samedi 19 décembre 2020

[Chronique] Alchimia, tome 2 – Samantha Bailly & Miya

Autrice & illustratrice : Samantha Bailly & Miya
Pages : 192
Titre original : Alchimia, tome 2
Prix : 7,50€ (papier), 4,49€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Alchimia, tome 2

Résumé : Après avoir caché Idan sur l'Atelier, Saë doit maintenant utiliser l'alchimie sur lui enfin de prouver les bonnes intentions du jeune homme.

Ce qu'elle découvre laisse présager de grands dangers pour les alchimistes  !
Saë va devoir oeuvrer pour sauver son royaume, tout en protégeant Idan et ses terribles secrets  ! Comment Ethiel va-t-il réagir au rapprochement de la jeune fille et de son ennemi  ?




   Dans ce tome, on enchaîne juste après la fin du premier. On est toujours sur une bande de personnages dans un pays en guerre, qui se battent pour la survie de leurs croyances et de leur peuple. L'univers est aussi prenant que le premier et donne envie d'en apprendre plus, notamment sur le royaume d'Ifen.

   On en apprend plus sur les différents personnages, sur leur passé, ce qui permet de mieux les comprendre, notamment Idan. Chez Saë, on sent une évolution qui s'est mise en route chez elle, tout en gardant l'empathie qui la caractérise, ce qui en fait un personnage agréable à suivre.
   Encore une fois, on n'est pas sur du noir et blanc concernant les personnages, on est sur des nuances de gris, et c'est justement ce qui les rend plus intéressants.

   On a également quelques nouvelles questions qui se posent dans ce tome, donnant l'envie d'en savoir plus, d'avancer dans l'histoire.

   J'avoue en revanche que l'on ne voit pas encore d'Alchimistes des pierres, et je serais curieuse de les voir en action et d'en savoir plus sur eux.

   Les dessins sont toujours sympathiques, avec un chouette travail sur les vêtements et décors. 


   Et la fin, encore une fois, donne en quelques pages l'envie de savoir ce quoi il retourne, de connaitre la suite. Une nouvelle fois, un très bon moment passé avec ce manga ! 


[Chronique] Alchimia, tome 1 – Samantha Bailly & Miya

Autrice & illustratrice : Samantha Bailly & Miya
Pages : 200
Titre original : Alchimia, tome 1
Prix : 7,50€ (papier), 4,49€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Alchimia, tome 1

Résumé : Saë, une jeune alchimiste, sillonne le royaume d'Alchimia en bateau. Avec ses compagnons de voyage, elle utilise ses dons magiques pour collecter et protéger la mémoire de son peuple. Mais la guerre éclate avec Ifen, le royaume voisin qui voue un culte à la Nature. En pleine tourmente, Saë est sauvée par Idan, jeune soldat ifénien. Accusé de trahison et condamné à mort, il trouve refuge sur le navire de Saë. Alors que tout oppose les jeunes gens, le destin les pousse l'un vers l'autre...



"Ne jamais enfreindre le premier principe « un alchimiste doit toujours avoir l’autorisation d’autrui pour exercer son art. »"



   On part sur un univers franchement chouette, avec des pouvoirs liés à l'alchimie, différents selon la marque que les alchimistes portent sur le front à leur naissance. J'ai trouvé les pouvoirs très sympa à suivre, et plus particulièrement celui que l'on voit le plus dans ce tome, celui des Alchimistes des mots. Ces derniers peuvent ainsi faire en sorte de garder les souvenirs des gens qui le veulent dans des petits fioles, pour ne pas qu'ils tombent dans l'oubli. J'ai particulièrement accroché avec cette idée de pouvoir, un peu mélancolique tout en montrant l'importance de la mémoire.

   Concernant l'histoire même, on est sur un récit de deux pays en guerre à cause de croyances différentes, de la peur de l'inconnu. On est sur des intrigues de guerre donc mais aussi tout ce que cela implique, comme le fait de ne pas adhérer à toutes les idées de son peuple, l'entraide, apprendre à ne pas voir uniquement l'ennemi en face, mais aussi un autre humain quand ce dernier s'en montre digne.

   Ça se lit vraiment bien et j'ai été prise dans ce premier tome !



