Chosen Ones dies. When the others gather for the funeral, they discover the Dark One's ultimate goal was much bigger than they, the government, or even prophecy could have foretold - bigger than the world itself.

Last time, it took everything she had. This time, it might not be enough.

Traduction par mes soins : Ils étaient les Élus. Sauver le monde a fait d'eux des héros. Le sauver à nouveau pourrait les détruire.

Lorsque Sloane Andrews et ses amis ont vaincu le Ténébreux et sauvé le monde, cela leur a presque tout coûté. Dix ans plus tard, ils luttent toujours pour laisser la bataille derrière eux et reprendre leur vie. Après tout, le reste du monde est passé à autre chose... Alors pourquoi ne le pourraient-ils pas ?

Des cinq, c'est Sloane qui a eu le plus de mal à s'adapter. Tous les autres blâment son syndrôme post-traumatique et son comportement, mais en réalité, elle leur cache des secrets... Des secrets qui la maintiennent liée au passé et l'éloignent des quatre seules personnes au monde qui la comprennent.

Le jour du dixième anniversaire de la défaite du Ténébreux, il se passe quelque chose d'impensable : l'un des Élus meurt. Lorsque les autres se rassemblent pour les funérailles, ils découvrent que le but ultime du Ténébreux était bien plus grand que ce qu'eux-mêmes, le gouvernement, ou même la prophétie auraient pu prédire - plus grand que le monde lui-même.

La dernière fois, il lui a fallu tout ce qu'elle avait. Cette fois, cela pourrait ne pas suffire.





   J'étais pressée de découvrir ce roman dès qu'il avait été annoncée par l'autrice. J'aime beaucoup ce qu'elle fait, et peu importe dans quoi elle nous embarque, j'en suis.

   Le début se penche plutôt sur la reconstruction et les traumatismes qui font suite au fait d'être un élu et d'avoir combattu une entité destructrice (un peu comme Harry et Voldemort). Le fantastique a alors un part minime, pour laisser la place à la psychologie des personnages suite à ces événements, ce à quoi ils dû faire face en tant qu'élus.

   Une fois cette partie passée, on part alors sur quelque chose de totalement différent où le fantastique prend alors bien plus de place, et j'ai carrément apprécié (j'essaye de ne pas en dire trop pour garder la surprise, d'autant plus que ce n'est pas précisé dans le résumé).
   On est sur un univers plutôt original. J'ai beaucoup aimé tout ce qui était lié à la magie, son fonctionnement, les moyens de l'utiliser, ses manifestations, ... L'autrice a su créer une ambiance particulière pour son univers, lié à cette magie. J'ai particulièrement aimé l'ambiance qu'il y avait avec les vecteurs de la magie, que j'ai trouvé originaux dans leur apparence.

   Avec tout ça, on gardait toujours un aspect psychologique avec les traumatismes des personnages, mais aussi sur la question de comment trouver sa place et son but dans la vie quand on est un élu et qu'on a accompli ce que tous attendaient. C'est ce que j'aime à propos du travail de cette autrice, c'est ce travail sur la psychologie des personnages qu'elle fait dans chaque roman.

   J'ai aimé suivre les personnages. Je me suis attachée à Sloane, la protagoniste, qui cherche sa place, tout en se battant contre son passé, et ce en faisant des erreurs. Elle essaye d'apprendre, tout en suivant ses convictions, même si cela peut ne pas toujours lui sourire. J'ai également apprécié la protagoniste féminine qui accompagne Sloane, même si, suivant l'histoire sous le point de vue de cette dernière, on en sait tout de suite moins sur elle.
   J'ai aussi particulièrement apprécié le personnage de Nox, et j'avoue que j'aurais aimé en savoir plus sur lui, étant donné l'intérêt qu'il a suscité chez moi.

   On a de l'action, avec des scènes parfois un peu trashs (disons que certains passages offrent des descriptions plus sanglantes qui ne conviendront pas à tous), puisque l'autrice s'est aventuré vers l'adulte plutôt que le Young Adult. On ressent tout de suite quelque chose de dur dans ce qu'ont vécu les personnages, permettant de mieux comprendre le ressenti de Sloane et ses amis. On a également des retournements et des révélations, permettant de donner du rythme à l'histoire.


