dimanche 18 avril 2021

[Chronique] Carne – Julia Richard #PLIB2021

Autrice :
 Julia Richard
Pages : 320
Titre original : Carne
Prix : 19,90€ (papier), 9,99€ (numérique)

Résumé : Simon ne va pas bien. D’ailleurs, depuis qu’il s’est mis à vouloir manger de l’humain, les choses ne tournent pas bien rond dans sa tête. Face à une société qui les traite, lui et ses congénères, comme des zombies, il fait de son mieux pour garder sa dignité, s’occuper de sa famille et être professionnel au bureau. Mais comment rester soi-même quand la faim frappe à la porte avec autant de délicatesse qu'un tank sur un champ de mines ?
Contraint à gérer son état parasite en maintenant l’illusion de la routine, il décide d’en faire une histoire de famille. Et vous savez ce qu'on dit sur les histoires de famille ?
C'est toujours un sacré bordel.



"Pensez au tri ! Ensemble réduisons l'impact de l'homme en le mangeant."



   J'étais très curieuse de découvrir ce roman, sa couverture m'intriguant particulièrement.

   On se retrouve aux côtés de Simon, qui du jour au lendemain devient un être assoiffé de chair. D'où est-ce que cela vient, et que faire pour ne pas se faire prendre ?

   La chronologie dans le roman est plutôt inhabituelle. On s'en rend vite compte, le personnage n'a plus la notion de temporalité et ni celle des souvenirs, ce qui nous donne nous-même cette impression de ne plus savoir la où est la réalité et où est la fiction dans les événements que vivent Simon. Cela permet de vivre les choses comme lui, d'être perdu par sa nouvelle condition, ce qui est un bon point, bien que cela pourrait déstabiliser. 

   Ce qui est également intéressant, c'est que derrière ça, le roman aborde l'histoire d'un homme qui est malade. On voit de cette manière comment les différentes réactions des gens face à la maladie, qu'ils ne comprennent pas forcément. Ainsi, Simon rencontre des gens qui se voilent la face pour ne pas s'occuper de son cas (et celui de milliers d'autres personnes) considérés comme contraignants et/ou dérangeants. C'était intéressant parce que ça montre un phénomène de notre société qui est bel et bien réel à ce propos.

   On retrouve aussi tout un aspect pandémie dans le roman, avec des situations présentes dans le roman qui sont plus que vraisemblables, notamment par la réaction du gouvernement et de la population dans "Carne".
   Dans le même temps, on voit des dénonciations, je pense, de certains situations, comme le fait d'avoir des conclusions hâtives pour ne pas se remettre en question, de ne pas vouloir venir en aide à ce que l'on ne connaît pas, du plaisir de la violence qu'éprouvent certaines personnes ici par le biais des anti-zombies, ... Bref, il y a un vrai pan social et sociétal très intéressant dans ce roman.

   Un autre point, bien que cela soit plutôt du détail, que j'ai apprécié, sont des petites remarques que se fait le protagoniste au fil du roman, sur des sujets tels que le sexisme dans le milieu de la pub. 

   Au milieu des passages un peu plus sombres pour le protagoniste, on a aussi des petits moments plein d'humour avec des tutos de vidéo YouTube à la sauce "zombie". Ces passages jouent sur les clichés du milieu, avec humour, tout en s'inscrivant dans l'évolution du personnage.

   Concernant ce dernier ainsi que les autres personnages, il est vrai que je ne me suis attachée à aucun d'entre eux. J'ai même parfois eu du mal avec eux, avec leur façon d'agir, leurs action, et que je n'ai pas toujours été très investie dans ce qui leur arrivait. Malgré tout, ils s'inscrivent bien dans le reste du roman, bien que ce ne soit pas le point qui m'a le plus accrochée.


   En conclusion, je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman. J'ai plutôt apprécié sans pour autant être marquée par ce roman, mais ayant réfléchi après coup autour de ce livre puisque je souhaitais faire une interview de l'autrice pour le PLIB (Prix Littéraire de l'Imaginaire de Booktubers App, "Carne" fait partie des 25 sélectionnés de 2021), j'ai pu me rendre compte de toute la dimension sociétale et sociale vraiment intéressante derrière. Un roman donc qui n'est pas forcément ce qui me touche le plus personnellement, mais que j'ai trouvé très intéressant par la suite quand j'ai pris le temps de m'attarder sur son propos.







Ce roman (#ISBN9782918541707) fait d'ailleurs partie des sélectionnés pour le Prix littéraire de l'imaginaire 2021 organisé par Booktubers App, que vous pouvez retrouver grâce à #PLIB2021.