   Concernant les personnages, j'ai aimé suivre Saë, qui a au départ une certaine innocence, avec une part de naïveté, mais qui lui permet peut-être de mieux comprendre les autres, également grâce à son empathie. J'ai eu un peu plus de mal avec Ethiel de part sa façon de voir les choses un peu extrême, mais qui est en accord avec son envie de protéger les siens et son passé.

   Les dessins sont vraiment très chouettes. Je ne suis pas une grande fan généralement du style manga, mais on avait là des illustrations vraiment sympa en terme de vêtements et de décors notamment. J'ai aussi trouvé les compositions lorsque Saë utilise son pouvoir vraiment superbes !


   En résumé, ce premier tome a très bien fonctionné pour moi, alors que je ne suis pourtant peu attirée par les mangas. Un chouette manga de fantasy ! 




[Chronique] L'illusion délirante d'être aimé – Florence Noiville

Autrice :
 Florence Noiville
Pages : 181
Titre original : L'illusion délirante d'être aimé
Prix : 17,50€ (papier), 6,50€ (poche), 12,99€ (numérique)

Résumé : Le syndrome de Clérambault est la conviction délirante, illusoire, d'être aimé de quelqu'un. Intéressée par les liens entre littérature, neurosciences et psychanalyse, la romancière et journaliste Florence Noiville illustre dans son nouveau roman les mécanismes et les répercussions de ce syndrome, qui peut entraîner vers la jalousie extrême, voire la folie meurtrière. Journaliste et écrivain, Laura Wilmote prend conscience qu'elle se trouve piégée par C., une ancienne amie d'enfance, devenue sa collègue : celle-ci s'habille pareillement, la harcèle de messages, distille de fausses informations sur internet. Peu à peu Laura se sent dépossédée de son identité, de sa liberté, d'autant plus violemment qu'elle est la seule à percevoir la relation infernale qui se joue malgré elle. C'est en interrogeant divers spécialistes qu'elle découvre les travaux du psychiatre Gaëtan Gratien de Clérambault. Comment sortir des filets d'une telle relation destructrice ? Comment ne pas se laisser contaminer par la folie ? L'illusion délirante d'être aimé nous offre un subtil et troublant jeu de rôles, et des retournements inattendus.



"Partir est devenu soudain le plus beau de tous les verbes."



   Ce roman est très différent de ce que je lis habituellement, mais ce fut finalement une lecture plutôt agréable.

   Ce livre m'a permis de découvrir le syndrome de Clérambault, le sujet de ce livre. C'est une maladie où le malade est persuadé qu'une autre personne l'aime et qui prendra n'importe quel signe pour une preuve de cet amour, et cela pouvant durer des années durant.

   Même si ce n'est pas une plume à laquelle je suis habituée, je l'ai trouvée vraiment agréable, et elle donne vraiment l'impression de lire un témoignage de quelqu'un sous une forme un peu plus narrée. Surtout, le roman nous laisser s'imaginer à la place d'une personne qui est le sujet de ce genre d'obsession d'une autre personne, atteinte de cette maladie, et ça doit tellement être oppressant et frustrant !
   C'est un livre qui se lit rapidement grâce à cela, on se demande si la protagoniste va réussir à se sortir de cette situation. 

   En bref, c'est une lecture qui change de ma zone de confort, puisque je ne lis presque jamais de littérature blanche ou générale, mais ce fut finalement une lecture, sans qu'elle ne soit inoubliable, franchement agréable à faire.




dimanche 8 novembre 2020

[Chronique] Nox – Eloïse Tanghe #PLIB2019

Autrice :
 Eloïse Tanghe
Pages : 325
Titre original : Nox
Prix : 19,90€ (papier), 5,99€ (numérique)

Résumé : Dans les couloirs glacés d’un asile, des voix chuchotent à votre esprit. Elles vous murmurent une destination, un village. Vous soufflent des images. Un lac cerné de neige. Une église souillée. Un brasier et les cris qu’il renferme. Elles vous content une histoire de sorcières. Vous narrent ses chapitres maudits. Sous un linceul de cendres, git une vérité que nul habitant ne pourra plus ignorer. Leurs secrets. Leurs peurs. La vôtre. Il est déjà trop tard. Bienvenue à Clairemont.