   En résumé, j'ai beaucoup aimé découvrir ce roman, particulièrement pour son univers et pour les règles de magie présentes, ainsi que l'aspect psychologique toujours abordé par l'autrice. Je pense en revanche que je l'aurais encore plus apprécié en français, car même si j'ai une compréhension de l'anglais pas trop mauvaise et que j'ai compris l'essentiel, le fait de devoir relire certains passages pour comprendre ne m'a pas permis de tourner les pages aussi rapidement.
   S'il sort en français (et je pense que oui, l'autrice était plutôt bien implantée en France), je relirais en français sans aucun doute car j'ai vraiment trouvé ce roman très chouette.
   Une suite est d'ailleurs prévue, mais même si elle ne semble pas indispensable, je la lirai sans aucun doute.


jeudi 20 août 2020

[Chronique] Les Coeurs aimants – Anne Plichota & Cendrine Wolf

Autrices : Anne Plichota & Cendrine Wolf
Pages : 313
Titre original : Les coeurs aimants
Prix : 16,90€ (papier), 10,99€ (numérique)

Résumé : - Tu en as envie, Dana.
- Oui.
- Tu sais que je le sais.
- Oui.
- Alors qu'est-ce qui te retient ?
- Rien. Tout. Toi.

À bientôt vingt ans, Dana se sent toujours aussi perdue. Elle ne supporte pas son corps, son image. Cobalt, lui, est un séducteur qui déborde de confiance. Dans le huis clos du centre médical où ils luttent contre leurs démons – les troubles alimentaires pour elle, le cannabis pour lui –, leurs regards n'auraient jamais dû se croiser.
Et pourtant...
Au fil des jours, un lien inattendu se tisse entre eux. Cobalt va amener Dana à lâcher prise, à accepter d'être désirée. Elle qui supporte à peine de se regarder dans un miroir va peu à peu apprendre à aimer.
Et à s'abandonner...
Deux cœurs aimants.
Jusqu'à ce qu'une autre réalité ne vienne fracturer ce miracle si fragile.
Un magnifique roman sur l'acceptation de soi. Une initiation à la sensualité, aussi tendre que passionnée.



"Le mal-être qu'ils évoquaient tous la touchait, mais constater aussi frontalement qu'elle n'était pas seule à souffrir lui apportait plus de découragement que de réconfort."




   Au début, ce livre ne me tentait pas du tout quand je le voyais passer sur Instagram, mais Elodie de la chaîne Eliot et des livres m'a finalement donné très envie après en avoir parlé.

   On est sur un roman où les deux personnages vont se rencontrer dans un centre spécialisé afin de soigner leur maladie. Lui, Cobalt, est une ancien addict à la cocaïne, et elle, Dana, a des troubles alimentaires.

   J'ai bien aimé suivre les personnages, suivre leur parcours contre la maladie. On est sur une romance, mais on a deux visions différentes, l'un qui a déjà eu des relations, et l'autre qui découvre les premiers émois amoureux, le désir. J'ai bien aimé suivre la découverte de leur relation, de l'un de l'autre, et ce malgré le lieu et leur vécu.

   J'ai bien aimé et trouvé intéressant de voir ces maladies abordées. On retrouve les personnages le long de leur parcours, à un stade différent, avec le déni mais aussi l'acceptation d'une partie d'eux, de leur maladie, mais aussi qu'ils pouvent se battre et avancer. J'avoue que j'aurais aimé qu'on en parle plus dans le roman, ces maladies étaient plus en retrait par rapport à leur relation et à la romance.
   Ces maladies m'ont semblées bien abordées, mais je ne peux l'affirmer avec certitude, ne les connaissant pas personnellement, que ce soit par moi-même ou par quelqu'un de mon entourage.

   Concernant leur relation, j'ai aimé la suivre, même s'il faut dire que j'ai trouvé Cobalt parfois cliché. J'ai apprécié découvrir leur passé, leur histoire, pour comprendre comment ils en étaient arrivés là. J'ai apprécié ces personnages, touchants dans leur parcours.


   En conclusion, un chouette roman que j'ai aimé suivre. J'avoue que j'aurais aimé que les maladies abordées soient un peu plus présentes dans le texte, mais j'ai quand même passé un bon moment en compagnie des personnages, à apprendre à les connaître, eux et leur histoire, mais aussi à les voir se découvrir entre eux.