[Chronique] Par le feu – Will Hill

Auteur :
 Will Hill
Pages : 462
Titre original : After the fire
Prix : 16,90€ (papier), 11,99€ (numérique)

Résumé : Inspiré par l'histoire vraie de la secte Waco,

Avant, elle vivait derrière la clôture. Elle n'avait pas le droit de quitter la Base. Ni de parler à qui que ce soit. Parce que Père John contrôlait tout et qu'il établissait des règles. Lui désobéir pouvait avoir des conséquences terribles. Puis il y a eu les mensonges de Père John. Puis il y a eu le feu.



"Horizon m’a expliqué une fois que si on battait un chien dès sa naissance, il devenait peureux, soumis et gémissant. Et puis qu’un beau jour, sans qu’on l’ait vu venir, ce chien finissait par mordre. Parce qu’on ne lui avait jamais donné de raison de ne pas le faire."





   J'ai beaucoup aimé ce roman, inspiré de la secte de Waco. On alterne entre présent et passé dans le roman, Avant et Après un événement qui a tout changé pour la protagoniste. 

   Lors des moments Avant, on est au cœur de la secte qui est dépeinte dans le roman. On assiste au fonctionnement de ce microcosme avec ses règles, la hiérarchie au sein de cette communauté. Au fil des pages, on se rend compte que la communauté est loin d'être une communauté simplement religieuse, qui se rassemble pour partager leur croyance. On découvre avec horreur ce qu'a construit le Père John, soi-disant pour des questions religieuses, pour que les membres soient plus proches de Dieu. On fait parfois face à des conditions inhumaines, à un lavage de cerveau par cet homme qui veut asseoir sa supériorité sur des personnes vulnérables. 

   Mais l'auteur n'est pas là pour descendre ou critiquer la religion et la foi. Il cherche à montrer ce que des personnes malveillantes peuvent faire de la foi d'autres personnes, de la manipulation dont sont capables certaines personnes pour profiter des autres, pour appuyer leur supériorité.
   On le voit notamment lorsque dans l'histoire, Moon parle du fonctionnement de la communauté lorsqu'un ancien Père était à la tête de celle-ci, beaucoup plus libre, jusqu'à ce que le Père John s'invite.

   C'est vraiment intéressant à suivre, malgré la dureté que vivent réellement des personnes embrigadées dans une secte. Dans le roman, on voit comment le Père John réussit à s'élever dans la communauté à laquelle appartient Moon. C'est effrayant de voir avec quelle intelligence cet homme arrive à construire sa vision des choses, comment il impose petit à petit sa vision de faire, de manière à ce que personne ne s'en rende compte jusqu'à ce qu'il soit trop tard, si seulement ils s'en rendent compte. 

   C'est dans cet univers qu'on a Moon, qui au fil du roman, va se poser des questions sur ce qui régit sa communauté. Elle se rend petit à petit compte des problèmes qu'il y a, ce qui va mener aux passages Après. J'ai aimé suivre ce personnage, qui se retrouve perdue et tiraillée entre ce qu'on lui a inculquée enfant, entre ce qui lui semble bon, entre raison et intuition. 

   Les moments Après, eux permettent de voir l'impact qu'a une secte, notamment psychologiquement et émotionnellement. Moon, par exemple, malgré qu'elle se soit rendue compte des problèmes qu'il y avait, reste méfiante parce que c'est ce qu'on lui a inculqué depuis l'enfance et que tout ne peut être réglé en quelques jours ou semaines.

   La fin, comme discutée avec les personnes avec qui j'avais fait cette lecture commune, est peut-être un peu simpliste dans le choix et la manière dont elle est amenée. Néanmoins, cela reste une excellente lecture que j'ai trouvée bien menée. Je conseille d'ailleurs de lire la note de l'auteur pour comprendre ce qu'il a voulu faire par le biais de ce roman et pourquoi il l'a fait.


mardi 30 mars 2021

[Chronique] Once & Future, book 1 – Amy Rose Capetta & Cori McCarthy

Auteur.ices :
 Amy Rose Capetta & Cori McCarthy
Pages : 336
Titre original : Once & Future, book 1
Prix : 18,15€ (hardback), 16,47€ (paperback), 7,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Once & Future, book 1
• Once & Future, book 2: Sword in the Stars

Résumé : A modern take on the classic Arthurian legend

Ari Helix has been an illegal immigrant in the galaxies for as long as she can remember. But when her spaceship crashes on Old Earth and she pulls a magic sword from an ancient willow, her destiny becomes set in stone. As the forty-second reincarnation of King Arthur she must save humanity from tearing itself apart, with only the help of an adolescent wizard named Merlin.