"Le pire c'est sûrement ça, cette omniprésence de la nuit, cette impression constante que la lumière ne reviendra pas, que l’obscurité va m'engloutir."




   Ce roman fut une lecture sympathique, dans un petit village où les croyances et les traditions sont bien ancrées, une histoire de sorcières.

   Théa cherche des réponses à ses questions dans le village de Clairemont. Seulement, c'est une place où les gens sont ancrés dans les croyances du passé, où l'inconnu et la différence font peur, comme à l'époque de la chasse aux sorcières. Et c'est ainsi qu'elle va rencontrer les autres protagonistes, Cléa et Elias, qui enquêtent sur une vieille légende du village.
   Honnêtement, je dois dire que je m'attendais à quelque chose de plus sombre en terme d'ambiance. Je pensais avoir quelque chose d'oppressant et je n'ai pas eu ce ressenti durant ma lecture. 
C'est sympathique à suivre et j'étais curieuse de ce qui allait se passer, mais je n'ai été pas autant immergée que ce que je pensais, malgré une construction qui fonctionne bien.

   Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. J'étais comme à distance par rapport à eux, je n'avais pas de réelle empathie. J'ai un peu plus accrochée avec Théa et Elias, en revanche, il a fallu du temps avant que Cléa me paraisse plus agréable. 

   Pour la narration, j'ai apprécié le choix fait pour un des points de vue. Cela apporte une vision comme d'ensemble, tout en étant très mystérieux puisque que nous ne savons pas qui est réellement ce narrateur, le tout avec une écriture qui se détache des autres points de vue.

   Ce livre a une fin étonnante et inattendue, qui change de ce qui se fait habituellement. Un pari osé mais qui a plutôt bien fonctionné pour moi.


   En conclusion, une lecture que j'aurais pensé plus sombre et oppressante. Ce fut sympathique mais je m'attendais à plus. En revanche, une fin inattendue que j'ai apprécié pour son originalité par rapport aux romans dans le même genre.




Ce roman (#ISBN9782375680636) fait d'ailleurs partie des finalistes pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2019 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2019.

[Chronique] La danse des ombres, tome 1 – Yelena Black

Autrice :
 Yelena Black
Pages : 332
Titre original : Dance of Shadows, book 1
Prix : 17,90€ (grand format), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• La danse des ombres, tome 1
• La danse des ombres, tome 2

Résumé : Vanessa vient d'être admise à la prestigieuse académie du New York Ballet... après sa soeur, brillante élève, disparie il y a trois ans. Un drame qui hante chaque instant, chaque pensée, chaque geste de Vanessa. Entre deux répétitions acharnées de l'Oiseau de Feu, la jeune ballerine n'a plusqu'une idée en tête : se lancer sur les traces de Margaret. Au risque de se perdre elle-même en chemin...





"Elle dansait ce qu'elle ne pouvait exprimer par des mots. Pour ressentir l'émotion qu'elle ne savait pas montrer dans la vie. Danser permettait de vivre heureuse pour toujours, en un instant."





   Ce roman fut une très bonne surprise. N'en ayant jamais entendu parlé, je pensais que c'était un bouquin moyen mais j'ai vraiment passé un bon moment de lecture.

   On entre dans le milieu de la danse classique, aux côtés de Vanessa, dont la soeur a disparu du jour au lendemain. Elle va donc se mettre à suivre ses pas pour espérer la retrouver.

   J'ai aimé être plongée dans le monde de la danse classique, de suivre l'héroïne au fil de ses cours et de ses pas de danse. On retrouve plusieurs passages avec le personnage qui danse, avec les pas, les arabesques, permettant d'avoir un aperçu de ce que fait la danseuse. On est immergé dans son monde et j'ai trouvé ça très chouette. 
   On est sur une version un peu plus soft de ce monde, on retrouve finalement assez peu la forte compétition de ce milieu, mais cela permet de voir plutôt le côté passion de cette discipline. En revanche, on retrouve bien l'exigeance de ce milieu, notamment par le biais des professeurs.
   L'aspect fantastique qui s'ajoute par la suite est également très sympa, mais je ne vais pas trop m'étaler pour ne pas spoiler.
   En revanche, la partie enquête annoncée dans le résumé passe rapidement en arrière-plan, ce que je trouve dommage étant donné que c'était ce qui est dit comme l'objectif de l'héroïne.