This female king must battle for her right to be herself, take down totalitarian governments and unite the world. How hard could that be?



"It's true, I'm no murderer. But I do have an impulse control problem. And a sword."



   On est sur un roman qui est une réécriture de la légende arthurienne en version futuriste et en SF. On suit l’histoire sous deux points de vue, celui de Ari, qui est une des réincarnations du Roi Arthur, et celui de Merlin.

   Le roman nous propose une version qui réutilise quelques bases de la légende arthurienne, pour ensuite partir sur son propre univers de SF. C’est un univers plutôt sympa à suivre, entre différentes planètes, dans des environnements divers tels que des lieux désertiques ou alors complètement à l’opposé avec une planète glaciale.

   Je dois dire que j’ai parfois eu un peu de mal avec l’écriture. J’avais l’impression que l’on passait parfois d’une situation à une autre en une ou deux phrases seulement, ce qui me paraissait précipité, comme si j’avais loupé un paragraphe entre les deux.

   Le plus gros point positif de ce roman est la représentation. C’est clairement le roman avec la plus grande représentation queer que j’ai pu voir jusqu’ici. Et c’est clairement un univers où chacun peut être ce qu’il est, et c’est tellement cool de voir ça. Ainsi, pour exemple, on a des personnages gays, queers, asexuels, non-binaires, mais aussi des personnages de différentes ethnies. Franchement, j’ai trouvé vraiment génial de voir autant de personnages différents tout en montrant que c’est une normalité que chacun soit accepté comme il est vraiment.

   La fin annonce les prémices du second tome et la quête que poursuivront les personnages, et je suis assez curieuse de connaître la suite.


   Pour conclure, j’ai plutôt bien apprécié ma lecture malgré une écriture qui me plaisait parfois moins. En revanche, une superbe représentation queer, ce que j’ai adoré, dans une histoire qui est sympathique à suivre dans un univers de SF.




vendredi 26 mars 2021

[Chronique] Tiny Pretty Things – Sona Charaipotra & Dhonielle Clayton

Autrices :
 Sona Charaipotra & Dhonielle Clayton
Pages : 468
Titre original : Tiny Pretty Things, book 1
Prix : 18,00€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• Tiny Pretty Things
• Tiny Pretty Things, tome 2 : Shiny Broken Pieces

Résumé : Gigi, Bette et June sont danseuses dans la prestigieuse école du Ballet de New York.

Lorsque Gigi, nouvelle et seule élève noire, est choisie pour incarner le rôle phare du premier ballet de l’année, les rivalités se déchaînent. Bette, ballerine star de l’école, est prête à tout pour récupérer son titre et éviter la rage de sa mère, qui ne tolère pas qu’elle ne soit pas la meilleure. La perfectionniste June rêve quant à elle de ne plus être cantonnée au rôle de l’éternelle doublure. Lorsque Alec, petit ami de Bette, devient le partenaire de Gigi : c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !

Les trois filles ont bien du mal à résister à la pression du monde impitoyable de la danse… Amies ? Ennemies ? Peu importe finalement, ce qui compte c’est d’être la meilleure des meilleures !

Plié, jeté, relevé… pas de pitié !



"Mais à présent, je veux me faire une place dans une compagnie. Monter sur scène justifie tous les sacrifices."


  J’étais curieuse de découvrir ce roman dont j’entendais plutôt de bons avis, d’autant plus qu’il aborde le milieu de la danse classique.

   Je dois dire que je pensais plus accrocher que ça. Le roman respecte bien les promesses de la quatrième de couverture, avec le côté moins rose de la danse, avec les compétitions, les trahisons, les coups bas, … Mais pour autant, je n’étais pas dans l’appréhension de ce qui allait arriver, je n’ai pas ressenti les sentiments qu’ont les personnages, alors que je pense que l’on est censé être dans l’attente de ce qu’il va se passer.

   On est plongé au cœur de cet univers, avec les répétitions, les pas de danse, mais aussi l'excellence exigée dans ce milieu. 
   On est sur une chronologie plutôt linéaire, durant laquelle on suit les personnages entre entraînements, répétitions et moments de vie. Sauf que comme dit plus haut, les coups bas sont de mises, et c'est parfois loin d'être anodin. On voit aussi que ce n'est pas seulement des petits bousculades, mais également des choses qui attaquent moralement, qui détruisent petit à petit. On le voit notamment pour l'un des personnages, qui subit cet harcèlement et dont le moral est clairement modifié par ces attaques.