   J'ai parfois eu du mal avec la protagoniste qui s'amourache bien vite pour un personnage, la rendant plus que naïve. Elle n'est pas désgréable à suivre pour autant car elle a des qualités comme la persévérance par exemple, mais je levais parfois les yeux au ciel quand elle était rendue aveugle par cette amourette.
   Pour ce qui est des autres personnages, les amis de Vanessa sont plutôt sympathiques à suivre, sur lesquels peut compter la protagoniste. Evidemment, des personnages détestables sont également présents, comme Josef et Zep avec lesquels j'ai eu plus de mal du fait de leur comportement envers Vanessa notamment.


   En résumé, une vraiment bonne lecture avec un aspect fantastique mystérieux, qui donne envie de connaître la suite.




[Chronique] Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent – Andoryss

Autrice :
 Andoryss
Pages : 308
Titre original : Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent
Prix : 15,90€ (papier)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Le Passageur, tome 2 : Le journal et le serpent


Résumé : C'est bientôt Noël.
Les enfants Soler ont emménagé à Paris. Matéo panse ses plaies. Luisa s'efforce de s'adapter à son collège pour surdoués. Et Diego protège les siens.
C'est bientôt Noël.
Le jour où Matéo s'inscrit dans son nouveau lycée, il croise une étrange fille rousse. Une fille qui menace son âme de Passageur. Une fille qui lui ressemble.
C'est bientôt Noël.
Mais dans le passé, où l'attire l'âme affamée, c'est l'été. C'est l'été dans Paris, occupé par les Allemands. C'est l'été, au sein de l'hôpital Sainte-Anne, où patiente, celle qui l'a convoqué. Une prophétesse aux pouvoirs terrifiants qui le veut pour messager. Pour Matéo, le temps est compté. Car il est le Passageur, et s'il n'accomplit pas sa mission, ce n'est pas seulement sa vie qu'il risque, mais celle d'une fille rousse de l'autre côté du voile, mais celles des milliers de personnes qui se battent au nom de l'humanité...



"Ses mots sont étrangers, mais ils résonnent en moi. Comme l'éclosion de mon pouvoir, c'est comme s'il y avait là-dessous une vérité enfouie que je refuse de voir. Ce n'est pourtant pas le moment d'être aveugle."



   J'avais bien accroché avec le premier tome, c'était donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce nouveau tome.
   Cette fois-ci, on part durant la Seconde Guerre Mondiale. Une nouvelle fois, le protagoniste se retrouve entraîné par un fantôme, qui a besoin de son aide avant de partir dans l'autre monde.

   J'ai apprécié une nouvelle fois suivre les aventures du personnage de Matéo. D'autant plus que l'autrice change des éléments dans la construction du récit, de l'intrigue, par rapport au premier tome, ce qui permet de ne pas tomber dans la redondance. Ainsi, on a un fantôme différent du précédent dans le passé, mais aussi de nouveaux éléments dans le présent. 

   Le roman nous plonge durant la Seconde Guerre Mondiale lors des voyages dans le temps, et plus particulièrement dans les asiles psychiatriques à l'époque. On a finalement qu'un rapide aperçu de ce qu'il passait à cette période dans ce genre de lieux, mais ce que l'autrice nous donne permet de se faire une idée de ce qui pouvait s'y dérouler.

   Une nouvelle fois, l'autrice se sert de ce roman pour parler de certains sujets. Dans le tome précédent, on avait notamment les discriminations vis-à-vis des gens du voyage. Cette fois-ci, elle se penche sur le harcèlement scolaire. C'est un sujet important, et il permet également de renforcer dans le roman les relations entre Matéo et sa soeur, ce que j'ai trouvé touchant.

   Concernant les personnages, j'ai bien aimé l'arrivée de nouveaux personnages, plus particulièrement celui du fantôme de ce tome. C'était intéressant de la découvrir, de connaître une partie de son histoire, tout en ayant une touche de mystère du fait du caractère spécial qu'elle a par rapport au fantôme du tome précédent.