   Concernant les personnages, je me suis surtout attachée à Gigi. C'est une fille douce et joyeuse, empathique, et beaucoup plus sympathique que d'autres de ses camarades. Malgré tout, même si Beth et June sont parfois plus détestables et ont des actions clairement questionnables, on a une construction qui permet de comprendre pourquoi elles sont comme ça et agissent de cette manière. Ce n'est pas juste des personnages auxquels on donne un mauvais rôle, mais finalement, elles sont malheureusement le produit de ce qu'elles ont vécu et de ce qu'on leur impose, notamment dans le milieu familial. C'est des personnages plus complexes que l'on ne le pense, et c'est ce qui est intéressant à voir.


   En conclusion, un roman avec de bons points. On a l'envers du décor de la danse, et le bouquin remplit ses promesses dessus. On a des personnages, plus particulièrement ceux dont on suit le point de vue, qui sont travaillés pour éviter un schéma manichéen, ce qui est intéressant. Malgré tout, et malgré un bon moment passé lors de cette lecture, je m'attendais à plus. Sans savoir quoi, il manque le petit truc qui m'aurait complètement plongée dans ce roman.



[Chronique] La danse des ombres, tome 2 : La danse des flammes – Yelena Black

Autrice :
 Yelena Black
Pages : 352
Titre original : Dance of Shadows, book 2: Dance of Fire
Prix : 17,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Dans cette série, ce livre est le tome : 
• La danse des ombres, tome 2 : La danse des flammes

Résumé : Tout danseur rêve d'intégrer le Royal Ballet de Londres. Mais la compétition est féroce, et seuls deux candidats seront retenus au concours d'entrée de la prestigieuse compagnie. Pour gagner, Vanessa doit danser comme jamais auparavant. Justin sera son partenaire. Mais très vite les deux jeunes gens sont rattrapés par leur passé. Et la menace qui pèse sur le Royal Ballet est plus dangereuse que jamais...



"C'est ce qui m'a causé tous ces ennuis au départ, mais peut-être – peut-être – que le ballet peut encore être mon salut."


   On reprend la série de bouquin un petit moment après la fin du premier. Il s'est passé un peu de temps, la situation a changé pour les personnages, qui changent de continent.

   On retrouve ce qu'il y avait dans le premier tome, entre danse et fantastique. La danse est peut-être un peu moins présente que le précédent tome, puisque les personnages ont à présent une mission qu'ils doivent accomplir.

   On suit ainsi les personnages qui doivent apprendre à faire leur place dans ce nouveau lieu, tout en essayant de suivre leur mission. Le roman se penche ainsi sur ça, mais aussi sur les relations entre les différents personnages. 
   On en apprend un peu plus sur la sœur de Vanessa, qui la cherche dans cette ville. On a également des chapitres avec des lettres que sa soeur a écrite, comme dans le tome précédent, mais dans celui-ci, on commence enfin à suivre ce qu'il s'est réellement passé, derrière tout ce mystère autour de sa disparition.

   Concernant les personnages, j'ai eu moins de mal avec Vanessa cette fois-ci, étant moins obnubilée que précédemment. Evidemment, la jalousie et les relations amoureuses ne sont jamais très loin, tout comme les secrets, mais cela m'a moins dérangée dans ce tome.

   La fin est dans la même veine d'ensemble que celle du premier tome, tout en nous apportant des réponses aux questions que l'on avait pu se poser le long de cette duologie.


   En conclusion, une suite qui correspond au premier tome. On retrouve le côté danse au centre du roman, tout en ayant cette touche de fantastique intéressante. Même si ce n'est pas une saga qui m'a transcendée, j'ai passé un agréable moment avec cette lecture.




[Chronique] Qui t'as tuée, Alice ? –Virginie Deniau

Autrice :
 Virginie Deniau
Pages : 343
Titre original : Qui t'a tuée, Alice ?
Prix : 16,90€ (papier), 5,49€ (numérique)

Résumé : La veille de la rentrée scolaire, Alec emménage avec sa mère dans leur nouvelle maison. En allant se coucher, une surprise l’attend dans sa chambre : une jeune fille désemparée, Alice, lui demande son aide.
Le lendemain, au lycée, il apprend qu’elle est morte il y a six mois. Pourquoi se trouvait-elle alors dans sa chambre ? Que lui est-il réellement arrivé ? S’est-elle suicidée, sans raison, comme le suggère la version officielle ? Quelqu’un l’a-t-il tuée ?
Pour répondre à l’appel au secours d’Alice, Alec va devoir élucider ces mystères et découvrir les secrets de ses camarades de classe.






   On part sur une histoire où une jeune femme revient d'entre les morts, sans se souvenir de la raison exacte de son décès. Il s'agit alors pour le personnage principal d'enquêter pour qu'elle obtienne enfin les réponses qu'elle cherche.

   Je dois dire que je ne m'attendais pas à ça. Je m'attendais à un roman d'enquête, à un thriller, et finalement, ça n'a pas été le cas. Les recherches passent au second plan, pour laisser la place à la romance qui a la part belle dans le roman. Les personnages ne pense même plus à cette affaire, tout ce qui compte est leur découverte l'un envers l'autre, la dynamique entre eux. Du coup, légère déception de mon côté, ne m'attendant pas à ce que la relation entre les personnages prennent autant d'ampleur, mais il conviendra à d'autres lecteurs. 

   J'ai eu aussi un peu de mal avec le personnage principal. Je pense que c'est quelque chose qui correspond plutôt bien à un adolescent de son âge, mais c'est quelque chose avec lequel j'ai de plus en plus de mal. Il décrit les jeunes femmes qu'il rencontre juste par leur physique ou l'attirance qu'il éprouve de fait de leur présence, et non pas pour leur personnalité, juste ce qu'elle dégage autrement que physiquement. Il oublie un peu rapidement ce qu'il se passe, en se disant que la personne est plutôt sexy et que ce serait plutôt sympa de sortir avec elle voire plus, et ce même s'il a déjà quelqu'un en vue. Oui, je reconnais que c'est probable comme façon de penser, mais c'est vraiment pas ce que je recherche.

   Le point final de l'histoire, une fois que l'enquête reprend enfin de la place, vers les derniers chapitres seulement, fonctionne, c'est le genre de dénouement que l'on peut attendre de ce genre de roman et qui marche, même si cela s'est fait très rapidement.


   En conclusion, un roman qui ne correspond finalement pas à ce que j'imaginais, et dans lequel j'ai eu du mal avec le protagoniste. Cela en fait pour moi une lecture qui ne me marquera pas, mais qui en revanche, peut plaire à autre public, qui chercherait une histoire entre amitié et amour entre adolescents.

[Chronique] Dry – Neal Shusterman & Jarrod Shusterman

Auteurs :
 Neak Shusterman & Jarrod Shusterman
Pages : 450
Titre original : Dry
Prix : 17,90€ (papier), 12,99€ (numérique)

Résumé : Avez-vous déjà eu vraiment soif ?
La sécheresse s'éternise en Californie et le quotidien de chacun s'est transformé en une longue liste d'interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches...
Jusqu'à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre.
Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.



"Parfois, se conduire en héros implique de couler avec le bateau."




   J'étais très curieuse de découvrir ce roman, suite aux retours que j'avais pu entendre depuis sa sortie.
On démarre très rapidement dans le vif du sujet : le tap-out commence, il n'y a plus d'eau qui coule nulle part dans plusieurs Etats. 

   J'ai aimé suivre les personnages qui font tout pour leur survie. Les auteurs montrent qu'il ne faut pas beaucoup de temps pour que tout dégénère, que les tensions et la violence s'installent. On pourrait croire qu'en réalité, on serait plus civilisé, mais je n'en suis pas certaine, je pense que les auteurs ont bien dépeint l'ambiance qui suit une catastrophe aussi importante.

   Le long des pages, on ne peut s'empêcher de se demander si on ferait comme les personnages, si on serait prêt à aller là où ils vont pour survivre. On ressent cette lutte entre moralité et survie qui se joue à chaque minute dans la tête des personnages, et ce tout au long du roman.
   Je n'ai pas particulièrement accroché aux personnages, mais ce n'est pas pour autant que je n'ai pas aimé les suivre et voir comment ils faisaient pour s'en sortir durant le roman.

   La fin nous laisse en plein suspens, sur ce qu'il va se passer, sur ce qui va en découler, sur comment tout cela va se terminer. Et une fois à la fin, cela fait se poser des questions sur nos actions face au réchauffement climatique, sur notre capacité de survie, un vrai questionnement peut s'installer. Malgré tout, je ne suis pas ressortie subjuguée ou complètement changée de ce roman. Certes, il permet de poser un constat bien réel, et qui peut-être, peut faire réagir les gens par le biais de la lecture. Il peut faire peur, et il fait appréhender sur l'avenir de notre planète, sans aucun doute, et ça a été le cas pour moi, mais je ne pense pas que ce soit pour autant quelque chose de "choc".


   Bref, une lecture sympathique. Je ne me suis pas spécialement attachée aux personnages, et je ne pense pas me souvenir indéfiniment de ce roman, mais il a le mérite de traiter un sujet important et peu vu, et dans l'ensemble, ça fonctionne bien.