   En conclusion, un second tome tout aussi sympathique que le premier. On retrouve les éléments qui ont fonctionné dans le tome précédent, tout en ayant une touche de renouveau qui permet d'éviter la redondance et permet également de garder notre curiosité pour l'histoire que l'on suit.






vendredi 6 novembre 2020

[Chronique] Cruelles – Cat Clarke

Autrice :
 Cat Clarke
Pages : 419
Titre original : Torn
Prix : 17,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Résumé : Lors d'un séjour avec sa classe en Ecosse, Alice et sa meilleure amie Cass sont coincées dans une cabane avec Polly, l'asociale de service, Rae, la gothique aux terribles sautes d'humeur et Tara, la reine des pestes. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres. Cass décide qu'il est grand temps de donner à Tara une leçon qu'elle n'est pas prête d'oublier. Va alors se mettre en marche une succession d'événements qui vont changer la vie de ces filles à jamais.


"Les mensonges par omission culpabilisent toujours moins."



   Cela faisait maintenant quelques années que ce roman traînait dans ma PAL, sans que je l'en sorte. Et le jour est enfin arrivé !
   On est sur une histoire de vengeance. Mais aussi de secrets. Une classe de jeunes filles part en séjour scolaire en Ecosse. Et certaines d'entre elles se retrouvent ensemble alors qu'elles ne peuvent pas supporter. Et un événement va venir tout chambouler.

   L'intrigue du roman me fait penser aux films un peu horrifiques pour/avec des adolescents. C'est le même genre d'histoire, et la même ambiance. Alors là, il n'y a pas de tueur fou qui se balade, mais en dehors de ça, c'est vraiment l'impression qui ressortait de ce bouquin. Donc si ce genre de film vous plaît, il devrait en être de même pour ce roman.
   Tout comme ce genre de films dont j'ai parlé, c'est un livre sympathique à lire, mais qui ne m'a pas transcendée. J'ai passé un bon moment, divertissant, à vouloir savoir ce qu'il allait advenir, mais ce n'est pour moi pas ma lecture de l'année. On retrouve les mêmes éléments avec les secrets, la vengeance, la peur, la culpabilité, celle qui veut que la vérité éclate et pas l'autre, ... Il n'y a rien qui est vraiment original à mon sens dans la construction du récit en comparaison.

   Les personnages sont plutôt intéressants à suivre, mais comme l'histoire, rien de trop original non plus. On a la peste, la fille presque invisible, la sérieuse, la marginale, ... 
   J'ai apprécié qu'on suive l'histoire sous le point de vue d'Alice, qui est une des moins désagréables à suivre. Elle a des regrets à propos de ce fameux secret, et c'est ce qui la rend plus agréable à suivre, qui crée de l'empathie pour elle, au contraire de Cass que j'ai trouvé particulièrement agaçante. J'ai également apprécié Rae que l'on voit pourtant peu, en revanche, j'ai eu du mal avec l'hypocrisie de Polly.
   Le thème de la culpabilité est d'ailleurs traité avec le personnage d'Alice. C'était intéressant à suivre, mais encore une fois, rien de novateur non plus.
   Pour ce qui est des relations entre les personnages, toujours rien de particulièrement original, d'autant plus concernant Alice et le frère de Tara. 

   En conclusion, je n'ai pas détesté ce roman. Ce fut une lecture divertissante, mais elle a à mon sens rien de novateur. Ce bouquin joue vraiment sur les mêmes codes que certains films d'horreur avec des adolescents en protagonistes, et c'est clairement les mêmes éléments que l'on retrouve tout au long de la lecture. Ce n'est pas un problème en soit, mais ayant vu quelques-uns de ces films-là, je ne peux pas dire avoir eu de surprises ou avoir été subjuguée par une originalité du récit. 
   Cela reste néanmoins, comme dit auparavant, une lecture loin d'être désagréable pour autant, et cela ne m'étonne pas que ce soit un roman qui plaise. Et je pense qu'il peut justement plaire à ceux qui aiment ce genre d'histoire de vengeance, de secrets et d'adolescents.